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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à 1-,appui d'une DEMANDE DE BREVET D'INVENTION Monsieur Emile P I Q U E R E Z Compresseur de lubrifiant.
Demande de brevet déposée en. France le 17 mai 1944.
La présenta invention a pour objet un compresseur de lubrifiant destiné à refouler le lubrifiant sous haute pression, plus particu- lièrement en vue du graissage des machines, des automobiles et de toutes pièces mécaniques en mouvement, du type dans lequel le refoulement du lubrifiant est obtenu par la double action successive d'une aspiration produite par le vide et d'une pression ultérieure fournie 'par un piston compresseur.
Les appareils connus de ce type sont établis de telle sorte que le même piston provoque, par sa course d'aller, l'aspiration créatrice du vide et, par sa course de retour, le refoulement ou la surpression du lubrifiant.
Généralement,, dans un appareil de ce type, une soupape à rassort anti-retour est disposée pour s'appliquer sur un siège, prévu à la sortie du cylindre de comprassion, dès que la pression n'est plus exercée par le piston-compresseur-.
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Il,arrive que des impuretés s'opposent à la fermeture de la soupape à ressort ce qui trouble le fonctionnement du compresseur et dans le cas de graisse consistante il existe toujours des poches d'air qui s'opposent au fonctionnement, correct de l'appareil.
Le but de l'invention est la réalisation d'un appareil du type visé dans lequel le fonctionnement de l'organe prévu pour assurer la compression s'exerce toujours de manière normale malgré la présence de poches d'air dans le lubrifiant utilisé, ledit appareil ne comportant pas de soupape a ressort à la sortie du cylindre de compression.
Le compresseur suivant 1'invention est remarquable en ce qu'il comporte un cylindre divise en deux chambres par un piston-mobile ; l'une des chambres servant au refoulement du lubrifiant comporte un orifice de refoulement, tandis que l'autre chambre senvant à l'alimentation est mise en communication avec le reservoir à lubrifiant par une lumière que découvre le piston à un moment de sa course. Le piston est percé dans son axe d'un canal dans lequel se déplace une tige de laquelle il reçoit son mouvement avac un certain jeu axial, ladite tige commandant un organe d'obturation qui ferme le canal pendant la course de compression, et qui l'ouvre pendant la course inverse, pour ..lettre en communication la chambra o'alimen = tation avec la chambre de refoulement.
La tige centrale reçoit son mouvement d'un moyen mécanique extérieur appropriai qui peut être un lavier commande a la main, ou tout autre organe actionné mécaniquement d'un mouvement alternatif.
La tige centrale est munie de deux butées situées de part et d'autre du piston de compression ; avec un jeu convenable, pour entraîner positivement ledit piston de compression dans la course de compression et dans la course de retour, avec un coulissement relatif a cnaque fin de course, du piston de compression par rapport à la tige centrale.
La butée qui entraîne le piston de compression dans la coursa qe compression forme en même temps obturateur du canal dudit piston.
Des rainures peuvent être ménagées sur la surface de la tige centrale pour assurer une section suffisante de passage au lubrifiant
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entre la chambre, d'alimentation et la chambre de compression sans qu'il soit nécessaire de laisser un jeu exagéré entre la tige centrale et la paroi du canal du piston de compression, -D'autres avantages et caractéristiques rassortiront da la description qui va suivre en référence au dessin représenté à titre d'exemple et dans lequel :
La fig.l est une vue en soupe Verticale à travers- un appareil de graissage facilement déplaçable comportant le dispositif compresseur suivant l'invention.
La fig.2 est une vue en coupe axiale à plus grande échelle montrant l'organe compresseur à fin de course ascendante.
La fig.3 est une vue correspondante à la fig.2 montrant l'organe compresseur à fin de course descendante.
Au- dessin :
Le réservoir de lubrifiant 1 est fixé sur un bâti 2 supportant un axe 3 sur lequel est montée une roue porteuse 4 permettant de déplacer rapidement, d'un point à un autre d'un atelier ou d'un garage, l'appareil de graissage.
La cylindre de compression 5 est disposé dans l'axe du réservoir 1 et est fixé sur le fond 6 dudit réservoir 1 au moyen de sa collerette 7 et de boulons 8.
Dans la partie supérieure du cylindre 5 sont percées des lumières 9 établissant la communication entre l'intérieur du réservoir de lubrifiant 1 et. l'alésage 10 du- cylindre 5.
Dans la partie inférieure dudit cylindre 5 est percé la trou radial 11 pour le passage du lubrifiant dans le conduit de refou- lament 12, lequel se fixe dans un taraudage 13 d'un boss-aga 14.
A chacune de ses extrémités le cylindre 5 est fermé de manière étanche. A la partie supérieure la fermeture est. réalisée au moyen d'un bouchon 15. A la partie inférieure la fermeture est réalisée au moyen d'une douille 16 et d'un bouchon 17.
Dans la douille 16 se déplace axialement une tige 18 vissée dans un étrier 19 qui présente une fente allongée 20 traversée par un axe 21 porté par un levier de commande 22 qui tourillonne autour de l'axe 3 supportant la roue porteuse 4 de l'appareil.
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Le levier 22 est utilisé comme levier ou. pédale pour la manoeuvre de l'organe compresseur, il est constamment rappelé à la position représentée à la fig.l par un fort ressort de rappel 23 (fig.l) attaché, d'une part, a un point @4 dudit levier 22 et, d'autre part, à un point fixe 25 du bâti 2.
A son extrémité supérieure la tige commandée 18 présente un épaulement circulaire 27 qui), à la course descendante de la tige commandée 18, viendra s'appuyer sur la surface supérieure 28 d'un piston annulaire 29, monté à frottement doux dans l'alésage 10 du cylindre 5, et entraînais ledit piston annulaire dans sa propre course.
Des rainures longitudinales 30 sont taillées à la périphérie de la tige commandée 18 pour établir, à certaines phases du fonctionnement, la communication entre les côtés amont et aval l'organe compresseur composé 26-29.
A sa partie inférieure le piston annulaire 29 présente un épaulement 31 contre lequel s'applique, à une certaine phase du fonctionnement, un jonc 32 monté dans une gorge formée autour de la tige 18 ; cette disposition étant prévue pour qu'à un moment donné la tige 18 puisse entraîner dans sa course ascendante ledit piston annulaire 29,
Le réservoir de lubrifiant 1 étant rempli par exemple de graisse consistante et les différents organes de l'appareil de graissage décrit étant à la position représentée à la fig.2, si l'on suppose que l'appareil a déjà fonctionne et qu'en consequence de ce fonctionnement préliminaire le cylindre de compression 5 et la conduite de refoulement. 12 sont dejà remplis de graisse. le fonctionnement en vue d'un graissage sera le suivant :
en appuyant, par exemple avec le pied, sur la partie antérieure du levier 22, ce dernier se déplacera angulaire me nt autour de l'axe 3, dans le sens de la flèche F, a l'encontre du ressort 23 qu'il mettra sous tension.
Au cours de ce déplacement angulaire du levier 22 la tige 18 se trouve entraînée vers le bas et le piston commandé 26 vient se centrer à l'intérieur du piston annulaire 29,pendant cette première
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phase de fonctionnement, le piston commandé 26 à déjà refoulé une légère fraction de la graisse, d'amont en aval, par les rainures longitudinales 30.
Le déplacement angulaire se continuant l'épaulement 27 du piston commandé 26 vient d'appliquer sur la partie supérieure 28 du piston annulaire 29 qui est. alors asservi mécaniquement et, pendant une seconde phase de fonctionnement., les deux pistons 26-29 ne forment plus que l'organa unique compresseur, lequel surpresse la graisse précédemment transvasée d'amont en aval dudit organe de compression 26-29 et la refoule vers le point à graisser, par le conduit de refoulement 12.
Lorsque la course de sens F du levier 22 est terminée (voir fig.3) le piston annulaire 29 a découvert les lumières 9 mettant ainsi en communication la cylindre de compression 10 et l'intérieur du réservoir à graisse 1. pendant sa course de refoulement de la graisse vers le point à graisser l'organe composé de compression 26-29 à établie le vide au-dessus de lui dans l'alésage 10 de sorte que, dans une toisième phase de fonctionnement, la chambre supérieure du cylindre se remplit de graisse de manière connue sous l'action de la pression atmosphérique ou éventuellement de toute autre pression complémentairs.
'Le levier-pédale 22 étant relâché, le ressort 23, mis sous tension pendant la course d'éjection de la graisse, exerce son action sur le levier 22 qui en remontait pousse la tige 18 vers le haut ; cependant que le piston annulaire 29 reste tout d'abord. immobile'. Le piston mécanique 26 dégage le haut du piston tubulaire semi-flottant 29 et la communication s'établit immédiatement entro la chambre supérieure et la chambre inférieure du cylindre.
Dès que le jonc d'entraînement 32 porté par la tige commandée 18 vient buter contre l'épaule 31-du piston annulaire 29 ce dernier se trouve asservi par la commande mécanique et les deux pistons 26-29 ne constituent plus qu'un organa unique qui en remontant ferme les lumières 9.
Ensuite, pendant une cinquième et dernière phase de fonc-
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tionnement, la graisse refoulée par l'organe de compression 26-29 passe d'amont en aval de ce dernier par les rainures longitudinales 30 et vient remplir la chambre inférieure du cylindre, Les différents organes du compresseur sont finalement revenus aux positions représentées à la fig.2.
Si il existe une compression quaiconque aans la conduite de refoulement, comme c'est le cas lorsque de l'air emprisonné dans la graisse s'y est trouve comprime, le lubrifiant ne pourra pas refluer dans le cylindre 10 pendant la course de retour, car, dès le debut de celle-ci les lumières 9 se trouvent fermées, et le lubrifiant contenu dans la chambre supérieure du cylindre est refoulé sous pression par les rainures 30 dans la chambre de compression inférieure, et cette pression peut-être aussi élevée qu'on le desire, pour vaincre la contrepression régnant dans la conduite de refoulement.
Ce dispositif rend donc totalement inutile l'emploi de la soupape habituellement disposée sur le refoulement des compresseurs à lubrifiants connus.
Il est evident que la forme de réalisation décrite n'a eté donnée qu'à titre d'indication et non de manière limitative.
C'est ainsi par exemple que la commande du piston 26 solidaire de la tige commandée 18 pourrait être réalisée de n'importe quelle manière, soit par voie pneumatique, hydraulique, électrique, etc. sans que s'en trouve modifié le caractère de l'invention.