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Elément ou matrice typographique
Cette invention est relative aux éléments porte-carac- tère communément appelés matrices, servant à la production des caractères par exemple dans une machine typographique, et elle concerne plus spécialement les éléments porte-caractère qui sont employés dans la production photographique des caractères.
Ces éléments sont généralement du type comportant un corps dont l'épaisseur de profil est proportionnée, dans une mesure prescrite, à la largeur d'oeil du caractère considéré qui doit être porté par l'élément, le corps étant percé de part en part d'une ouverture dans laquelle est montée une plaque portant le caractère considéré et amenagée pour la reproduction photographique du caractère.
La présente invention a pour objet un élément portecaractère du type décrit, perfectionné, qui présente plusieurs caractéristiques avantageuses comme celles de mettre la plaque porte-caractère à l'abri des poussières , des taches, de certaines détériorations de caractère physique, d'en permettre un nettoyage facile et de fournir en raison de ces avantages et d'autres encore, un élément dont l'entretien est économique et qui peut être maintenu dans les meilleures conditions d'usage.
L'invention a aussi pour objet un procédé pour la fabrication d'un pareil élément porte-caractère perfectionné.
L'invention va être décrite avec référence aux dessins annexés qui représentent différentes formes d'exécution d'éléments porte-caractère du type décrit suivant la présente invention.
Dans ces dessins : figure 1 est une coupe verticale décomposée,, faite suivant la ligne 3-3 de la Figure 3, montrant une plaque a caractère et ses écrans de recouvrement conformes à l'invention, enlevés de la position qu'ils occupent dans un logement à batée unique mé- nagé dans le corps de la matrice;
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Figure 2 est une coupe verticale réelle faite suivant la ligne 3-3 de la Figure 3;
Figure 5 est une vue en élévation de face d'une matrice pourvue d'écrans transparents sur la plaque à caractère.
Figure 4 est une vue partielle d'une partie de la matrice représentée sur la Figure 1, dont la plaque à caractère et les écrans ont été enlevés afin de montrer les contours du logement à batée unique de la Figure 1 destiné à supporter la plaque et les écrans ;
Figure 5 est une vue en bout de la matrièe représentée sur la Figure 3;
Figure 6 est une vue partielle semblable à la Figure 4, montrant l'écran avant maintenu par piquetage dans le logement représenté sur la Figure 4 ;
Figure 7 est une vue partielle en coupe verticale décom- posée représentant à plus grande échelle, le corps d'une matrice pourvue d'une ouverture avec logement à double batée pour suppor- ter la plaque et les écrans sur ses côtés opposés de manière qu'ils ne puissent se déplacer;
Figure 8 est une vue semblable à la Figure 7 mais repré- sentant la plaque et les écrans situés de part et d'autre de celle- ci, en place dans le logement à double batée;
Figure 9 est une vue partielle en coupe verticale mon- trant une forme appropriée de poinçon pour découper et repousser la plaque porte-caractère d'une bande continue de pellicule déve- loppée, de haut en bas dans le logement à batée du corps de la. matrice, ce logement constituant le contre-poinçon qui reçoit la plaque lorsque le poinçon est actionné.
Figure 10 est une vue semblable à la Figure 9 mais montrant le poinçon dans sa position de fonctionnement après que l'un des écrans a été découpé et chassé d'une bande de matière transparente de haut en bas en place d'un des côtés de la plaque porte-caractère;
Figure 11 est une vue en plan d'un fragment partielle- ment en coupe suivant la ligne 11-11 de la Figure 9, montrant le doigt placeur aménagé sur le banc de la matrice de poinçonnage;
Figure 12 est une vue partielle, à plus grande échelle, d'une matrice dont l'écran avant se trouve scellé par l'emploi d'un poinçon présentant une surlargeur.
Figure 13 est une vue partielle décomposée représentant en coupe la matrice suivant la Figure 1, dans laquelle l'écran avant est formé d'une pellicule appliqua sur la plaque à carac- tère avant son introduction dans la matrice.
Figure 14 représente un outil pouvant être employé pour repousser et sceller les écrans dans un logement affectant la forme représentée sur la Figure 4.
Figure 15 semblable d'une façon générale à la Figure 12,montre d'une manière exagérée la concavité que conservent les écrans après avoir été repoussés en place.
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Sur la figure 3, l'élément porte-caractère ou matrice comprend un corps métallique 1 qui, à l'exception de son caractère, présente la configuration générale et les caractéristiques de forme bien connues des matrices mobiles employées dans les machi- nes typographiques à composer et à mouler les lignes-blocs, à savoir les paires inférieures et supérieures d'oreilles 2 et 3, respectivement, qui supportent et guident les matrices pendant la composition des lignes et leur parcours entre les différentes parties de la machine, et le crantage 4 pour leur répartition sé- lective aux magasins compartimentés habituels dans lesquels les matrices sont emmagasinées dans la machine.
L'épaisseur du corps de la matrice détermine son encombrement total de profil comme le montre la Figure 2 et cet encombrement varie suivant la largeur d'oeil propre au caractère considéré porté par la matrice, de ma- nière à assurer l'espacement des caractères individuels d'une ligne, qui varie de l'un à l'autre suivant leurs différentes lar- geurs d'oeil comme il est d'usage en imprimerie.
Pour les besoins de la photographieß la matrice repré- sentée ici porte son caractère sur une plaque, telle qu'un frag- ment de pellicule négative 5, qu'on place dans un plan parallèle aux faces latérales planes ou larges du corps de la matrice de manière à la faire porter entre ces faces sur une batée 6 à l'in- térieur d'un logement ou d'une fenêtre ménagée dans le corps.
L'épaisseur effective de profil des différentes matrices d'une fonte est déterminée par la distance comprise entre le bord exté- rieur vertical 7 et la face arrière de chaque matrice, l'âme porte-caractère la du corps de la matrice, entre ces nervures ne présentent que**l'épaisseur nécessaire pour répondre aux condi- tions de résistance, en conciliant le minimum de poids avec l'accomodation mécanique de la plaque à caractère. Ainsi, pour les caractères différents et de largeur variable, l'épaisseur totale de profil des matrices peut varier d'une épaisseur minimum (toujours légèrement supérieure à celle de l'âme la) pour le caractère le plus étroit, à une épaisseur maximum, déterminée par des nervures 7 de hauteur relativement grande pour les caractères plus larges.
Toutes les matrices présentent au moins une nervure 7 de hauteur très faible sur leur face arrière et une nervure correspondante 7a de faible hauteur (constante dans tous les cas) sur leur face avant, de telle sorte que lorsque les matrices sont mises en ligne, les faces en regard la de$ matrices adjacentes ne viennent jamais en contact, les seules surfaces de contact étant les faces externes des nervures en saillie.
L'âme du corps de la matrice est pourvue d'un logement transversal qui s'étend de part en part à travers l'âme du corps et peut, par exemple, être constitué par une fenêtre 8 et un logemènt concentrique plus large 9 s'étendant sur une partie de l'épaisseur du corps à partir de la face plane avant de celui- ci, de manière à former la batée 6 qui supporte la plaque.
La partie élargie 9 du logement s'étend dans le corps de la matrice a la mâme profondeur pour toutes les matrices d'une fonte, de telle sorte que quand la face avant d'une matrice quelconque (en réalité les faces externes planes des nervures peu élevées 7a) est placée contre une butée fixe pour la photographie, le carac- tère se trouve toujours à la même distance de la surface sensibi- lisée, quelle que soit l'épaisseur variable des corps des matrices déterminée par les nervures 7.
La fenê'tre 8 peut être formée par forage ou par poinçon- nagé à travers l'âme du corps de la matrice suivant des centres -tels que les trous produits se recouvrent l'un l'autre comme on le voit mieux sur la Figure 4, et l'épaulement ou la batée 6
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est alors formé en reforant le corps par sa face avant suivant les mêmes centres et à une profondeur constante dans tous les cas.
Afin que le logement à bâtée ainsi formé puisse être pratiqué exactement et pareillement dans toutes les matrices - ce qui est une condition essentielle pour assurer un alignement horizontal parfait des caractères successivement photographiés dans la ligne reproduite par le procédé photographique - le cran 10 en forme de V servant à l'alignement des caractères est utilisé pour assurer la position correcte des matrices dans les montures employées lors du perçage des logements.
Le sommet du cran 10 est utilisé comme point de repère sur la matrice pour effectuer directement la mise en place des caractères sur leurs plaques, tous les caractères étant mis en place par rapport à des axes fondamentaux ou des coordonnées verticales et horizontales, l'axe vertical étant de- terminé de manière à se trouver à une distance donnée du sommet de l'angle du cran 10 et l'axe horizontal étant situé à une dis- tance donnée en-dessous de ce sommet.
En conséquence, si l'on utilise le cran 10 pour assurer la position des matrices pendant qu'on y forme les logements, tous les logements seront disposés de la même manière, et si l'on utilise encore cette encoche comme repère lorsque les plaques sont décou- pées par poinçonnage et introduites dans les logements de la ma- nière décrite ci-desaous, l'alignement des caractères établi pré- cédemment sera maintenu.
La plaque 5 représentée ici porte une lettre majuscule "E" et cette plaque, aussi bien que les plaques similaires portant les autres caractères d'une fonte peut être poinçonnée hors d'une bande de pellicule négative développée et fixée après que les caractères y ont été imprimés photographiquement à des intervalles convenablement espacés. Les plaques individuelles s'adaptent comme dimensions et comme forme aux cantours du logement 9 de telle sorte que lorsqu'elles sont introduites dans ce logement elles ne peuvent avoir aucun jeu latéral.
Sur les Figures 9, 10 et 11, le doigt à mouvement alter- natif 20 pour la mise en place correcte des éléments, Figure 11, est actionné conjointement avec le poinçon 21 pour maintenir impérativement l'élément dans l'alignement longitudinal voulu et aussi latéralement contre une barre relavée 22 fixée à la plaque d'assise ou banc 22a avant que le poinçon ne vienne en contact avec la pellicule 23 hors de laquelle la plaque porte-caractère est poinçonnée.
La bande de pellicule 23 peut être guidée sur la plaque d'assise au-dessus de l'élément 1 (formant en fait étampe de poinçonnage), de l'une ou l'autre manière convenable, et on peut la faire avancer pas à pas au moyen de roues à picots non représentées, entrant en prise avec les perforations des bords 23a et faire tourner ces roues à des moments réglés sur la course du poinçon. Lorsque on emploie une bande non perforée des rouleaux d'entraînement à friction appropriés peuvent évidemment suffire.
Des broches 24 portées par le porte-poinçon pénètrent dans les trous de repérage 25 percés dans la bande de pellicule de part et d'aube des caractères, lorsque les caractères successifs sont exposés sur la bande non développée. Si l'on emploie alors les mêmes trous 25 et les mêmes broches 24 pour assurer le repérage pendant l'opération de poinçonnage, les caractères occupent la position absoent exacte indispensable sur le fragment poinçonné de la pellicule qui constitue la plaque proprement dite, les- crans de repérage 10 coopérant alors avec le doigt 20.
Ainsi qu'il a été dit précédemment l'élément lui-même
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constitue l'étampe du poinçon. La course du poinçon peut être réglée de manière à repousser la plaque de haut en bas fermement contre la batée 6, comme c'est représenté sur les Figures 1 et 2, qui guide la mise en place de la plaque dans la position voulue pour l'amener parallèlement à la face avant de l'âme la du corps et à une certaine distance de celle-ci.
Bien qu'on ait déjà proposé un dispositif supportant d'une manière convenable et satisfaisante la plaque dans un loge- ment muni d'une batée, en laissant ses deux faces à nu, cette disposition laissait la plaque exposée sujette à se détériorer et les éléments étaient difficiles à nettoyer. La plaque propre- ment dite est mince et se griffe facilement; de même elle peut être tachée par des empreintes digitales,comme cela se produit fréquemment sur les pellicules photographiques, et ces griffes ou taches, si elles sont reproduites dans;le procédé photographique, comme cela peut très bien se produire, sont évidemment très préju- diciables. De même, la plaque exposée est sujetteà être attaquee par des produits de nettoyage acides ou dissolvants, .tandis que le creux qui l'entoure collecte la poussière et les saletés.
En raison de l'importance commerciale que présente pour la composition des caractères par le procédé photographique la fabrication d'un élément de ce type général durable et avan- tageux sous d'autres rapports, différents essais ont été faits pour conserver et protéger la plaque, et pour rendre l'élément entier facile à nettoyer, le mettre a l'abri des poussières et en rendre la fabrication et l'entretien économiques. Mais jusqu'ici aucune solution parfaite ou satisfaisante de ce problème n'a été obtenue, tandis que des essais très étendus ont prouvé le ca- ractère pratique et l'utilité du dispositif ici décrit.
Ainsi, on a trouvé qu'on peut assurer la conservation et la protection parfaites nécessaires de la plaque en l'isolant de l'atmosphère et de toute autre influence extérieure et que cet isolement peut être effectué efficacement et économiquement par des piècesde recouvrement exécutées en une matière plutôt fle- xible que dure et rigide, une matière qui répond à toutes les exi- gences au point de vue optique, et une matière qui est transparen- te de telle façon que des caractères de toutes formes placés dans leurs positions relatives suivant l'alignement désiré pour l'im- pression, peuvent être logés dans l'espace nécessairement réduit du corps de l'élément dont on dispose pour la plaque.
En outre, en disposant ces pièces de recouvrement de manière que leur sur- face externe vienne à fleur des faces adjacentes de l'âme du corps de l'élément, on supprime les creux où peuvent s'accumuler les poussières et les souillures. Et lorsqu'on exécute ces pièces de recouvrement en une matière inerte c'est-à-dire inattaquable par les liquides de nettoyage usuels employés pour nettoyer les matri- ces'et enlever les taches d'empreintes digitales, et qui lorsqu'elle est griffée ou tachée par les doigts peut être polie au moyen d'une peau pour en enlever les raies ou les empreintes uniquement par égalisation ou fluage de la matière elle-même, on peut obtenir économiquement des résultats parfaits au point de vue reproduction pendant des périodes d'utilisation prolongées.
Suivant la présente invention la plaque 5 est fermement maintenue en place et entièrement recouverte sur ses faces avant et arrière par les écrans 11 et 12 respectivement, faits en une matière plastique transparente appropriée, telle que les produits connus dans le commerce sous le nom de "plexiglas", "lucite" ou "vinylite" qui sont tous des résines acryliques thermes plastiques,
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mais pour lesquels on peut employer aussi une pellicule ordinaire d'acétate de cellulose, si on le désire. Les matières du commerce auxquelles il. est fait allusion, sont avant tout flexibles.
En outre, elles présentent la transparence du cristal, possèdent un degré de transmission de la lumière égal à celui des objectifs les plus fins, et ne sont pas alternées par l'huile ou par l'eau, ni par les acides ni les alcalis, excepté à l'état très concentré.
Ces matières ne se décolorent pas avec le temps, elles peuvent être facilement frottées à la peau ou être traitées d'une autre manière pour enlever les raies, et si on les place à fleur du corps âe l'élément, elles peuvent être maintenues propres au moyen d'une brosse ou d'un chiffon doux, convenablement disposés par exemple sur le trajet que doivent suivre les éléments dans la machine.
Les écrans exécutés au moyen de ces matières peuvent être découpés hors d'une feuille de l'épaisseur nécessaire par un poinçon tel que 21 (Heures 9 et 10) et en utilisant l'élément à fenêtre lui-même comme étampe ou matrice de poinçonnage. L'écran est découpé aux dimensions exactes du logement de manière à assurer l'ajustement parfait nécessaire pour le maintenir fermement en place et fermer hermétiquement les ouvertures de chaque coté.
On va maintenant exposer plus complètement la manière dont on obtient une sécurité parfaite et une fermeture hermétique par l'application directe de la pièce de recouvrement en matière flexible en employant l'élément lui-même comme étampe de poinçonnage.
On a constaté que la plaque porte-caractère, lorsqu'elle est protégée de cette manière par une fermeture hermétique complète, n'est pas altérée par les opérations de nettoyage habituelles au moyen de dissolvants liquides.
Outre l'ajustement parfait qui maintient les pièces de recouvrement en place et isole hermétiquement la plaque de l'atmosphère en empêchant la pénétration des fluides, l'âme la peut être piquetée à des intervalles déterminées comme c'est représenté sur la Figure 6, pour repousser certaines parties de la matière formant les parois latérales des ouvertures 6 et 8 très légèrement dans les pièces de recouvrement et caler mécaniquement ces dernières comme c'est indiqué d'une manière exagérée par les pointes ou dentelures 13a. Ces dentelures, toutefois, sont tellement faibles qu'elles n'altèrent pour ainsi dire pas l'uniformité et la continuité des faces latérales du corps de l'élément et des surfaces externes des pièces de recouvrement.
Les vues considérablement agrandies des Figures 7 et 8 montrent un autre perfectionnement suivant lequel la plaque 5 et ses pièces de recouvrement sont encore plus fermement maintenues en place dans une ouverture 28 ménagée dans l'âmn la du corps de l'élément, spécialement pour les empêcher de se déplacer sous une pression, et avec autant de précision. Pour situer et maintenir la plaque correctement, une nervure 28a est ménagée sur la paroi de l'ouverture 28 de manière à former une double batée à la distance voulue de chaque face latérale 26 et 27..En outre, la nervure ne doit présenter qu'une épaisseur de l'ordre-de quelques millièmes et ne doit s'étendre dans l'ouverture 28 que de quelques millièmes.
La plaque 5, comme c'est représenté sur la Figure 8, s'applique sur la batée située du coté de la face latérale avant 26 et y est maintenue étroitement par la pièce de recouvrement adjacente 29. L'autre pièce de recouvrement 30 s'appuie sur la batée du côté opposé et peut être séparée de la plaque uniquement par l'épaisseur de la nervure.
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La nervure 28a constituant la batée sert positivement à maintenir les pièces de recouvrement et la plaque de manière qu'elles ne puissent être chassées de l'ouverture 28 par pression d'un côté ou l'autre, et d'autre part en raison de la faible épaisseur de la nervure, l'épaisseur totale de l'âme la du corps correspondant à l'épaisseur de la plaque et à celle des pièces de recouvrement d'épaisseur appropriée ne doit pas dépasser celle du dispositif à simple batée.
Une telle nervure à double batée peut être formée en faisant pénétrer dans l'ouverture 28 des deux côtés, et de préférence simultanément, des poinçons de section transversale légèrement plus grande que l'ouverture 28, de manière que les poinçons respectifs découpent effectivement la paroi latérale de l'ouverture à leurs propres dimensions, la matière découpée encore attachée à la paroi sur le pourtour de l'ouverture étant serrée par les poinçons et emtre les poinçons qui se rapprochent l'un de l'autre pour former la nervure et les batées planes de chaque côté Des parois latérales en un métal facilement usinable, tel que le bronze, se prêtent admirablementà cette exécution de l'épaulement.
Ainsi qu'il a été dit précédemment,leprocédé employé pour obtenir des écrans ou des pièces de recouvrement flexibles en em- ployant l'élément directement comme étampe pendant l'opération de poinçonnage est extrêmement efficace pour assurer un ajustement précis'des pièces de recouvrement de même que l'herméticité dési- rée directement, d'est-à-dire sans qu'il soit nécessaire de prendre d'autres mesures pour améliorer le joint. Ce qui .se produit, c'est que quand le poinçon rencontre la matière flexible des écrans, qui se trouve sans support sur la surface de celle-ci surplombant l'ouverture de l'étampe de poinçonnage, la matière fléchit légère- ment pendant qu'elle est découpée par cette étampe et est ainsi réellement poinçonnée à des dimensions légèrement supérieures à celles de l'ouverture.
Ceci est mis clairement en évidence par la légère concavité que montrent les pièces de recouvrement et qu'elles conservent après avoir été refoulées en place par le poinçon (Figure 15). Ceci donne lieu à cet autre avantage importaht que la pression exercée vers l'intérieur sur l'une des pièces de re- couvrement, qui tend à la repousser de même que la pièce de recou- vrement opposée et la plaque hors de l'ouverture, est contrecarrée non seulement par le petit épaulement mais aussi par la périphérie élargie de la pièce de recouvrement opposée par suite de sa tendan- ce à réduire sa concavité.
La Figure 9 montre une autre caractéristique importante du procédé. Une bande de matière pour l'écran 31 recouvre la bande de pellicule 23 portant les caractères. La pellicule étant ainsi recouverte, une opération de poinçonnage unique a pour effet de découper d'abord la plaque et ensuite la pièce de recou- vrement et de repousser ensuite ces deux pièces à la fois dans leur position voulue sur la batée avant de l'ouverture. Si on le désire, la plaque et les deux pièces de recouvrement peuvent être repoussées en place au même moment simplement en employant des poinçons en regard l'un de l'autre, l'élément étant maintenu con- venablement entre ceux-ci.
Un mode de scellement complémentaire pour sceller les pièces de recouvrement en place et qu'on peut employer aussi bien dans la forme de construction à double batée que dans celle à batée unique est représenté sur les Figures 12 et 13. Ce pro- cédé utilise la plasticité des pièces de recouvrement lorsqu'elles sont chauffées à des températures de l'ordre de 300 F,
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Les matières du genre mentionné précédemment pour les pièces de recouvrement se ramollissent sous une pression modé- rée et à une température élevée. Dans la disposition représentée sur les Figures 12, 13 et 2, un outil de scellement 15 chauffé est repoussé contre la pièce de recouvrement ou écran 11, pendant que la matrice est maintenue sur un banc.
La matièra plastique en contact avec l'arête 16 de l'outil 15 fléchit rapidement et se ramollit de manière à faire adhérence avec les parois latérales du logement, ce qui a pour effet d'assurer une fermeture hermétique de l'ouverture.
Il est entendu qu'on peut employer un outil semblable à l'outil 15 de la même manière pour sceller l'écran transpa- rent arrière 12 et que cet écran peut aussi être fixé en place mécaniquement par piquetage si on le désire.
Sur la Figure 13, l'écran avant 11 et la plaque porte- caractère 15 sont représentés comme formant un biplex 14. Ceci peut s'obtenir par poinçonnage dans une bande de pellicule déve- loppée sur laquelle une série de caractères successifs ont été photographiés, cette bande étant ensuite collée à une matière telle qu'une pellicule d'acétate de cellulose transparente, de l'épaisseur voulue, par tout procédé connu. Les éléments biplex 14 peuvent .être fixés en place dans le logement 9 par piquetage et être ensuite pressés à chaud par l'outil 15 pour être scellés aux parois du logement, et l'écran arrière 12 peut être scellé d'une manière similaire dans son logement, le tout comme décrit ci- dessus.
Dans ce cas, le fragment de pellicule d'acétate de cellu- lose transparente 11 qui recouvre la plaque 5 et en est solidaire., constitue l'écran transparent avant qui ferme le logement 9 et protège la face avant de la plaque, tandis que l'écran transparent 12 ferme hermétiquement l'ouverture arrière 8 du logement pour protéger la face arrière de - plaque.
Des essais complets qui ont été faits sur des matrices suivant la forme de construction décrite ci-dessus et sans fixation mécanique par piquetage ni pression à chaud, ont montré que le scellement des pièces de recouvrement était satisfaisant, ces dernières opérations étant accessoires et trouvant leur utilité dans certaines circonstances et suivant la nature des ma- tières employées. On remarquera toutefois qu'on peut augmenter l'herméticité du joint, si on le désire, en appliquant sur les bords.des écrans ou sur les parois des logements un ciment appro- prié connu (un dissolvant de résine acrylique connu dans le commerce, dans le cas du "plexiglas", ou une colle ou un adhésif connu à base de gélatine, dans le cas d'une pellicule d'acétate de cellulose).
Un autre moyen d'enchâsser les pièces de recouvrement est représenté sur la Figure 15. pans ce cas la matière du corps de l'élément sur la périphérie de l'ouverture est refoulée légère- ment sur les bords des pièces de recouvrement enchâssées. Ceci s'effectue en employant un poinçon semblable au poinçon 21, mais dont la section transversale est un rien plus grande que l'ouver- ture du corps de l'élément et en lui imprimant au terme de sa course un petit mouvement supplémentaire, pour repousser ainsi légèrement la surface de la matière du corps de l'élément tout autour de la péripherie de l'ouverture de telle façon qu'un;: étroit filet de matière est refoulé vers l'intérieur et serré en contact intime avec le bord de l'écran adjacent.
On remarquera . que cet étroit filet n'altère pas sensiblement la continuité des surfaces latérales et externes des pièces de recouvrement.
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Bien que l'emploi de l'élément lui-même comme étampe ou matrice de poinçonnage pour découper la plaque et les pièces de recouvrement, isolément ou simultanément, soit indiqué ici comme étant préférable (pour des raisons d'économie,, de commodité et de simplicité en vue d'obtenir l'ajustement précis désiré des différentes pièces) cette façon de procéder n'est pas essentielle dans le cadre de l'invention. On peut évidemment découper au poin- çon la plaque et les pièces de recouvrement ou écrans protecteurs séparément ou simultanément dans une étampe ou matrice de poin- çonnage distincte et les polacer ensuite dans l'ouverture ménagée dans le corps de l'élément.
Et dans ce cas les pièces de recouvre- ment ou écrans protecteurs peuvent aussi présenter des dimensions légèrement supérieures aux dimensions nécessaires de manière à assurer l'ajustement précis désiré et la fixation par adherence à la paroi de l'ouverture, afin qu'elles y soient maintenues fermement sans pouvoir se déplacer et qu'elles scellent hermétiquement l'ou- verture.
REVENDICATIONS
EMI9.1
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1.- Elément porte-caractère pour la production photographique de caractères d'imprimerie ou leur équivalent, comportant un corps à deux faces latérales opposées, une ouverture reliant ces deux faces latérales et traversant le' corps de part en part, une plaque porte-caractère enchâssée dans cette ouverture et dont le caractère est susceptible d'être photographié, un écran protecteur sur chacune des faces de cette plaque, la recouvrant complètement, et permettant l'exposition photographique du caractère, ces écrans ou pièces de recouvrement étant enchâssés dans l'ouverture de manière à se trouver entièrement entre les plans des faces latérales,
et étant susceptibles de maintenir la plaque en 9-lace et de l'isoler hermétiquement de tout contact physique extérieur, chacune de ces pièces de recouvrement présentant au moins une partie dont l'épaisseur est approximativement égale à la distance entre la plaque et la face latérale adjacente de l'élément, de manière à assurer la continuité de la surface de chacune des faces latérales.