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'REVETEMENT :METALLIQUE DES SURFACES FETALLIQUES"
Ia présenteinvention est relative aux'opérations de soudage et de brasage et concerne plus spécialement un procédé et un appareil permettant de produire facilement des revêtements, surfaçages ou placages métalliques soudés uniformes sur les surfaces d'objets ou portions d'objets métalliques, et spécialement d'objets ayant généralement la forme de solides de révolution.
Cette invention est en particulier avantageusement applicable au dépôt, sur les surfaces cylindriques coniques et tronconiques d'objets mé- talliques, de couches d'épaisseur réglée et uniforme de métaux et alliages résistant à l'usure et/ou à la corrosion, tels que ceux de la classe des,alliages non ferreux composés de cobalt, de chrome et de tungstène. la description qui
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suit envisage principalement cette application de l'inven- tion ,'
Ies placages, surfaçages ou revêtements métalli- ques soudés sont actuellement tres utilisés pour la répa- ration de rouleaux métalliques usés en service, pour la production sur des objets métalliques, de revêtements ou placages soudés de métaux et alliages résistant à la soudure et à la.
corrosion, ainsi que pour de nomoreuses autres appli- cations dans lesquelles il est désirable de constituer sur la surface d'un objet en métal un corps fait d'un métal autre que celui dont est constitué le noyau ou matrice.
Le dépôt de revêtements métalliques soudés d'é- paisseur constante sur des objets métalliques a présenté jusqu'à ce jour de nombreuses difficultés d'ordre pratique. les méthodes de soudage par l'arc électrique .ne sont pas en- tierement satisfaisantes lorsqu'il s'agit d'obtenir des re- vêtements métalliques faits d'un métal dur 'sur des objets en métal mou, étant donné que ces méthodes provoquent l'alliage du métal dé revêtement dur avec le métal de base dont est fait l'objet, ou la dilution du premier,de ces métaux par le second.
On peut éviter jusqu'à un certain point cet incon- vénient par des procédés manuels de soudure au chalumeau, mais ces procédés sont extrêmement fastidieux et obligent à effectuer d'une façon répétée le décapage et le réchauffage de la baguette de métal de surfaçage. Le revêtement fini est loin d'être régulier et lisse. Une opération de recti- fication à la meule-, longue et fastidieuse, est nécessaire pour uniformiser la surface tres dure ootenue. Ainsi, d'un point de vue pratique, il'est très important que le dépôt de métal de surfaçage soit obtenu initialement à l'état lisse et uniforme et intimement uni au métal de base, tout en évi- tant 'un alliage mutuel exagéré et préjudiciable des deux compositions.
Parmi les buts les plus importants de l'invention, on citera les suivants :
Permettre par des moyens perfectionnés de souder une coucne superficielle uniforme et lisse de métal sur des objets pu portions d'objets métalliques ayant la forme générale de solides de révolution ou d'une plaque plane ou courbe ; prévoir un procédé et un appareil perfectionné qui utilisent un système de soudage au chalumeau pour rormer un revêtemen.t de métal uniforme et lisse sur un objet en
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métal ; assurer le préchauffage d'un objet métallique pré- paratoiremént à la production, sur cet objet, d'un revêtement métallique soudé.;
et effectuer le surfaçage métallique uniforme d'un objet possédant une surface de révolution avec le minimum de dépense en matières et en main-d'oeuvre.
La présente invention'envisage, par conséquent, un procédé automatique permettant de constituer progressive- ment un revêtement de métal sur une surface métallique en - déposant, par fusion, le métald'au moins un corps de métal de revêtement sur ladite surface, lequel procédé consiste à provoquer un'mouvement relatif automatique entre ladite surface et ledit corps de métal de revêtement pendant que la portion la plus haute de ladite surface est maintenue dans' une position sensiblement Horizontale, à appliquer au moins une flamme de soudage sur une telle surface de façon à y établir une zone de soudage , à faire avancer ledit corps de métal de revêtement de façon qu'il pénètre dans ladite flamme et vienne reposer sur ladite surface,
en provoquant ainsi.la fusion progressive dudit corps et le dépôt et le soudage du métal de revêtement ainsi fondu sur ladite surfacé, à mesure que dés portions-successives de cette surface pas- sent en regard de ladite flamme et dudit corps du métal de revêtement, et à établir et maintenir entre l'intensité de la flamme et la vitesse du mouvement relatif entre ladite surface et ledit corps une relation.telle qu'on obtienne un dépôt sensiblemént uniforme de ,métal de revêtement sur ladite surface.
', l'invention envisage aussi un appareil permettant de constituer un revêtement de métal sur la surf ace métalli- que d'un objet ayant la forme d'un solide de révolution, tel qu'un cylindre, cet appareil comprenant un mécanisme permet- tant de faire tourner ledit objet autour de son axe longi- tudinal, des moyens pour supporter un ou plusieurs corps de métal' de revêtement au contact dudit objet, des moyens pour chauffer une zone de la' surface dudit objet et pour fondre et souder le métal de revêtement sur la portion de surface, dudit..objet métallique adjacente au corps de métal dé revê- tement, lesdits moyens de chauffage étant destinés à unifor- miser les irrégularités de la surface du métal de revêtement' ainsi déposé,
et un mécanisme servant à faire mouvoir, si on le désire, l'ensemble desdits moyens de support et de chauffage en'bloc à une vitessa"constante, longitudinalement par rapport audit objet.
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L'invention envisage aussi une modification de l'appareil décrit ci-dessus qui convient en vue de la forma- tion de revêtements métalliques sur une plaque métallique plane ou courbe, ainsi que sur des objets ayant la forme générale des surfaces de révolution, l'appareil modifié comprenant un bloc de chalumeau de forme oblongue, des moyens pour refroidir ce bloc, un groupe au moins d'organes s servant à guider les corps en métal de revêtement et montés dans ledit bloc suivant une-ligne ou rangée s'étendant dans la direction longitudinale de ce bloc, chacun d'eux étant destiné à contenir un corps tel qu'une Baguette de métal de revêtement, une rangée au moins de buses de chalumeau montées dans le oloc de part et d'autre de la rangée de gui- des,
les buses d'au moins une rangée étant disposées de façon à diriger leurs flammes vers et contre les extrémités inféri- eures desdits corps de métal de revêtement, et un mécanisme pour produire un mouvement relatif entre la surface métalli- que de forme oblongue et le bloc de chalumeau.
Selon une modification de l'invention, l'objet à revêtir ou surfacer, par exemple un,cylindre, est animé d'un mouvement de rotation lent autour' de son axe longitu- dinal. Concurremment avec ce mouvement, une baguette faite de la "soudure" ou matière de surfaçage.métallique, dont; une extrémité .repose sur la surface de l'objet en cours de ro- tation, est entraînée vers l'avant, mécaniquement ou par son poids propre, à mesure que le dépôt de métal fondu de cette baguette s'effectue.
Un ou plusieurs chalumeaux sont montés dans une position fixe par rapport à la baguette de soudure et sont déplacés en bloc dans la direction lon- gitudinale de l'objet, et à une distance fixe de la surface courbe dudit objet, avec l'extrémité de la baguette en con- tact avec cet objet.
De préférence, le ou les chalumeaux sont du -type à oxygène et gaz combustible, et plus particu- lièrement du type oxyacétylénique. les proportions ùe gaz combustible et d'oxygène admises aux chalumeaux sont de préférence réglées, pour des raisons bien connues dans la technique du soudage, de façon qu'on obtienne un mélange de gaz dans lequel le volume d'oxy- gène est inférieur à celui nécessaire pour assurer la combustion complète du gaz combustible, par exemple un mé- lange oxyacétylénique contenant plus d'un volume d'acétylène par volume d'oxygène.
L'objet rotatif en cours'de revêtement peut être
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précnauffé, de préférence à l'aide d'une flamme oxyacétyléni- que .à excès d'acétylène, ce.qui a aussi pour effet de carbu- rer la surface de l'objet métallique près de la zone de souda- ge. En même temps, une portion de la baguette de soudre ad- jacente à l'objet peut' être préchauffée jusqu'à la tempéra- ture de commencement de fusion, de préférence par une flamme oxyacétylénique à excès d'acétylène.
Pour achever la fusion de la baguette de métal de surfaçage et assurer un dépôt initial approximativement régulier de ce métal sous forme d'une série de bandes ou filets hélicoïdaux débordant légè- rement l'un sur l'autre sur la surface de l'objet, un cha- lumeau de soudage projette une flamme oxyacétylénique sur l'objet au point ou près du point de contact de la baguette avec ladite surface.
Sous certaines conditions de travail, le revête- ment métallique résultant peut, au moment où il quitte la zone"de soudage, posséder une surface irrégulière, rugueuse ou ridée. Ces irrégularités de la surface sont,uniformisées à ou près de la zone. de surfaçage à naute température; pen- dant que le métal est encoretrès chaud, à l'aide d'un cha- lumeau oxyacétylénique.'dirigé d'une manière propre à'assurer ce résultat, de préférence en utilisant une flamme riche en acétylèhe.
Selon une autre modification de l'invention, l'ohjet à surfacer, par exemple un cylindre, est animé d'une rotation lente autour de son axe longitudinal 'au-dessous d'u- ne longue flamme ou d'une série de flammes dirigées sur la surface de l'objet à partir d'une ou plusieurs rangées de bu- ses faiblement espadées faisant partie d'un ou plusieurs chalumeaux oxyacétyléniques. Ces buses sont associées à ' des chalumeaux convenables et sont alignées et espacées d'une manière propre à assurer l'obtention d'une flamme large et sensiblement continue et, par suive,
d'une large zone à ' haute température s'étendant parallèlement à l'axe longitu- dinal de l'objet. Les buses alignées du chalumeau s'éten- dent en substance sur toute la longueur des surfaces ou por- tions de 1'-objet destinées à être'revêtues.
De préférence, deux rangées de buses alignées sont espacées l'une de l'au- tre et dirigées de façon à projeter dés flammes à l'inté- rieur de ladite zone.,
Le ou les chalumeaux sont de préférence du type à oxygène et gaz combustible ,"utilisant des mélanges d'oxygène et d'acétylène dans les proportions mentionnées dans la des- cription de la forme de réalisation précédente de cette in- vention..
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lorsque l'objet a atteint la température désirée, dans les cas où le préchauffage dudit objet est avantageux ou nécessaire, une série de baguettes ou corps faiblement espa- cés du métal ou alliage de revêtement sont disposés avec leur extrémité inférieure dans la zone à haute température et en contact avec la surface supérieure de l'objet .animé d'une rotation, immédiatement avant que cet objet atteigne le point le plus haut de son parcours. Les.extrémités de ces baguettes ou corps de métal de-, revêtement sont entraînées entre les rangées de buses de chalumeau jusqu'à l'objet en passant à l'intérieur de tubes de guidage portés par la tête de chalumeau, ou à l'aide de moyens équivalents.
De préféren- ce, l'entraînement des baguettes s'effectue par gravité, bien qu'un dispositif d'entraînement mécanique puisse être utilisé, tel que celui qui sera décrit plus loin.Les buses du chalumeau dirigent les flammes vers les portions de la surface de l'objet situées dans la zone à haute température ou de soudage et vers les portions les plus basses des ba- guettes de soudure. La vitesse de rotation de l'objet est, de préférence, dans un rapport tel, avec l'intensité des flammes produites par les chalumeaux et la disposition des corps de métal de revêtement, que l'objet est revêtu d'une couche uniforme du métal de surfaçage en une seule révolu- tion.
A mesure que les portions successives de l'objet quittent la zone de surfaçage, il est avantageux d'amener un courant modéré d'air, de vapeur d'eau, d'eau ou d'un autre agent de refroidissement convenable au contact du revê- tement nouvellement déposé, en un point adjacent à ladite zone. Un tel fluide' de refroidissement effectue un léger refroidissement brusque du revêtement de métal ou solidifie ce revêtement, en l'empêchant ainsi de couler vers l'avant sous forme de gouttes sur la surface courbe de l'objet et en contribuant à la formation et au maintien d'un revêtement de métal lisse et uniforme sur la surface dudit objet.
Dans- de nombreuses applications pratiques du pro- cédé, il est avantageux qu'une quantité constante de décapant soit appliquée continuellement sur la zone de surfaçage à haute température. Ceci contribue beaucoup à empêcher la formation de piqûres dans le revêtement métallique et faci- lite l'obtention d'une union convenable entre le métal de l'objet et¯ le métal de revêtement sans provoquer -un alliage mutuel excessif de ces métaux.
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Un procédé propre à permettre d'obtenir commodément une application uniforme de décapant, est basé sur l'utilisa- tion d'un borate alcoylique volatil, soit seul, soit sous forme d'un mélange avec un'solvant approprié. Comme exemples de décapants de ce genre, on'citera les borates de méthyle ou d'éthyle distillés; une solution de borate de méthyle dis- tillé dans du méthanol;
et une solution de borate d'éthyle distillé dans de l'étnanol. lorsque'des décapants volatils sont utilisés dans le procédé, la totalité ou'une portion choisie du gaz de soudage alimentant un ou plusieurs des chalumeaux peut être amenée au contact d'une masse liquide de la composition de décapant dans des conditions soigneusement réglées pour assu- rer l'amenée continue d'une quantité d'un débit constant de décapant à la zone de surfaçage conjointement avec le mélange de gaz de soud'age. A titre d'alternative, un décapant solide tel qu'un verre de borosilicate peut être amené à la zone de surfaçage uniformément sous forme d'une couche re- vêtant la baguette de soudure ou métal de surfaçage.
Si on le désire, une composition pulvérulente de décapant solide telle qu'une'composition à base de borax peut être distribuée uniformément -,,.sur la zone de surfaçage p des moyens automa- tiques convenables dont on dispose à cet'effet. Toutefois, les décapants solides ue se prêtent pas à un réglage aussi précis que les décapants volatils mentionnés, pas plus qu'ils ne sont capables d'être distribués facilement et,uniformé- ment dans toutes les parties de la' zone de soudage comme c'est le cas des décapants volatils.
Pour la production de revêtements de nombreux mé- ' taux tels que, par exemple, les alliages sus-mentionnés du type non ferreux résistant à l'usure, en utilisant des flam- mes carburantes, on peut souvent se dispenser d'utiliser un décapant,
Sur les dessins annexés représentant un appareil permettant la misé en pratique des deux formes de réalisation précédemment décrites de l'invention
La figure 1 est une coupe vérticale d'une forme d'appareil de surfaçage métallique convenant en vue de son emploi avec. la première forme de réalisation décrite de l'invention, cette coupe étant'prise par la ligne 1-1 de la figure 2 en regardant dans le sens des flèches, certaines parties étant brisées, d'autres supposées enlevées.
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le.
figure 2 est une vue en plan du même appareil, également avec arrachement et coupe partiels. la figure 3 est une coupe transversale verticale par la ligne 3-3 de la figure 1, en regardant dans le sens des flèches, avec arrachement et coupe partiels. la figure 4 esune vue perspective en partie sché- matique et avec arrachement partiel montrant la disposition générale des chalumeaux par rapport au corps à revêtir. la figure 5 est une coupe verticale longitudinale avec arrachement et coupe partiels d'une autre forme d'appa- reil propre à être utilisée dans la seconde forme de réalisa- tion précédemment décrite de l'invention.
La figure 6 est une coupe fragmentaire avec arra- chement partiel d'un bloc à chalumeaux et des pieces asso- ciées, cette coupe étant prise par les lignes 2-2 de la figu- re 5, en regardait dans le sens des flèches. la figure 7 est une coupe longitudinale avec arra- chement partiel par la ligne 3-3 de la figure 6, mais à plus petite écnelle, en regardant dans le sens des flèches. la. figure 8 est une vue perspective d'une partie 'd'un dispositif fournisseur de. baguette de soudure et.des pièces associées, avec coupe, arrachement et suppression de certaines pièces pour la clarté.
On se référera d'abord à la premiere forme de réa- lisation mentionnée de l'invention en se 'référant, aux figu- res 1 à 4. L désigne un tour d'un des types habituels com- portant des moyens pour faire tourner un corps cylindrique ou tubulaire, appelé ci-après "tube", autour de son axe lon- gitudinal et faire en même temps mouvoir un chariot porte- outil parallèlement à l'axe longitudinal du tube. Cornue re- présenté, le tour comporte un bâti ou banc 11 qui peut être monté sur le plancher ou autre support approprié.
Pour supporter'et faire tourner un tube ou corps métallique M destiné à être revêtu d'une couche superficielle soudée de métal ou d'alliage, le tour est pourvu de supports ou poupées extrêmes 13, 15. Un arbre rotatif 17, recevant sa commande d'une source convenable de force motrice (non repré- sentée) à l'aide d'une poulie 19 et d'une courroie, tourillon- ne dans des paliers du support 13, et à cet arbre est fixé un plateau de tour rotatif 21, pourvu d'une pointe de tour 23.
Dans des coussinets prévus dans le support 15 est monté pour tourner par rapport audit support une pointe de centrage 24 espacée;., par un coussinet 25, d'un organe de
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butée 26 fileté pour effectuer un mouvement axial longitudi- nal dans le support .15 et destiné à être bloqué dans une position réglée à l'aide d'un contre-écrou ou autre disposi- tif (non représente).
.Pour supporter sur le tour le tube à surfacer, il est prévu doux organes d'espacement tubulaires gz, 29, fixés chacun à une extrémité dans les extrémités correspondantes du tube M. Les extrémités opposées des organes d'espacement 27, 29 sont fixées et centrées sur les pointes respectives 23, 24.
Pour faire tourner le tube M et lésorganes d'es- pacement, un toc de tour 31 est fixé sur l'organe d'espace- ment gz à l'aide d'un collier 33 pourvu d'une vis de blocage 35, ce toc comportant un doigt 27 qui traverse une ouvertu- re convenable du'plateau 21, de telle sorte que la rotation de .ce plateau provoque la rotation du tube M et des organes' d'espacement,
Pour supporter une série de chalumeaux et une ba- guette de métal ou alliage de revêtement, ou "soudure" et faire mouvoir ces organes en bloc longitudinalement par rapport au tube M,, il est prévu un chariot en porte à faux 45 monté sur le banc 11 et capable de coulisser longitudi- nalement par rapport à ce banc, Le chariot 45 présente une rainure 47 (figure 3) avec 'laquelle coopère une nervure'du banc de tour pour assurer l'alignement de ces pièces pendant ce mouvement.
, Pour faire mouvoir le chariot 45.longitudinalement' par rapport au tube M, il est prévu un arbre de renvoi fileté ou vis-mère 51 comportant une portion non filetée montée pour tourner dans un palier 53, cet arbre étant actionné par une série de pignons de réduction 55, 57, 59 et 61 à partir de l'arbre 17. Pour accoupler sélectivement .le chariot 45, et l'arbre 51 de façon à faire mouvoir, le chariot le long de l'arbre, un organe d'accouplement 65 (voir figure 3) est monté pour coulisser, dans un boîtier 67 fixé sur une paroi- avant 68 du chariot 45.
L'organe 65 porte un demi-écrou ta- raudé 69 destiné à coopérer avec l'arbre fileté 51 lorsque la poignée 71 occupe la position représ.entée sur la figure 3, et cet organe est destiné à débrayer l'arbre 51 lorsque la poignée a été amenée à droite de la figure 3. Un- organe de verrouillage à ressort 73 porté par le boîtier 67 permet de maintenir l'organe d'embrayage 65 dans une position choi- sie par rapport à l'arbre 51.
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Pour faire mouvoir manuellement le chariot 45 le long du cane 11 lorsque l'organe d'accouplement 65 a été débrayé de l'arbre 51, il'est prévu. un arbre 75. monté pour tourner sur le chariot 45. Cet arbre porte à l'une de ses ex- trémités un volant de manoeuvre 77, et à son autre extrémité, un pignon 78 engrenant avec un pignon réducteur 79 monté pour tourner sur le chariot 45. Le 'pignon 79 engrène aussi avec une crémaillère 81 fixée sur la surface inférieure ad ja- centre d'une portion du banc de tour. La disposition des pié- ces est telle que lorsque l'organe d'accouplement 65 est dé- brayé, le chariot 45 peut être déplacé le long du banc de tour par la rotation du.volant 77.
Pour diriger la chaleur de, préchauffage et de souda- ge vers st sur les surfaces d'un tube une série de cha- lumeaux à gaz combustible et oxygène 85,87 et 89, respecti- vement, sont supportés par le'chariot 45. de faÇon qu'on puis- se régler leur position dans trois plans différents perpen- diculaires entre eux. A cet effet, ces chalumeaux sont res- pectivement montés pour coulisser dans des porte-chalumeaux 91, 91, 92, comme représenté sur la figure 2, grâce à des crémaillères 93 portées par les chalumeaux et coopérant avec des pignons 95 auxquels, un mouvement de rotation est commu- nique à l'aide de molettes 97.
Les porte-chalumeaux 91 sont supportés par des pieces 99.99 de façon qu'ils puissent effectuer un mouve- ment coulissant dans la direction lon gitudinale du tour ; à . cet effet, chaque porte-chalumeau. 91 est pourvu d'une patte inférieure 101 qui traverse une fente d'une pièce correspon- dante 99, 99. Chaque patte 101 est percée et taraudée pour recevoir une portion filetée d'une vis de réglage correspon- dante 103. Ces pièces coopèrent pour perrettre le mouvement longitudinal des porte-chalumeaux91.
Comme représenté sur la figure 1, le porte-cha- lumeau. 92 est pourvu d'une crémaillère engrenant avec un pignon 105 p'orté par un oras 107 d'une pièce de support 109.
La piece 109 est montée pour coulisser verticalement sur un support de chalumeau vertical 111 sous l'action d'un pignon 112 porté par ce support et coopérant avec une crémaillère portée par la piece 109. Le bras 107 traverse une fente verticale du support 111.
Les pieces de support 99, 99 sont réglables en .position verticalement à l'aide de crémaillères taillées .sur des portions inférieures desdites pièces et coopèrant avec des pignons 113 montés:pour to'urner sur des supports
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115 fixés au chariot 45.
Chacun des chalumeaux 85, 87,89 est pourvu', des conduits d'admissi'on, commandés séparément, 117, 119, pour l'oxygène et un gaz combustible, respectivement.
Pour supporter liorement une baguette de soudure faite du métal ou alliage de revêtement de telle manière q.ue cette baguette repose par une de ses extrémités sur la surface du tube M, il est prévu un porte-baguette 121 monté de façon qu'on puisse le faire coulisser et régler sa posi- tion sur un oras d'un organe de support 123. fixé au chariot 45. Une baguette de soudure 128 traverse une ouverture du porte=baguette 121. la construction et la relation des pièces-sont telles que les chalumeaux et la baguette de soudure sont mo- biles en bloc et à une vitesse.constante réglable dans la .direction longitudinale du tube M à surfacer, pendant que le tube tourne à une vitesse constante autour de son axe longi- tudinal.
L'ensemble des cnalumeaux peut comprendre une série de buses de chalumeau préchauffeur 125,placées à une faible distance lés unes des autres et reliées au chalumeau 89, ces buses étant destinées à projeter,des flammes sur la surface d'un tube, M adjacente à la .zone de surfaçage. On peut se dispenser du chalumeau préchauffeur 89 lorsqu'il s'agit de surfacer des tubes de très petit diamètre ou'des tubes comportant des parois minces. Pour le surfaçage de gros tubes, on peut utiliser deux ou plus de deux de cs batteries de buses de préchauffage, ces batteries étant disposées à un certain écartement les unes'des autres sur le pourtour du tube.
Un ensemble préchauffeur supplémentaire de ce genre est représenté en 90 sur la figure 3 et est relié au chalumeau 89.
Dans la forme d'ensemble à chalumeaux représentée au chalumeau 85 est reliée une tête de soudure à laquelle est associée une buse de chalumeau 127 dirigée de façon à projeter une flamme soudante sur l'objet, près et à l'ali- gnement de la baguette de soudure 128. Une seconde buse 129, ayant approximativement la même dimension que la buse 127,. est dirigée pour projeter une flamme de préchauffage et de soudage sur la surface du tube située légèrement à l'avant de la baguette, eu égard à la direction du mouvement longi- tudinal de l'ensemole à chalumeaux,.
La buse 129 prépare la .surface métallique du tube, en. raison de l'excès de sa
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teneur en acétylène, outre;qu'elle oblige le métal de surfaçage' à s'étaler sous l'orme d'une mince coucne Juste avant l'application de la.majeure partie dudit métal sur le tube.
Une troisième buse 131, haoituellement plus petite que les autres,-dirige une flamme de préchauffage sur l'extrémité inférieure de la baguette de soudure et provoque une fusion et un flux plus rapides du métal de cette baguette. Bien entendu,' si le tube à revêtir possèdede faibles dimensions, on n'a besoin que d'une seule buse. '
Au chalumeau 87 est reliée au moins une buse 133 dirigée de façon à projeter une flamme à excès d'acétylène sur la surface du métal déposé au moment où il quitte la zone d'influence du chalumeau de soudage 85, en un point éloigné de la flamme de soudage d'une distance approximative- ment égale à la distance qui est parcourue par le chariot 45 à chaque tour du tube M.
Le chalumeau 87 fonctionne de façon à uniformiser les rides, aspérités ou autres légères irrégu- 'larités constituées à la surface du métal déposé, pendant que ce métal e t encore à une température élevée.
Chacune des têtes de soudage portant les buses 125, 127, 129, 131, 133 est de préférence pourvue d'une che- mise de refroidissement comportant les conduits haoituels d'arrivée 135 et de départ 137 de l'eau ou agent équivalent qu'on fait circuler dans cette chemise à partir d'une source d'alimentation appropriée.
Pour refroidir le revêtement métallique déposé, au moment où il quitte la zone 'de soudage, un conduit 141, qui communique avec une source d'alimentation en air ou autre gaz approprié sous une faible pression (non représentée), est con- venablement supporté par le chariot 45 de façon à pouvoir ê- tve réglé en position verticalement, à l'aide d'organes à' fentes coopérants 143, 145 et d'un contre-écrou associé.
Le conduit 141 présente une ou plusieurs ouvertures dirigées de façon à projeter le gaz sur le revêtement fondu au moment où il quitte la zooe de soudage (voir figure 3).
Pour cistribuer un décapantvolatil, telque le borate de méthyle ou d'éthyle, dans un gaz combustiols admis à la zone de soudage, on peut prévoir un réservoir à décapant 150 (voir figure 3) comportant 'un tuyau d'admission de décapant liquide 152 et'une soupape 154 servant à main- tenir un niveau de liquide constant dans ce réservoir.
Un tuyau d'admission à robinet 3¯56,.relié à un collecteur à gaz combustible 158 qui contient un détendeur 157 peut.être
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disposé de 'façon que son orifice d'admission soit situé aù- dessous du niveau, de liquide dans le réservoir 150. Un tuyau d'échappement de gaz combustible 160 fait communiquer la partie supérieure du réservoir avec un ou plusieurs des tuyaux à combustible 119, 119 des chalumeaux.
Un détendeur 161 est monté sur le collecteur 158 entre les tuyaux 156 et 160 et permet de diluer le gaz de soudage contenant du dé- capant à l'aide d'une proportion réglée de gaz de. soudage libre de décapant dans son passage vers les chalumeaux. bans la mise' en pratique du présent procédé, en' u- tilisant un appareil du type décrit, un tune destiné à être pourvu d'un rèvêtement superficiel d'alliage résistant à l'usure ou à la corrosion peut être monté dans l'appareil de la manière décrite. le tune reçoit un mouvement de rotation lent de la poulie commandée 19 et des pieces associées, l'organe d'accouplement 65 étant dégagé de l'arbre 51.
On fait alors mouvoir le chariot 45 le, long du, banc de tour jusqu'à ce que la batterie de chalumeaux ait été amenée à la position voulue pour diriger les flammes sur le tube,. à l'une des extrémités de ce tube. On allume alors le ou les chalumeaux de.préchauffage 89 et on règle ces chalumeaux, pendant que le tube continue à tourner jusqu'à ce que la portion adjacente de la surface du tube ait été préchauffée.
On effectue alors.l'allumage et le réglage des chalumeaux 85, 87, et on place une baguette 128 du'métal ou alliage de surfaçage au contact du tube. On fait alors mouvoir l'organe d'accouplement65 pour l'amener,en prise avec 'l'arbre fileté 51,ce qui a pour effet que l'ensemble du chariot 45 et des chalumeaux reçoit un mouvement lent et à une vitesse constante le long du tube, pendant que la rotation dudit 'tube continue dans le sens dela flèche re- présentée sur les dessins. Les chalumeaux 89 et 85 préchauf- fent le -métal de base du tube et la portion adjacente de la baguette de soudure à l'aide de flammes à excès d'acétylène e,t portent ce métal et la baguette de soudure à une tempé- rature de soudage réglée, dans la zone de soudage ou de surfaçage..
Le décapant, s'il est utilisé, est distribué en quantité constante par unité de temps dans la zone à haute température, que ce soit sous forme d'un décapant volatil, tel que le borate d'éthyle en suspension dans'le mélange de gaz' de soudage, d'une baguette,de matière de surfaçage revêtue de décapant, ou d'un'décapant solide finement divisé.
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L'application de flammes de préchauffage assure le maintien,dans la zone de'soudage, des surfaces respectives du tube et de, la matière de surfaçage, à. une température cons- ,tante pendant toute la durée de l'opération. Pendant que s'effectue le mouvement du chariot 45, il se forme sur le tube M un revêtement soudé hélicoïdalement du métal ou alliage destiné à assurer une surface lime ou autre type de revêtement, les convolutions adjacentes dudit revêtement débordant l'une sur l'autre par leurs portions marginales.
Pendant que la surface revêtue du tube est encore à l'état fondu., une flamme à excès d'acétylène produite par le chalumeau 87 est dirigée en travers de la sur'Lace 'du tube, revêtu suivant un petit angle avec la cotation du tube, et cette flamme fond de nouveau le métal précédemment appliqué qui a eu la possibilité de se refroidir pendant un tour complet du tube. Le métal refondu coule suffisamment po.ur diminuer grandement ou supprimer toutes les irrégularités superficielles ; le tube revêtu, est ensuite refroidi, soit naturellement, soit à l'aide d'un courant d'air ou d'un autre agent réfrigérant. Si on le désire, on peut se dis- penser du chalumeau 87, l'opération d'uniformisation étant effectuée en une opération séparée une fois terminé le revê- tement du tube.
Toutefois, il est plus économique que les deux opérations soient effectuées concurremment.
Grâce à l'invention, il devient possible de souder des bandes métalliques continues, de largeur et d'épaisseur constantes, sur un tube ou objet cylindrique, de telle sorte que ce tube soit complètement revêtu, d'une couche tenace et lisse, d'épaisseur réglée constante, de métal soudé.
Le contrôle cie l'opération peut être obtenu facilement pour le réglage de la vitesse de rotation du tube et, par le choix du type de flamme de chalumeau, par le degré de préchauffage du nétal adjacent à la zone de soudure et par la vitesse à laquelle l'ensemble à chalumeaux de soudage se meut dans la direction longitudinale du tube. Il est évident que ces conditions doivent être déterminées indépendamment pour tout type de travail donné mais que, cette détermination une fois faite, l'opération peut être réalisée d'une façon continue en u@ilisant à cet effet des moyens automatiques ou semi-automatiques.
On décrira ci-après une application particulière de ce procédé au durcissement superficiel d'une barre d'acier, par l'application d'une couche d'un alliage non.. ferreux de
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cobalt, de chrome et de.tungstène, propre à résister à l'usure et couramment utilisé'comme matière de durcissement . superficiel. En utilisant un appareil fonctionnant générale- ment comme celui représenté sur les dessins, on a soudé sur une 'barre d'acier cylindrique de 38 mm de diamètre, une couche de surfaçage de l'alliage ci-dessus ayant approxima- tivement 3,2 mm déépaessen, en utilisant une baguette ducit alliage ayant approximativement 47,5 mm de'diamètre. la barre d'acier recevait'un mouvement de rotation lent, à raison de 1,85 minute;: par tour.
La vitesse du mouvement longitudinal du chariot 45 (et des chalumeaux.et du porte- baguette portés par ce, chariot) était d'environ 9,6 mm par tour de la barre d'acier. Chacune des flammes était produite par la combustion d'un mélange oxyacétylénique contenant un excès d'acétylène par rapport à la teneur en acétylène pouvant être brûlée complètement par l'oxygène prése'nt. Un revêtement superficiel soudé, lisse et très satisfaisant du métal de durcissement superficiel a ainsi été obtenu sur la barre d'acier, 'ce revêtement étant par- faitement uni-ou fixé à cette barre. L'application d'un décapant n'a pas été nécessaire dans cet exemple, bien qu'il eut été possible et commode d'utiliser un décapant.
Toutefois, il est préférable d'utiliser un décapant lorsqu'il s'agit de munir de revêtements métalliques de durcissement soudés des pièces métalliques de plus grand diamètre, telles que des pièces de 127 mm et davantage, de diamètre, lorsque l'opération est plus lente'et qu'une couche d'oxyde est autre- ment susceptible de se former sur le métal.
Il est quelquefois avantageux d'effectuer un léger refroidissement brusque de la couche lisse, de métal déposé, au moment où elle quitte la zone de soudage, afin d'empê- cher qu'elle coule et s'écarte de la position qu'elle doit occuper. On peut, lorsqu'on le désire, effectuer aiséme'nt ce.refroidissement en dirigeant,un courant d'air ou autre gaz approprié à basse pression à 3'aide du, conduit 141 sur la couche déposée au moment où elle'quitte la 'zone de soudage.
L'entraînement'mécanique de la baguette de soudure à une'vitesse déterminée vers et jusqu'à la zone de soudage assure les avantages d'un taux d'alimentation .positif et réglé ; et le procédé peut être appliqué pour revêtir une partie choisie seulement de lacirconférence du tube, lorsqu'un tel surfaçage partie'! est désiré. En outre, deux
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ou plus de deux filets ou corps de métal de surfaçage déposés en même temps hélicoïdamement peuvent être appliqués sur le tube au lieu d'un seul, dans l'intérêt .d'une économie de temps et de matière, et avec des avantages importants dans la conservation de la chaleur.
Il est bien entendu que, bien que la forme de réalisation particulièrement âécrite et représentée soit applicable au revêtement superficiel d'un cylindre de révo- lution, elle est également applicable au revêtement super±1- ciel d'autres objets possédant des surfaces de révolution.
Le procédé est en particulier facile à réaliser lorsque la surface supérieure de l'objet en cours de rotation est sensiblement horizontale. Par conséquent, lorsqu'on envisage le revêtement de corps de révolution non cylindriques, il est préférable que l'axe de révolution lui-même ne soit pas horizontal.
On se référera maintenant aux figures 5 à 8 rela- tives à la seconde forme de réalisation sus-mentionnée de l'invention, et plus- particulierement à la figure 5. Un arbre 161 tourillonne dans un palier 162 monté sur un banc ou support de forme oblongue approprié S. Cet arbre reçoit une rotation à une vitesse réglée constante d'un mo- teur électrique à vitesse variable E ou d'un moteur équivalent, par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse 163, d'une chaîne 164 et de pignons à chaîne 165 et 166.
Une douille 167 pourvue de collets à ses extrémités est mon- tée pour tourner sur un palier 168 et est assemblée avec l'arbre 161, à l'aide d'une clavette 169, de façon à pouvoir effectuer un mouvement longitudinal libre par rapport à l'arbre 161. Dans un palier 170 porté par le support S tourillonne, à l'alignement axial de l'arore 161, un arbre ou organe tubulaire 171 portant une pièce 172, de toute construction appropriée, destinée à être fixée d'une manière bien connue contre ou dans une des extrémités du tuoe ou autre objet cylindrique en métal M destiné à être revêtu.
Une piece 173 dont une des cstré ités est destinée à être fixée à l'intérieur d'une extrémité du tube M, présen- te à son extrémité opposée un conduit axial destiné à recevoir une des extrémités d'un arbre 174, dont l'autre extrémité est fixée à la douille 167 par des moyens conve- nables tels qu'une vis de serrage de façon qu'elle, tourne avec la douille, L'arbre174 est assemolé avec la pièce 173
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de façon à participer à sa rotation et à coulisser d'une distance limitée'par rapport à ladite pièce, cet arbre étant guidé par des clavettes 175'et coulissant le long desdites clavettes.
,
Pour faire mouvoir le palier 168 et les pièces portées par ce palier dans la direction longitudinale de l'arbre 161, ledit palier comporte une embase 176 pouvant coulisser longitudinalement par rapport au support S dans des guides 177 dudit support. Une biellette 178 pivotant'par,une extrémité sur le palier 168 pivote par son autre extrémité sur la portion médiane d'un levier 179 dont urne extrémité est elle-même assemblée.de façon pivotante avec le support S pour permettre au levier de.se mouvoir dans un plan vertical.
Ia disposition des pièces est telle que le mouvement du levièr 179 dans un des sens a pour effet de déplacer le palier 168 vers la droite de la figure
5 et de faire coulisser l'extrémité de l'arbre 174 dans .l'extrémité -ouverte de la pièce 173. le mouvement du levier 179 vers la gauche de la figure 5 dégage la pièce 174 de la pièce 173.
Pour déposer concurremment plusieurs corpsde métal ou d'alliage de soudure 'sur la surface de l'objet à revêtir ou à surfacer et pour appliquer progressivement la chaleur de soudage'à des portions successives de la surfa- ce du tube M, on a prévu, dans la construction modifiée repré- sentée, un ensemble de chalumeau de forme oblongue T, consistant de préférence en un bloc de cuivre, laiton ou autre métal convenable' ou alliage de bonne conductibilité thermique, destiné à être supporté approximativement au- dessus et le long de l'objet à revêtir.
L'ensemble de chalumeau T comprend un bloc de forme oblongue 180 sur la surface supérieure duquel est fixée, -par exemple soudée, une chemise creuse 181 permettant la circulation d'un fluide de refroidissement au contact dudit bloce Le bloc de chalumeau. 180 présente intérieurement deux conduits à gaz longitudinaux 182, 183 placés près des côtés respectifs dudit bloc et communiquant respective- .ment par des conduits 186, 186 avec les chambres de mélange: des chalumeaux correspondants 184, 187. Chacun de ces cha- lumeàux est alimente indépendamment d'un gaz de soudage et d'oxygène provenant de sources convenables non représentées.
Pour supporter plusieurs baguettes-,de la soudure ou métal de'revêtement désiré au contact du tube à s'urfacer,
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une série de tubes de guidage à extrémité ouverte 188 traversent le bloc 180 et la-.paroi de la cnemise 181 opposée au bloc. De préférence, les tubes de guidage sont disposés suivant une rangée de tubes rapprochés s'étendant dans la direction longitudinale de l'ensemble T, la disposition étant telle que chaque tube renferme et guide, en vue de son mouve- ment longitudinal libre à l'intérieur dudit tube, une baguette de soudure 128 faite du métal de revêtement désiré, l'ex- trémité inférieure de cette baguette reposant sur la surface supérieure du tune m par son propre poids ou sous l'action d'une pression positive réglée, comme il sera décrit plus loin.
Les tubes de guidage peuvent être montés de façon amovible dans l'ensemble T de toute manière appropriée, en vue de faciliter l'utilisation de baguettes de soudure de dif- férents diamètres avec le même ensemble de chalumeau.
Pour diriger la chaleur de soudage uniformément vers et contre les extrémités inférieures des baguettes de soudure et les portions en contact de la surface d'un tube ou autre Objet M entre leslimites d'une longue zone de soudage continue, une rangée de buses de soudage étroitement espacées 185 sont vissées dans le bloc 180, chacune d'elles communiquant avec le conduit 182.Une seconde rangée' de buses de soudage étroitement espacées 189, analogues aux ouses 185, sot fixées dans le bloc 180, chacune d'elles communi- quant avec le conduit 183. les buses 185, 189 des rangées res- pectives sont disposées de part et d'autre de la rangée de baguettes étroitement espacées de métal de soudure.
De pré- férence, comme représenté, une des buses de chaque rangée de buses est dirigée de façon qu'elle projette un gaz de sou- dage sur la baguette de soudure correspondante de la rangée de baguettes.
Bien qu'il soit préférable d'utiliser les deux rangées de ouses de chalumeau dans l'opération, il est pos- sible, quoique ce soit moins avantageux, d'effectuer l'opé- ration de revêtement complète en n'utilisant qu'une seule rangée de buses. Toutefois, lorsque les deux rangées de buses sont utilisées, les buses 185 effectuent le préchauffage du tube M et la fusion des baguettes 128, alors que les buses $189 contribuent à la fusion desdites baguettes et servent à souder le revêtement déposé sur l'objet M.
Il est préférable de disposer l'ensemble de chalumeau de telle manière que les points de contact des baguettes avec la surface de l'ob- jet soient situés légèrement à l'avant de la'ligne centrale ou
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sommet dudit objet, vers la portion de cet objet qui pénètre dans la zone de soudure.
On.voit ainsi que les buses des rangées respecti- ves de buses .sont 'disposées.-par paires, chaque buse d'une rangée étant dirigée de façon à projeter un courant de gaz de soudage suivant un chemin qui intersecte un courant de gaz de soudage projeté par une buse correspondante de 1''autre rangée, sur une zone de soudage de forme oblongue adjacente à la portion la plus haute de la surface de l'objet.
Pour refroidir le chalumeau 180 pendant le travail, deux conduits d'admission de fluide réfrigérant 190 sont disposés à l'intérieur.de 'la chemise 181, parallèlement aux rangées longitudinales respectives de buses. Chaque conduit .
190 est relié à une source de fluide réfrigérant par un tuyau respectif 191,191, et chaque conduit est percé d'une rangée de.trous 192 longitudinalement espacés de façon à décharger le fluide à l'intérieur de la chemise 181. Le fluide sort de la chemise 181 par les tuyaux de'départ res- pectifs 193, 193, le raccord en Y 194 et le tuyau 195.
Pour supporter le bloc au-dessus de l'objet M et dans là direction longitudinale de cet objet; on a prévu un bras de'support 196 dont une extrémité est soudée ou autre- ment fixée à une pièce 197 fixée elle-même de façon amovi- ble à l'ensemble T. la pièce 196 se termine par une portion discoïde présentant une surface cannelée destinée à entrer en prise avec une surface complémentaire d'un second bras de support 198, sous l'action d'une'vis de blocage 199. Pour faire mouvoi,r verticalement le' bloc T, le bras 198 est fixé à un bloc 200 monté pour coulisser verticalement sur une colonne verticale 201 . Une douille 202 fixée à cette colonne porte une plaque 203 qui présente une ouverture taraudée coopérant avec le filetage d'une vis de réglage 204 montée dans le globe 200.
Ia colonne 201 est fixée à un bloc de support 205 coulissant longitudinalement par rapport au support S, ce bloc étant.déplacé par un pignon 206 monté sur lui, commandé par' un volant à main 207 et coopérant avec une crémaillère 208 portée par des pièces 209, 209 faisant partie d'un bâti 210. Ce dernier coulisse transversalement au support S le long de guides biseautés 211, 211 et peut- être verrouillé dans une position réglée par des vis de blocage 212. La disposition est par conséquent telle que le bloc de chalumeau peut être réglé en position verticale- ment, longitudinalement. et transversalement par rapport à
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l'objet, ainsi qu'angulairement par rapport audit objet, de façon à permettre d'utiliser l'appareil pourra surfaçage d'objets non cylindriques et autres.
Pour diriger un courant modéré d'air ou autre agent de refroidissement convenable vers la couche métallique nou- vellement déposée en des points situés légèrement au delà des ouses du chalumeau, il est prévu un conduit à air à commande par robinet 213, supporté par le bloc T à l'aide de ferrures 214, qui possède une portion parallèle à l'ob- jet. le conduit 213. est percé d'uneséried'ouvertures étroi- tement espacées 215 qui sont dirigées de façon.à projeter de l'air ou un autre agent réfrigérant sur le revêtement soudé de façon à solidifier le métal et à empêcher ainsi l'écoulement non réglé du métal déposé.
Pour régler la quantité de métal de revêtement fournie au tube M par unité de temps lorsqu'une avance mécanique ou automatique de ce métal est désirée, on peut utiliser le mécanisme d'alimentation représenté sur la figure 8. Ce mécanisme comprend une paire de rouleaux ou arbres 216, 217 pourvus d'une garniture en matière élastique telle qu'une composition de caoutchouc. L'arbre 216 est monté dans des coussinets fixes d'orgades 218 portés par des bras de support 219 fixés au oloc 180, aux extrémités opposées de ce bloc. (Un seul des organes 218 a été repré- senté). Une des extrémités de l'arbre 216 est reliée à un moteur électrique réversible 220 par l'intermédiaire d'un accouplement 221 et d'un engrenage réducteur 222.
Le moteur 220 est disposé dans un circuit électrique contenant un interrupteur inverseur 223 et une résistance variable 224. les extrémités respectives de l'arbre 217 traversent des fentes longitudinales des pièces 218. Pour solliciter le rouleau 217 vers le rouleau 216, à chacune des pièces 218 peuvent être fixés, par exemple par soudure, deux organes à rebord espacés coopérants 225, 225 constituant le logement d'un ressort de compression 226 disposé entre une extré- mité à rebord de chaque organe 225 et l'arbre du rouleau 217. Pour solliciter le rouleau 217 vers le rouleau 216 en surmontant la résistance du ressort 226,
des vis de réglage 227 coopèrent respectivement avec des trous percés et taraudés des pièces respectives 218. A l'extrémité de chaque vis 227 est prévue une piece pivotante 228 prenant appui contre'.l'arbre 217. Bien qu'on n'ait représenté, dans,un but de simplicité, qu'une des unités.de chacune des
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paires de pièces 218, 219. 226, 227 et 228 et qu'une paire d'organe,s 225, il est bien entendu que des pièces identiques sont prévues à l'extrémité opposée de l'ensemble de-chalumeau.
Ia disposition'des pièces est telle que le mouvement des vis de réglage 227 dans un'des sens oblige le rouleau.
217 à se rapprocher du rouleau 216 après avoir surmonté la résistance des ressorts 226 ; et que le mouvement desdites vis dans le sens opposé permet au rouleau 217 de s'éloigner du rouleau 216 sous 'l'action des' ressorts 226. En réglant les vis227, on peut régler la poussée exercée,sur les baguet- tes de soudure 128 par les rouleaux 216, 217 et la matière élastique 2260Le moteur 220 et les pièces associées en- traînent à une vitesse constante réglée l'ensemble des baguet- tes 128 vers la zone de surfaçage, cette vitesse étant dé- terminée par le réglage de la résistance vairiable 224.A l'achèvement de l'opération de surfaçage, les baguettes de soudure peuvent être rappelées rapidement à l'aide de l'in- terrupteur inverseur 223.
On décrira ci-après à titre d'exemple un mode opé- ratoire du procédé-conforme à l'invention qui utilise l'appa- reil qui vient d'être décrit. Un tube ou cylindre d'acier creux ayant approximativement 152 mm de longueur, 127 mm de diamètre extérieur et 12,7 mm .d'épaisseur a été animé d'u- ne rotation à-une vitesse de huit tours par heure, pendant que des flammes étaient projetées sur sa surface supérieure à l'aide d'un bloc de chalumeau analogue à celui représenté sur la figure 5 et comportant deux rangées de quinze buses chacune.
Après un tour complet, onze baguettes de soudure de 4,76 mm de diamètre, consistant en un alliage composé de 30 % environ de chrome, de 5 % environ de tungstène, le reste con- sistant principalement en du cobalt, ont été insérées dans les guides du bloc T et on a remis le cylindre en rotation, pendant qu'un courant d'air modéré était projeté contre la couche métallique quittant la zone de soudure. Après un peu plus d'un tour,' on a enlevé les baguettes de soudure, puis coupé l'arrivée de gaz au chalumeau.-le tube revêtu possé- dait un diamètre extérieur de 135 mm. Le revêtement, dont l'épaisseur était de 3,9 mm, était uniforme sur toute l'é- tendue de la surface cylindrique extérieure du tube.
Ce re- vêtement était de bonne qualité, lisse et parfaitement adhérent.
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De nombreuses modifications peuvent facilement ê- tre apportées au mode opératoire. Par exemple, on peut aug- menter l'épaisseur de la couche de métal déposée en élevant le bloc de chaluraeau et les buses à une distance plus grande au-dessus de l'objet, ce qui permet aux flammes de frapper les baguettes de soudure à un niveau, plus élevé et, par ce moyen, de fondre une quantité plus grande du métal des dites baguettes. Inversement, en abaissant le bloc on dirige les flammes vers un point plusrapproché de l'extrémité des baguettes, et l'on obtient ainsi un dépôt plus mince de métal de soudure.
Bienqu'il soit préférabled'appliquer le revête- ment de métal sous forme d'une couche unitaire en une seule opération, on peut, si on le désire, l'appliquer en sec- tions ou bandes successives le long de l'objet à revêtir.
Si on le désire, on peut ne revêtir qu'une portion de la circonférence de l'objet.
Après l'opération de revêtement, quelle que soit la forme de réalisation adoptée de l'invention, on peut donner à l'objet revêtu un traitement thermique supplémen- taire, après avoir enlevé la ou les baguettes de soudure en diminuant convenablement l'intensité des flammes de cha- lumeau ou en augmentant la vitesse de rotation de 1',objet.
Si le contour superficiel de l'objet revêtu présente des irrégularités, on peut les éliminer enfaisant tourner ledit objet sous l'action des flammes de, soudage, après l'opéra- tion de revêtement et en l'absence des baguettes de soudure.
Il est bien entendu que, ni-en que l'invention ait . été particulièrement 'décrite dans son application à la pro- duction, par soudage, de placages ou revêtements métalli- ques sur des objets cylindriques, cette invention peut pa- reillement être appliquée en vue de l'obtention de revête- ments de ce genre sur les surfaces d'objets coniques, tron- coniques et autres forces allant en se rétrécissant, par un réglage convenable des flammes du chalumeau et/ou en ré- glant la vitesse de rotation de l'objet de ,façon à apurer une vitesse de soudage linéaire sensiblement constante in- dépendamment du diamètre de l'objet. De même, l'invention peut être appliquée au revêtement de plaques métalliques planes ou courbes.
Lorsqu'il s'agit de revenir des plaques ou des surfaces sensiblement planes, l'emploi d'un fluide réfrigérant n'est généralement pas.nécessaire. De préfé- rence, la plaque est animée d'un mouvement à un-¯.'vitesse
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constante en regard et au-dessous des chalumeaux à plusieurs buses et des guides multiples.à baguettes de soudure, ou leur-équivalent.
Les corps de-métal Ou d'alliage, de revêtement peu- vent affecter des formes qui diffèrent de celles représentées.
Ainsi, le métal de revêtement peut être sous forme d'une ou plusieurs plaques oblongues q-ui peuvent être plates, ondulées ou recourbées et qui sont destinées à être'amenées à la zone de soudure, par gravité ou par un dispositif mé- canique conforme à l'invention. Le bloc de chalumeau peut ainsi comporter intérieurement un ou plusieurs guides,de forme oblongue destinés à recevoir le ou les corps de métal de revêtement.
Grâce à la présente invention, il est possible d'ob- tenir facilement et commodément des revêtements ou placages métalliques lisses et-,d'épaisseur sensiblement constante sur les-surfaces d'objets métalliques ayant les formes de cy- lindres, cônes, troncs de cône; plaques, etc., ces.revête- ' ments, etc, étant'composés de métaux tels que le bronze, le cuivre-, 'le nickel; l'acier ou d'alliages non ferreux donnant des revêtements à surface dure, tels que les alliages dé cobalt, de chrome et de tungstène.
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