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Dispositif pour le déplacement'd'éléments de soutènement en for- -me de cadres dans des galeries d'abattage.
L'application d'installations automatiques d'abattage et de chargement, notamment de celles à grand débit, n'est possi- ble .que si la r éali sation de l' étançonnage peut suivre avec une rapidité suffisante. Pour les travaux de soutènement effectués jusqu'ici, cette rapidité n'est atteinte ni pour la pose des étançons, ni pour leur déplacement.
L'invention propose un procédé foncièrement différent.
Elle- utilise, en lieu et place d'étançons et de traverses supé- rieures' individuels, des Cadres de soutènement dont le plan est perpendiculaire à la direction d'abattage. Après avoir été dé- gagés du. toit, ces cadres sont déplacés vers le charbon à abattre par un châssis en forme de traîneau qui peut être propulsé entre les deux rangées d'étançons verticaux, perpendiculairement au plan du cadre, sur la partie constituant la semelle du cadre.
Ensuite' les étançons sont de nouveau mis' sous tension. La nou- veauté consiste- dans le fait que le châssis en forme de trai- neeu est muni d'un poussard qu'un mécanisme peut' mouvoir trans- versalement par rapport au sens du déplacement du traîneau et qui, par ses deux extrémités, vient se mettre devant les étan- cons du cadre à déplacer.
Il a déjà été proposé, dans lestravaux souterrains pour l'exploitation de veinesde lignite et analogues, de soutenir les. couches susjaoentes au moyen d'éléments de soutènement et de blindage, avec emploi d'un'dragueur souterrain. Ces éléments de soutènement se composeraient de plusieurs parois en tôle assemblées par des cornières et des goussets. Les tôles de se- melle porteraient des rails sur lesquels se déplacerait d'abord le dragueur, mais sur lesquels circulerait ensuite une ripeuse @ de voie, dont le but serait de faire avancer la garniture de voie au fur et à mesure que l'abattage progresse.
Le dessin.représente un exemple d'exécution de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de la galerie d'abattage;
La fig. 2 est une coupe transversale par la galerie d'a- battage;
La fig.5 montre un coin d'un cadre de soutènement selon une autre vue.
L'abattage etle chargement automatiquesdu charbon sont réalisés par une machine d'abattage 10 qui détache le charbon de la veine et le fait glisser, par dessus une rampe, sur un
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convoyeur 11 se trouvant immédiatement devant la veine de charbon. Une -charrue de nettoyage 12 récolte le charbon resté dans le champ d'abattage et le pousse également sur le convoyeur 11.
Un traîneau arrière 13 accouplé à la machine d'abattage 10 provoque le déplacement du convoyeur 11 sur la largeur de veine exploitée.
Le toit ae la galerie d'abattage est soutenu à l'aide d'éléments de soutènement en forme de cadres, tels que les montre en particulier la fig. 2 du dessin. A la semelle des cadres se trouve une poutre profilée 14 aont la longueur correspond à la largeur au champ de transport et qui porte à ses extrémités des sabots d'étançon 15 et 16. Dans ces sabots sont posés les deux étançons d'acier 17 et 18 qui, par leur tête en forme de fourche, entourent la traverse supérieure 19. Dans le but de soutenir le toit dans la zône d'abattage, l'extrémité de la traverse supérieure 19, dirigée vers la veine de charbon 20, dépasse l'étançon 17 d'une longueur suffisante.
Il n'y a donc pas d'étançon sur le front.de taille même, de sorte que la machine d'abattage 10 n'est gênée par aucun élément de soutènement.
Dans le:. cadres de soutènement, l'angle formant le coin inférieur 15 tourné vers la veine de charbon, est indéformable.
Les autres coins sont plus élastiques. Les différentes parties 14,17, 16 et 19 du cadre sont individuellement interchangeables.
Lorsque l'exploitation d'une zône est terminée, les différents cadres de soutènement peuvent être déplacés l'un après l'autre, comme unités complètes, de la largeur de la zône abattue, vers le front de taille 20. Ce déplacement est réalisé à l'aide d'un dispositif mécanique. Celui-ci se compose d'abord d'un châssis 21 en forme de traineau placé entre les deux rangées d'étançons du champ de transport. Cela étant, le châssis 21 repose sur les poutres de semelle 14 des cadres .de soutènement. Il s'appuie d'un côté contre la face avant de l'étançon 17 et glisse, à l'aida d'une barre de glissement 22, le long de la rangée des étançons 18. Lors au renversement de la marche du traîneau 21, on retourne également la barre de glissement 22.
La propulsion du châssis 21 se fait à l'aide d'un moteur 23 qui, par l'intermédiaire d'un mécanisme, entreïne une poulie parabolique qui est utilement enlacée deux fois par le câble 24 tendu dans la galerie d'abattage. On peut renverser le sens ne marche du châssis en inversait simplement la marche du mé- canisme.
Le déplacement:, dit ripage, des cadres de soutènement se fait par les poissards 25, @6 qui peuvent être glissés transversalement à 15 direction longitudinale du châssis 21. Le déplacement des deux poussards est provoqué par des pignons dentés 27, 20 logés dans le châssis 21 et qu'une chaîne 29. met à leur tour en mouvement de rotation. Les deux extrémités de la chaîne 29 sont reliées x bouts libres 30 et 31 d'une tige de piston, aont le piston peut être déplace au choix vers l'un ou l'autre côté dans le cylindre 32. Un seul poussard 25 est cheque fois animé par la chaîne 39 d'un mouvement de va-et-vient, alors que le second poussard 26, par exemple, est découplé de sa crémaillère d'entraînement par l'enlèvement d'une broche.
Ce second poussard est immobilisé dans sa position fortement en retrait et sert, comme le montre la fig. 1, pour tenir supplémentairement l' extrémité antérieure de la barre de glissement 22 .
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Pendant le ripage d'un, cadre 17, 14, 18, le, les deux étancons 17 et 18 sont maintenus dans leur position verticale par des griffes 33, 34. Cela étant, une broche 35 pénètre d'abord dans la ,griffé 33, et, lorsque le poussard 25 est poussé en avant, cette broche 35 est poussée vers l'intérieur dans le' sens de là flèche 36, avant que la griffe 33 elle-même n'entou- re l'étanqon 17. Par l'intermédiaire d'une démultiplication appropriée pouvant fonctionner hydrauliquement, la broche 35 fait sortir la seconde griffe 34 à l'extrémité arrière du nous-. sard 25, jusqu'à ce,que, de son. côté, elle entoura liétancon
18.
Lors de la course de retour du poussard, la griffe 34 est avantageusement retirée sous l' action d'un ressort, de sorte ,que la longueur totale du poussard 25, y comprisles deux grif- fes 33 et 34, devient plus courte que la largeur libre entre les deux 0tancons 17 et 18 d'un cadre. Dans cet état du poussard, le traîneau 21 peut ête avancé un peu. Le poussard est ensuite ramené dans sa position terminale arrière et le traîneau 21 est avancé dans la galerie d'abattage jusqu'à ce que l'étançon 17 suivant vient toucher la butée 36. Le poussad 25 se trouve , alors de nouveau à l'intérieur du cadre de soutènement suivant, de sorte que l'on peut commencer le ripage de ce dernier.
Pendant le ripage d'un cadre, les étançons 17 et 18 sont -légèrement raccourcis et ne subissent de ce fait pas la pras- sion du toit. Pendant ce temps, on soutient utilement le toit à l'aide d'un étançon auxiliaire 37 que l'on a avantage à met- tre en place à l'aide d'air comprimé. Dans l'exemple dtexécu- tion schématisé par la fig. 1, une traverse auxiliaire 38 est articulée sur la tête de l'étançon auxiliaire 37, cette traver- se 38 pouvant tourner dans le plan horizontal et être disposée de manière à former un 'angle avecc les autres traverses supérieu- res 19. Dans ces conditions, on peut placer sous le toit, à côté de la traverse qui, pendant peu de temps, ne subit pas la pression du toit, une traverse en bois 39 qui, de son côté, est alors soutenue par l'une des extrémités de la traverse auxiliaire 38.
Pour le reste, cette traverse auxiliaire 38 s'appuie sous les traverses supérieures des cadres de soutène- ment voisins.
Comme, dans le dispositif décrit, l'avancement du traîneau
21 ainsi que le placement de l'étançon auxiliaire 37 et aussi, après dégagement des verrous d'étançons, le ripage des diffé- , rents cadresse font'mécaniquement, la mise en place de chaque cadre n'exige pratiquement qu'un temps très court, de sorte que le soutènement de la zone exploitée peut être réalisé sans plus, même pour la vitesse la plus élevée de la machine d'a- battage 10 .
Lorsqu'une zône a été exploitée, on peut retourner le dis- positif de ripage des cadres de soutènement et l'utiliser, dans le sens inverse pour la mise en place des cadres de soutène- ment. On fixe alors la butée à l'autre extrémité du traîneau
21. Le ripage des. cadres se fait alors par le poussard 26.
-alors que le e poussard 25 est mis à l'arrêt. Il a déjà été si- gnalé que la barre de glissement 22 doit alors aussi être re- tournée.