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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D' I N V E N T I O N Nicholas BOUDIKINE, " Machine perfectionnée pour couper des tiges oomparativement grosses et/ou dures ou semi- dures de plantes ". Priorité du brevet anglais N 566 222 demander le 2 juillet 1943.
La présente invention concerne une maohine pour couper des tiges comparativement grosses et/ou dures ou semi-dures, plus particulièrement destinées au moissonnage sur une grande échelle de cannes à sucre, d'hélianthes, de mats, de plantes de ooton et de plantes analogues.
Le but principal de l'invention est de fournir une machine qui est capable de couper de longues étendues de plantes telles que celles indiquées ci-dessus, l'instrument coupant étant mon- té sur un véhicule approprié quelconque, à propulsion par mo- teur de préférence, pour couper les tiges de plantes à environ 2 pouces du sol de façon à permettre le passage libre de la ma- chine, un autre but étant que l'ensemble de la machine soit tel que son fonctionnement ne nécessite pas des soins expérimentés.
La machine est du genre dans lequel le mécanisme coupant consiste en deux ou en plusieurs soies circulaires montées dans une position basse sur un véhicule en vue d'atteindre les tiges en un point très bas, ces soies étant montées avec recouvrement sur un caisson portant le moyen de commande des soies et s'é- tendant latéralement'transversalement par rapport à la circula- tion du véhicule.
Dans la disposition suivant la présente invention, toutes les scies circulaires sont placées un peu en dessous de la sur- face inférieure du caisson de leurs moyens de commande à une distance d'environ 3 pouces du sol, de sorte qu'après que les tiges ont été coupées par les soies circulaires, la machine peut passer librement sur les bouts de tiges laissés dans le sol.
Le nombre de scies circulaires ainsi montées peut varier de deux à douze et même plus, suivant les besoins.
Les bords adjacents des sciés se trouvent dans des plans différents à une petite distance l'un de l'autre, par exemple 1/2 pouce ou moins, et ils se recouvrent sur une distance d'au moins 1 pouce, de préférence de 2 à 4 pouces. Une semblable disposition de deux soies circulaires a une importance spéciale pour ce qui concerne le sectionnement complet des tiges des souches laissées dans le sol, comme cela est expliqué dans la suite.
. Dans une forme préférée de construction, les scies cireu- laires sont montées sur un caisson allongé qui est supporté la- téralement de façon appropriée par le véhicule de façon à se placer dans la direction transversale à la direction de marche
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du véhioule et contient un certain nombre d'engrenages à den- ture hélicoïdale, correspondant au nombre des scies circulai- res, pour actionner ces dernières, de préférence toutes dans le même sens. Les engrenages hélicoïdaux sont actionnés par 'Un arbre commun logé dans le caisson allongé et actionné de pré- férence par un moteur approprié prévu sur le véhioule, par 1' intermédiaire d'engrenages coniques.
Au lieu des engrenages à denture hélicoïdale, on peut faire usage d'autres moyens de transmission appropriés, par ex- emple d'une chaîne et de roues de chaîne, d'une vis sans fin et d'une roue de vis sans fin, eto...
Le caisson allongé, qui peut avoir de 2 à 4 mètres de 'long ou plus, est de préférence rempli d'huile et est supporté par deux roues à une petite distance du sol, par exemple 3 ou 4 pouces, l'arbre de transmission passant librement à travers le caisson. A des distances appropriées l'une de l'autre, le oaisson est pourvu de plaques intérieures pour supporter l'ar- bre dans des roulements à billes. Entre les deux roues de sup- port d'extrémité, un certain nombre de barres repliées en é- triers sont fixées transversalement au oaisson pour agir comme moyen de protection contre les grandes pierres qui peuvent être rencontrées sur le trajet, ces barres glissant par dessus ces p ierre s.
En vue d'empêcher la flexion en arrière du caisson allon- gé lorsqu'il rencontre une résistanoe importante de la part des tiges à soier, un châssis approprié est attaché au caisson le long de celui-ci et est supporté latéralement par le véhioule, le châssis étant conformé de telle manière que s'il est pressé vers l'arrière son côté supporté par le véhicule bute immédia- tement par l'intermédiaire d'un amortisseur de chocs oontre une solide surface de résistanoe du véhicule et contrebalance ainsi la résistance offerte par les tiges, ce qui empêche le caisson de fléchir.
Le châssis peut constater en des contre- fiches ou en des barres de tension reliant différents points du oaisson allongé à une barre latérale s'étendant vers l'ar- rière, attachée à une extrémité au oaisson et supportée à son autre extrémité par le véhicule, une plaque de tôle, disposée de façon à recouvrir toutes les barres, servant à reoevoir les tiges sciées qui tombent sur oelle-oi. Le caisson est de préfé- renoe pourvu à ses deux extrémités frontales dé plaques de gui- dage incurvées vers l'extérieur de façon que toutes les tiges qui peuvent être rencontrées en ces points peuvent être reoour- bées vers l'intérieur et ainsi amenées dans la zone de coupe des soies..
Les soies circulaires réparties de façon appropriée sur la longueur du caisson allongé peuvent être montées de façon à se trouver dans des plans horizontaux ou être inclinées vers le bas ou vers le haut.
Dans les dessins annexés, montrant l'invention à titre d'exemple :
La figure 1 est une vue en plan d'une construction de moissonneuse " mammouth " pour la machine suivant la présente invention.
La figure 2 est une vue en élévation en partie en coupe de la commando à roues à denture hélicoïdale, suivant un plan oontenant les axes des arbres de soie.
Les figures 3 et 4 montrent respectivement en vues en plan et en élévation la disposition de deux saies circulaires dans leur position de coupe.
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Les figures 5 et 6 montrent respectivement en vue en plan et en élévation avec une partie du caisson enlevée, une con- struction modifiée comportant deux soies circulaires, la pro- fondeur générale du caisson et des soies étant sensiblement réduite.
On a désigné aux figures 1 et 2 par a les soies circulai- res qui sont'montées sur un caisson allonge b supporté par le véhicule représenté schématiquement par c et par rapport auquel le caisson s'étend latéralement et est maintenu à une courte distance du sol au moyen de deux roues d. Les scies circulaires sont combinées individuellement à des roues à denture hélicoi- dale e1, e2 mises en fonctionnement par un arbre commun f qui est logé avec ces roues dans le oaisson allongé b, l'arbre oom- mun traversant librement celui-ci et étant actionné par un mo- teur approprié monté sur le véhicule, par l'intermédiaire de roues coniques g1, g2 respectivement montées sur l'arbre commun et sur l'arbre de commande h du moteur.
Le caisson allongé b. qui est rempli d'huile, est pourvu d'un certain nombre de plaques intérieures i supportant l'arbre f. k est un châssis attaché le long du caisson allongé et destin? à prendre appui contre le véhicule 6 lorsque le oaisson rencontre une résistance importante de la part des tiges à scier et est ainsi pressé vers l'arrière, la butée du côté du châssis contre le véhicule agissant à l'encontre de cette résistance, ce qui empêche le caisson de s'infléchir. Ce châssis consiste en un certain nombre de contre-fiches reliant différents points dU caisson à une barre latérale 19. s'étendant vers l'arrière, attachée par une extrémité au caisson et portant à son autre extrémité une courte pièce de butée k2 qui bute contre le véhi- cule, de préférence par l'intermédiaire d'un amortisseur de ohoos k3.
1 sont des plaques de guidage Incurvées vers l'extérieur prévues aux deux extrémités antérieures du caisson et destinées . à amener dans le champ de coupe des soies toutes les tiges qui peuvent être rencontrées en ces points, m est une tale recou- vrant le châssis k et servant à recevoir-les tiges coupées qui tombent sur celle-ci. Au lieu de la t8le on peut employer un récipient collecteur approprié.
Des moyens sont prévus pour protéger les scies des pier- res et pour permettre à la machine de passer librement sur ces pierres lorsqu'elle les rencontre. Ces moyens consistent de préférence en des barres r en forme d'étriers fixées à des dis- tances appropriées l'une de l'autre transversalement au oaisson allongé, leurs parties intérieures étant approximativement au même niveau que les extrémités inférieures des roues d'extrémi- té d.
- Dans le cas des figures 3 et 4, a1, a2 sont deux scies circulaires montées dans une machine suivant la présente inven- tion, n étant une des tiges à couper. Les soies sont disposées de façon à tourner dans le même sens, comme on l'a indiqué par les flèches o1,o2, un coté de la tige n sera coupé dans le sens indiqué par 1a fièche p7. L'application de pression dans les deux directions opposées agit contre toute flexion de la part de la tige pendant l'opération de coupage. En outre la pénétra- tion graduelle des deux soies dans la tige lorsque le véhicule avance produit finalement-,un sectionnement complet de la tige n de la souche n1, la partie g située entre elles étant prati- quement réduite en poudre par l'opération de découpage, par suite de sa très faible épaisseur.
7 et l'autre côté, dans le sens opposé, indiqué-par la flèche P2
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Si l'on se reporte à la construction très plate représen- tée aux figures 5 et 6, on voit que l'arbre longitudinal f ao- tionne les soies circulaires a1, a2 à une très grande vitesse au moyen d'une vis sans fin s1, s2, de roues de vis sans fin t1, t2 et par l'intermédiaire d'engrenages u1,u2, toutes ces pièces étant disposées dans un plan horizontal Tans un caisson très plat b, en vue d'effectuer un découpage rapide et de per- mettre eux plantes de tomber sans aucune obstruction.
Le type à deux soies est destiné principalement à la ré- colte de cannes à suore et de tiges dures analogues, tandis que le type " mammouth ". avec un grand nombre de soies, est destiné à la réoolte du mais, des hélianthes, des plantes de ooton, etc...
L'invention n'est pas limitée aux exemples et aux détails donnés ci-dessus, qui peuvent être modifiés sans qu'on sorte du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
1.) Une machine du genre indiqué pour couper et réoolter des tiges de plantes comparativement grosses et/ou dures ou de- mi dures telles que des cannes à sucre, des hélianthes, du mais, des plantes de coton, etc..., à environ 8 pouces du sol, en vue de permettre le passage de la machine, dans laquelle toutes les scies circulaires sont disposées légèrement en dessous de la surface intérieure du caisson de leurs moyens de commande, à une distance d'environ 2 pouces du sol, de telle sorte qu'après que les tiges ont été ooupées par les soies oiroulaires, la ma- chine peut passer librement sur les souches laissées dans le sol.