<Desc/Clms Page number 1>
"Manipulateur électrique pour la transcription des nombres dans les machines à calculer et dans les machines comptables "
La présente invention a pour but de substituer au clavier mécanique usuel des machines à calculer ou des machines comptables une plaque de contact petite et facile à déplacer qui permet, par voie purement électrique, la transcription immédiate de tout chiffre à son rang décimal.
Il a déjà été proposé, dans ce but, de disposer sur la plaque de contact un système de barres croisées par ltintermédi- aire duquel l'opérateur, au moyen d'un crayon de contact placé au point de croisement choisi, ferme ou coupe deux circuits différents alimentant des électro-aimants qui traduisent la valeur des chiffres et de leur rang décimal. Ce dispositif est impropre à un service correct de longue durée en raison de son insécurité dans la succession des mises en circuit, et en raison des étincelles qui se forment dans les contacts.
L'invention évite ces inconvénients en prévoyant un un que organe de connexion manié à la main par l'opérateur et qui, introduit au point de croisement du système de barres qui désigne un chiffre déterminé et son rang décimal dans le nombre à transcrire, déclenche dans un ordre obligatoire la succession d' opérations suivantes : d'abord préparation du circuit des électro-aimants qui font fonctionner le mécanisme de transcription dee nombres, puis fermeture du circuit d'un relais lequel, à son
EMI1.1
.'< .'<
<Desc/Clms Page number 2>
tour fait démarrer automatiquement le dispositif d'en traînement.
Le maintien d'un ordre obligatoire dans la succession des fermetures des contacts évite les transcriptions défectueuses tandis que l'emploi d'un circuit de démarrage où ne circule qu' un faible courant de relais évite d'une façon certaine les perturbations aux contacts,même en service de longue durée. L'utili- sation du montage décrit dans l'exemple de réalisation ci-dessous pour les circuits de commande du mécanisme d'entrainement permet de plus une construction simple et bon marché. En outre l'introduction d'une lampe témoin dans la plaque de contact donne à l' opérateur le moyen de surveiller avec certitude toute la marche du processus de transcription des chiffres.
L'exemple de réalisation que l'on va décrire se rapporte à une machine à additionner. Mais l'invention n'est pas limitée à cette application.
Sur la fig. l, les organes d'entraînement et de commande de la machine à calculer sont figurés au-dessus de la ligne en trait mixte. Au-dessous de cette ligne est figuré le manipulateur électrique sur lequel travaille l'opérateur. Il se compose de la plaque de contact K, du crayon de contact G, d'une lampe témoin SL et d'un câble qui relie électriquement ces pièces à la machine à calculer. La plaque de contact E contient neuf barres métalliques horizontales et cinq barres verticales ; barres isolées les unes des autres sont placées sous une plaque conver- cle en matière isolante. Aux-différents points de croisement des barres correspondent, dans la plaque couvercle, des trous dans lesquels on peut enfoncer la pointe s du cr ayon G.
Les barres de contact peuvent avoir par exemple la forme représentée sur la fig. 2 : barres transversales inférieures y1, y2... portent des épaulements en saillie verticale wl w w3 .., situés dans un même plan en regard de régions découpées en arc de cercle sur les barres de contact supérieures x1 x2 x3. La pointe s (fig. 1) est solidaire de la tige métallique t et peut coulisser dans la douille isolante j du crayon G. Un ressort F pousse la pointe s vers l'extérieur quand le crayon est au repos, de façon à empê- cher tout contact conducteur entre la butée de contact à ressort u et la tige t. La butée de contact u est connectée par un câble souple m au pôle positif d'une batterie B qui sert de source de courant pour l'ensemble du dispositif.
....
<Desc/Clms Page number 3>
Lorsque l'on enfonce la pointe s au point de croisement de deux barres de la plaque de contact E, ces deux barres se trouvent d'abord électriquement connectées l'une à l'autre.
En exerçant alors une pression verticale sur le crayon G, l'opérateur met u et t en contact conducteur et connecte, par conséquent, le point de croisement au pôle positif de la batterie B.
Le mécanisme opératoire de la machine à additionner se compose des tambours de chiffres c1, c2... c5 tournant sur l' axe A et d'un dispositif connu de report des dizaines. Chacun des tambours des chiffres est subordonné à un électro-aimant d' entraînement (ZM1... ZM5) qui le fait avancer pas à pas d'une unité chaque fois. Le tambour c1 par exemple est ainsi entraîné pas à pas au moyen de l'armature e de l'électro-aimant ZM1 et du cliquet d'entraînement d. De plus le distributeur JM constitue un élément important de l'invention.
Son rôle est de compter, pour chaque révolution, un nombre d'impulsions de courant corres pondant à la valeur du chiffre à représenter et de les transmettre à celui des électro-aimants d'entraînement ZM qui est désign par la barre de contact verticale touchée par l'opérateur. L'éle@ tro-aimant du distributeur JM actionne par son armature f le cli quet d'entraînement g qui lors de la chute de l'armature fait chaque fois avancer d'une dent la roue à rochet h. Cette roue à 12 dents entraîne en rotation, par l'intermédiaire de l'arbre v, les bras frotteurs isolés a et b. Sous l'action de JM, le bras a explore successivement les plots Oa, la... 11a; de même le bras b explore successivement les plots Ob, 1b, le secteur de contact z et le plot 11b.
La longueur du secteur z corrond aux positions des plots 2a-10a du bras a. A chaque attraction l'arma ture f de 1'électro-aimant JM actionne, en outre, le contact va- et-vient im; de ce fait la lame médiane de ce contact, connectée au pôle négatif de la batterie B,est séparée de la lame de gauche qui forme contact de repos et appliquée sur la lame de droite qui forme contact de travail.
De plus, ce mécanisme distributeur est subordonné, selon l'invention, à un relais de contrôle P qui arrête l'émission des impulsions destinées aux électro-aimants ZM aussitôt que le bras frotteur a qui explore les barres 1 à 9 a atteint électriquement la barre désignée par l'opérateur. Le relais P commande ....
<Desc/Clms Page number 4>
trois contacts va-et-vient (p1, p2, p3) dont les lames médianes, lors de l'excitation du relais, passent du contact de droite au contact de gauche. Le noyau du relais porte deux enroule- ments PI, Fil ',ci forte résistance ohmique et ayant même nombre de tours.
La transcription des différents chiffres se fait de la façon suivante : supposons par exemple que l'opérateur veuille former un 7 au cinquième rang, il place le crayon au point de croisement des barres V et 7 et appuie sur lui de haut en bas jusqu'à ce que la lampe témoin SL s'allume. Il provoque ainsi la succession suivante d'opérations :
1 - Le relais P s'excite et attire ses contacts (par le circuit-B, PI, a, Oa, ZM5, V, s, t, u, m, +B). L'enroulement à grande résistance du relais se trouvant connecté en série avec l'enroulement moins résistant de l'électro-aimant ZM5, le relais seul vient au travail tandis que l'armature de l'électroaimant reste au repos-.
2 - Le contact p3 venant au travail. JM s'excite (par le circuit -B, im, JM, b, Ob, p3 +B). L'armature f est attirée et coupe aussitôt son circuit, de sorte qu'elle retombe à nouveau, en faisant avancer d'un pas la roue à rmchet h quelle amène en position 1.
3 - Le relais P retombe. Ce relais avait, en effet; fermé un circuit de maintien (-B, PI, p1, ZM5, V, s, t, u, m, +B); mais en position 1 ce dernier est neutralisé par la mise en circuit du contre-enroulement PII en opposition avec l'enroulement PI.
4 - Remise en marche de JM et émission d'une 1m:pulsion de courant
Le contact p3 revenant au repos ferme le circuit de l'enroulement de JM (par -B, im, JM, b, 1b, p3, +B) de sorte que f est attirée et envoie à ZM5 une première impulsion (par le circuit -B, im, p1, ZM5, V, s, t, u, m, +B). L'armature f retombe et le distributeur passe en position 2. Le trotteur b trouve alors sur le secteur z le pôle positif +B de la batterie jusqu'à ce que JM, qui, grâce à son contact auto-interrupteur im, continue à s'exciter et à se couper successivement; finis- se par se connecter en position 11.
Le distributeur progresse ....
<Desc/Clms Page number 5>
donc et à chaque pas envoie une nouvelle impulsion/de courant sur l'électro-aimant ZM5 ( par-B, im, p1, ZM5, V, s, t, u, m, +B) jusqu'à ce que le rclais P attire à nouveau ses contacts.
5 Le relais P revient au travail. Apres la 7ème impul- sion de courant sur ZM5. l'armature f retombe pour la Sème fois.
Le frotteur a passe alors sur le plot 8a et la il réexcite P par le circuit (-B, PI, a, 8a, s, t, u, m, +B) . Le relaisP s' insère maintenant dans le circuit : -B, PI, p1, ZM5, V, s,t, u, m, +B). Aucune impulsion ne peut désormais parvenir à ZM5.
6 Signal de fin. Le distributeur JM continue à progresser et vient s'arrêter en position 11. A ce moment en effet, la lam- peSL se trouve insérée dans le circuit de l'enroulement JM (-B, im, JM, b, llb, P2, SL, +B) et sa présence augmente la résistance du circuit à tel point que l'aimant JM n'attire plus. En même temps la lampe s'allume.
7 A l'apparition du signal de fin, l'opérateur retire le crayon G, ce qui supprime le circuit de maintien du relais P qui ret ombe. Il en résulte que JM reçoit encore une impulsion de courant (-B, im, JM, b, llb, P2, p3, +B) et revient au zéro.
Le processus de transcription est-terminé.
Si par exemple l'opérateur voulait former un chiffre 1 au 2ème rang, il placerait le crayon au point de croisement des barres II et 1; ce qui déclencherait la même série d'opérations qui précédemment, mais avec cette différence que le relais P se remettrait au travail dès l'entrée en action du contatt 2a et resterait excité jusqu'au moment où le crayon est retiré.
Dans le cas de machines à calculer ou de machines comptables plus compliquées, s'il s'agit par exemple de trans@ri re deux nombres à multiplier l'un par l'autre, au lieu d'une simple plaque de contadt K, on aura recours à deux plaques du même genre K1 K2 : la plaque K1 servira à transcrire le multipli cande, la plaque K2 à transcrire le multiplicateur. Pour le surplus la manipulation sera identique à celle qui vient d'être décrite. Les électro-aimants d'entraînement ZM1... ZM5 agissent, dans ce cas, sur les organes de mise en place usuels prévus dans les machines à calculer pour fermer les deux facteurs.
En plus
<Desc/Clms Page number 6>
des circuits indiqués sur la fig. 1, on peut dans ce/cas aména- ger encore sur les plaques Kilo K2 des circuits auxiliaires spé- c@aux provoquant le déclenchement du mécanisme calculateur pro- prement dit, la transcription du résultat dans des mécanismes additionneurs séparés et l'effacement des nombres inscrits dans le mécanisme.
La fig. 3 représente en coupe, à échelle agrandie, une autre forme de réalisation de la plaque de contact K. Sur la plaque de fond H en matière isolante est placée une plaque métallique M connectée au pôle positif de la batterie B. A chaque point de croisement est placé un jeu de ressorts isolés composé des lames de contact r1/ r2; r3 / r4... etc. La plaque couvercle E en matière isolante présente des ouvertures Q situées, comme dans le dispositif de la fig. 1, aux points de croi sement des rangées chiffrées longitudinales et transversales, au-dessus des pointes de contact des lames rl/r2... etc. La connexion électrique des jeux de ressorts se fait en connectant l'un à l'autre les ressorts supérieurs dans chaque rangée verticale et les ressorts inférieurs dans chaque rangée transversale.
De plus la plaque E contient à un endroit approprié une lampe témoin correspondant à la lampe SL de la fige 1.
Pour transcrire un chiffre l'opérateur enfonce une pointe isolante, un crayon par exemple dans l'ouverture correspondante Q et appuie sur le jeu de ressorts jusqu'à ce que la lampe témoin s'allume. Il est manifeste que l'on met ainsi en oeuvrqles mêmes circuits électriques que dans la disposition des fig. 1 et 2.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.