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M E M O I R E DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de B R E V E T D'INVENTION Antoine VLOEBERGHS, "Procédé et four pour la carbonisation".
L'invention concerne un procédé nouveau pour la carbonisation des matières végétales de volume réduitet plus parti- oulièrement pour la carbonisation des rémanents. L'invention s'ètend au matériel et plus particulièrement à la combinaison d'un four portatif et d'un nombre indéterminé d'ètouffoirs aménagés en vue de pouvoir appliquer ce procédé.
Le but de l'invention est de réaliser un moyen capable de carboniser économiquement les matières végétales, tels que les rémanents, en tenant oompte des conditions très spéciales de ce problème industriel et plus particulièrement de la néoessité de pouvoir travailler sur place, de réduire au minimum les fraisée transport et plus particulièrement les transporte de matières non carbonisèes. Plus particulièrement, le transport
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des rémanents est très onéreux à raison -de leur encombrement excessif par rapport à leur poids, alors que, au contraire, le transport des éléments carbonisés finement divisés est très avantageux à raison de leur poids spécifique relativement élevé.
Le procédé, objet de l'invention, et le matériel qui en découle, sont plus particulièrement applicables dans tous les cas ou le rendement de la carbonisation proprement dite peut ttre @ légèrement négligé au profit des bénéfices plus grande que l'on peut retirer par la possibilité de travailler sur place, de disposer d'un matériel réduit au minimum et, enfin, par l'ap- plication du transport exclusivement aux matières carbonisées.
Le procédé, objet de l'invention, consiste essentiel- lement à partir d'un four de carbonisation portatif extrêmement simple et léger, dont le fond est amovible, en vue de permettre l'évacuation presqu'instantanée des matières carbonisées tout en permettant au four d'être maintenu en activité. Ce four portatif repose directement sur un réceptacle formant étouffoir. Lorsque l'étouffoir est rempli de matières oarbonisées, le four, contrai- rement à tous les procédés connus, est déplacé sur un autre étouffoir, tandis que le premier est hermétiquement fermé de la manière connue. On peut ainsi déplacer le four portatif d'étouf- foir en étouffoir à l'endroit même ou se trouvent les produits à carboniser et plus particulièrement les rémanents.
Par oc procédé et le matériel extrêmement simple qu'il permet d'appliquer, il est donc possible d'organiser une exploitation de carbonisation des rémanents sur place dans des conditions extrêmement économi- que$*
Le four portatif capable d'appliquer un tel procéda est extrêmement simple puisqu'il peut être ramené à une simple trémie intérieurement prolongée par le foyer proprement dit, gé- néralement de forme cylindrique.
Le fond du foyer est amovible, de manière/à pouvoir abandonner la matière qu'il supporte provi- soirement. Cet appareil est simplement posé sur un étouffoir et
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il peut être déplacé manuellement,, son poids étant réduit.
On peut évidemment réaliser un tel four de manières très différentes et le compléter par des accessoires capables de donner aux produits finis une plus grande valeur, ou bien encore en vue de faciliter la mise en oeuvre de ce matériel.
Quelques exemples d'application sont très suncinctement schématisés aux dessina annexés, dans lesquels: les figures I, 2 et 3 illustrent le procédé de carbo- misatiôn dont la mise en oeuvre ne requièrt pratiquement aucune connaissance très spéciale; la figure 4 schématise un four de carbonisation en coupe transversal e; la figure 5 en est une vue en plan; la figure 6 est une coupe transversale par le foyer de l'appareils le fond amovible étant en position d'ouverture; la figure 7 représente en coupe transversale un appareil combiné avec une grille de sectionnement; la figure 8 représente une autre variante de l'appareil combiné avec un dispositif de broyage des matières carbonisées;
, la figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8; la figure 10 est une variante d'exécution du dispositif des figures 8 et 9.
Selon ces différentes figures, l'appareil se compose du foyer de carbonisation 1 surmonté d'une trémie ou entonnoir 2. Cet entonnoir Sera préférablement très évasé en vue d'assurer une continuité dans Inactivité du four. Ses parois auront préférablement une inclinaison comprise entre 10 et 40 . Le foyer 1 et la trémie peuvent présenter toutes formes, mais seront de préférence respectivement cylindriques et coniques. Le fond du foyer est amovible et constitué par exemple par deux plaques semi-circulaires 3, 4, montées chacune autour d'un axe de pivotement, respectivement 5, 6.
Les deux plaques constitutives du fond peuvent être déplacées par rotation autour des tringles,
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respectivement 5, , par un tringlage approprié. Par exemple, comme schématisé aux figures 4,5 et 6, la plaque 1 peut être solidaire d'un levier rigide 7 auouel est solidarisée la seconde plaque de fond 4, à l'intervention d'un levier 8 et d'une biellette 9. Il en résulte qu'en exerçant une traction sur le premier levier 7, de manière'! faire tourner la plaque correspondante 3 autour de sa tringle 5, on entraîne dans le même mouvement la seconde plaque de fond 49 Après ce mouvement, la matière précédemment supportée par le fond, peut s'écouler par gravité dans l'étouffoir sous-jacent 10 sur lequel est simplement posé le four de carbonisation.
La mise en pratique de ce matériel particulièrement simple est aisée. En effet, pour la mise en marche du four de carbonisation, il suffit de charger quelques brindilles sur les plaques de fond 2., 4. et de les allumer à la manière d'un feu ordinaire. Ensuite, lorsque ces brindilles sont bien enflammées, on poursuit le chargement de la trémie 2. Celle-ci sera toujours maintenue parfaitement pleine par apport périodique de rémanents, lesquels peuvent être simplement chargés, par exemple à la fourche. Périodiquement, on fait fonctionner les plaques de fond du foyer, de manière-à évacuer les matières carbonisées vers l'étouffoir inférieur. La périodicité de cette manoeuvre est rapidement appréciée par l'ouvrier. Lorsque l'étouffoir est rempli, il suffit de transporter 1appareil sur un second étouffoir placé à proximité du premier.
Dans ce but, l'appareil comporte deux anneaux 11, 12, préf érablement placée à l'origine de l'entonnoir 2, dans lesquels il suffit de passer des perchée, en sorte que l'appareil peut être facilement transporté par deux hommes. Evodemmetn, après enlèvement et déplacement du four, le premier entonnoir est parfaitement reoouvert jusqu'à complet refroidissement du charbon de bois ainsi produit.
On peut ainsi, en déplaçant l'appareil d'étouffoir en étouffoir, cheminer dans les bois, de manière à se transporter progressivement vers tous les endroits où se rencontrent des rémanents* La capacité des étouffoirs, la durée de leur remplissage,,la durée .de la carbonisa-
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tion et la durée du refroidissement total de la matière carboni- sée déterminant le nombre d'etouffoirs nécessaires pour un rou- lement continu de la fabrication.
On peut évidemment compléter cette installation sommaire par des appareils complémentaires. Par exemple, si l'on ne désire admettre dans l'étouffoir que des matières carbonisées µ*un module maximum déterminé, on pourra, entre le fond mobile de l'appareil et l'étouffoir sous-jacents interposer un appareil @ capable de réduire au module désiré les matières carbonisées de plus grandes dimensions.
L& figure 7 sohématise à cet effet la combinaison du fixe four proprement dit avec une grille surmontée d'une grille mobile 14. Lors de l'ouverture du fond mobile par basculement des plaques de fond, 3, 4, il suffit de -déplacer la grille mobile 14 d'un mouvement de va-et-vient plus ou moins rapide, de manière à briser les éléments plus gros qui tendraient à passer au tra- vere de cette double grille. La grille mobile 14 est pourvue d'un( poignée 15 quien pemet la manoeuvre.
Selon les figures 8 et 9, on peut remplacer le'système à grille par un peti t foyer broyeur formé, par exemple, par deux cylindres 16, 17, capables d'être entraïnés tous deux à même vitesse, mais en sens contraire, à l'intervention de deux roues dentées 18, 19 et de la manivelle 20.
Cet appareil, comme tout autre d'ailleurs, intermé- diaire entre le four proprement dit et 1 étouffoir, peut être directement porté par l'appareil (figures 8 et 9) ou faire partie d'un dispositif intercalaire que l'on peut ou non à volonté disposer entre le four et l'étouffoir.
La figure 10 schématise la seconde 'application, le broyeur étant,logé dans un oarter 21 capable d'être emboîté sur la partie supérieure de l'étouffoir 10 et de supporter par se partie supérieure, le four de carbonisation. Selon cette figure 10, ce dernier a été perfectionné, en vue d'être recouvert,
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étant ainsi mis à l'abri plus particulièrement de la pluie ou de la chute d'objets quelconoues. Dans ce but, la trémie! est pourvue de montants 22 supportant un élément de recouvrement quelconque 23, tel par exemple un treillis très fin, une toile métallique, une plaque ou tout autre dispositif analogue.
On remarque donc qu'indépendamment du principe en soi, le dispositif peut être adapté de manières très diverses.
On pourra, d'autre part, donner à cet appareil pratiquement toutes dimensions et, par conséquent, prévoir toute capacité utile.
REVENDICATIONS.
1.- .Procédé pour la carbonisation, plus spécialement pour la carbonisation des rémanents, caractérisé par le fait que le four portatif reposant directement sur l'étouffoir est alimenté en sorte de travailler continûment, les matières osrbo- nisées étant périodiquement évacuées dans l'étouffoir sous jacent et, lorsque celui-ci est rempli, le four est enlevé et placé sur un autre étouffoir, le premier étouffoir étant couvert.
2.- Procédé pour la carbonisation selon la revendica- tion 1, caractérisé par le fait que le four portatif est déplacé d'étouffoir en étouffoir.