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Récepteur de T.S.F.
L'invention concerne un récepteur de T.S.F. dont le circuit .oscillant d'entrée, accordable par une variation de la self-induction de la bobine d'accord, est couplé au circuit d'antenne par un couplage capacitif obtenu à l'aide d'un condensateur shunté par une bobine dont la self-induction est plusieurs fois plus grande que la self-induction maximum de la bobine d'accord.
Dans les récepteurs de T.S.F. à syntonisation par condensateur, le circuit d'antenne est généralement couplé par voie inductive à la bobine de self-induction du circuit oscillant d'entée.
Ce couplage d'antenne inductif ne convient pas pour les récepteurs dont l'accord est obtenu par modification de la selfinduction, car le couplage dépendrait trop fortement de la fréquence d'accord. Aussi dans les récepteurs de la dernière espèce mentionnée utilise-t-on généralement un couplage d'antenne capacitif et de préférence un couplage dit de courant dans lequel un condensateur de couplage, inséré dans le circuit d'antenne, fait en même temps partie du circuit oscillant d'entrée.
Ce couplage capacitif présente cependant un inconvénient: à la fréquence du réseau et aux harmoniques de cette fréquence le condensateur de couplage constitue une impédance assez grande, de sorte que les tensions de ronflement qui sont transmises à l'antenne par les parties sous tension du récepteur ou, par voie capacitive, par le secteur, provoquent une tension importante sur la grille du premier tube. Pour obvier à cet inconvénient, on a proposé de shunter le condensateur de,couplage par une bobine dont la self-induction est plusieurs fois plus grande que la self-induction maximum de la bobine d'accord (5 fois plus grande par exemple).
A la fréquence du secteur ainsi qu''aux harmoniques de cette fréquence, cette bobine additionnelle constitue pratiquement un court-circuit mais pour les oscillations à recevoir, elle n'affecte guère le fonc- tiànnement du condensateur de couplage. L'invention est basée sur l'idée que l'on peut tirer parti de la présence de cette bobine additionnelle pour améliorer notablement la réception sans avoir recours à des éléments de montage additionnels,. Les récepteurs de l'espèce décrite présentent en effet un inconvénient: à fréquence croissante, la transmission des oscillations captées par l'antenne vers la grille de commande du premier tube diminue très fortement.
Ce phénomène est essentiellement attribuable au fait que l'amortissement du circuit oscillant d'entrée augmente à fréquence croissante. C'est ainsi que le rapport de la tension de la grille de commande du premier tube et de la force électromotrice d'antenne est, aux plus basses fréquences de la gamme d'ondes moyennes 1,5 fois
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plus grand environ qu'aux fréquences @axima de cette gamme.
Suivant l'invention, on obvie à cet inconvénient en couplant, par voie inductive, la bobine additionnelle à la bobine d'accord et en faisant en sorte que ce couplage dépende de la self-induction de la bobine d'accord de manière telle que la transmission des oscillations reçues vers la grille de commande du premier tube soit au moins approximativement constante dans toute la gamme de fréquences balayée par la bobine d'accord.
Lorsque la variation de la self-induction de la bobine d'accord est obtenue par le déplacement d'un noyau ferro-magnétique, ce noyau traverse aussi le champ de la bobine additionnelle de telle manière que le noyau pénètre dans la bobine additionnelle à mesure qu'il quitte la bobine d'accord. Ainsi, le couplage entre la bobine d'accord et la bobine additionnelle augmente à mesure que la self-induction de la bobine d'accord diminue ce qui assure un couplage additionnel aux fréquence maxima de la gamme d'accord.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin, faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 représente une partie d'un récepteur de T. S.F. dont une antenne 1 est reliée à la terre par l'intermédiaire d'un condensateur de couplage 2 qui constitue, avec la bobine d'accord 3 et le condensateur fixe 4, un circuit oscillant inséré dans le circuit de la grille de commande d'un tube amplificateur à haute fréquence ou d'un tube changeur de fréquence 5.
Afin d'éviter les tensions de ronflement sur la grille de commande du tube 5, le condensateur de couplage 2 est shunté par une bobine additionnelle 6 qui pour les fréquences de ronflement constitue un court-circuit. La self-induction de cette bobine est plusieurs fois plus grande que la self-induction maximum de la bobine d'accord 3.
Suivant l'invention, on obtient une transmission uniforme des oscillations reçues en couplant inductivement et de manière appropriée la bobine additionnelle 6 à la bobine d'accord 3.
La fig. 2 montre un exemple de réalisation de ce couplage.
Dans le dispositif représenté sur la fig. 2, l'accord est obtenu par le déplacement du noyau ferro-magnétique dans le champ de la bobine d'accord 3. Le noyau se trouve aussi dans le champ de la bobine additionnelle 6 et ce de manière que le noyau 7 pénètre dans la bobine 6 lorsqu'il quitte la bobine 3. A mesure que la self-induction de la bobine d'accord diminue, le couplage entre les bobines 3 et 6 augmente, de sorte qu'aux fréquences maxima de la gamme d'accord, on obtient un couplage additionnel.