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Procédé de production de micro-organismes riches en extrait éthéré en culture submergée.
Il est connu que de nombreux micro-organismes et en particulier ceux appartenant à la classe des champignons qui sont obtenus dans des conditions spéciales de culture sont en état de former des graisses. On a par exemple déjà essayé de parvenir à une synthèse biologique de la graisse en faisant former au champignon Endomyces vernalis d'abord sur un substratum riche en matière nutritive une couche intense de mycel que l'on plaçait alors sur une nouvelle solution nutritive aussi riche en sucre que possible, la transformation du champignon en graisse se produisant alors. Le résultat n'était d'ailleurs pas notablement meilleur lorsqu'on choisissait directement une solution de départ nutritive ayant une teneur en hydrates de carbone nécessaire pour la transformation en graisse.
Il a fallu dans ces conditions de culture de longs intervalles de tempspar exemple jusqu'à 7 jours jusqu'à ce qu'on ait obtenu le maximum de formation de graisse et un épuisement de la solution nutritive des matières assimilables.
Un autre inconvénient essentiel des procédés connus consistait en ce que ce champignon exigeait pour sa culture des surfaces extrêmement grandes.
Les inconvénients mentionnés de la nécessité de grandes surfaces et/ou de longs intervalles de temps pour la culture et également l'introduction nécessaire de concentrations élevées de sucre pour obtenir de bons rendements existent égale- 'ment dans le cas d'autres organismes utilisés plus tard dans des essais de formation de graisse tels que Oospora lactis ainsi qu'un grand nombre de champignons des classes Pénicillium et d'Aspergillus.
On est parvenu dans ces derni ers temps à exécuter avec un bon rendement une synthèse de graisse avec submersion en cas d'emploi de champignons du groupe Fusarium, mais un inconvénient consiste dans la réalisation technique de ce procédé, en ce que les hydrates de carbone doivent être présents dans des eaux-mères industrielles sous une forme plus pure pour être encore utilisables pour des fermentations de levure.
En outre le mycel submergé de champignons de moisissures est très sensible à des poisons tels qu'ils existent racilement dans les hydrolysats industriels, comme le furfurol, ce qui exige une épuration particulière des hydrolysats et signifie par conséquent une augmentation du prix de revient du procédé.
Dans une semblable synthèse de la graisse, il faut introduire également desconcentrations élevées en sucre (jusqu'à 5%).
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Il est en outre connu que l'on peut augmenter le pouvoir de formation de graisse de certains genres de levure dans les conditions normalesde culture lorsqu'on ajoute au substratum nutritif de minimes quantités d'enzymes à action catalytique, comme par exemple la pancréatine.
Il a maintenant été découvert qu'une formation de graisse fonctionnant économiquement avec de bons rendements est possible au moyen de micro-organismes, en particulier Torula utilis, lorsqu'en cas de fonctionnement suivant le procédé uit en deux phases, dans la première phase on fait former par le cnampignon dans des conditions normales connues, ae la substance cellulaire riens en albumine, tandis que dans la seconde phase qui, contrairement à la première, est maintenue alcaline, le champignon passe à la formation de graisse.
Dans cette seconde phase alcaline on peut ajouter les substances à action catalytique comme de l'autolysat de levure fabriqua à froid ou des substances agissant pour la conservation d'un potentiel de redoxdéterminé de pH plus grand que 7, cornue les colorants redox. La formation de graisse dans la seconde phase s'effectue rapidement avec forte consommation ae sucre moyennant agitation et forte aération pour pH plus grana que 7, et est achevée au cours de 24 heures tandis qu'en particulier dans les premières heures il faut beaucoup d'alcali pour entretenir un pH plus grana que 7, valant par exemple pH 8.
Un avantage particulier de l'intarcalation de la seconde phase alcaline pour la formation de graisse réside dans le caractère économique de ce mode ae travail qui ne nécessite pas d'appareillages nouveaux. On introduit seuleùie-it un organisme habitué au substratum. Dans la seconde phase alcaline on introduit par exemple 1-3% du liquide à ajouter cornue .La- tière d'inoculation, par exemple on introduit 1-3 kg de levure dans 100 litres de la solution de sucre alcaline.
Une autre addition de sels nutritifs n'est pas absolument nécessaire car la plupart des hydrolysats industriels apportent avec eux suffisamment de sels nutritifs, mais il peut être avantageux dans certaines circonstances d'ajouter au moût alcalin ue minimes quantités d'azote anorganique sous forme d'ammoniac et de sels de phosphore par exemple sous la forme d'extraits de superphosphate. La concentration en sucre dans la seconde phase alcaline peut être inférieure à 3%.
Exemple de réalisation :
Un préhydrolysat qui est obtenu par exemple par cuisson sous pression de paille hachée ou de découpures de bois avec de l'acide sulfurique d'un pourcentage en poids de 0,5 à 130 , (voir le brevet belge n 442.623) est amené au pH 4,5 par adjonction de solution d'ammoniaque à 17% avec agitation et est décanté après repos. Cet hyurolysat est transi orme en levure de la manière usuelle avec addition de Torula Utilis et des sels nutritifs usuels. La concentration en sucre est en outre maintenue telle au cours de la transformation en levure qu'elle ne dépasse pas pratiquement 1-1,5%. La levure est séparée de la manière usuelle moyennant l'emploi de séparateurs et de filtres-presses hors du liquide.
La levure obtenue a une teneur en albumine d'environ 51% et une teneur en graisse de 1-3%. Pour amener le champignon de levure à la formation de graisse il est transporté alors dans un hyarolysat alcalin. Dans ce but l'hyarolysat obtenu lors de la cuisson sous pression à partir de paille hachée, de découpures de bois comme on l'a décrit ci-dessus est porté par addition de lait de chaux à un pH de 8,0. Après dépôt du précipité pre-
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nant naissance, on filtre et la solution claire qui contient 2,5-3,5% de sucre environ est ajoutée pour la transformation en levure grasse. Dans ce but on ajoute 400 kg de levure hu- mide ayant 25% de matière sèche qui ont été produits comme on l'a décrit, ci-dessus, à 20 m3 d'hydrolysat comme levure de réglage.
Moyennant une aération moyenne on laisse fermenter la masse pendant 24 heures en conservant une température de 20-23 et un pH de 7,5-8. Après 24 heures la levure est sé- parée.du liquide au moyen de séparateurs et lavée sur des fil- tres-presses et séparée. On a obtenu 500 Kg de levure humide avec une teneur en substance sèche d'environ 30%. Ces 500 kg de levure humide sont hydrolysés pendant environ 5 heures sous un réfrigérant à reflux avecun acide chlorhydrique d'environ 3%, sont lavés jusqu' à élimination de l'acide etséchés avec préservation. Le produit sec est extrait à l'éther pendant 5 heures. Après évaporation de l'éther on obtient 175 kg de graisse sous la forme d'une huile très limpide.
Au lieu de la Torula utilis décrite on peut employer d'autres champi- gnons tels que Monilia candida ou ceux de l'espèce saccharo- myces pour la transformation en levure grasse.