<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION Malice CRIJNS "FER A SOUDER ELEOTRIQUE"
EMI1.1
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-==-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
La présente invention concerne un fer à souder à tête en cuivre ou autre métal, qui est chauffée en vue de réaliser le travail de soudure.
On connaît des fers à souder chauffés électrique- ment, dans lesquels il est fait usage d'une résistance chauffante.
Suivant l'invention la tête est chauffée directement grâce à un dégagement de chaleur obtenu entre une électrode en carborm et une surface de cette tête, qu'on pourrait appeler surface de jaillissement d'étincelle.
Cette électrode est avantageusement en carbone et comporte une extrémité pointue s'engageant dans un creux ménagé sur la face de contaot de la tête, creux qui devient un cratère incandescent lors du passage du courant.
Une particularité complémentaire de l'invention consiste dans le fait que le contact entre l'électrode et la tête est assuré par un ressort, l'une de ces parties au @
<Desc/Clms Page number 2>
moins étant mobile par rapport au manche de l'outil.
D'autres particularités de l'invention ressortiront de la description des dessins ci-annexés qui illustrent l'invention à titre d'exemple non limitatif.
Dans ces dessins :
Fig. 1 est une coupe longitudinale.
Fig. 2 est une vue en bout du coté de la tête.
Fig. 3 est une vue 'en plan par en dessous.
Fig. 4, 5, 6 et 8 représentent en profil des variantes de forme pour la tête.
Fig. 7 est une coupe dans un élément de la tête suivant la figure 6.
La tête 2 du fer à souder constituée, par exemple, en cuivre rouge est portée par une tige coulissante 3, se déplaçant dans une pièce métallique 4a solidaire du manche 4 par une vis4b.
A la face 2a de la tête 2 aboutit l'extrémité pointue 5 d'une électrode 5 avantageusement constituée par une tige de carbone engagée pour s'y maintenir dans l'extrémité 6a d'un support 6 solidarisé du manche 4 par une vis 6b.
L'extrémité pointue 5a pénètre dans un creux 2b de la face 2a de la tête 2.
Lors du travail, ces pièces sont maintenues dans cette position relative, même au fur et à mesure de la consommation de l'électrode 5 en carbone, par un ressort 3a.
Une extrémité de celui-ci est fixée en 4c sur la pièce métallique 4a solidarisée du manche 4, l'autre extrémité est fixée par pénétration dans un trou 3b de la tige coulissante 3.
Cette tige coulissante peut avoir une section telle que tout en étant capable de glisser dans la pièce métallique 4a, elle ne puisse tourner sur elle-même, ce qui rendrait difficile le travail de soudure au moyen de
<Desc/Clms Page number 3>
la tête 2.
Le manche 4 est en une matière isolante, par exemple en une matière plastique artificielle. Il est pourvu d'une ouverture 4e pour recevoir le fil électrique 7 à deux conducteurs 'la et 7b.
Le premier conducteur 7a est relié électriquement à la pièce métallique 4a par une vis 7c formant borne, le second conducteur 7b est relié à une vis 7d disposée à l'une des extrémités d'une lame élastique 8 d'un interrupteur du courant d'alimentation du fer à souder.
Cette lame porte à son autre extrémité un plot de contact, 7f, éventuellement en argent ou en un métal difficile- ment oxydable, fixé par une vis qui sert en même temps à la fixation d'un bouton poussoir 8a Ce plot ferme le circuit lorsqu'il est mis en contact avec le support 6 qui est métallique.
La lame 8 est disposée de manière que normalement l'interrupteur soit ouvert et que le passage du courant ne soit réalisé que lorsque l'opérateur exerce une pression sur le bouton poussoir 8a.
Lorsque le courant passe, il se produit à la pointe 5a de l'électrode en carbone un échauffement, qui donne naissance à une certaine luminosité et transforme en quelque sorte le creux 2b en cratère incandescent.
La lumière ainsi dégagée permet d'éclairer utilement le travail.
La tête 2 atteint une température suffisante après une vingtaine de secondes, le voltage du courant d'alimentation étant, par exemple, de l'ordre de 8 volts dans le cas de courant alternatif et de 4 à 6 volts dans le cas de courant continu.
Chaque fois que la tête se refroidit au cours du travail, ou que l'opérateur désire éclairer l'endroit où il
<Desc/Clms Page number 4>
dirige l'outil, il suffit qu'il ferme un instant le contact en poussant sur le bouton poussoir 8a
On remarque au dessin que la lame 8 forme couver- cle à l'espace du manche par lequel on accède à la vis 7c de fixation de l'un des conducteurs, @
Après usure, le remplacement de l'électfode en carbone 5 est très aisé. La tête 2 et la tige coulissante dans laquelle elle est fixée par matage peuvent être séparées du manche 4 en retirant l'extrémité du ressort 3a hors du trou 3b de la tige 3.
Pour pouvoir retirer la tête d'une autre manière, opposées l'une à l'autre deux rainures 3 Úont été pratiquées dans la tige 3, rainures qui sont droites dans leurs parties supérieures, puis hé- licoidales 3d et ensuite droites à leurs parties -intérieures.
Chacun des ergots 10,calés, l'un par la vis 4d, l'autre par la vis 4 , sur la pièce métallique 4a, coulisse dans ces rainures 3c et imprime dans la partie hélicoïdale 3d un mou- vement de rotation à la tige 3, écartant ainsi angulairement la tête 2 de l'électrode de carbone 5 à remplacer.
On peut, dans une autre forme d'exécution, réaliser le même mouvement d'écartement de la tête de l'électrode de carbone en fixant les ergots sur la tige et en prati- quant les rainures dans la surface creuse de la pièce métal- lique 4a.
La tige coulissante 3 pourra être en cuivre de même que le support 6 de l'électrode 5.
Toutefois, une partie de ce support pourrait être en un autre métal moins bon conducteur de la chaleur, mais néanmoins conducteur de l'électricité.
Il en est de même de la pièce métallique 4a.
La tête 2 représentée aux figures 1, 2 et 3 peut avoir une conformation quelconque ainsi que représenté aux figures 4 et 5.
<Desc/Clms Page number 5>
La figure 6 représente une autre forme d'exécution de la tête. L'électrode en carbone 5 est glissée dans le creux de la tête 2, dont elle est séparée par un isolant 9, par exemple en terre réfractaire, en forme de cylindre creux à rainures longitudinales 9a. Une section transversale de ce cylindre isolateur est représenté à la figure 7. Le contact entre les deux électrodes a lieu à l'intérieur de la tête 2.
Pour diminuer l'échauffement de l'électrode de carbone, des accès d'air 2c ont été prévus dans l'électrode métallique 3 ainsi que des rainures 9a susdites dans le cylindre isolateur 9.
La figure 8 représente encore une autre forme d'exécution de la tête en variante de la forme représentée à la figure 7. Le contact entre les deux électrodes a lieu également à l'intérieur de la tête 2 mais celle-ci est fixée à la tige 3, elle même'fixée au corps du fer à souder au. moyen d'une bague 2d et de vis 2e,L'électrode en carbone 5 peut être déplacée vers la surface de contact de la tête 2, au moyen d'un ressort 11. Ce ressort agit sur l'électrode en carbbne 5 par l'intermédiaire d'une pièce isolante 12 butant contre un collet 5b de l'électrode en carbone 5 et est fixé sur la tête 8 à l'aide d'une autre pièce isolante 13.
Cette électrode 5 est reliée au support 6 solidaire du manche par un câble 16 fixé par une vis 17 sur une bague 15, fixée elle-même sur l'électrode 5.
Il est aisé de constater que le fer à souder suivant l'invention est très maniable, son entretien est des plus facile, l'éclairage qu'il procure est d'une grande utilité et la consommation de courant est relativement faible.