<Desc/Clms Page number 1>
"Perfectionnement aux cycles à moteur auxiliaire "
La présente invention a pour objet un perfectionne- ment aux cycles à moteur auxiliaire dans lesquels le pédalier d'une part, et le moteur auxiliaire d'autre part, sont oinéma- tiquement reliés à la roue arrière par un sélecteur de mouve- ment qui ne permet l'entraînement de cette dernière que dans le sens de la marche avant.
Le but ou résultat industriel visé par l'invention est de satisfaire aux diverses conditions mentionnées ci-après:
1 - Pour rendre le fonctionnement aussi économique que possible, il faut que le moteur puisse être soit arrêté complètement, soit mis au ralenti, lors des descentes effec- tuées en roue libre.
2 - Be moteur doit ensuite pouvoir être remis en marche sans que l'usager ait besoin de descendre de machine ou @
<Desc/Clms Page number 2>
de ralentir sa vitesse.
3 - Pour éviter toute nécessité de renforcer la construotion du cycle, et d'en augmenter ainsi le poids et le prix, il est nécessaire que les variations brusques qui peuvent se produire dans le couple moteur, et même l'arrêt brutal du moteur, soient pratiquement sans influence sur le cycle.
4 - L'usager doit avoir la possibilité d'ajouter à chaque instant au couple moteur celui qu'il peut développer par action sur les pédales, en utilisant toute la gamme des vitesses dans le cas où le cycle comporte un changement de vitesses.
5 - La transmission entre le moteur et la roue arrière du cycle doit exclure les organes d'accouplement susceptibles soit d'usure, comme les embrayages à friction, soit de se détériorer du fait de leur fragilité, comme les orabotages.
L'invention constitue une solution à ce problème technique; elle se caractérise à cet effet par une liaison cinématique permanente entre le pédalier et l'arbre moteur qui comporte un sélecteur de mouvement assurant l'entraînement du dit arbre moteur dans le sens de la marche normale lorsque le pédalier est actionné par l'usager en sens inverse de la marche normale (rétropédalage).
Grâce à ce moyen caractéristique :
1 - Pendant les descentes effectuées en roue libre, le moteur peut être arrêté eu. mis au ralenti, puisque sa liaison avec la roue arrière d'une part, et avec le pédllier d'autre part, se trouvent dans ce cas sans effet par suite de la liberté procurée par les deux sélecteurs de mouvement.
2 - La remise en marche du moteur s'effectue par rétropédalage, sans que l'usager ait à descendre du cycle ou à en réduire la vitesse.
3 - Les baisses de régime du moteur ou même son arrêt complet sont sans aucune influence sur le cycle, puisque grâce aux sélecteurs de mouvement la roue arrière continue à
<Desc/Clms Page number 3>
tourner . la vitesse acquise,.et que le pédalier n'est ni en- traîné ni freiné.
4 - L'usager a la possibilité à tout instant de pédaler dans le sens normal, pour ajouter sur la roue arrière son effort à celui du moteur, puisque cette rotation du pédalier est sans effet dans sa liaison directe avec le moteur par suite du sélecteur de mouvement interposé dans cette liaison.
5 - Enfin, il n'existe aucun organe d'accouplement commandé non permanent, tel qu'embrayage à friction ou crabotage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement, et schématiquement, trois formes d'exécution de l'invention.
La figure 1 est une élévation de la première forme.
La figure 2 est une élévation de la seconde forme.
La figure 3 est une élévation de la troisième forme.
La figure 4 en est une vue partielle en plan.
Dans l'exemple de la figure 1, le cycle représenté comporte, à la manière ordinaire, un pédalier 1 qui entraîne la roue arrière 2 par une chaîne 3 et un pignon à roue libre 4, un changement de vitesse tel qu'un dérailleur, ou autre mécanisme susceptible de jouer le même rôle, étant éventuellement prévu en 5.
Cet ensemble habituel de transmission de mouvement, est disposé sur le coté droit du cycle.
La liaison cinématique permanente entre le pédalier et l'arbre moteur, caractéristique de l'invention, est montée sur le côté gauche du cycle.
A gauche de la roue 2 du cycle est prévu un pignon denté 6 qui est solidarisé angulairement avec la roue 2, soit par agrafage sur le rayonnage de cette roue, soit par clavetage sur le moyeu de cette roue. Ce pignon denté 6 est relié, par
<Desc/Clms Page number 4>
une chaîne 7, à un pignon 8 ou pignon d'entraînement monté à roue libre sur l'axe de sortie du moteur.
Le moteur est fixé par une tôle support 9 sur l'axe fixe 10 du moyeu et sur le tube inférieur gauche 11 du cadre.
La roue libre du pignon 8 d'entraînement, permet à la roue 2 de la bicyclette de tourner lorsque la vitesse du moteur est insuffisante ou lorsque celui-ci est arrêté. Sur ce même arbre, de sortie du moteur, et à côté du premier pignon 8, est monté un deuxième pignon 12 ou pignon de lancement dont le nombre de dents peut être différent de celui du pignon 8. Le pignon 12 de lancement est monté lui aussi à roue libre, mais le sens de sélection de mouvement de cette roue libre est inverse de celui de la roue libre du pignon 8, de façon que le pignon 12 puisse faire tourner le moteur, mais qu'il ne soit pas entratné par lui.
Deux pignons 13 et 14, sont calés angulairement sur un arbre commun 15, tourillonné dans un support 16 fixé d'une manière amovible, sur les deux tubes inférieurs 11 du cadre du cycle et un peu en arrière du pédalier. Le pignon 13, estvsitué du côté droit et engrène avec le brin inférieur de la chaîne 3 du pédalier; il transmet son mouvement de rotation au pignon 14 situé du côté gauche et qui, par une chaîne à rouleaux 17, entraine à son tour le pignon 12 de lancement.
Le fonctionnement et l'utilisation du cycle moteur auxiliaire dont le montage vient d'être précédemment décrit, sont indiqués ci-après ;
Pour mettre le moteur en marche, le cycliste pédale en sens inverse du sens normal de manière à effectuer un rétropédalage.
Cette action de rétropédalage, qui peut être effectuée en partant du repos mais qui a lieu de préférence pendant la marche en roue libre d" cycle, fait tourner en roue libre le pignon arrière 4 de la roue 2 du cycle. mais elle entraîne positivement,par l'intermédiaire de l'arbre 15 et de la chatne 17, le pignon 12 de lancement du moteur qui entraîne et
<Desc/Clms Page number 5>
lance celui-ci. Dès que le moteur prend son régime de marche, la roue 2 du cycle est entraînée uniquement-par le pignon d'entraînement 8, le pignon 12 de lancement tournant en roue libre.
Si, dans une descente, le cycliste arrêts son moteur, pour économiser de l'essenoe, ou si, pour une cause fortuite, celui-ci cale brusquement, la bicyclette continue à rouler normalement sur sa lancée, le pignon d'entraînement 8 tournant en roue libre.
Pour soulager le moteur dans une côte ou pour augmenter la vitesse en plat le cycliste peut pédaler dans le sens normal ; le couple qu'il développe ainsi sur la roue correspond à l'appoint qu'il est nécessaire de fournir au moteur; dans ce cas, le pignon 4 de la chaîne normale d'entraînement agit positivement. Si le couple résistant est par trop considérable (forte rampe par exemple), il peut pédaler en sens inverse ; le pignon normal 4 fait roue libre, mais le pignon 12 de lancement du moteur, par le renvoi intermédiaire 15, et avec une très grande démultiplication, permet d'apporter au moteur un couple d'appoint plus élevé. Le cycliste bénéficie alors de la plus grande course motrice des jambes sur le pédalier, procurée par le rétro-pédalage comme il est bien connu.
Enfin, en cas d'avarie au moteur auxiliaire, le cycliste peut continuer à rouler en pédalant normalement sans avoir à entraîner son moteur, celui-ci étant désaccouplé par la roue libre du pignon 8 d'entraînement.
Dans l'exemple de la figure 2, deux pignons 13 et 14, sont calés angulairement sur un arbre commun 15, tourillonné dans un support 16 fixé d'une manière anovible, sur les deux tubes inférieurs 11 du cadre du cycle et un peu en arrière du pédalier. Le pignon 13 est situé du coté droit et il comporte une denture à rouleaux qui engrène directement avec la roue 1 de pédalier; il transmet son mouvement de rotation
<Desc/Clms Page number 6>
au pignon 14 situé du côté gauche et qui, par une chaîne à rouleaux 17, entraîne à son tour le pignon 12 de lancement.
Le fonctionnement et l'utilisation du cycle ainsi constitué sont les mêmes que précédemment.
La seule différence constructive consiste en effet en ce que le pignon 15, au lieu d'être entraîné par la chatne 3, avec laquelle il engrène extérieurement dans le cas de la figure 1 est dans la figure 2 entraîné directement par la roue 1 de pédalier.
La forme d'exécution des figures 3 et 4 repose sur la remarque suivante :
Lorsque le dispositif de réduction de vitesse du moteur nécessite l'emploi d'un relais d'engrenages intermédiaire, il est avantageux d'utiliser celui-ci pour porter le pignon de lancement. Les deux roues libres d'entraînement 8 et de lancement 12 ne sont alors plus accolées, mais décalées et portées par des arbres différents.
Dans cette forme d'exécution, l'ensemble habituel de transmission de mouvement, disposé sur le còté droit du cycle et comprenant pédalier, chaîne, pignon à roue libre, changement de vitesse tel que dérailleur subsiste sans modification, ainsi que le pignon denté 6 qui est solidarisé avec la roue 2 par les moyens précédemment prévus. Ce pignon denté 6 est relié par une chaîne 7 à un pignon d'entraînement 8 monté à. roue libre sur l'axe de sortie du moteur.
Un galopin 18 assure la tension correcte de la chaîne.
L'axe de manivelle appartenant normalement au cycle porte une pièce de rallonge 19 sur laquelle est fixée une deu- xième roue de pédalier 20, disposée sur le côté gauche du cadre. La manivelle gauche 21 est fixée à la manière habituelle sur lapiéce de rallonge. Une chaîne 17 relie la roue 20 au pignon de lancement 12, monté, comme précédemment, à roue libre, avec un sens de sélection de mouvement inverse à celui de la roue libre du pignon 8. Ce pignon 12 est claveté sur
<Desc/Clms Page number 7>
l'arbre intermédiaire du-train d'engrenages démultiplicateur du moteur ; peut donc 'faire tourner le moteur à une vitesse suffisante pour le lancer, compatible avec le mouvement de jambes du cycliste, et cela sans être entraîne par lui.
Cette disposition supprime le relais constitué par les pignons 13 et 14, l'arbre 15 et le support 16 qui était nécessaire dans les versions précédentes.
Le moteur est porté par une tôle support 9, articulée sur l'axe fixe 10 du moyeu de la roue; une bielle oblique de haubannage 22 est boulonnée sur le raccord du pédalier par un collier ou avec tout autre moyen. Cette bielle peut être pourvue d'un dispositif élastique dans le but d'amortir les réactions du moteur.
- REVENDICATIONS - 1 - Perfectionnement aux cycles à moteur auxiliaire dans lesquels le pédalier, d'une part, et le moteur auxiliaire, d'autre part, sont cinématiquement reliés à la roue arrière par un sélecteur de mouvement qui ne permet l'entratnement de cette dernière que dans le sens de la marche avant, caractérisé par une liaison cinématique permanente entre le pédalier (1) et l'arbre moteur, qui comporte un sélecteur de mouvement (12) assurant l'entraînement du dit arbre moteur dans- le sens de la marche normale lorsque le pédalier (1) est actionné par l'usager en sens inverse de la marche normale (rétropédalage).