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BREVET D 1 INVENTION Il Perfectionnements apportés aux articles du genre des panse-
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ments, notamment aux serviettes hygiénique ". Faisant l'objet d'une demande de Brevet d'Invention en France en date du 8 Janvier 1945.
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Société dite : I1Ànciens Etablissements 1'ERROT et STETTEI\"tt S.A. 6, Rue du Caire, PARIS (Seine) - France.
L'invention est relative aux articles du genre des pansements, constitués essentiellement par un linge présentant par lui-même des propriétés absorbantes ou destiné à coagir avec d'autres matières plus ou moins hydrophiles, et elle concerne plus spécialement -- parce que c'est en leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt --, mais non exclusivement, parmi ces articles, les serviettes hygiéniques à utiliser pour les règles de la femme (étant entendu qu'elle s'appliquerait encore, par exemple,à des couches pour enfants, des couches-culottes ou autres articles plus ou moins similaires).
Elle s'applique particulièrement bien aux serviettes de ce genre telles que déjà décrites dans la, demande de brevet dé- posée: au même nom et avec le même titre le, même, jour,
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serviettes caractérisées notamment par une pièce de tissu fendue dans le sens de sa longueur.
Elle consiste, principalement, à établir les articles du genre en question 1.; l'aide de pièces de tissu sans surjet , ni ourlet.
Elle comprend, mise à part cette disposition prin- cipale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en mène temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment : une deuxième disposition consistantà établir les articles du genre en question en un tissu qui ne s'effiloche pas, no- tamment en indémaillable.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application (notamment celui pour lequel on l'applique aux serviettes hygiéniques), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les articles du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles pouvant comprendre de articles.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
Les fig. 1 à 3 de ce dessin montrent, en perspective, une serviette hygiénique conformel'invention, respectivement à l'état déplié, dans une position intermédiaire et dans une position prête à l'emploi.
Selon ladite invention et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y eit lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un
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pansement, par exemple une serviette hygiénique (cette application n'étant nullement limitative), on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
En ce qui concerne d'abord ladite serviette, dans son ensemble, on a recours pour l'établir à des dispositions connues, par exemple, soit à l'une des dispositions utilisant en combinaison, d'une part, une sorte de sangle servant de support et, d'autre part, une masse de matière absorbante (coton hydrophile ou autre, et plus spécialement rayonne, ainsi que décrit dans le brevetFrance n 845,148 déposé au même nom le 24 Octobre 1938), soit à des dispositions du genre de celles faisant l'objet des deux demandes de brevets rappelées plus haut et selon lesquelles la serviette comporte essentiellement un linge, de préférence en une seule pièce, qui constitue ou peut constituer de par lui-même le corps absorbant,
C'est ainsi qu'on la constitue par exemple par une pièce de tissu A (fig.
1) découpée en 1 dans le sens de sa longueur et propre à permettre de former deux bandes dont l'une 2 sera repliée de façon à former tampon en 4 pour être incorporée dans la seconde 3 formant sangle (fig. 2 et 3), le tout donnant lieu sous la robe au minimum d'épaisseur.
Jusqu'à, présent, on avait établi ladite bande en un tissu tubulaire, ou bien encore en un tissu quelconque auquel on faisait comporter sur les bords un surjetage ou un ourlet. Les coutures augmentent le prix de revient et en outre se prêtent mal aux lavages répétés que doivent subir ces articles.
Four simplifier au maximum l'établissement desdits articles, tout en leur assurant une bonne résistance au lavage, on les constitue, conformément à l'une des dispositions de la présente invention, par des pièces de tissu à une seule épaisseur, sans surjet ni ourlet sur les bords, ces pièces pouvant donc être obtenues directement par découpage d'une bande sor-
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tant du métier à tisser.
Il convient, cet effet, de choisir un tissu qui ne s'effiloche pas, l'un des plus approprias à ce but perais-
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sant être le tissu dit "indémaillable" (,1JcÜS '.Jt"Tt entendu que tout autre du r.1ême enre peut être utilise) .
D'une façon générals, on utilisera le fil qui con- vient, le mieux, après études préalables sur la base des quali- tés exigées, c'est--dire état spongieux, douceur et fraîcheur.
11 semble avantageux de recourir, comme déjà décrit dans les susdits brevet et demandes, à la rayonne ou analogue, notamment la matière dite "Fibrane" ou "Flesatex".
De même, pour ce qui est du métier, on tiendra compte de la nécessité d'obtenir une bonne portabilité a l'air, ainsi que la souplesse et l'extensibilité. On choisira par exempleun métier du genre de ceux dits "chaîne", notemment du type ;aratti, avec lesquels on pout fabriquer l'indémaillable.
La largeur de la bande tisser sera préalablement
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3;etermin;:e er¯ tenant C'J 1lJte des momifications dues au blanchi- ment et au retrait subséquent.
A la sorti- du métier, les articles à obtenir seront découpés, à l'aide par exemple de deux dispositifs sectionneurs travaillant respectivement dans le sens de la longueur et dans le sens de la largeur de la bande, une telle méthode
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,,Jer1et-c8JJt d'évit,-;r tout déchet.
Avantageusement et comme représente, le découpage peut se faire sous forme d'un erantage.
De toute foçon, l'invention permet de réaliser
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la fabrication, avec une 8U tomatici té complète, les pièces étant découpées de façon continue à la sortie du métier et étant prises ensuite par des moyens assurant leur emballage sous papier transparent (ou matière du gerre de la "Cellophane") et leur mise en boîte.
En suite de quoi, et quel que soit le mode de réa-
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lisation adopté, on peut établir des serviettes hygiéniques qui présentent de nombreux avantages par rapport à celles déjà existantes, notamment : prix de revient extrêmement faible, puisque l'article est obtenu directement à la sortie du métier, sans surjet ni couture et sans déchets, ledit prix de revient demeurant celui du tissu tel qu'obtenu à l'aide dudit métier, enveloppement sous "cellophane" également dès la sortie,du métier, donc dans des conditions d'hygiène parfaites, grande longévité, de par leur forme même, puisque, comme déjà dit dans la seconde des demandes susrappelées, chacun des deux côtés de la pièce de tissu constituant l'article peut alternativement servir de tampon ou de sangle, celui d'assurer, par la finesse du tissu,
les avantages escomptés pour la partie sangle et, par la nature du fil utilisé, ceux escomptés pour la partie tampon, celui de bien résister à des lavages répétés (grâce encore à l'absence de coutures), et celui encore de permettre à l'usagère de conformer la pièce à sa constitution, par un repassage, soit dansle sens de la longueur pour la rendre plus longue, soit dans le sens de la largeur pour la rendre plus large.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; en embrasse, au contraire, toutes les va- riantes.