<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande da B R E V E T D' INVENTION Auguste GODITIABOIS, . "Dispositif d'armature provisoire et éléments ainsi provisoirement armés\
L'invention concerne un moyen permettant d'armer provisoirement des éléments de construction en vue d'armer ceuxci contre des sollicitations n'intervenant que temporairement plus. généralement dans les manipulations préalables à leur mise e position définitive. On sait en effet que dans les travaux de construction et dans les travaux de génie civil en général., cerfaines pièces sont soumises pendant leur transport et pendant leur mise en place à des sollicitations qui disparaissent et n'in- terviennent plus jamais lorsque lesdites pièces sont en service.
Le plus bel exemple est fourni par le pieux de fondation qui n'est destiné qu'à soutenir des efforts de compression lorsqu'il est en service normal, cependant qu'il est soumis à des efforts importants de flexion lorsqu'il est soulevé de manière à être amené de la position horizontale de transport à la position ver-
<Desc/Clms Page number 2>
ticals d'utilisation. Ces sollicitations de flexion sont d'autant plus importantes et dangereuses que le pieux présente une plus grands longueur et à fortiori lorsque le pieux de grande longueur est réalisé par la juxtaposition d'un certain nombre de tronçons rapportés.
L'invention a pour objet principal une armature provisoire capaole d'être introduite dans les éléments de construction au prorata des sollicitations provisoires et d'être retirée aisément en vue de son réemploi lorsque les dites sollicitations provisoires ont définitivement disparue
Substantiellement, ces armatures provisoires sont constituées par des tronçons d'armatures réunis les uns aux autres par un moyen amovible, le bout libre du premier tronçon prenant appui à l'intérieur de la pointe du pieux, le bout libre du dernier tronçon prenant appui sur le bout opposé du pieux. Entre ces deux points extrêmes est introduit un effort de compression provoqué par exemple par une traction suffisante exercée sur l'armature.
Dans cet exemple, un nombre convenable de telles armatures étant introduit, le pieux se trouve être provisoirement armé contre les effets de flexion. Lorsque le pieux sera en place, il suffira d'enlever l'armature provisoire. A cette fin, et selon une autre caractéristique dominante de l'invention, l'armature provisoire prend appui à l'intérieur de la pointe du pieux d'une telle manière que les éléments d'appui peuvent être dégagés, en sorte que l'on peut retirer lesdites armatures provisoires.
Suivant un mode préféré d'exécution, le bout inférieur de l'armature provisoire est pourvu d'une-traverse capable de passer au travers de l'ouverture oblongue, en sorte que selon que ladite traverse se trouve en regard ou en travers de ladite ouverture, ladite armature peut être enlevée ou se trouve ancrée.
Cn peut appliquer ces prescriptions à des armatures provisoires à un seul tronçon ou constituées d'un nombre indéterminé de tels tronçons. Dans ce dernier cas, les tronçons successifs
<Desc/Clms Page number 3>
seront solidarisés par un moyen simple aisément effaçable, tel qu'une broche, une goupille ou tout autre lien mécanique passé au travers d'orifices adéquats des bouts juxtaposés. Les armatures peuvent être rigideou souples. Lesarmatures rigides seront favorables à l'enlèvement ultérieur.
On pourra également appliquer ses armatures caracté- ristiques à des éléments de construction réalisés en une seule pièce ou en un certain nombre de tronçons juxtaposés. Dans ce cas, ces armatures provisoires auront non seulement pour office de s'opposer à des sollicitations temporaires, mais également de solidariser entre eux les différents éléments constitutifs plus particulièrement pendant les manutentions diverses précédant leur mise en position normale après quoi ces tronçons sont maintenus en position correcte par l'effet même des sollicitations de compression à la résistance desquelles ils sont destinés.
On pourra donc, dans ce cas complexe, réaliser des ensembles d'éléments solidarisés sur chantier, ces ensembles étant ensuite transportés à pied-d'oeuvre, mis en place. Enfin, on procédera à l'enlèvement des armatures provisoires. On réalise donc par ce moyen un processus de construction extrêmement expéditif et économique. Les armatures temporaires peuvent être même importan- tes, sans grever dangereusement l'économie de la construction, puisque leur réemploi est pratiquement infini.
A simple titre d'exemple, sans aucun caractère limitatif, un mode d'application est schématisé aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 est une coupe longitudinale par un pieux provisoirement armé; la figure 2 est une coupe transversale selon la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 est une coupe d'un tel pieux pendant l'opération de fonçage; la figure 4 est une coupe longitudinale du même pieux
<Desc/Clms Page number 4>
pendant l'opération d'enlèvement de l'armature provisoire.
Jans ce cas d'application, le pieux est en l'occurrence constitué par la juxtaposition d'un certain nombre de tron- çons 1 en forme de cylindrescreux. Le tronçon inférieur forme la pointe du pieux et présente une champre 3 destinée au logement de la pièce d'ancrage de l'armature provisoire. En l'occurrence, la pointe métallique estsolidarisée au noyau ± obstruant l'entrée de ladite chambre à. l'intervention de pattes d'ancrage 6, L'armature provisoire est formée par un certain nombre de barres métalliques7. Chaque barre estterminée à un bout par une fourche 8 entra les dents de laquelle vient s'ajuster le bout de la barre adjacente.
E5 les bouts ainsi rapprochés sont tranversés par un tourillon ± immobilisé par un écrou 10 et subsidiairement une plaque d'appui 11. Le tronçon inférieur de l'armature provisoire porte une traverse 12, Le bout ?, du pieux présente en outre un brassage .1; de section oblongue dont les dimensions sont légérement supérieures aux dimensions transversales de la traverse 12.
Le fond de la chambre 3 présente une plaque d'appui 14 sur laquelle se détachent deux butées 15,16 qui limitent le déplacement angulaire de la traverse 12. Le tronçon supérieur de l'armature provisoire est, par exemple, fileté sur une certaine hauteur 17 et peut prendre appui sur la plaque de tête 18 à l'intervention d' écrous 19 et de contre-écrous Par cette disposition, on comprendra donc qu'il est aisé de juxtaposer le nombre adéquat de tronçons 1, d'introduire l'armature provisoire et de solidariser l'ensemble en serrant énergiquement les écrous et contre-écrous 19, 20.
L'armature provisoire constituera à la fois le moyen de solidarisation des différents tronçons et une armature longitudinale établie en sorte qu'elle donne aux pieux ainsi assemblé; une résistante suffisante à la flexion lorsque le pieux portant sur la pointe est soulevé par la tête, de manière à être amené de la position horizontale à la position verticale. Il suffit alors de foncer le pieux de la manière ordinaire, comme schématisé à la fi-
<Desc/Clms Page number 5>
gure 3 en prenant la précaution de recouvrir la plaque de tête 18 par une contre-tête 21 mettant la partie supérieure de l'armature provisoire à l'abri de l'action de la sonnette de fonçage.
Lorsque le pieux est mis en place il suffit, comme schématisé à la figure 4, de retirer la contre-tête 21, de desserrer les écrous et contre-écrous 19, 20,de faire tourner toute l'armature provisoire, de manière à amener la traverse 12 en regard de l'ouverture oblongue 13 et de soulever l'armature provisoire de manière à la dégager de la pointe du pieux. On peut alors retirer successivement chaque tronçon. L'armature provisoire ainsi récupérée peut être réutilisée ultérieurement.
Les avantages de cette technique nouvelle sont extr- memet importants. dans l'Art de la construction. On réalise en effet une grande économie d'acier par rapport à la technique ordinaire du béton armé, l'armature provisoire ou de manutention pouvant être réutilisée indéfiniment. D'autre part, après fonçage on peut introduire dans le pieux une armature strictement adaptée aux données techniques de l'application envisagée, armature qui sera noyée ensuite dans du béton coulé dans la partie creuse du pieux. On peut également faire subir au pieux une précontrainte Freyssinet permanente en même temps que la misa en tension de l'armature de manutention. Cette dernière ne sera alors que l'appoint nécessaire à la manutention du pieux avant et pendant le fonçcge.
Cette technique nouvelle permet également de profiter de tous les avantages inhérents à la fabrication de petits élé- monts vibrogirés. Lesfrais d'installation d'un chantier sont relativement très réduits à raison notamment de la faible dépense en coffrage, les moules métalliques étant réutilisés un grand nombre de fois. On peut également réaliser immédiatement toute longueur de pieux à imposer par les circonstances et cela moyennant exactement la même technique et le même matériel d'atelier ou de chantier.
Enfin, on bénéficie de l'avantage importait de
<Desc/Clms Page number 6>
pouvoir, quellesque soient lesapplications, foncer à l'aide du matériel courant de chantier et notamment de la sonnette classique, celle-ci ne devant d'autre part ne subir qu'un chômage réduit au minimum, ce qui est essentiel dans l'économie d'un chantier.
Les armatures peuvent être réalisées souples ou rigides et composées de un ou de plusieurs éléments récupérables. L'objet de l'invention est applicable à tous éléments de construction nécessitant une résist à des sollicitations provisoires. Ces éléments peuvent être exécutés en tout matériau, béton, bois, pierre naturelle, métal ou autre. Le moyen de mise en tension desarmatures provisoires est essentiellement variable.
On pourra appliquer l'objet de l'invention dans de nombreux cas de la pratique, tels que lespieux de fondation, les poutres principales de ponts en béton armé ou précontraint devant être lancées par exemple.
EMI6.1
i7; Tj T'(^ llT l.- Dispositif d'armature provisoire pour toutes pièces de construction devant subir des sollicitations temporaires, caractérisé en ce que l'armature est formée par un élément souple ou rigide en un ou plusieurs tronçons dont un bout présente une pièce d'ancrage et l'autre bout un moyen capable de mettre l'armature en tension, d'une telle manière que ladite armature peut ultérieurement être enlevée de la pièce.