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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION Société anonyme dite : COMPAGNIE DES MINES D'ANZIN demeurant à ANZIN, Nord, Franoe.
Procédé perfectionné de lavage des minerais, applicable notamment à la séparation du charbon des schistes qui l'aooom- pagnent (Intention de Robert PAUVRASSEAU). Convention Internationale de 1883 eu égard à la demande de brevet déposée en France le 9 Novembre 1943.
On connaît un procédé de préparation des minerais et notamment du charbon à gangue schisteuse, selon lequel le charbon est séparé de la gangue ou stériles qui L'ACOOMPAgnent, par flottation dans une suspension aqueuse de densité moyenne telle que les grains de charbon montent vers la surface du bain ou ils sont extraits au moyen de bandes à bateaux, par exemple, tandis que les stériles descendent au fond du séparateur.
Le brevet français n 757.207 du 2 Juin 1933 et la patente américaine correspondante n' 2*028.343 du 31 Décembre 1935 au nom de Monsieur Gérard Jan de.Vooys ont fait oonnai- tre un procédé du genre rappelé dans lequel la suspension de séparation se oompose, outre les fines particules de oarbone dues au charbon traité, d'un mélange d'argile et de sulfate de baryte (désigné simplement par baryte dans ce qui suit) comme constituant principal. Ces deux dernières substanoes sont employées dans un rapport quantitatif tel que la densité du liquide de séparation correspond au poids spéoifique auquel on désire réaliser la séparation entr le charbon et les stériles.
# Le but du présent perfectionnement est d'abaisser
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à une valeur très faible la consommation de baryte et même de la supprimer totalement. Conformément à l'invention on utilise une suspension dense contenant principalement un mélange de stériles provenant des schistes et de carbone, avec une addition très faible de baryte, cette addition pouvant même éventuellement être supprimée, le dosage et la granulométrie des constituants solides du mélange en suspension étant déterminés de telle sorte que la grosseur des éléments et leur poids spécifique moyen soient les mêmes que ceux d'une suspension dense connue, contenant en parties à peu près égales de la baryte, des stériles provenant des schistes et du carbone.
Du fait de cette identité de poids spécifique et de granulométrie le mélange sans baryte se comporte exaotement comme le mélange normal avec baryte dans tous les appareils, aussi bien au moment du lavage qu'au moment de la concentration des suspensions diluées.
L'expression "stériles provenant des schistes" inclut aussi bien les grains siliceux, la pyrite, la oalcite, qu'on peut rencontrer dans la suspension dense, que les éléments argileux ou schisteux proprement dits.
La baryte est d'un approvisionnement difficile et, en toutes circonstances, d'un prix élevé. Toute réduction du pourcentage nécessaire de cette substance dans le liquide dense correspond donc à une économie appréciable, d'autant plus que la baryte est remplacée, pour obtenir une densité moyenne comparable, par des stériles provenant des schistes, donc des matières fournies par le minerai lui-même.
Pour réaliser le procédé perfectionné objet de l'invention, en partant du procédé connu spécifié dans le brevet antérieur sus-indiqué, on effectue les deux opérations prin- cipales suivantes :
1 ) Elimination constante et intensive du carbone qui a tendance à s'accumuler dans la suspension, en faisant passer dans un bac de flottage à la mousse la totalité de la suspension diluée provenant des rinçages des charbons lavés, des mixtes et des schistes avant de la traiter dans les appareils de filtrage et de l'envoyer aux épaississeurs pour reconstituer la suspension dense.
2 ) Addition continue de matière solide de densité suffisante.pour remplacer en tout ou partie la baryte, cette addition pouvant être avantageusement constituée par des schistes broyés que l'on peut introduire en n'importe quel point des circuits.
Dans le procédé connu, le poids spécifique moyen de matières solides en suspension, comprenant de la baryte, des stériles provenant des schistes et du carbone est voisin de a,34. Il est donc possible d'obtenir, sans adjonction de baryte, un poids spécifique de même ordre en utilisant uni- quement des stériles provenant des schistes, de poids spécifique d'environ 2,9 et du carbone, de poids spécifique d'environ 1,45. à la condition de maintenir la teneur en carbone des matières solides en suspension à une valeur suffisamment basse, de l'ordre de 47 environ.
Four assurer cette élimination intensive du carbone, la suspension diluée provenant des rinçages des charbons lavés, des mixtes et des schistes, peut être additionnée, avant le flottage, d'un prélèvement fait sur la suspension dense en service dans les bacs de lavage, avant de l'envoyer aux appareils de filtration et de oonoentration.
L'élimination de carbone à laquelle il a été procédé
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a pour effet de maintenir la suspension concentrée extraite des épaississeurs et renvoyée dans les bacs de lavage du charbon, à une teneur en carbone notablement inférieure, de moitié par exemple, à oelle que doit avoir en définitive la suspension dense par laquelle s'opère le lage. De cette manière l'apport de carbone du-au charbon brut dans les bacs se trouve compensé et la teneur en carbone de la suspension de lavage n'augmente pas au delà de la valeur convenable.
La granulométrie des solides en suspension est Maintenue aux mêmes caractéristiques que dans le procédé connu par utilisation des mêmes appareils de filtration garnis des mêmes grilles ou toiles filtrantes.
L'addition oontinue de matière solide s'effectue par introduction de schistes broyés (pouvant provenir avantageusement des charbons bruts traités dans le lavoir) faite de préférence dans le réservoir d'alimentation ou est envoyée la suspension concentrée extraite des épaississeurs, s'il s'agit de schistes broyés à sec, ou dans le réservoir collecteur qui reçoit la suspension diluée provenant du rinçage des charbons lavés, mixtes et schistes avant son envoi au flottage, s'il s'agit de schistes broyés à l'état humide.
Lorsqu'on dispose dans le lavoir, d'une installation de flottage de sohlamms et de poussiers, on remplace avantageusement en tout ou en partie les sohistes broyés par des schistes provenant du flottage de ces schlamms et poussiers, schistes qui présentent la particularité intéressante d'être d'emblée en majeure partie au calibre voulu et de ne pas nécessiter de broyage.
L'introduction de ces schistes de flottage dans le circuit de lavage par liquide dense se fait de préférence en envoyant au bac de flottage de la suspension diluée, et en même temps qu'elle, les eaux schisteuses sortant du bac de flottage des schlamms et poussiers après avoir au besoin préalablement concentré ces eaux schisteuses dans des appareils appropriés pour éviter dintroduire inutilement de l'eau dans le circuit et n'introduire au contraire que les matières utiles :les schistes.
L'invention concerne également la partie d'une installation de lavage et d'extraction de minerais, notamment de charbon à séparer de sa gangue schisteuse, qui permet l'application du perfeotionnement qui vient d'être décrit.
Cette installation traite, par le liquide dense défini plus haut, des grains de charbon brut de 5. à 50 mm, qui sont séparés pour la commodité en trois catégories de grosseurs :5 à 10 mm, 10 à 30 mm, 30 à 50 mm. Ces divers calibres et cette décomposition ne sont pas limitatifs, l'invention s'appliquant à tous les charbons qu'on peut traiter par liquide dense, quels que soient leur calibre et leur décomposition granulométrique.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les parti- cularités qui ressortent tant des dessins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 représente d'une manière schématique l'en- semble de l'installation de lavage et d'extraotion de charbon.
La fig. 2 est une coupe-élévation simplifiée faite par X-X de la fig. 3 et rabattue à gauche, d'un bac de lavage ou de séparation, type de Vooys, avec les appareils de rinqage respectifs du charbon pur et des schistes.
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La fig. 3 représente le même bac vu en bout, avec une partie de l'appareil de séparation des mixtes.
La fig. 4 est une élévation avec coupe partielle faite par X-X de la fig. 3 et rabattue à droite, montrant de façon schématique le bac à mixtes et l'appareil de rinçage des mixtes.
Pour chaque catégorie de grosseur de grains de charbon brut, l'installation comporte deux réservoirs régulateurs 2 et 3 munis d'agitateurs 2a, 3a, un bac de lavage type de Vooys à trois produits avec circulation continue de suspension dense et trois appareils de rinçage, également du type de Vooys figurés, dans leur ensemble, par le rectangle 1 de la fig.l.
Le bac de lavage se compose (fig.) d'un récipient en forme de pyramide renversée 5 qui communique par sa partie inférieure avec un élévateur à godets 9 (pour la simplification du dessin, on n'a pas representé les godets de l'élévateur 9, mais seulement le oaisson dans lequel circulent les godets).
Un deuxième récipient 17, appelé bac à mixtes, communique d'une part avec la partie inférieure du récipient 5 en 18a par un conduit à section rectangulaire 18 qui se détache de la pointe du bac 5 et d'autre part avec la partie inférieure du caisson de l'élévateur à godets 9 par le tuyau 19 aboutissant en 19a dans ledit caisson.
Les trois appareils de rinçage sont : le crible à charbon lavé 20, le crible à mixtes 12 et le orible à schistes 21.
La suspension dense contenue dans le réservoir régulateur 3 est refoulée d'une façon continue, au moyen de la pompe 4 dans le bac de lavage 5 ou elle pénètre par le tuyau 6.
Une partie de cette suspension forme un courant ascendant de vitesse très faible et sort par un trop-plein 7, situé plus haut que l'orifice du tuyau 6, après avoir traversé une grille 8 qui retient les grains de charbon que contient la suspension. Elle tombe du trop-plein 7 dans le tuyau collecteur 11.
L'autre partie de cette suspension forme un courant descendant de vitesse également trèsfaible, quoique supérieure à celle du courant ascendant, remonte ensuite dans le oaisson de l'élévateur à godets 9, sort par son trop-plein 10 et se réunit dans le tuyau collecteur 11 à oelle qui a formé le courant ascendant.
Le rôle de ces deux courants est d'empêcher les produits dont la densité est très voisine de celle de la suspension, de stationner trop longtemps dansle bac, ce qui nuirait à son fonctionnement.
On décrira successivement le circuit d'extraction des mixtes, la séparation et le rinçage du charbon pur, puis des mixtes et des schistes, bien que ces opérations ne fassent pas partie de l'invention, avant d'expliquer comment on élimine le carbone de la totalité de la suspension diluée provenant du rinçage de ces trois produits.
Le tuyau collecteur 11 conduit la suspension dense sur l'appareil de rinçage des mixtes 12 (fig. 4). Celui-ci comporte un châssis animé de secousses-rapides, muni d'une grille supérieure 13 et d'une toile métallique inférieure 14. La suspension dense traverse d'abord la grille 13,
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puis la toile métallique 14 sur laquelle elle abandonne les petits grains de solide qu'elle contient. La suspension dense est ensuite recueillie dans la trémie 15 et revient au réservoir régulateur 3 par le tuyau 16.
Indépendamment de la circulation continue de suspension dense dont le fonctionnement vient d'être explique, un courant de suspension dense est créé dans le conduit 18, dont la partie supérieure aboutit au bac à mixtes 17 par un déversoir 22. Ce déversoir se trouve à une certaine distance au-dessous.du niveau atteint par la suspension dense dans le bac 5 et le oaisson 9 de l'élévateur à godets, niveau qui est défini par la position des trop-pleins 7 et 10. La différence de niveau entre le plan de liquide dans le bac 5 et le déversoir 22 provoque un courant ascendant dans le conduit 18; elle est réglée de façon telle que ce courant possède une vitesse parfaitement déterminée.
La suspension dense qui se déverse dans le bac à mixtes 17, traverse une grille 25 et est refoulée par une hélice 24 dans le tuyau 19 qui aboutit à la partie inférieure du oaisson de l'élévateur à godets 9. De sorte que finalement s'établit dans l'ensemble 18,28, 17, 19, pied de l'élévateur 9, conduit 18b, un oourant continu de suspension dense qui circule sans troubler en rien le lavage du charbon pur a la partie haute du bac 5.
Le rôle de l'hélice 24 est de maintenir le niveau de la suspension dense dans le bac à mixtes 17 en dessous du déversoir 22, afin de permettre le fonotionnement de ce déversoir.
Le fonctionnement du bac à trois produits, le même dans le procédé connu et dans le présent perfectionnement, à ceci près que le bac ne contient ici que de la suspension pauvre en baryte ou même totalement dépourvue de baryte, est le suivant:
Le charbon brut qui arrive dans le récipient 5 par la goulotte 25 est un mélange de charbon pur, de mixtes, qui sont des produits marchands de qualité inférieure, et de schistes qui sont des produits sans valeur.
Les grains de charbon pur flottent sur la suspension dense, dont la densité est réglée de façon que ledit charbon pur ait la teneur en oendres moyenne voulue. Ils sont entraînés par le ruban à palettes 26, passent sur la grille 8 au travers de laquelle s'écoule la-plus grande partie de la suspension dense qu'ils entraînent et sont conduits par le couloir 27 sur le orible 20 de rinçage du charbon lavé.
Le ohassis de ce crible, qui est animé de seoousses rapides, est muni d'une grille sur laquelle cheminentles grains de charbon pur. Ces grains sont soumis à un premier rinçage à eau clarifiée venant des épaississeurs 64 dont il sera question plus loin, par une rampe d'arrosage 38 et, ensuite, à un deuxième rinçage à eau claire par une rampe d'arrosage 28a. Ils sont conduits ensuite par une goulotte 29 vers des appareils de classement et de chargement.
Du rinçage à l'eau clarifiée puis à l'eau claire résulte une suspension diluée qui contient de fines particules de charbon pur ayant passé à travers la grille du crible 20. Elle est recueillie dans la trémie 30 et est évaquxée par le tuyau 31 vers des appareils ultérieurs comme il sera exposé ci-dessous. Les mixtes et les schistes contenus dans le bac 5
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avec le charbon brut, ayant une densité supérieure à celle de la suspension dense sur laquelle a surnagé le charbon pur, tombent par gravité vers la pointe inférieure du bac b puis, par l'orifice 18a et le conduit 18b, vers le pied de l'élé- vateur 9.
En traversant le conduit 18b, ils sont soumis à l'effet du courant circulaire de vitesse bien définie qui règne dans l'ensemble 18, 22, 17, 19, pied de l'élévateur conduit 18b. La vitesse de ce courant a été réglée de telle sorte que seules les mixtes soient entraînées par lui, les schistes continuant à tomber vers le pied de l'élévateur .
Les mixtes parviennent ainsi à travers le conduit
18 au déversoir 22 qu'ils franchissent avec le courant de liquide. Tombant dans le bac à mixtes 17, ils sont retenus par la grille 23, puis entraînés par la chaîne a raclettes
32 vers le crible 1a de rinçage des mixtes. Cheminant sur la grille supérieure 13 de ce crible ils abandonnent d'abord par simple égouttage une certaine quantité de suspension aense qui retourne par 15 et 16 au réservoir régulateur 5; puis ils sont soumis à un rinçage à eau clarifiée provenant des épaississeurs 64 par une rampe d'arrosage 33. Ils sont con- duits enfin par une goulotte 34 vers des appareils de relavage ou vers des tours d'emmagasinage.
La suspension diluée résultant du rinçage des mix- tes contientde fines particules de mixtes de dimensions inre- rieures à la maille de la toile métallique 14. Elle est recueillie dans la trémie 35, puis évacuée par le tuyau 36 vers des appareils ultérieurs comme il sera exposé ci-dessous.
Les schistes, qui n'ont pas été entrsinésen 18b par le courant ascendant, tombent à la partie inférieure de l'élévateur à godets 9 qui les remonte et les déverse sur le crible 21 de rinçage des schistes.
Le châssis du crible 21, qui est animé de secousses rapides, est muni d'une grille supérieure 37 et d'une toile métallique inférieure 38. Les grains de schistes cheminant sur la grille supérieure 37, sont soumis à un premier rin- çage à eau clarifiée venant des épaississeurs 64 par une rampe d'arrosage 39 et, ensuite, à un deuxième rinçage a eau claire par une rampe d'arrosage 40. Ils sont ensuite conduits par une goulotte 41 sur un transporteur qui les évacue vers l'extérieur.
La suspension diluée résultant du rinçage des schistes contient de fines partioules de schistes, de dimensions infé- rieures à la maille de la toile métallique 38. Elle est recueil- lie dans la trémie 42 et est évacuée par le tuyau 43 vers le réservoir collecteur 44.
Pour l'ensemble des trois catégories de grains lavés par liquide dense, l'installation se compose en outre aes appareils suivants montés en série : un tuyau 45 dans lequel se rassemblent les trois suspensions diluées sortant en 31, 36 et 43 des cribles de rincage des charbons lavés, des mixtes et des schistes ; un réservoir collecteur 44 dans lequel aboutit la suspension diluée résultante amenée par 45; un tuyau 46 qui amène au réservoir 44 des eaux schisteuses concentrées provenant d'une installation voisine de flottage à la mousse de schlamms et de poussiers; un tuyau 47 par lequel on peut éventuellement envoyer au réservoir 44 une certaine fraotion de suspension
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dense prélevée sur le refoulement des pompes 4 ;
un tuyau 48 par lequel on peut éventuellement in- troduire dans le réservoir 44 des schistes broyés à l'état humide dans une installation non représentée; un bac à plusieurs cellules de flottage à la mousse figuré simplement par le rectangle 49, alimenté par une pompe
50, mise en charge par le réservoir collecteur 44 ; un cône de concentration 51 pour le classement par grosseur des particules solides contenues dans la suspension diluée après flottage; des appareils de filtration 52 du type trommel Callow, montés en parallèle, ou sont séparées.et éliminées du cir- cuit les plus grosses'de ces particules ;
et enfin des épaississeurs 64 d'ou les pompes 65 et 66 renvoient la première, de l'eau clarifiée vers les.ram- pes d'arrosage 28, 33 et 39, la seconde, de la suspension concentrée vers-le réservoir d'alimentation 2 à agitateur 2a.
L'ensemble de l'installation fonctionne de la façon suivante :
Les réservoirs régulateurs 2 , qui reçoivent de la suspension dense concentrée en provenance des épaississeurs
64 et refoulée par la pompe 66, servent, comme dans le pro- cédé connu, à maintenir le niveau dans les réservoirs 3, ce niveau ayant tendance à baisser par suite de l'entraînement de suspension par les produits solides sortant du bac de lavage 5.
Ce bac sépare, comme dans le prooédé connu, le char- bon brut en charbons lavés, mixtes et schistes qu'il envoie sur les appareils de rinçage 20, 12 et 21.
Les rampes d'arrosage 28, 33 et 39 de l'ensemble de ces appareils sont alimentées par de l'eau clarifiée qu'une pompe 65 refoule des épaississeurs 64. Les rampes dtarro- sage 8a et 40 sont alimentées par de l'eau claire venant d'un château d'eau non figuré sur le dessin. Les fractions de sus- pension dense entraînées par les grains de charbon, de mixtes et de schistes dans les appareils de rinçage 20, 12 et 21, s'y mélangent avec les eaux de rinçage. Il en.résulte des suspensions diluées relativement trop riches en carbone, qui sortent par les tuyaux 51, 36 et 43 et se rassemblent dans le tuyau 45 en une suspension diluée unique qui est conduite au réservoir collecteur 44.
Dans l'erample choisi, on dispose, dansune installa- tion voisine, d'appareils de flottage à la mousse de schlamms et poussiers non représentés sur le dessin. Les eaux rési- duaires contenant les schistes de ce flottage (en abrégé : eaux schisteuses) sont préalablement concentrées dans un cône
67 ou elles arrivent par un tuyau 69. Cet appareil porte à sa partie inférieure un ajutage calibré 68 de diamètre con- venable débitant un liquide concentré en schistes qui est envoyé dans le réservoir collecteur 44 par le tuyau 46. Les eaux peu chargées en matière solide qui débordent à la partie supérieure de ce cône sont évacuées à l'extérieur du lavoir par un tuyau 70.
Le but de cette concentration est de permettre l'introduction dans le réservoir 44 d'une quantité de schistes 'suffisante pour le maintien de la densité optimum après passage ultérieur de la suspension dans les épaississeurs 64 sans que ,-,pour cela on soit obligé d'y envoyer trop d'eau qui surchar-
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gerait inutilement le circuit.
En variante, l'introduction des eaux schisteuses dans le circuit de la suspension diluée peut avoir lieu autre part que dans le réservoir collecteur 44, en particulier au moyen du tuyau 71 dans le cône de concentration bl dont il sera question plus loin.
Les liquides du réservoir collecteur 44 sont refoulés par une pompe 50 dans le réservoir n'alimentation 72 du bac de rlottage de grande capacité 49. -vant d'entrer au bac de flottage, ils passent sur une toile filtrante 73 qui a pour but de retenir les plus grosses particules de carbone qui, en raison de leurs dimensions, ne seraient pas entrainées par les mousses de flottage et les plus grosses particules de sohistes et mixtes, afin de dégrossir le travail incom- bant aux appareils ue filtrage principaux 52.
Le bac de flottage 49, qui est du type de la MINERAL SEPARATION ou d'un autre type connu quelconque, pousse l'élimination du carbone dans les mousses de façon suffisante pour que la teneur en carbone de la suspension concentrée ensuite dans les épaississeurs 64 et envoyée dans les bacs de lavage 5 soit egale, par exemple, a la moitié de celle que doit avoir en définitive la suspension aense par laquelle s'opère le lavage. De cette façon, l'apport continu de carbone dû au charbon brut dans les bacs se trouve compensé et la teneur en carbone de la suspension de lavage s'augmente pas au aelà de la valeur convenable.
Le bac de flottage 49 donne, d'une part, aes mousses chargées de carbone qui sont évacuées hors du système à liquide dense par un tuyau 74 et restitue, d'autre part, la suspension ailuée, débarrassée de la majeure partie du carbone. In suspension diluée est alors envoyée par le tuyau 75 dans le cône de concentration b1 ou s'opère un classement des wlémenta solides par grosseur. Dans cet appareil, le liquide se sépare en cieux courants : l'un, qui déborde ae la partie supérieure ae ce cône et ne contient aucune particule susceptible d'être retenue dans les appareils filtrants 52 situés en aval, est dirigé directement vers les épaississeurs 64 par le tuyau 79; l'autre, qui s'écoule a la pointe du cône par un ajutage calibré 76 de diamètre convenable, contient toutes les autres particules.
On l'envoie par un tuyau 57 dans plusieurs appareils ue filtration 52 du type trommel Uallow montés en parallèle, vers lesquels on l'entraîne par un courant d'eau claire venant au château d'eau pur un tuyau 77. Cet appoint a'eau ciaire facilite l'entraîne- ment de ce liquide concentré, sa répartition entre les appareils ae filtration et leur travail même de filtrage.
Les trommeis Callow sont constitués par deux flasques de tôle 55 reliés par des fers plats 54 de raçon a former un tambour qui tourne lentement dans le sens de ia flèche. our les fers plats est enroulée une toile métallique à mailles trèsfines 55. A l'intérieur au tambour se trouve un couloir 55 dont le rond percé de lumières, répartit le liquiae a filtrer qui vient ue la pointe du cône de concentration 51 par le tuyau 57 qui pénètre dans l'appareil à travers l'un des fonds. Le liquide qui traverse la toile métallique est recueilli dans la trémie 58. Les particules solides retenues par la toile métallique sont soumises à un rinçage à eau claire par une rampe d'arrosage 5. Elles sont ensuite entraînées avec la toile métallique dans son mouvement de rotation.
Le peu de liquide entraîné par les fers plats 54 commence à s'écouler dès que ceux-oi se trou-
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vent inclinés vers le centre; il est alors guidé vers le point le plus bas de la toile par le couloir 60, et traver- se la toile métallique en abandonnant au passage les parti- cules de dimensions supérieures à la maille de la toile, qu'il peut encore entraîner. Les particules adhérant encore à la toile se trouvent ohassées vers l'intérieur par l'eau claire d'une rampe d'arrosage extérieure 61 et tombent dans une trémie intérieure 62. De là, elles sont évacuées par le tuyau 63 à l'extérieur du système de lavage par liquide dense.
Le liquide filtré, recueilli dans la trémie 58 est envoyé par le tuyau 78 vers les épaississeurs 64. Il ne contient plus que des particules solides d'une dimension intérieure à la maille de la toile des trommels Callow.
Le fonctionnement ci-dessus décrit des trommels
Callow est le même dans le procédé connu de Vooys et dans le présent perfectionnement, à ceci près que la suspension diluée, qui est ici filtrée par les trommels, ne contient que très peu de baryte ou même n'en contient pas du tout et qu'elle est également beaucoup moins riche en carbone.
En raison de l'introduction d'eau claire dans le sys- téme par les rampes d'arrosage 8a, 40 et 59 et par le tuyau
77, il existe un excédent d'eau clarifiée qui est évacué des épaississeurs vers l'extérieur du lavoir, par le tuyau 81.
Cette évacuation est néoessaire pour éviter l'enrichissement en particules solides trop fines de la suspension contenue dans le système; le débit d'eau claire est réglé en conséquence.
Les épaississeurs 64, au nombre de deux fonctionnant en parallèle, fournissent à leur pointe(une suspension dense de densité supérieure à la densité de la suspension de lavage travaillant dans le bac laveur 5. La suspension épaissie est envoyée au moyen des pompes 66 vers les réser- voirs régulateurs 2 et 3 ou elle sert à ajuster la densité de la suspension de lavage et à compenser la sortie de suspension hors du bac 5 due à l'entraînement de cette suspen- sion par les charbons lavés, les mixtes et les schistes.
Quand, par suite d'un dépoussiérage imparfait des grains à laver par la suspension dense, la teneur en carbone ne saurait être maintenue àia valeur convenable par les seuls procédés indiqués ci-dessus, on soumet également au flottage à la mousse, de préférence dans le même bac 49 intercalé dans le circuit principal de la suspension diluée, encore une certaine quantité de suspension dense. Cette der- nière est prélevée sur le circuit continu formé par le bac de lavage 5, le réservoir 3 et la pompe 4; elle est envoyée par le tuyau 47 dans le réservoir collecteur 44 ou elle se mélange, avant flottage, à la suspension diluée provenant des rinçages.
En l'absenoe d'une installation de flottage de schlamms et de poussiers, l'apport d'éléments schisteux s'o- père en 80 dans le réservoir d'alimenttion sous forme de schistes broyés à sec ou bien en un autre.point, par exem- ple en 48 dans le réservoir collecteur 44, sous forme de schistes broyés à ltétat humide.
Il va de soi que des modifications de détail peu- vent être apportées au procédé qui vient d'être décrit sans sortir pour cela du cadre de l'invention.