<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
"PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A CHARIOT ROULANT A DEPLkcà2.;.rlT RECTILIGNE".
La présente invention, due à Monsieur Charles PICARD, est relative à des perfectionnements apportés aux machines à chariot devant se déplacer en ligne droite, principalement sur de grandes longueurs, ce chariot étant muni de galets roulant sur une sur- face plane ou sensiblement plane et portant un instrument de travail, par exemple un ou des chalumeaux d'oxy-coupage destinés à découper des longueurs rectilignes sur les tôles ayant les plus grandes longueurs qu'on rencontre dans l'industrie, le chariot roule sur la surface de la tôle et le découpage doit être rigou- reusenient rectiligne.
Suivant un premier point de la présente invention, le chariot porte-outil est à quatre roues montées sur deux essieux aussi rapprochés l'un de l'autre que possible et suit un guide recti- ligne ; il porte un bras porte-outil parallèle aux essieux et situé dans un plan a égale distance des deux essieux ; il est en- traîne par un chariot moteur par l'intermédiaire d'une liaison souple, ce qui permet aux roues du chariot porte-outil de
<Desc/Clms Page number 2>
porter toujours sur la surface de la tôle malgré les légères irrégularités de celle-ci. Le chariot moteur suit un guide paral- lèle ou confondu avec le guide du chariot porte-outil, ou même simplement à peu près parallèle.
Dans ces'conditions l'outil, par exemple le ch@lumeau placé le plus près possible de son chariot- support, reste toujours à distance pratiquement constante de la tôle et attaque toujours celle-ci sous le même angle.
En outre, suivant la présente invention, le dispositif de guidage rectiligne du chariot porte-outil consiste essentielle- ment en une bande flexible, en général métallique, placée sur la surface comme on va le voir et dont les bords sont disposés paral- lèlement à la ligne droite à travailler, par exemple à découper; cette bande se trouve tendue et immobilisée à chacune de ses extré- mités ; de plus, on dispose entre la bande et la surface de la tôle des cales espacées et d'une épaisseur suffisante pour empêcher les galets du chariot, dont les faces intérieures touohent les bords de la bande de façon à être guidée par ceux-ci, de monter sur cette bande au cours du déplacement du chariot. Eventuellement les cales sont solidaires de la bande.
La bande métallique flexible offre l'avantage de présenter une grande rigidité latérale ; il suffit donc d'une tension qui n'a très pas besoin d'être/élevée pour éviter tout déplacement latéral du chariot dont les roues sont guidées par les arêtes latérales de la bande. Elle est constituée par exemple par de l'acier à ressorts et en pratique pour cet acier sa largeur est comprise entre 10 et
EMI2.1
20 centimézres et son épaisseur est de 1 à 2 m/m, c'est-à-dire qu'elle est suffisamment faible pour que la bande soit très suuple et, de préférence, qu'elle puisse éventuellement être enroulée sans déformation permanente sur un tambur placé par exemple sur un support situé sur un des côtés de.la surface et en dehors de celle- ci,
tandis qu'une mâchoire peut recevoir l'extrémité de la bande opposée à celle fixée au zambour, cette mâchoire étant fixée à un second support situé sur le côté de la surface opposé à celui où est situé le tambour et en dehors de celle-ci; le second support porte le dispositif de tension de la bande. Les deux supports portent
<Desc/Clms Page number 3>
@ les dispositifs d'immobilisation de la bande, éventuellement ils peuvent être déplacés le long des extrémités de la tôle perpendicu- , de moyens/ laire a la direction générale d'usinage, et être munis/de réglage en hauteur et d'orientation de la bande sur la surface.
Lorsque la tôle présente une surface pratiquement plane, la band repose sur toutes les cales et celles-ci reposent sur la tôle de sorte que l'outil reste au cours de son déplacement à une distance cons- tante de la tôle. Lorsque la surface de la tôle présente de légères irrégularités, la bande touche la tôle par l'intermédiaire des cales dans les régions convexes de la surface; dans ce cas, la tension à donner à la bande est suffisamment modérée pour que la bande pré- sente naturellement une flèche qui la fait reposer sur la 'tôle par l'intermédiaire des cales dans les autres régions.
Dans le cas d'irrégularités plus prononcées que la normale, on dispose de pré- férence des cales plus épaisses dansles endroits les plus concaves afin de maintenir le contact indirect entre la bande et la tôle et d'augmenter ainsi la rigidité latérale de la bande, le chariot res- tant dans tous les cas à même distance de la tôle puisqu'il roule sur celle-ci.
Les figures du dessin ci-joint représentent schématiquement et à titre d'exemples des modes de réalisation de la présente in- vention. Dans ces figures, les figures 1 et 2, @ la première en élévation, la seconde en plan, représentent une certaine longueur de la bande en question à l'endroit où se trouve le chariot qui, dans cet-exemple, est un chariot pour machine d'oxy-coupage. Les figures suivantes représentent divers moyens de fixation de la bande.
Suivant la figure 1, au-dessus de la tôle a à découper sui- vant la ligne x, y, près d'un de ses bords, on place la bande métal- lique b sous laquelle sont fixées de petites cales c de forme rec- tangulaire ou ronde reposant sur la surface de la tôle et de hauteur suffisante pour que les deux paires de roues dl et d2 du chariot porte-outil qui sont rapprochées ltune de l'autre, soientguidées par les bords de la bande, sans monter sur celle-ci au cours de leur déplacement.
Le chariot moteur peut être constitué par un essieu portant deux roues motrices d3 mues par un moteur m (mécanique,
<Desc/Clms Page number 4>
électrique, hydraulique par exemple, à ressort ou autre); ce chariot moteur est articulé par une bielle el au chariot,porte- outil e, de façon que les roues de celui-ci portent sur la tôle malgré ses irrégularités; un bras h supporté par le chariot e dans le prolongement de l'axe g et dont on peut régler la lon- gueur porte à son extrémité le chalumeau f à circulation d'eau.
L'extrémité du bras h peut elle-même être articulée et permettre des orientations variées du chalumeau, ou bien porter plusieurs chalumeaux, éventuellement diversement inclinés de fa- çon à faire des coupes à un ou plusieurs chanfreins.
Lorsque l'ensemble du ou des chalumeaux f avec leurs tuyau- teries souples est assez lourd et complexe, il peut y avoir in- térêt à le faire supporter par une béquille avec galet roulant sur la tôle pour éviter tout fléchissement qui ne maintiendrait plus constante la distance entre le (ou les) becs et la tôle.
Avant de se servir de l'appareil pour le découpage, on tend la bande parallèlement à la ligne à découper en exerçant un effort de traction à l'une de ses extrémités ou aux deux, par exemple par l'un ou l'autre des moyens représentés aux figures 3 et 4 suivantes qui sont des vues en plan.
Suivant la figure 3, on fixe la bande b directement sur la surface en plaçant sur celle-ci, par exemple sur la tôle à dé- couper a, à proximité de la ligne de coupe x, y, deux supports j et k, dont la surface est à la hauteur de la surface supérieure de la tôle et qui sont maintenus en place au moyen par exemple dtagrafes à vis p. L'un des supports k reçoit le chariot e dans une position qui, dans la figure,, est celle de la fin de sa course; il reçoit aussi le tambour t sur lequel est enroulée la bande b et le serre-joints S2, immobilisant la bande après que celle-ci a été tendue parallèlement à la ligne droite x, y à parcourir. Le support j est placé dans les mêmes conditions à l'extrémité opposée de la tôle et il comporte la visv/de tension de la bande et le serre-joints s1.
<Desc/Clms Page number 5>
Les tuyaux flexibles amenant les gaz et éventuellement lteau de refroidissement peuvent être supportés, soit par une potence solidaire du chariot porte-outil, soit par un autre chariot se déplaçant sur'un chemin de roulement placé à une certaine distan- ce au-dessus de la tôle; ce chariot peut par exemple être mû par un moteur électrique branché en série avec le moteur du cha- riot el, pour que leurs mouvements soient synohronisés.
Suivant la figure 4, la bande b peut aussi être fixée à ses extrémités sur deux chariots supports j1 et kl se déplaçant chacun sur des chemins de roulement rl, r2 le long des extrémités de la tôle perpendiculaires à la direction générale d'usinage.
Le tambour t et la vis de tension v sont orientable autour des axes verticaux zl et z2 afin de permettre au chariot e de décrire des lignes dans tous les sens; les serre-joints s1 et s2 se déplacent dans des secteurs circulaires yi et y2. Bien entendu des dispositifs non représentés, de réglage en hauteur des supports j1 et kl par rapport à leurs chariots respectifs permettent d'a- mener ces supports à la hauteur de la surface de la tôle et de les fixer dans cette position.
Les figures 5 (vue en élévation) et 6 (vue en plan) repré- sentent une autre réalisation du chariot porte-outil et du cha- riot moteur, utilisés avec un dispositif spécial de support du chariot moteur, lequel ne roule pas sur la tôle.
La'bande b, munie de ses cales, est fixée sur le dessous d'une poutre A et est tendue par l'intermédiaire de deux petits sup- ports analogues à ceux de la figure 3 et placés aux extrémités; cette poutre nta pas besoin d'être absolument rigide ni recti- lignet est suspendue à un portique ou à un pont roulant B; elle est orientable en tous sens au-dessus de la tôle par l'entremise de la vis V orientable dans la rotule C.
Cette disposition pré- sente un intérêt particulier lorsqu'on découpe à la fois les deux bords opposés de la tôle, le chariot portant alors deux cha- lumeaux opposés ou,dans le cas de chanfreins doubles, deux paires opposées de chalumeaux; elle permet d'effectuer toutes les coupes rectilignes sur une tôle sans avoir à déplacer celle-ci. ,
<Desc/Clms Page number 6>
Dans ce cas, la poutre porte le chariot moteur 1 qui, au moyen d'un bras articulé D, tire le chariot porte-chalumeaux E. Ce dernier roule sur la tôle a et est guidé par la bande b.
REVENDICATIONS
Perfectionnements aux machines à chariot roulant sur une surace plane ou sensiblement plane et portant un instrument de travail devant se déplacer en ligne droite, consistant en les points suivants pris séparément ou en combinaison:
1 - Le chariot porte-outil est à quatre roues montées sur deux essieux-aussi rapprochés l'un de l'autre que possible; il porte un bras porte-outil parallèle aux essieux et dont l'axe est à égale distance des deux essieux; il est entraîné par un cha- riot moteur par l'intermédiaire d'une liaison souple.
2 - Le dispositif de guidage du chariot porte-outil consiste essentiellement en une oande flexible dont les bords sont placés parallèlement à la ligne droite à faire suivre au chariot tendue et immobilisée chacune de ses extrémités et maintenue à faible distance de la surface par des cales espacées pour empêcher les galets du chariot, dont les bords sont guidés par les bords de la bande, de monter sur celle-ci.
Moyens d'exécution des perfectionnements ci-dessus, consis- tant @ dans l'un ou l'autre de ceux suivants :
1 - Une extrémité de la bande est fixée sur un support placé à une extrémité de la surface et en dehors de celle-ci tandis que l'autre extrémité de la bande peut être enroulée sur un tambour fixé à un deuxième support à l'autre extrémité de la surface et en dehors de celle-ci, ce support portant en outre le dispositif d'immobilisation de la bande.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.