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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET d'INVENTION
S. E,M, -Sociétê dtElectricité et de Mécanique-
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PROCEDES THO:r.1S0N-HOUSTONt YN den KERCHOVE & CAMS, Sté .AJJ1et à BRUXELLES, PERFECTIONNEMMENT AU GRAISSAGE DES PALIERS D'ESSIEUX: DES MOTEURS ET TRANSMIS- -SIONS DE TRACTION ET DES PALIERS PROPRES DE CES MOTEURS ET TRANSTMISSIONS.-
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La priorité du brevet déposé en France le 10 décembre 1943 par la SOCIETE GENERALE DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES ET MECANIQUES (ALS.THOM), est revendiquée pour cette demande en vertu de la Convention Internationale de 1883.
L'expérienoe montre que les parcours qu'il est possible de réaliser avec des moteurs de traction, entre deux révisions en atelier, sont limités le plus souvent par l'usure des paliers d'essieux. Les dépenses d'entretien d'un véhicule de chemin de fer étant d'autant plus faibles que les parcours entre révisions sont plus grands, il y a intérêt à réaliser un graissage plus abondant, s'il s'agit de paliers lisses, ou à adopter des paliers à billes ou à rouleaux.
L'amélioration du graissage des paliers lisses peut s'obtenir facilement par l'emploi de bagues tournant dans l'huile ou par l'addition de pompes de graissage. Dans le premier cas, on est conduit à augmenter les dimensions du moteur, et notamment de son entr'axe, pour loger la bague de graissage; dans le deuxième cas, les dimensions du moteur ne sont pas augmentées, mais, par contre, on a l'inconvénient résultant de l'installation des pompes de graissage.
Enfin, si l'on prévoit des paliers à rouleaux ou à billes, on est amené en général à augmenter l'entraxe du moteur, et par conséquent son poids.
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La présente invention a pour objet un perfectionnement qui permet de réaliser un graissage abondant et rationnel des paliers d'essieux des moteurs et transmissions de traction et des paliers propres de ces moteurs et transmissions eux-mêmes sans exiger de pompes de graissage et sans nécessiter une augmentation de l'entre axe des moteurs ou transmissions.
Ce perfectionnement, qui s'applique aux équipements de traction comportant des engrenages ou organes analogues fonctionnant dans des carters contenant de l'huile ou un autre produit de graissage liquide, est essentiellement caractérisé en ce que ce produit est également utilisé pour le graissage des paliers d'essieux ou des paliers du ou des moteurs ou transmissions de traction, du fait qu'il est élevé au-dessus des paliers à graisser, au moyen de bagues ou par suite du fonctionnement même des engrenages ou organes analogues travaillant en carters, amené à ces paliers par des goulottes ou conduits appropriés et ramené ensuite dans les carters, où le cycle de circulation recommence.
En se référant aux figures schématiques ci-jointes, on va décrire divers exemples, donnés à titre non limitatif, de mise en oeuvre du perfectionnement qui fait l'objet de l'invention. Les dispositions particulières de réalisation qui seront décrites à propos de ces exemples, devront être considérées comme faisant partie de l'invention, étant entendu que toutes dispositions équivalentes pourront être aussi bien utilisées sans sortir du cadre de celle-ci.
Pour simplifier la description, on supposera qu'il s'agit de traction électrique, seuls, d'ailleurs, les organes nécessaires à la compréhension de l'invention étant figurés et étant entendu que l'invention s'appliqua aussi bien au matériel de traction comportant des moteurs ou transmissions quelconques.
Dans l'exemple de la Fig.l, où est représentée une portion d'un essieu 1, avec une roue correspondante 2, on a figuré un palier d'essieu 3, du moteur de traction 4, celui-ci étant supposé actionner l'essieu 1 au moyen d'un train d'engrenages 5, fonctionnant dans un carter à huile 6 (les organes 3, 4, 5 et 6, sont figurés en coupe par l'axe de l'essieu 1).
L'huile contenue dans ce carter est élevée au moyen de la bague 7 et déversée dans des conduits, tels que 8, qui l'amènent au palier 3; d'autres conduits tels que 9, reprennent l'huile qui a graissé ce palier et la ramènent dans le carter 6.
L'exemple de la Fig.2 se rapporte au cas où l'on utilise le mouvement même de la roue dentée 5 de la disposition de la Fig.l, pour élever l'huile. A cet effet, la force centrifuge qui s'exerce lorsque l'essieu tourne peut suffire;, mais on peut aussi faciliter l'entraînement de l'huile par des cuillers 10, un disque à gorge ou tous dispositifs équivalents, fixés sur la roue 5. L'huile est ainsi précipitée en 11, suivant les flèches, contre la paroi du carter 6, dbù elle est recueillie par la goulotte 12 et amenée au palier 3 par des conduits tels que 8, d'autres conduits, tels que 9, la ramenant au carter après passage dans le palier 3.
Lorsqu'il s'agit de moteurs de traction ayant deux harnais d'engrenages, disposes respectivement, de part et d'autre du moteur, chaque palier d'essieu peut être graissé par l'huile du carter d'engrenage voisin.
Lorsqu'il s'agit de moteurs n'ayant qu'un seul harnais d'engrenages, on peut prévoir soit un carter à huile spécial du côté opposé à ce harnais, carter dans lequel tourne un disque, une bague ou une palette qui, toujours, remonte l'huile au-dessus de palier à graisser, soit graisser le deuxième palier par des conduites d'arrivée et de retour alimentées par le carter du harnais d'engrenages unique. C'est cette dernière disposition qui est représentée dans la Fig,3; l'huile du carter unique , 6, alimente, respectivement par des conduits tels que 8 et 8', les deux paliers d'essieu 3 et 3t ou est ramenée ensuite au carter par des conduits tels que 9 et 9'.
On peut également utiliser l'invention pour graisser les paliers d'induit du moteur de traction 4; cette disposition est figurée dans la vue en coups transversale de la Fig.4. L'huile du carter 6, élevée dans la goulotte 13 par l'un des moyens décrits, alimente, d'uns part, un palier d'essieu par le conduit 8 et le palier d'induit correspondant, 14, par le conduit 15; le retour de l'huile au carter se fait par les conduits 9 et 16.
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Si l'on craint que des particules de métal ou des impuretés contenues dans l'huile du carter ne conduisent à des ennuis de fonctionnement des paliers, on peut prévoir un filtre, constitué par exemple par un tampon de laine, sur le conduit reliant le carter à l'amont du palier.
Si ce filtre est placé dans une chambre convenablement dimensionnée, il constitue automatiquement un régulateur de débit et une réserve de graissage; cette disposition est représentée dans la vue partielle de la fig.5 (coupe axiale), où le filtre est désigné par 17 ; 18 est un couvercle, amovible, du godet 19, formant la réserve de graissage, qui est alimenté par le conduit 8.
On peut concevoir, enfin, que ce filtre constitue un tampon graisseur ou un bourrage classique, ayant cependant la particularité d'être alimenté, non plus par dessous ou par capillarité, mais pas dessus, c'est-à-dire en charge; le débit d'huile dans le palier s'en trouve naturellement fortement augmenté, ce qui est le but recherché; la fig. 6 (vue partielle en coupe transversale) montre une telle disposition.