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BREVET D'INVENTION "Perfectionnements apportés aux articles du genre des pansements notamment aux serviettes hygiéniques ". faisant l'objet de demandes de brevet d'INVENTION en FRANCE en date des 16 juillet et 16 novembre 1943. Société dite :"Anciens Etablissements PERROT et STETTEN" S.A.
6,rue du Caire à PARIS (Seine) FRANCE.
L'invention est relative aux articles du genre des pansements, c'est -à-dire à ceux devant présenter, sous un relativement faible volume, un pouvoir hydrophile élevé ; et elle concerne plus spécialement -- parce que c'est en leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt -- mais non exclusivement, parmi ces articles, les serviettes hygiéniques à utiliser pour les règles de la femme (étant entendu qu'elle N'appliquerait encore, par exemple, à des couches-calottes ou autres articles plus ou moins similaires ).
Elle a pour but, surtout, de rendre ces articles tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent aux divers desiderata de la pratique, notamment qu'ils présentent de plus grandes facilités de lavage.
Elle consiste principalement -- en même temps qu'à
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faire comprendre à ces articles une pièce de tissu ou autre destinée à supporter une partie servant de tampon hydrophile -- à constituer cette dernière partie par au moins une bande que l'on replie sur elle-même de façon qu'elle puisse former tampon à l'endroit où ce dernier est requis.
Elle comporte) mise à part cette disposition principale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment : une deuxième disposition consistant à utiliser, comme matière première des articles du genre en question, la matière dénommée "fibrane".
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application (notamment celui pour lequel on l'applique aux serviettes hygiéniques), ainsi que certains modes de réalisation, desdi- tes dispositions; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les articles du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles pouvant comprendre de semblables articles.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2 de ces dessins montrent respectivement, en position dépliée et en position prête à l'emploi, une serviette hygiénique établie conformément à l'invention.
Les fig. 3 et 4 montrent semblablement (la fig. 4 illus- trant une position intermédiaire lors de l'enroulement de la bande formant tampon) uno serviette du même genre établie confor- mément à un autre mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 5 à 7, enfin, montrent en perspective une sem-
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blable serviette, respectivement à l'état déplié, dans une position intermédiaire et dans une position prête à l'emploi, cette ser- viette étant établie encore conformément à un autre mode de réa- lisation.
Selon ladite invention et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisa- tion de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un pansement par exemple une serviette hygiénique (cette application n'étant nullement limitative), on s'y prend comme suit ou de façon analogue
On rappellera tout d'abord que ces articles sont cons- titués le plus souvent par une bande propre à former support, en son milieu, pour un tampon en matière spongieuse y adapté ou fixé, ledit support étant lui-même destiné à être fixé par ses extrémités à une ceinture ou tout dispositifsemblable. De tels articles sont d'un asage peu pratique et,notamment, sont d'un nettoyage ou lavage difficile.
Par ailleurs, il est connu de les constituer par une pièce de tissu que l'on roule en diagonale pour lui faire jouer le rôle de tampon, en son milieu. Un tel dispositif est facile à laver, mais a l'inconvénient grave de présenter une épaisseur notable à ses extrémités destinées à venir se rixer sur la cein- ture, épaisseur qui tend à le rendre visible sous la robe.
Pour remédier à ces divers inconvénients, on fait com- @ porter essentiellement à un article de ce genre, conformément à l'invention : d'une part, une première pièce qui, en étant de préférence aussi mince que possible (pour éviter l'épaisseur sous la robe), soit propre à constituer support pour la partie formant tampon; et, d'autre part, au moins une deuxième pièce en matière spongieuse qui permette, par enroulement au moins partiel, de constituer le susdit tampon sous des dimensions qui conviennent au but cherché et qui,en particulier,soient telles qu'elles --
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ne puissent former surépaisseur sous la robe.
A cet effet, on peut procéder de multiples manières, par exemple de l'une des suivantes.
La pièce servant de support est constituée, par exemple, par une bande de forme allongée 1 e n tissu ou toute autre matière, destinée à être utilisée telle quelle (fig.4) ou, éventuellement, partiellement repliée sur elle-même (fig.2).
Celle destinée à former tampon est constituée de préférence par une autre bande en tissu spongieux ou toute autre matière analogue, destinée à venir se présenter par exemple, lors de l'emploi : soit transversalement à la première, auquel cas on l'enroule dans le sens longitudinal (fig.2); soit parallèlement à celle-ci (fig.3), auquel cas on peut l'enrouler successivement dans deux sens différents (fig.4) pour, finalement, constituer le tampon; soit de toute autre manière conduisant au résultat visé par l'invention.
De toute façon, il y a intérêt à prévoir une fixation permanente (par exemple une couture 3) ou non permanente (par exem- ple des boutons) entre les deux bandes 1 et 2, pour les amener dans des positions respectives correctes.
Enfin, pour ce qui est du choix de la matière destinée à constituer tout au moins le tissu de la bande 2 et, éventuellement celui de la bande 1 (lorsqu'elle est en tissu) il y a intérêt à recourir aux dispositions visées dans le brevet France
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n 845.148 déposé au même nom le 24 octobre 1938, sous le titre "Perfectionnements apportés aux articles du genre des pansements, notamment aux serviettes hygiéniques",dispositions selon lesquelles on utilise les matières du genre de la rayonne, de préférence sous une forme fibreuse portant'au maximum la surface de contact avec le liquide qu'il s'agit d'absorber.
On utilisera par exemple des fibres longues ou courtes obtenues par désintégration, notamment par cardage ou peignage, de la matière cellulosique ou rayonne sortant des filières.
Il semble qu'il soit avantageux, selon une antre dispo- sition de la présente invention, de choisir la matière dite "fibrane" et celle dite fibrane "Flesatex".
On établit donc, à l'aide d'une de ces matières textiles, le tissu destiné à constituer tout au moins la bande 2,ce tissu pouvant être soit bouclé, soit du genre des velours ou des jerseys, soit de toute autre nature présentant une surface de contact importante.
On peut en outre reoourir à un tissage tubulaire, selon les procédés connus.
Par ailleurs, il est entendu que le tissu de la bande 2 peut être constitué : soit par une seule couche; soit par plusieurs couches, notamment deux couches juxtaposées (fig.l) de préférence cousues (par exemple surjetées) sur leurs bords 4.
Dans ce dernier cas, on pourrait insérer entre les diverses couches, en mince épaisseur, de l'ouate ou autre matière en vrac (notamment encore à base de rayonne ou fibrane) présentant des propriétés absorbantes.
Les diverses couches de tissu constituant la bande 2 pourront d'ailleurs être éventuellement différentes, l'une d'elles étant par exemple en jersey, l'autre en tissu bouclé.
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Il est entendu aussi que les susdits tissus pourraient être seulement partiellement en rayonne ou fibrane et comporter, par exemple, une trame en cette matière, tandis que la chaîne serait en coton ou autre textile.
Les fig. 5 à 7 illustrent un autre mode de réalisation de l'invention, particulièrement avantageuse et selon laquelle on établit la serviette à partir d'une pièce unique de tissu que l'on façonne de manière à pouvoir constituer, comme déjà indiqué ci-dessus, d'une part, la sangle destinée à permettre de fixer l'ensemble sous la robe à la façon usuelle et, d'autre part, une bande qui puisse, étant repliée.tout en demeurant solidaire de ladite sangle, constituer un tampon.
C'est ainsi que, par exemple : on a recours à une bande de tissu A telle qu'elle se présente à la sortie du métier, et on lui fait comporter, dans le sens de sa longueur L, des échancrures appropriées 10 laissant entre-elles une partie non sectionnée 20, de façon à délimiter ainsi deux bandes élémentaires 30 et 40 demeurant liées l'une à l'autre en 20 et répondant au but visé.
On voit sur les fig. 6 et 7 comment on peut, à l'aide d'une des bandes 30-40 (par exemple la bande 40), constituer un tampon par pliures successives, tandis que l'autre bande (30) pliée ou non dans le sens de la longueur, vient former sangle.
Il est d'ailleurs à noter que, si l'on choisit la même largeur pour les deux bandes (bien que ce ne soit pas indispensable), 2 on peut inverser leurs rôles de sorte que, lorsqie l'une est reconnue n'être plus apte à servir de tampon, on peut l'utiliser comme sangle.
Pour ce qui est de la nature du tissu à employer, on la choisit telle que, d'une part, celui-ci soit relativement mince pour éviter que la sangle forme épaisseur sous la robe, mais, d'autre part, il soit très spongieux pour permettre de @
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constituer tampon. Il y a intérêt en outre à ce qu'il présente une certaine élasticité ou déformabilité dans le sens de la largeur
Il semble avantageux de recourir aux tissus tels que visés plus haut, le tout étant tissé de préférence sous forme de velours ou jersey, ou encore de tissu bouclé, ou sous toute autre forme présentant une surface de contact importante.
Un mode de réalisation avantageux consiste à recou- rir à du tissu tubulaire, la longueur L étant choisie dans le sens du dégagement de la bande à partir du métier; on voit sur le dessin qu'un surjetage est prévu pour consolider les divers bords coupés 10,50, 60, mais non pas sur les bords longitudinaux, qui ne constituent qu'une pliure du tissu.
Il est entendu que, dans ce dernier cas -- c'est-à-dire celui selon lequel on prévoit au moins deux couches de tissu superposées --, on pourrait insérer entre les diverses couches de l'ouate ou autre matière en vrac (notamment encore à base de fibrane ou rayonne) présentant des propriétés absorbantes.
On pourrait aussi utiliser un tissu à plusieurs couches de nature différentes.
Enfin, dans chaque cas les articles en question seront avantageusement présentés dans des sortes de sachets, notamment en une matière du genre de celle dénommée "cellophane" dans le commerce.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient une serviette dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet et qui présente, par rapport aux dispositifs de ce genre déjà existants, de nombreux avantages, notamment : celui d'être d'un prix de revient des plus faibles, puisque notamment selon le mode de réalisation des fig. 5 à 7 sa fabrication exclut totalement tout déchet et qu'elle ne comporte
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aucun montage, ladite serviette étant constituée en un seul tenant homogène, telle qu'elle sorte du métier ; celui de répondre aux besoins de toutes les constitutions physiques, grâce à ses variétés de pliage; celui d'être hygiénique, parce que facilement lavable;
celui d'être agréable à porter, grâce à sa nature donce et fraîche; et celui d'assurer un long usage, notamment par la possibilité de transformer en sangle, au bout d'un certain temps la partie ayant servi de tampon.