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" Perfectionnements aux portes de fours à coke "
La présente invention est relative aux portes de fours à coke et, plus particulièrement aux portes de fours à coke du type auto-étanche, munies d'un joint de bordure flexible en métal s'étnndant sur la totalité de la périphé- rie.
Les portes employées pour fermer les extrémités des chambres de cokéfaction de fours à coke horizontaux se composent au moins de deux parties d'importance capitale, c'est-à-dire d'un élément extérieur métallique et d'un tam- pon intérieur de poids élevé fait d'une matière réfractaire telle que argile, silice ou similaire, et qui, lorsque la porte se trouve en position d'emploi dans l'orifice d'une chambre de cokéfaction, est en contact avec le charbon en traitement ou le coke.
Dans le cas de portes auto-étanches pour fours à coke, chacune comporte, en plus des deux élé- ments précédemment indiqués, une bordure d'étanchéité métal- lique flexible constituant un élément de la porte et interca- lée entre les deux premiers éléments, cette bordure ayant des dimensions périphériques plus grandes que celles du tam- pon en matière réfractaire et étant constituée par une bande métallique qui s'étend sur la totalité de la périphé- rie de la porte de fours à coke, le bord libre étant replié sous un certain angle par rapport à la surface principale
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de la bande métallique en direction du tampon réfractaire de la porte assemblée.
L'un des objets de l'invention consiste à per- fectionner l'assemblage dudit élément extérieur métallique, de l'élément auto-étanche et du tampon réfractaire d'une porte de fours à coke pour constituer un bloc d'une résis- tance améliorée à la distorsion et à.la déformation par la chaleur et, par conséquent, d'un meilleur fonctionne- ment dans le but envisagé pour des périodes d'emploi plus longues.
Un autre objet de l'invention consiste à pré- voir des perfectionnements simples et eff icaces, grâce aux- quels les trois éléments indiqués d'une porte de fours à coke peuvent être assemblés en un bloc robuste dans lequel ils sont maintenus en bonne place les uns par rapport aux autres et solidement bloqués contre tout déplacement hori- zontal relatif, tandis qu'en même temps ils peuvent séparé- ment se dilater ou se contracter verticalement indépendam- ment les uns des autres, ainsi que l'exigent les conditions thermiques différentes auxquelles ils sont soumis pendant le fonctionnement du four à coke, sans qu'il en réstilte des tensions ou compressions de distorsion les uns sur les autres.
Un autre objet de l'invention consiste à pré- voir, pour des portes de fours à coke ayant des bordures auto-étanchesen métal, des moyens de réglage élastiques pour ces bordures d'étanchéité, grâce auxquels leur contact avec les cadres des portes peut etre rendu non rigide et souple de sorte que, en position d'emploi dans les orifices des chambres de cokéfaction, leur aptitude à l'adaptation correcte àux irrégularités existantes ou variables des cadres de portes est automatiquement assurée.
D'autres objets de l'invention consistent en des perfectionnements et autres avantages et effets de fonc- tionnement, tels qu'ils peuvent être réalisés avec les procédés ou appareils décrits ci-après.
Conformément au perfectionnement d'après la présente invention, une porte de fours à coke est construite tout autour d'un panneau dit de serrage qui sert en même temps à porter ledit élément extérieur métallique robuste de la porte, le tampon en matière réfractaire, l'élément auto-étanche, ainsi que tous les dispositifs caractéristi- ques usuels de la porte, les accessoires et dispositifs auxi, liaires tels que les leviers de blocage, la porte de la barre-niveleuse, et similaires.
Dans la aisposition perfec- tionnée suivant l'invention de la porte pour fours à coke, les trois premiers des éléments indiqués sont directement boulonnés sur le panneau d3 serrage, mais seulement dans une section et, de préférence, la section supérieure de la porte tandis que, dans les autres portions de la porte, ces éléments sont indirectement boulonnés sur ledit panneau de serrage. Ce sont : l'élément extérieur métallique, l'élément auto-étanche et le tampon réfractaire de la nouvelle porte pour fours à coke qui, dans la plus grande partie de leur longueur, sont maintenus dans le bloc de la porte par des barreaux espacésformant taquets, à leur tour directement boulonnés en position fixe.par rapport au panneau de serra- ge.
De cette façon, et dans la plus grande partie de leur longueur, les trois éléments indiqués de la porte sont sim-
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plement pressés contre le panneau de serrage par les bar- reaux formant taquets et, etant donné que, par suite de cette disposition, il existe des points fixes à défaut de contact entre le panneau et lesdits éléments séparément ou ensemble, ils peuvent tous se déplacer librement dans le sens vertical lesuns par rapport aux autres dans un rapport correspondant aux différences de dilatation ou de contraction qu'ils peuvent subir pendant le fonctionnement des fours à coke correspondants, et ces mouvements peuvent avoir lieu sans qu'il en résulte une distorsion ou un déca- lage entre ces éléments.
La présente invention concernant les portes de fours à coke comprend également des perfectionnements aux dispositifs de réglage répartis sur toute la périphérie de chaque porte et qui sont destinés à réaliser l'adaptation de l'élément métallique auto-étanche au contour de la sur- face d'étanchéité usinée du cadre de porte correspondant, qui entoure l'orifice de chaque chambre de cokéfaction d'une batterie de fours à coke, malgré les petites varia- tions du contour qui résultent du chauffage continuer par la chambre de cokéfaction voisine.
Jusqu'à présent, ces dispositifs de réglage de l'élément auto-étanche étaient disposés pour porter contre ledit élément par contact rela- tivement rigide, non flexible, et une faible variation dans l'inflexion de l'élément d'étanchéité, en un point de con- tact quelconque, pouvait se produire sans être suivie d'une réadaptation manuelle des dispositifs de réglage. Ceci constituait un grave inconvénient, étant donné que le con- tour de la bordure auto-étanche de l'élément auto-étanche et celui du cadre de porte-correspondant ne demeurent pas constants pendant une période prolongée, ou même pendant le chargement, la cokéfaction et l'éjection d'une seule charge de four à coke.
Par exemple, il se produit respecti- vement un refroidissement rapide et un réchauffage rapide de la bordure auto-étanche et du cadre de la porte pendant la période d'éjection du coke, et l'effet opposé est obtenu lors de la remise en place de la porte dans l'orifice de la chambre de cokéfaction. Manifestement, un réglage rigide et statique du contour de la bordure d'étanchéité constitue un obstacle à l'obtention d'une chambre de cokéfaction bien close pendant toute la période de cokéfaction.
Le dispositif de réglage de la bordure d'étan- chéité préu par le perfectionnement suivant la présente invention est agencé pour appliquer une pression d'une élasticité limitée sur la bordure d'étanchéité de sorte que, lorsque des portes de fours à coke équipées de ce dis- positif se trouvent jointes et verrouillées en position dans les chambres de cokéfaction, toutes les parties de chaque bordure d'étanchéité sont toujours susceptibles d'exécuter indépendamment les unes des autres un faible mouvement similaire à celui de la respiration en cas de modifications localisées de leur contour, afin qu'elles puissent s'adapter automatiquement aux faibles variations localisées du contour du cadre de porte correspondant, qui se produisent continuellement même pendant un seul cycle de cokéfaction.
Le mode de réalisation particulier du dispositif de réglage de la bordure d'étanchéité repré- senté sur le dessin comporte, en résumé, un carter cylindri- que ouvert aux deux extrémités et destiné à être porté par l'élément extérieur métallique de la porte. Ce cylindre contient une sorte de piston disposé pour se déplacer en
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un mouvement de va-et-vient dans l'ouverture du cylindre par laquelle ce dernier est fixé sur la porte, et muni d'une tête conique d'un diamètre supérieur à celui de la tige, tête qui s'engage sur un siège de forme correspondan- te ménagé sur le côté interne de l'ouverture que traverse le piston.
Dans le carter est logé un ressort hélicoïdal coaxial avec le piston et disposé pour exercer une pression variable sur la tête conique à l'aide d'une vis de réglage, vissée dans une douille à filetage intérieur correspondant, monté dans le carter à l'extrémité opposée au piston. Grâce à ce dispositif de réglage perfectionné de la bordure d'étanchéité, la pression qui est appliquée par la barre dé verrouillage entre le cadre de la porte et tous les points de la bordure d'étanchéité ne peut être supérieure a la pression exercée par le ressort hélicoïdal sur le piston qui porte contre ce point de la bordure d'étanchéité,
Dans le cas contraire,
le piston recule vers l'intérieur du carter et réduit la pression et il devient ainsi près** que impossible de déformer en permanence une portion quel- conque de la bordure d'étanchéité en essayant d'amener une autre portion de cette bordure en contact étanche avec le cadre de porte.
Le dessin annexé montre à titre d'exemple une disposition et un procédé perfectionnés suivant l'invention et pour la mise en oeuvre de cette invention, étant bien entendu que l'invention ne se limite pas aux modes de réa- lisation représentés.
La figure 1 est une élévation, vue du côté du chariot-poussoir d'une porte de fours à coke montrant les caractéristiques d'après la présente invention, cette porte se trouvant en position d'emploi à l'extrémité d'une cham- bre de cokéfaction d'un four à coke horizontal.
La figure 8 est une coupe verticale suivant la ligne II-II de la figure 1.
La figure 3 est une coupe horizontale, suivant la ligne 111-111 de la figure 1, de la porte de la barre niveleuse ménagée dans la porte pour fours à coke.
La figure 4 est une coupe horizontale suivant la ligne IV-IV de la figure 1, à travers le dispositif supé- rieur à barre de Verrouillage.
La figure 5 est une coupe à plus grande échelle d'un dispositif de réglage pour la bordure d'étanchéité suivant la présente invention, cette coupe laissant voir l'agencement intérieur.
La figure 6 est une vue à plus grande échelle d'une fraction de la figure a et montre avec plus de clarté les nouvelles dispositions prévues dans le voisinage de la partie inférieure de la porte pour fours à coke représentée par cette figure.
La figure 7 est une coupe horizontale à plus grande échelle suivant la ligne VII-VII de la porte pour fours à coke suivant la figure. 1. et montre clairement le nouveau procédé pour assembler les différents éléments dans la porte perfectionnée suivant la présente invention.
Les mêmes chiffres de référence indiquent sur toutes les figures les mêmes éléments.
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Sur les figures du dessin, la porte de fours à coke perfectionnée suivant l'invention est représentée dans la position d'emploi dans l'orifice d'une extrémité des chambres de cokéfaction 10 d'une batterie usuelle de fours à coke horizontaux. Dans ces batteries, les chambres de coké- faction 10 sont formées par des parois de chauffage espacées 11 en maçonnerie, et cesparois de chauffage se prolongent d'un côté sur l'autre de la batterie et contiennent plusieurs carneaux de chauffage 12, dans lesquels des combustibles ga- zeux sont brûlés avec de l'air, la chaleur développée étant absorbée par la maçonnerie des parois de chauffage et trans- mise au charbon qui se trouve dans les chambres de cokéfaction voisines, pour le chauffer à la température de cokéfaction.
Le long des faces dtune batterie de fours à coke horizontaux, les parois de chauffage et les chambres de cokéfaction sont réparties en une succession alternée. La maçonnerie des parois de chauffage 11 à carneaux est soutenue à chaque extrémité par des montants de carcasse verticaux 13 et entre l'aile interne de chaque montant et les briques d'extrémité 14 de chaque paroi de chauffage sont intercalées des cales plates 15 qui protègent les briques et répartissent la pression des montants de carcasse sur une surface plus grande. A chaque extrémité de chaque chambre de cokéfaction 10 de la batterie, l'orifice de chaque chambre de cokéfaction est garni d'un fadre massif de porte en fonte 16, qui entoure complètement ledit orifice et dont la section horizontale est générale- ment profilée en L.
Le cadre de porte est encastré dans un évidement peu profond ménagé dans les briques d'extrémité, ainsi que le montrent clairement les figures 3, 4 et 7, et tout intervalle entre le cadre et la construction en maçon- nerie est comblé par une garniture fibreuse réfractaire, de préférence en amiante, ou similaire, pour empêcher les in- filtrations de l'air ou les fuites de gaz de distillation hors des chambres de cokéfaction en ces points. Le cadre de porte est retenu dans cet évidement par des bossages évidés 17, répartis par intervalles le long de la surface extérieu- re du cadre, et par des boulons filetés 18 insérés dans ces bossages et vissés dans des trous filetés ménagés dans les cales 15, les bossages du cadre de porte étant 'ainsi maintenus par pression en contact avec les cales retenues par les montantsde carcasse.
Une surface usinée 19 d'un oadre de porte 16 fait office de surface d'étanchéité qui coopère avec la bordure métallique d'étanchéité d'une porte de four à coke pour fermer hermétiquement l'orifice corres- pondant de la chambre de cokéfaction par rapport à l'air extérieur, sur les parties supérieure et inférieure et de part et d'autre de chaque cadre de porte est fixé un crochet de verrouillage 20, une paire de ces crochets étant disposée pour coopérer avec une barre de verrouillage d'une porte pour retenir cette dernière dans l'orifice d'une chambre de cokéfaction.
La partie supérieure horizontale du cadre 16 est munie sur la face extérieure d'une nervure rectangulaire 21 disposée horizontalement, à laquelle la porte de four à coke suivant l'invention est suspendue lorsqu'elle se trouve en position demploi dans l'orifice de la chambre de cokéfac- tion, la suspension étant réalisée à l'aide d'un crochet 24 qui s'étend vers l'intérieur et vers le haut au-delà du corps principal de la porte,
La partie inférieure horizon- tale du cadre est munie au milieu d'une courte nervure 22 disposée verticalement qui coopère avec une rainure 23 ména- gée dans la tranche inférieure de la porte pour faciliter le oentrage par rapport aux parois de chauffage de la cham- bre de cokéfaction lors de l'enlèvement et de la remise en position dtemploi dans l'orifice de la chambre de cokéfac- tion.
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Ainsi qu'il a été spécifié précédemment, la porte de four à coke 25 suivant la présente invention com- porte des caractéristiques essentielles telles que l'élément métallique extérieur ou dos de porte, ainsi que l'élément auto-étanche et le tampon intérieur en matière réfractaire, tous assemblés en un bloc d'une manière nouvelle et perfec-1 tionnée, permettant auxddts éléments de se dilater et de se contracter séparément, tandis qu'en même temps, tous ces éléments sont bloqués contre tout déplacement horizon- tal ou latéral les uns par rapport aux a utres. Dans la porte représentée, un plateau de serrage 26, que montrent plus clairement les figures 6 et 7, constitue l'armature de la porte en ce sens que tous les autres éléments sont supportés directement ou indirectement par ce plateau.
Ce plateau 26 se prolonge de l'extrémité supérieure vers l'ex- trémité inférieure et d'un côté vers l'autre du corps principal de la porte suivant l'invention, destinée à être employée sur le côté de la sortie du coke de la batterie.
Dans le cas de la porte qui doit être employée sur le côté du chariot-poussoir, et qui est représentée par les rigu- res 1, 2 et 3, une ouverture suffisamment grande est ména- gée dans la partie supérieure.du plateau de serrage, pour permettre le passage de la barre-niveleuse employée pour niveler le dessus de la charge de charbon dans la chambre de cokéfaction 10.
L'élément extérieur métallique ou dos de porte
27 comporte une pièce métallique coulée en forme de cadre qui entoure complètement la porte, la partie centrale de ce cadre étant évidée pour permettre l'accès au plateau de serrage qui est intercalé entre le cadre de fonte et le tampon réfractaire dans le bloc de porte assemblé Les par- ties de l'élément 27 qui sont orientées verticalement, sont munies de lourdes nervures de renforcement 28 faisant saillie vers l'extérieur et dont la hauteur décroît au rur et à mesure qu'elles s'approchent des parties supérieure et inférieure de l'élément 27.
Sur la porte du côté du chariot- poussoir, les deux côtés verticaux dudit élément 27 sont réunis par l'intermédiaire d'une nervure transversale 29 de section en L, prévue sur le cadre moulé du dos de porte et sur laquelle la partie inférieure du cadre 30 de la porte de la barre niveleuse est fixée par des boulons 31.
En coupe transversale, les côtés du dos de porte massai* 27 ont chacun la forme générale en T, avec la partie inférieure de ce "T" orientée à angle droit par rapport au plateau de serrage 26, et formant les nervures de renforcement 28, tandis que la barre supérieure du "T" est orientée parallèlement par rapport au panneau de ser- rage, avec la partie 32 de cette barre de "T", qui délimite l'ouverture centrale du dos de porte, quelque peu décalée par rapport au reste, ainsi que le montre clairement la figure 7. Cette partie décalée 32 est la partie du dos de porte par laquelle celui-ci est fixé sur le plateau de serrage.
A la partie supérieure de la porte de four à coke, directement au-dessus et exactement au-dessous de l'ou- verture pour le nivelage du dessus de la charge de charbon, les parties décalées 32 du dos de porte 27 sont boulonnées directement sur le plateau de serrage 26 à l'aide de boulons
33, dont les têtes sont noyées dans le poteau de serrage, ainsi que le montrent les figures 1, 2 et 3, ces boulons passant par des trous ménagés dans la partie déealée 32.
Les autres parties du cadre de porte sont seulement indirec-
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tement fixées sur le plateau de serrage, c'est-à-dire à l'aide de barreaux 34 formant taquets, ainsi que le montre la figure 7, et qui sont eux-mêmes directement boulonnée sur le plateau de serrage. Ces barreaux formant taquets ont une longueur supérieure à la distance entre les tranches voisines des parties décalées $2 du cadre de porte et ils sont munis d'une paire de trous que traversent les boulons
35, dont les têtes sont noyées dansle plateau de serrage.
Des écrous 36 sont destinés à appuyer simplement les bar- reaux 34 sur le cadre de porte qui, à son tour, est appuyé contre le plateau de serrage. De cette façon, et en consé- quence de la disposition précédemment décrite, le cadre de porte est effectivement et simplement suspendu sur des points fixes de la partie supérieure du plateau de serrage et dans la plus grande partie de sa longueur, il peut toujours se dilater et se contracter verticalement indé- pendamment du plateau de serrage et des barreaux fixés , sur celui-ci, mais il est bloqué contre tout déplacement horizontal ou contre tout décalage important.
Le tampon réfractaire de la porte de four à coke comprend un support métallique pour la matière réfrac- taire qui s'étend sensiblement de l'extrémité supérieure vers l'extrémité inférieure du tampon, mais qui est divisé en trois sections distinctes 37, comprenant chacune un support de base 38 d'une seule pièce avec une paire de pa- rois latérales espacées 39.
Des barrettes en métal 40 espacées relient chaque paroi latérale 39 au dos de chaque section du support métallique.Dans les parois latérales 39 sont ménagées de courtes fentes de dilatation divisant les bords dans le proche voisinage des chambres de cokéfaction chaudes et des parois sont conformées de façon qu'elles aient, en coupe horizontale, la forme d'une cornière à angle aigu, dont l'aile la plus longue sert à retenir la matière réfractaire dans chaque section 37, tandis que la partie supérieure de l'aile la plus courte* ainsi que la barrette supérieure 40, sont destinées à fixer chaque sec- tion métallique 37 séparément sur le plateau de serrage, l'une au-dessus de l'autre, et ce à l'aide de boulons 42 ayant des têtes noyées dans le plateau..de serrage ainsi que le montrent les figures 2 et 3.
La partie inférieure la plus importante de chaque section 37 est fixée sur le plateau de serrage d'une manière similaire à celle décrite pour la partie inférieure du dos de porte 27. Ainsi que le montre clairement la figure 7, des barreaux 43 formant taquets, munis de boulons noyés 44, sont fixés directement sur le plateau de serrage par des écrous 45, qui serrent l'aile la plus courte des parois latérales 39 en t'orme de cornières à angle aigu du support métallique 37, pour la maintenir simplement en contact avec le plateau de serrage, les bar- reaux et les boulons 44 ayant pour effet d'empêcher tout déplacement horizontal et latéral des supports de tampon à l'intérieur de la porte assemblée, mais leur laissant toute:
liberté pour se dilater ou se contracter dans le sens vertical par rapport au plateau de serrage, ce qui bien entendu est également le cas pour le dos de porte 27. La matière réfractaire employée 46, qui fait la plus grande partie du poids du tampon de la porte, est moulée dans les différentes sections porteuses et repose sur leur partie de base, et cette matière est retenue dans sa position par les parois latérales 39 de chaque section. Les intervalles entre la matière réfractaire, ses parois latérales et le plateau de serrage sont remplis d'une garniture souple résistant au feu 47, qui ne contrarie pas les déplacements relatifs entre les éléments 26. 39,43 et 48 lors des dilatations et des contractions.
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L'élément d'étanchéité flexible 48, d'une seule .pièce avec la bordure d'étanchéité 49, qui coopère avec la surface d'étanchéité 19 du cadre de porte 16, pour cons- tituer un joint à l'extrémité correspondante d'une chambre de cokéfaction 10, est formé par découpage en longueur d'une barre en U.
Des sections de cette barre sont ensuite assemblées par soudure pour constituer un anneau ou cadre d'une manière analogue à celle décrite par le brevet améri- cain N 2.338.675. Mais, dans la porte de four à coke sui- vant la présente invention, ce cadre est boulonné sur le platea de serrage 26 seulement par les boulons 42 qui se trouvent dans le voisinage de la partie supérieure de cette porte et qui fixent les supports métalliques 37 de la ma- tière réfractaire sur le plateau de serrage seulement dans la zone de la porte de nivelage.
De cette manière, l'élé- ment d'étanchéité est donc simplement suspendu dans la porte assemblée, à la partie supérieure du plateau de ser- rage et, dans la plus grande partie de la longueur, cet élément est simplement appuyé sur le plateau de serrage par la pression des parois latérales 39 des supports métal- liques de la matière réfractaire du tampon, pressiln qui est à son tour produite par la pression des barreaux 43 contre ces parois latérales, fixés par des boulons et des écrous 44 et 45, rendus solidaires du plateau de serrage.
Cette disposition est clairement visible sur les figures
2, 3 et 7. En conséquence, dans la porte assemblée, l'élé- ment d'étanchéité est libre de se dilater et de se contrac- ter dans le sens vertical dans la majeure partie de aa longueur, indépendamment des autres parties de la porte, d'autant plus qu'en aucun point de la longueur, cet élé- ment n'est traversé par les boulons 44. Une couche de garni- ture graphitée 50 entre le plateau de serrage, d'une part, et l'élément d'étanchéité et le métal des supports de la matière réfractaire, d'autre part, lubrifie tout dépèce- ment vertical de cet élément d'étanchéité lors des dilata- tions et des contractions.
Ainsi qu'il a été dit précédemment, les côtés du dos de porte massif 27 ont en coupe horizontale une forme générale en T, et une partie décalée 32 de la barre supérieure de ce "T" est employée pour la fixation du dos de porte sur le plateau de serrage. Le reste de la partie supérieure de ce "T" s'étend sur la périphérie de la porte au-delà du tampon, sensiblement comme l'élément d'étanchéi- té, et le bord extérieur est garni de pattes espacées 51, d'une forme demi-circulaire, percées d'un trou fileté 52, dans lequel est vissé le dispositif dé¯réglage élastique 53 suivant la présente invention, destiné à coopérer avec l'élément d'étanchéité.
Ce dispositif de réglage élastique 53 comporte un tube 54 ouvert aux deux extrémités, l'une de ces extré- mités étant munie d'un filetage extérieur servant à visser le tube dans l'un des trous filetés 52 du dos de porte.
L'autre extrémité du tube est filetée intérieurement pour recevoir une douille 55 filetée intérieurement et extérieu- rement. Un piston 56 traverse l'ouverture du tube ménagée dans l'extrémité vissée dans le dos de porte (figure 5) et ce piston peut se déplacer librement dans cette ouverture en un mouvement de va-et-vient, mais ce déplacement est limité en direction du four par un siège 57, prévu pour servir de butée à la tête,'conique 58 du piston. Un ressort hélicoïdal 59 permet un déplacement élastique du piston et ce ressort est logé à l'intérieur du tube entre la tête du piston et une vis de réglage 60, vissée dans le filetage interne de la douille 55 et qui peut être bloquée dans une
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position de compression déterminée du ressort 59 par un contre-écrou 61.
Un grand nombre de dispositifsde réglage de ce genre est réparti sur la périphérie de la porte de four à coke et, par réglage du degré de compression des ressorts
59, à l'aide des vis de réglage 60, les pistons peuvent être réglés pour assurer la pression demandée sur la par- tie de Isolément d'étanchéité ou de sa bordure d'étanchéi- té avec laquelle ils doivent coopérer pour l'incurver.
Inversement, les pistons peuvent être réglés d'une manière similaire pour rectifier toute pression de la bordure d'étanchéité 49 contre la surface d'étanchéité 19 du cadre de porte, qui est inférieure à une valeur prédéterminée.
Grâce à ce dispositif de réglage, il est donc possible rappliquer sur la totalité de la périphérie de la porte, et sur une portion déterminée de l'élément d'étanchéité, une pression suffisante pour l'obliger à s'adapter au profil de la surface d'étanchéité 19, malgré tous les écarts de la forme rectiligne de cette surface, et il est également avantageusement possible que les portions de la bordure d'étanchéité qui sont les premiers à toucher la surface d'étanchéité 19, lorsque la porte est ajustée dans sa posi- tion d'étanchéité à l'intérieur de l'orifice de la chambre de cokéfaction par la pression du dispositif de verrouillage, cèdent sans aucune déformation,
la pression contre la porte étant alors augmentée jusqu'à ce que les autres portions de la bordure d'étanchéité arrivent elles aussi en contact étanche avec la surface d'étanchéité. De plus, la pression des ressorts du nouveau dispositif de réglage oblige la bordure de l'élément d'étanchéité de reprendre immédiate- ment sa forme normale rectiligne tout autour de la porte, lorsque celle-ci est retirée de la chambre de cokéfaction.
Cette porte peut alors servir immédiatement, et sans aucune remise au point des dispositifs de réglage, à fermer d'au- tres chambres de cokéfaction de la batterie ayant un cadre de porte d'un contour différent, Ou bien, la porte peut être remise en place dans la chambre de cokéfaction d'où elle a été enlevée, et on peutlétablir l'étanchéité le long d'une portion de la surface dtétanchéité 19 qui s'est quelque peu déformée, le contour de la surface d'étanchéité s'écartant quelque peu de celui que cette surface avait lors de la fer- meture précédente de la chambre de cokéfaction.
Des broches de butée réglables 62 sont prévues aux quatre coins de la porte (figures 1 et 6). Ces bro- ches servent à limiter la pénétration de la porte vers l'intérieur de la chambre de cokéfaction et à empêcher l'application d'une pression sur l'élément d'étanchéité susceptible de le déformer. La longueur utile de ces broches de butée 62 est réglable à l'aide d'un filetage à l'aide du- quel on peut les visser dans des trous filetés ménagés dans le dos de porte. Un écrou de blocage 63 maintient les bro- ches dans une position de réglage donnée.
A l'aide du mode de construction précédemment décrit, les éléments d'étanchéité flexibles des portes de fours à coke reçoivent une liberté complète pour les dilata- tions et contractions dans le sens vertical, et les bordu- res des éléments d'étanchéité peuvent, dans une direction horizontale, se rapprocher et s'écarter librement de la sur- face d'étanchéité du cadre de porte, dans une zone limitée et sous une pression élastique, suffisamment pour assurer le contact étanche avec cette surface, sans qu'il soit nécessaire de tenir compte des variations de profil de l'élé- ment d'étanchéité ou de la surface d'étanchéité dans un
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intervalle de temps prolongé ou pendant un cycle unique de cokéfaction,
et sans qu'il en résulte une déformation de la bordure d'étanchéité lors de l'établissement du contact.
Les portes auto-étanches sont ainsi rendues pratiquement interchangeables et peuvent être adaptées indifféremment à toutes les chambres de cokéfaction d'une même batterie, sans qu'il soit nécessaire de remettre au point les dispo- sitifs de réglage de l'élément d'étanchéité.
Le dispositif de verrouillage 64 est fixé sur la section 32 dans les parties supérieure et inférieure du dos de porte métallique 27, et ce à l'aide d'une plaque 65 for- mant support et de boulons 66, dont les têtes sont noyées dans le dos de porte. Les barres de verrouillage 67 sont montées rotativement sur leur support à l'aide d'une broche filetée 68, vissée dans un trou fileté ménagé dans ce sup- port. La rotation de la broche 68 permet d'écarter ou de rapprocher horizontalement les barres de verrouillage de la porte, et de les coincer ou de les dégager d'une paire de crochets de verrouillage 20. La pression exercée par les barres de verrouillage sur les crochets maintient la bor- dure d'étanchéité 49 en contact avec la surface d'étanchéité 19.
L'extrémité extérieure de la tête carrée de la broche 68 est conique pour faciliter la mise en place de la clé servant à produire le mouvement de rotation.
Un crochet 69 en forme de godet renversé, permet- tant de saisir la porte pour l'enlever de la chambre de cokéfaction ou la remettre en place, est également fixé sur la section 32 du dos de porte à l'aide de boulons 70 d'une manière similaire à celle qui a été décrite pour les barres de verrouillage.
Une plaque de revêtement 71 (figure 2) constitue la surface extérieure de la porte. Elle est fixée par des vis vissées dans des trous filetés ménagés dans les petites saillies 72 prévues sur les c6tés des nervures 28 du dos de porte.
Sur la porte représentée par les figures et desti- née au coté du chariot-poussoir de la batterie, le cadre 30 de la porte 73 de la barre niveleuse est monté sur le dos de porte 27 par des boulons 31, cette porte de barre-niveleuse est agencée pour être ouverte et fermée à l'aide d'un levier de verrouillage 74, monté pivotant sur un support 75 venu d'une seule pièce avec le aadre de la porte de barre-niveleuse., Un prolongement oblique 76 de la face intérieure de la porte de barre niveleuse est disposé pour recueillir les produits de condensation qui se déposent sur la face intérieure de cette porte, pour les laisser retomber sur la garniture ré- fractaire du tampon en un point écarté du joint entre cette porte et son cadre, ce qui évite l'accumulation de ces pro- duits et leur fuite sur la face extérieure de la porte à travers le joint,
Bien entendu,
le mode de réalisation de la porte qui vient d'être décrit, n'a été donné qu'à titre d'exemple non limitatif et, sans s'écarter du principe de l'invention, on peut y apporter des modifications.