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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION la société : Thomas Josef HETMBACH G.m.b.H. & C "Drap de feutre tissé sans fin, et procédé pour sa fabrication". .Priorité d'une demande de brevet déposée en Allemagne le 23 juin 1943.
Le tissage circulaire connu, sur métier plat, de tissus des genres les plus variés, constitués d'une ou plusieurs couches, a principalement pour but de réaliser des tissus industriels sans fin de longueur et de largeur imposées et de rendre ainsi superflue la réalisation d'une couture faite à la main.
De tels tissus sans fin sont utilisés dans l'industrie à des fins très différentes, et jouent un rôle tout spécial dans les machines pour la fabrication de papier, de carton, de cellulose et de pâte de bois.
Les draps tissés circulairement, dénommés, pour la simplicité, feutres, sont, sur ces machines ainsi que, naturellement, sur d'autres machines également, soumis à des sollicitations très diverses; par exemple, on constate que les lisières ou bords du tissu sont spécialement solli-
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cités mécaniquement, ce qui, étant données les inévitables sollicitations d'ordre chimique simultanées, donne facilement lieu à dos dégradations. Ainsi, on doit, par exemple, souvent enlever, pendant la marche de la machine, les bords qui se sont endommagés. Ici se présente l'inconvénient supplémentaire qu'aux bords où les fils ne se présentent pas dans la direction suivant laquelle le tissu se déplace dans la machine, les fils de trame s'effilent.
Ceci se produit par le fait que l'extrémité du fil se coince quelque part, pendant que le tissu continue à avancer. Naturellement, le fil retenu se déroule suivant la trame, étant donné qu'il va, dans le tissu, précisément dans la direction opposée de la direction de circulation du feutre. Par le tissage sans fin, le fil longitudinal du tissu, c'est-àdire la trame, forme en principe une ligne hélicoïdale dont le début va dans le sens de la circulation du drap de feutre, tandis que son extrémité est opposée à cette direction de circulation. Si donc on retenait le début du fil pendant la marche, celui-ci se déchirerait pour une traction correspondante. Mais si l'on retenait l'extrémité du fil, on pourrait théoriquement effiler finalement tout le tissu pendant sa marche.
L'invention écarte cet inconvénient grâce à ce que, dans les tissus circulaires destinés à des fins industrielles de tout genre, en particulier pour des machines pour la fabrication de papier, de carton, de cellulose, de pâte de bois, etc., le fil longitudinal est inséré de façon telle que, dans les deux sections marginales, l'extrémité du fil longitudinal (trame) inséré hélicoldalement se trouve suivant la même direction, et/ce, vers l'arrière par rapport à l'avancement du tissu.
Dans ce cas, le fil ne peut plus s'effiler, mais, s'il s'accroche éventuellement, il ne peut, dans
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l'hypothèse la plus défavorable, que se casser.
L'invention s'étend en même temps à un procédé de fabrication d'un drap conforme à l'invention. Suivant ce procédé, le tissage, qui a commencé de la façon habituelle, encore est interrompu au milieu du tissu ou bien/plus ou moins xxx xxxx vers l'un ou l'autre bord. Alors que jusque là la navette avait été lancée régulièrement d'abord une fois de gauche à droite, et ce dans le brin ou partie supérieure du tissu,(appelée ci-après par abréviation "tissu supérieur") et ensuite une fois de droite à gauche dans la partie inférieure du tissu ("tissu inférieur"), on lance désormais la navette deux fois de suite de gauche à droite, c'est-à- dire dans ce sens tant dans le tissu supérieur que dans le tissu inférieur, ou bien naturellement aussi deux fois de droite à gauche.
De cette façon, le mouvement est simulta- nément renversé.
Lorsque la navette, lors de son trajet de gauche à droite, est arrivée la première fois, en travers du tissu supérieur, à la boîte à navette de droite, elle doit être enlevée, et être ramenée, sans être chassée dans le tissu, à la boîte à navette de gauche, et ensuite elle doit faire passer pour la dernière fois le fil de trame de gauche à droite en travers du tissu, mais cette fois en travers du tissu inférieur. La duite suivante va de droite à gauche en travers du tissu supérieur, et ainsi de suite.
Dans ce procédé de tissage, il ne peut bien entendu pas être évité que, lors de la ramenée en arrière de la navette pour la deuxième duite dans le même sens, il se produise un défaut de liage sous la forme d'un pe- tit bout de fil de trame en saillie. Cependant, il ne s'agit que d'un petit défaut, absolument sans importance pour la possibilité d'emploi du produit. Il peut pratique-
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ment être suffisamment éliminé par un stoppage subséquent, qui peut être réalisé en même temps pour écarter d'autres défauts de tissage éventuels.
L'invention est précisée par le dessin schématique ci-annexé.
La figure 1 montre comment les fils longitudinaux a, qui, dans ce genre de tissus circulaires, sont insérés, comme on le sait, sous forme de trames, décrivent, vus dans leur ensemble, une sorte d'hélice. Les fils transversaux y afférents, qui dans le tissu circulaire constituent, comme on le sait, la chaîne, ne sont pas représentés.
Ils s'étendent d'un bord du tissu à l'autre à angle droit par rapport aux fils longitudinaux représentés sous forme hélicoïdale. Le sens de déplacement du tissu est indiqué par une flèche. Si l'on saisit le fil à l'endroit indiqué par la lettre b, il doit se casser par suite de la traction se produisant lors de la circulation du tissu. Mais, si on le saisit à l'endroit indiqué par la lettre c, il doit, pour la même raison , s'effiler, ce qui doit être attribué simplement au fait que le fil s'étend en sens opposé au sens de circulation du tissu.
La figure 2 illastre la conduite modifiée de la navette suivant l'intention. Dans un tissu circulaire d, la navette indiquée à gauche par e est chassée dans le tissu supérieur f lors de la marche normale de gauche à droite, et se déplace ensuite, en sens inverse, de droite à gauche dans le tissu inférieur g, etc, Cette marche normale s'accomplit jusqu'à environ la moitié du tissu, et ensuite la modification, suivant l'invention, commence. La navette e va d'abord de gauche à droite en travers-du tissu supérieur, mais ne continue plus ensuite de la façon qui vient d'être décrite, mais, dès qu'elle est arrivée dans la boîte à navette de droite, elle est, sans être chassée en travers du
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tissu, ramenée dans la position première, par exemple à la main, le fil étant ainsi cassé.
De cette position de gauche, la navette est alors chassée -voyez la flèche tournée vers le bas- à nouveau de gauche à droite, mais maintenant dans le tissu inférieur, en sorte qu'elle va deux fois de gauche à droite, ou bien, lorsque l'installation est inverse, deux fois de droite à gauche.
Le fait que ce mode de tissage entraîne le renversement de la direction d'avancement du fil, dans le sens de la représentation ci-dessus, et écarte ainsi l'inconvénient mentionné, peut être constaté sans autres explications.
REVENDICATIONS
1. Tissu circulaire, en particulier pour usages industriels dans la production du papier, du carton, de la cellulose, de la pâte de bois, etc, caractérisé par une insertion telle du fil longitudinal formant la trame, que dans les deux sections marginales l'extrémité du fil longitàdinal inséré hélicoïdalement se trouve placée dans le même sens, et ce en direction de l'arrière par rapport à l'avancement du tissu.