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MÉMOIRE DESCRIPTIF'
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Messieurs Gustave DELHOVE et Henri CAVALIER Etançon métallique de mine.
Pour mettre à longueur les étançons métalliques de mine qui comprennent deux fats coulissant l'un dans l'autre, il est connu de bloquer ceux-ci au moyen d'une broche ou clavette transversale que l'on engage, suivant la longueur à donner à l'étançon, dans l'un ou l'autre d'une série de trous étagés que comporte l'un des fats. Jusqu'ici, toutefois, ce moyen ne s'employait que pour bloquer temporairement des étançons du type dit coulissant dans lequel la pression du toit est absorbée par un système de coins permettant à l'étançon de télescoper quand la pression dépasse une certaine valeur, et une fois l'étançon placé on le débloquait en retirant la broche.
Dans ces étançons connus, les trous pour la broche de blocage sont tous dans le même plan ou dans des plans parallèles et leur faible écartement mutuel, nécessaire pour graduer convenablement la variation de longueur de l'étançon, affaiblit la paroi du fût à tel point qu'elle peut être cisaillée par la broche si on laisse celle-ci en place quand l'étançon est sous pression.
La présente invention a pour objet un étançon dont la mise à longueur se fait également au moyen d'une broche ou clavette et d'une série de trous étagés, mais cet étançon est du type dit rigide, ne télescopant pas sous la pression du toit. Celle-ci est supportée entièrement et de façon permanente par la broche ou clavette et la paroi du fût qu'elle traverse. Afin que la paroi ne soit pas affaiblie par les trous étagés, ces trous sont ménagés, conformément à l'invention, dans deux plans perpendiculaires afin qu'il subsiste entre les trous successifs situés dans un même plan, assez de métal pour résister au cisaillement, tandis que l'étagement des trous dans les deux plans demeure suffisamment rapproché pour permettre un réglage très graduel de la longueur de l'étançon.
En vue de faciliter le décalage de l'étançon sous pression,on peut le munir d'une tête mobile en forme de coin qui, suivant l'invention, est retenue sur l'étançon par un corbeau pivotant dont l'extrémité libre doit être sollicitée de bas en haut pour provoquer l'effondrement, ce qui évite tout risque de décalage intempestif par une action fortuite dirigée de haut en bas, la chute d'une pierre par exemple.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple trois formes d'exécution de l'invention.
Fig. 1 montre en coupe verticale un étançon à calage par broche, dont
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Fig. 2 est une coupe horizontale suivant la ligne II-II de la Fig.l;
Fig. 3 montre en coupe verticale un étançon à calage par clavette conique;
Fig. 4 représente, également en coupe verticale, une variante de l'étançon à broche, dont
Fig. 5 est une coupe horizontale suivant la ligne VI-VI de la Fig. 4.
Sur ces figures, 1 désigne le fût extérieur et 2 le fût intérieur de l'tancon, de section carrée par exemple.
Le fût intérieur 2, dans l'exemple représenté sur la Fig. l, est percé dans deux plans perpendiculaires, de trous étagés en quinconce, désignés par 3 et 4 respectivement. Une broche 5, engagée dans ceux des trous 3 ou 4 choisis pour la mise à longueur de l'étançon, sert d'appui au fût extérieur 1 qui porte sur elle par l'intermédiaire d'un collier de renforcement 6. On remarquera que malgré l'étagement très rapproché des trous 3 et 4 dont le pas est égal à l'épaisseur de la broche, la paroi du fût 2 n'est pas déforcée grâce à la disposition alternée de ces trous dans les deux plans perpendiculaires.
L'étançon ainsi établi est robuste, bon marché et peu encombrant du fait qu'il ne comporte pas de serrure à coins ou autre dispositif de calage volumineux et coûteux. L'ayant mis à longueur approximativement, on le chasse en place à la façon d'un bois de mine. La tête mobile 7 dont il est muni permet de le décaler lorsqu'il est sous pression, en appliquant un simple coup de marteau de bas en haut sur l'extrémité saillante du corbeau 8 pour décrocher celui-ci de l'arrêt 9. Ainsi libérée, la tête 7 glisse sur le plan incliné 10 dont la pente se rapproche le plus possible de la pente d'équilibre afin d'éviter une trop grande sollicitation sur le corbeau.
Lorsque l'étançon doit être posé sur un faux-mur, il est prévu de lui adjoindre une semelle 11 qui évite l'enfoncement dans le terrain en répartissant la pression sur une surface plus grande.
La Fig. 3 représente une autre forme d'exécution de l'invention, où les trous 13, 14 sont percés dans le fût extérieur 1 de l'étançon, toujours dans deux plana perpendiculaires, et ont une forme oblongue pour recevoir une clavette conique 12.
En variant le degré d'enfoncement de celle-ci dans les trous choisis, on peut parfaire le réglage de la longueur de l'étançon.
Cette possibilité d'un réglage secondaire existe également dans la variante représentée sur les Figs, 4 et 5. L'étançon, de construction semblable à celui de la Fig. 1, comporte un collier en deux parties 15, 16 dont la partie 15, soudée au fût 1, est plane tandis que la partie 16 appuyée sur la broche 5 a une face oblique.
Pour parfaire le réglage de la longueur de l'étançon, on en,fonce plus ou moins entre les parties 15 et 16 du collier une clavette conique 17 en forme d'étrier qui embrasse le fût 2.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution et détails de réalisation donnés à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications.