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Procédé et appareil pour appliquer des pigments sur des matières en feuilles.
La présente invention est relative à un procédé perfectionné pour appliquer un pigment sur la surface d'une série de feuilles-,de papier, carton, tissu, etc., individuel- lement et en succession, en utilisant un mécanisme fournis- seur de feuilles à action intermittente, par exemple à mou- vement alternatif ; concerne également un appareil per- mettant de réaliser ce procédé perf ectionné.
Dans l'application d'un pigment sur une série de feuilles de papier, ou autres, individuellement et en succes-
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sion par le procédé objet de l'invention, une feuille est amenée par ledit mécanisme à une position située en regard d'une matrice présentant des dépressions sur sa face, et cette feuille est alors serrée contre la face à dépressions de ladite matrice, l'application du pigment sur la surface de la feuille étant obtenue en transférant le pigment sous pression d'une source convenable, par l'intermédiaire de con- duits traversant la matrice, aux dépressions constituées sur la face de ladite matrice, après quoi la feuille est séparée de la matrice mais retenue dans une position horizontale située immédiatement au-dessous de la matrice, pendant la continuation du mouvement du fournisseur de feuilles,
la feuille revêtue du pigment étant finalement enlevée de la po- sition qu'elle occupait au-dessous de la matrice, au cours d' un mouvement subséquent effectué par le fournisseur de feuilles pour amener la feuille suivante au-dessous de la ma- trice.
Dans la disposition préférée, le fournisseur de feuilles est du type agencé pour effectuer des mouvements al- ternatifs rectilignes et, conformément à l'invention, ce dis- positif à mouvements alternatifs peut agir à la fois de façon à amener les feuilles au-dessous de la matrice et de façon à . détacher lesdites feuilles de la face de dessous de la matrice après que le pigment a été appliqué..
Grâce au présent procédé, le pigment est appliqué sur des zones ou aires de la feuille qui sont déterminées par les limites des dépressions de la face de la matrice et, après que la feuille a été dégagée de la matrice, elle est mainte- nue en position au-dessous de ladite matrice pendant un temps appréciable, de sorte que des gouttes ou filets de pigment susceptibles d'adhérer à la matrice tombent dans une position correcte sur la feuille, et une vitesse d'entraînement élevée des feuilles est en même temps réalisée.
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L'invention consiste, en outre, en un appareil ser- vant à appliquer un pigment sur la surface des éléments d'une série de feuilles de papier, carton, tissu, etc., individuelle- ment et en succession, lequel appareil comprend un fournisseur de feuilles à action intermittente, une matrice présentant des dépressions sur sa face et contre laquelle une feuille, amenée par un mouvement du fournisseur de feuilles à une position placée en regard de ladite matrice, est destinée à être fixée par serrage,
des conduits permettant l'amenée de pigment sous pression à l'intérieur des dépressions de la face de la matrice et sur des aires délimitées de la surface de la feuille et un dispositif de maintien agencé-'pour maintenir la feuille en posi-' tion immédiatement au-dessous de la matrice après qu'elle en a' été détachée et pendant la continuation du mouvement du fournis- seur de feuilles.
L'invention est représentée à titre d'exemple sur les dessins annexés, la construction représentée utilisant un four- nisseur de feuilles intermittent à mouvement alternatif.
Sur ces dessins :
La figure 1 est une vue en élévation latérale de 1' ensemble d'une machine conforme à l'invention.
La figure 2 en est une vue en bout, en regardant de la droite de la figure 1.
La figure 3 en est une vue en plan.
La figure 4 est une vue perspective du fournisseur de feuilles à mouvement alternatif..
La figure 5 représente, à plus grande échelle, une partie du mécanisme servant à actionner le fournisseur de feuilles.
La figure 6 montre un détail du fournisseur de feuil- les, en regardant du côté 'droit de la figure 4.
Les figures 7 et 8 montrent d'autres détails.
Les figures 9 et 10 sont, respectivement, une vue en
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élévation et une vue en plan, à plus grande échelle, montrant le mécanisme servant à serrer la feuille contre la matrice et à appliquer le pigment sur la feuille ainsi fixée.
Les figures 11 et 12 sont des vues de détail.
La figure 13 représente un dispositif servant à main- tenir une feuille en position au-dessous de la matrice pendant que le fournisseur de feuilles à mouvement alternatif effectue un mouvement de retour.
Les figures 14 et 15 sont des vues en élévation-coupe de la machine et montrent le mécanisme servant à actionner des pièces mobiles disposées près des côtés opposés de la machine.
La figure 16 est une coupe horizontale, à plus gran- de échelle, du mécanisme de commande.
Sur ces dessins, 1 représente un bâti de base dans lequel sont montées quatre colonnes verticales 2 destinées à effectuer des mouvements de monte-et-baisse dans des guides convenables.
Les colonnes 2 sont disposées'aux quatre angles d'un rectangle, considéré en plan, et sont reliées par leurs extré- mités inférieures à un cadre 3 qui est destiné à être élevé ou abaissé'à l'aide de genouillères 4 reliées par paires, sur les côtés opposés de la machine, par des barres 5, elles-mêmes reliées par des biellettes à un arbre 154 porté par des leviers 155 pivotant autour d'un axe transversal à la machine, les le- viers 155 étant destinés à recevoir des mouvements oscillants à l'aide de biellettes 81 mues par des cames portées par un arbre à cames 69 monté dans la machine.
A leurs extrémités supérieures, les colonnes 2 sup- portent une structure fermée en forme de boite 6 contenant un certain nombre de récipients ouverts 7 destinés à contenir le pigment, et l'intérieur de la boite 6 est maintenu sous pression par l'intermédiaire d'un tuyau à air comprimé flexible 8. Les colonnes 2 supportent aussi, en un point intermédiaire de leur
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hauteur, un cadre rigide 9 à la partie inférieure duquel sont reliées deux barres rigides 10 constituant le support d'un bloc ou matrice métallique horizontale 11 fixé à la partie inférieu- re des barres 10. On se rend compte que la boite fermée 6, le cadre rigide 9 et la matrice 11 reçoivent un mouvement de monte-et-baisse avec les colonnes montantes et descendantes 2.
La matrice 11, dont une portion est représentée sur la figure 12, présente, à sa partie inférieure, une face usinée sur laquelle sont constituées une série de dépressions peu pro- fondes et convenablement disposées, 12.
Le corps de la matrice 11 est percé, au dos de cha- que dépression 12, comme représenté en 13, et 1'extrémité su- @ périeure de chaque ouverture est taraudée pour recevoir l'ex- trémité filetée inférieure d'un cylindre métallique 14, de pré- férence avec intercalation d'une rondelle de cuir 15. Un tube métallique 16 est monté pour effectuer un mouvement longitudi- nal à l'intérieur de chaque cylindre 14, et un corps ou cône de soupape 17 prévu à l'extrémité inférieure de chaque tube 16 prend appui sur un siège constitué par l'extrémité supérieure de la portion de petit diamètre de l'ouverture 13. Un cuir embouti 18, tournant sa concavité vers le bas, est monté à 1' extérieur du tube 16 et s'ajuste l'intérieur du cylindre 14.
Entre la face supérieure du cuir embouti 18(ou une rondelle 19 prenant appui contre ce cuir) et un presse-étoupe de centrage 20 situé au sommet du cylindre 14 est disposé un ressort de compression 21 entourant le tube 16. Un autre ressort de com- pression 22, entourant le tube 16, prend appui contre un épaule- ment prévu à l'extrémité inférieure de ce tube et contre une pièce conique coulissante 23 destinée à élargir le cuir embouti 18.
Des lumières 24 prévues dans les parois du tube 16 débouchent dans l'espace séparant le tube 16 du cylindre 14 au-dessous du cuir embouti 18.
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Chaque tube 16 est relié par un tuyau flexible 25 à l'un des récipients à pigment 7 contenus dans la boite 6, et l'on se rend compte qu'un mouvement d'élévation des tubes 16 par rapport aux cylindres 14 permet au pigment de couler jusqu' aux dépressions 12 prévues sur la face de la matrice.
Les extrémités supérieures des tubes 16 traversent des ouvertures ou fentes ménagées dans des barres rigides 26 (figures 10 et 12), qui sont à leur tour fixées à une paire de barres 27 s'étendant dans la direction longitudinale du cadre 9 et disposées pour effectuer un mouvement de monte-et-baisse, en restant parallèles à elles-mêmes, dans des guides dudit cadre. Les extrémités des tubes 16 situées au-dessus des bar- res 26 sont pourvues de colliers ou écrous 16' dont on règle la position sur les tubes de façon que, à l'état fermé des sou- papes, il existe un petit jeu entre ces écrous 16' et les sur- faces supérieures des barres 26 (figure 12).
Les barres 27 présentent sur leur face de dessous des surfaces inclinées 28 (figure 9) qui entrent en contact avec des surfaces inclinées correspondantes 29 prévues sur des bar- res 30 disposées pour effectuer des mouvements coulissants lon- gitudinaux dans le cadre 9. Ces mouvements sont communiqués aux barres 30, dans un des sens, à partir d'un arbre oscillant 31, supporté par le cadre 9, par l'intermédiaire de pattes 32 fixées audit arbre et de tiges-poussoirs 33 s'étendant entre lesdites pattes 32 et les extrémités des barres 30, et dans le sens opposé, par des ressorts de compression 34 prenant appui contre des butées fixes 35 du cadre 9 et contre des pattes 36 prévues à la partie inférieure des barres 30, ces ressorts étant supportés par des tiges de guidage 35' fixées aux butées 35 et traversant les pattes 36.
On se rend compte que lorsque l'arbre 31 oscille d' une manière qu'on décrira plus loin, les barres 30 reçoivent un mouvement vers la droite de la figure 9, et les barres 27 s'
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élèvent pour soulever les barres 26 par rapport au cadre 9 ; etlorsque les colliers 16' sont actionnés par les barres 26,.tous les tubes 16 des soupapes à pigment s'élèvent à l'intérieur des cylindres 14 pour permettre au pigment d'être admis aux dépressions 12 de la face de la matrice.
Sur une des extrémités du bâti 1 est monté un plateau de pose 37 (figures 1, 3, 14 et 15), qui est, de préférence, incliné comme représenté et capable de recevoir un mouvement de pivotement autour d'un axe 37' pour relever et abaisser le bord avant dudit plateau ; et les feuilles de papier ou autre matière sur lesquelles le pigment est destiné à être appliqué sont placées une à la fois, à la main ou à l'aide de tout dis- positif automatique connu ou approprié, sur ce plateau, des organes d'arrêt ou butées 38 étant prévus près du bord avant dudit plateau pour assurer la mise en position précise d'une feuille sur ce plateau.
Deux guides parallèles 39 sont supportés par le bâti 1, ces guides régnant dans la direction longitudinale de la machine entre les paires de colonnes 2 situées de part et d' autre de la machine, le transporteur de feuilles étan/destiné à effectuer des mouvements alternatifs horizontaux sur ces guides 39.
Le transporteur ou fournisseur de feuilles comprend une table métallique lourde 40 (figures 1 et 2 et 4 à 7) qui est disposée pour glisser sur des galets 41 reposant sur les guides sus-mentionnés 39, entre deux positions, dans l'une desquelles ladite table est située au-dessous du plateau 37, comme représenté en pointillé sur la figure 1, et dans l'autre desquelles ladite table est située au-dessous de la matrice 11.
La table 40 présente, à l'extrémité éloignée du pla- teau 37, un prolongement évidé montré clairement en 42 sur la figure 4, lequel prolongement peut être venu de fonte avec la table.,40; et les parois latérales 43 de l'évidement supportent des bras longitudinaux 44 entre lesquels sont montés des arbres
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45 portant des rouleaux 46 sur lesquels passent des rubans sans fin 47 dont les brins supérieurs sont dans le même plan que la face supérieure de la table 40.
8 l'une des extrémités des arbres 45, ces arbres por- tent, à l'extérieur d'une des parois 43, des pignons à chaîne 48 sur lesquels passe une chaîne d'entraînement 49 (figure 6) dont les extrémités sont fixées à une pièce d'ancrage 50 (fi- gures 3 et 6) solidaire du bâti de la machine.
Les pignons à chaîne 48 comportent des moyeux à roue libre, la disposition étant telle que lorsque la table 40 re- çoit un mouvement dans un des sens, par exemple vers le plateau de pose 37, les arbres 45 tournent pour faire mouvoir les brins supérieurs des rubans 47 dans le sens opposé par rapport à la table, alors que, pendant le mouvement de la table 40 dans une direction qui l'éloigne du plateau 37, les rubans restent fixes par rapport à la table.
Entre les parois 43 et près du bord de la table 40 s'étend aussi un arbre oscillant 51 qui porte des pinces serre-feuille 52 et qui est destiné à recevoir un mouvement d' oscillation à des instants appropriés et d'une manière qui se- ra décrite plus loin, de façon que, lorsque la table 40 se trouve au-dessous du plateau de pose 37, ces pinces saisissent le bord menant de la feuille de papier reposant sur le plateau et la font passer du plateau sur la surface de la table,et la feuille est entraînée dans le mouvementde la table, alors que, lorsque la table atteint sa position située au-dessous de la matrice 11, les pinces peuvent être dégagées de la feuille et amenées à une position où elles sont situées au-dessous du niveau de la face supérieure de la table, comme représenté en pointillé sur la figure 5.
Le dispositif servant à communiquer à la table 40 et aux pièces y reliées leur mouvement alternatif est établi comme suit :
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Dans le bâti de la machine est montée une crémail- lère fixe 53 sur laquelle roule un pignon de crémaillère 54, engrenant à son tour avec une autre crémaillère 55 prévue sur la face de dessous de la table (figure 2).
La crémaillère 55 située au-dessous de la table 40 est capable d'effectuer des mouvements coulissants par rapport à cette table, cette crémaillère étant supportée par l'enga- gement de ses bords dans des guides 56 fixés à la partie infé- rieure de la table; et la disposition est telle que la crémail- lère 55 et la table peuvent être soit mutuellement accouplées, la table pouvant alors être entraînée par et avec la crémail- lère 55, soit désaccouplées, de façon que la table reste immo- bile pendant que là crémaillère se meut dans les guides 56.
A cet effet, un arbre 57 tourillonne dans des paliers du pro- longement de table 42, une des extrémités de cet arbre traver- sant une des parois 43. L'arbre 57 porte, montés rigidement, des cliquets 58 (figure 5) dont les extrémités sont mobiles dans des ouvertures 59 pratiquées dans la paroi inférieure du prolongement 42 et peuvent venir buter contre les extrémités de fentes ou rainures convenables 60 pratiquées dans le corps, de la crémaillère 55.
En faisant osciller l'arbre 57, on peut amener les cliquets 58 à la position représentée en pointillé sur la figure 5, auquel casles mouvements qu'effectue la crémaillère 55 vers la droite de cette figure ne sont pas transmis à la table 40. Lorsque la crémaillère 55 occupe la position représentée sur la figure 5 par rapport à la table 40, L'extrémité gauche de la crémaillère entre en contact avec une butée convenable 61 (figure 15) située au-dessous de la table, celle-ci étant alors contrainte à se mouvoir dans les deux sens avec la crémaillère 55.
Il est facile de se rendre compte que lorsque la- crémaillère 55 et la table 40 sont accouplées, l'amplitude du mouvement alternatif qu'effectue la table sous l'action du pignon de crémaillère roulant 54 est double de celle dudit
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pignon sur la crémaillère fixe 55.
La machine est actionnée, par exemple, à partir d'un moteur électrique 62 qui, par l'intermédiaire d'une transmis- sion à courroie, entraîne un arbre 63 monté dans des paliers du bâti de la machine (figures 1, 15 et 16). Cet arbre 63 est accouplé avec une paire de roues dentées 64 montées sur les extrémités adjacentes de deux arbres 108 montés à un cer- tain écartement l'un de l'autre suivant le même axe et reliés entre eux par un maneton 65 auquel est reliée une bielle 66, dont l'autre extrémité embrasse à l'aide d'une chape le pignon de crémaillère 54 et est reliée à l'axe 67 dudit pignon. Une roue dentée 68 solidaire d'un des arbres 108 est reliée par des engrenages à un arbre 69 portant une série de cames montées rigidement et servant à actionner en synchronisme des éléments faisant partie de la machine.
Dans le cas représenté, l'arbre 69 fait un tour pour deux tours des arbres 108.
En fonctionnement, l'arbre 63 fait tourner les roues dentées 64 et, étant donné que les cliquets 58 sont en prise avegla crémaillère 55, comme représenté en traits pleins en figure 5, la table vient occuper la position située au-dessous du plateau de pose, comme représenté en pointillé sur la figure 1, ce plateau recevant un mouvement de pivotement qui relève son bord avant pendant ce mouvement et ledit plateau s'abais- sant lorsque la table est en position au-dessous de lui. Pen- dant une partie au moins du mouvement de la table vers cette position, les pinces 52 occupent la position dans laquelle elles sont situées au-dessous du niveau du sommet de cette table.
Elles sont retenues dans cette position par l'engrène- ment d'une roue dentée 78 calée sur l'extrémité de l'arbre 51 avec un secteur denté 70 (figures 8 et 14) porté par une des extrémités d'un levier 71 pivotant sur le côté extérieur d'une des parois 43 du prolongement de la table, l'autre extrémité du levier 71 portant un galet 72 qui roule sur la face de
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dessous d'une barre horizontale 73 s'étendant dans la direc- tion longitudinale sur un des côtés de la machine.
La barre 73 est destinée à effectuer des mouvements de monte-et-baisse en restant parallèle à elle-même, cette barre étant reliée aux bras correspondants de deux leviers coudés similaires 74 pivotant similairement sur la machine..
Ces leviers 74 sont contraints à se mouvoir à:l'unisson par une bielle 75 et ils peuvent recevoir un mouvement oscillant, à 1' aide d'une autre bielle 76 et d'un levier 77, à partir d'une came portée par l'arbre à cames 69, pour effectuer l'élévation ou l'abaissement de la barre 73.
Au moment où la table 40 est sur le point de termi- ner son mouvement vers la position décrite ci-dessus au-dessous de plateau de pose, ladite came agit de façon à soulever la barre 73, et le levier 71 est mis à même de pivoter en même temps que l'arbre à pinces 51 est mis à même de tourner sous 1' influence d'un ressort spiral 79 située l'une des extrémités dudit arbre (figure 4), et à l'instant où la table atteint 1' extrémité de sa course, les pinces viennent à la position vou- lue pour serrer contre la surface de la table le bord menant de la feuille.de papier reposant sur le plateau de pose mainte- nant abaissé.
Les butées 38 prévues au bord du plateau 37 sont disposées de telle sorte que le bord menant de la feuille de papier fasse légèrement saillie au delà du bord de la table 40. Le mouvement de pivotement vers le haut et vers le bas du plateau 37 est transmis à ce plateau par une tringlerie 80 à partir d'une came de l'arbre à cames 69, et cette tringlerie sert aussi à élever la butée 38, après que le plateau a été abaissé, de façon à écarter cette butée du chemin de la feuille de papier. Après l'élévation de la butée 38, le mouvement de la table 40 dans une direction qui l'éloigne du plateau 37, conjointement avec la feuille de papier, commence.
Ce mouvement continue jusqu'à ce que la table sur
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laquelle repose la feuille de papier arrive au-dessous de la matrice 11. Comme l'entraînement des roues dentées 64 est continu, il est nécessaire, pour que la table 40 et la feuille qu'elle supporte puissent rester stationnaires au-dessous de ladite matrice, de supprimer l'accouplement entre cette table et la crémaillère 55.
A cet effet, l'extrémité de l'arbre 57 qui porte les cliquets d'accouplement 58 est pourvue d'un levier 88 portant un galet 89 qui, lorsque la table 40 est située au-dessous de la matrice, entre en contact avec la face supérieure d'un des bras d'un levier-coudé 90 monté pour pivoter sur le bâti de la machine (figure 4). Ce levier 90 est destiné à recevoir un mouvement d'oscillation, grâce à une biellette 91 et à un levier 92, d'une came de l'arbre à cames 69, ledit levier fai- sant alors à son tour pivoter le levier 88 et l'arbre 57 pour dégager les cliquets d'accouplement 58 des rainures de la cré- maillère 55. Celle-ci est ainsi rendue libre de coulisser dans les guides prévus sur la face de dessous de la table 40.
Pour éviter le mouvement possible de la table 40, par exemple comme résultat de son frottement avec la crémaillère une barre formant loquet 93 peut être prévue sur la machine, cette barre pivotant en 94, et comportant, à son extrémité libre, une saillie 95 destinée à entrer en contact avec la face de dessous du levier sus-mentionné à commande par came 90, la- dite barre étant sollicitée vers le haut par un ressort 96 de telle manière que l'extrémité relevée 97 de cette barre ou lo- quet 93 s'engage dans une entaille de la table 40 lorsque le levier 90 est amené à la position où doit s'effectuer le désac- couplement entre la table et la crémaillère 55, comme décrit précédemment.
Pendant le mouvement de la table 40 vers la matrice, les colonnes 2 commencent à se mouvoir vers le bas dans leurs guides en raison du redressement des Genouillères 4. Ces ge- nouillères sont actionnées à l'aide des biellettes 5, d'un
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arbre 154 et d'une biellette 81, cette dernière recevant son mouvement des cames portées par l'arbre 69 d'une manière qu'on décrira plus loin.. Le mouvement des colonnes 2 vers le bas= continue jusqu'à ce que la face-de la matrice 11 soit venue s'appliquer fermement sur la feuille de papier reposant sur. la table 40 qui, à l'instant envisagé, est venue au repos et a été verrouilléé en position au-dessous de la matrice de la manière précédemment décrite.
La feuille de papier est maintenant prête à recevoir le pigment.
Pour permettre la fourniture du pigment, les tubes 16 de toutes les soupapes situées au dos de la matrice 11 re- ' çoivent un mouvement d'élévation de l'arbre oscillant 31, de façon à faire mouvoir les tiges-poussoirs 33 et les barres 30 pour élever les barres 27 et 26 de la manière précédemment dé- crite, l'oscillation de l'arbre 31 étant effectuée par l'enga- gement de l'extrémité d'un cliquet 83 prévu à l'extrémité d'un levier pivotant à commande par came 84 dans une entaille d'une patte 85 solidaire de l'arbre 31. Le levier 84 est actionné au moment voulu par une biellette 86 et un levier 87 à partir d'une came.de l'arbre à cames 69.
Le pigment s'écoule alors sous pression des récipients 7 par les conduits 25, à travers les ouvertures commandées par les soupapes 17 et à travers les conduits du corps de la matrice, et arrive à l'intérieur des dépressions 12..
Après un intervalle de temps donné, déterminé par la came qui commande le levier 84, l'arbre 31 oscille en sens in- verse sous l'action de ressorts de rappel 34, et les soupapes à pigment se f erment. Les colonnes 2 reçoivent alors un mouve- ment d'élévation et la feuille de papier, sur laquelle le pig ment a été appliqué dans des zones nettement délimitées par les contours des dépressions de la face de la matrice 11, se sépare de cette face et repose sur la table.
Une série de petits poussoirs 11' soumis à la pres-
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sion de ressorts peuvent être prévus dans des trous appro- priés de la matrice 11 pour repousser la feuille à l'écart de la face de la matrice lorsque celle-ci s'élève.
Les pigments sont habituellement d'une nature collan- te ou visqueuse, et l'on constate que lorsque la feuille de papier ou autre matière se sépare de la matrice, des filets de ces pigments se forment entre la matrice et le papier et des gouttes adhèrent à la matrice elle-même puis tombent sur le papier. Il devient donc indispensable de maintenir le papier dans sa position exacte au-dessous de la matrice pendant un intervalle de temps propre à permettre à ces gouttes ou filets de tomber sur les zones correctes.
Conformément à l'invention, ce résultat est assuré sans perte de temps et sensque ceci diminue en rien la produc- tion en raison du fait que la table 40 du fournisseur de feuil- les est mise à même de revenir vers le plateau de pose pendant cet intervalle de temps en vue de la réception de la feuille sui- vante.
Peu de temps après que la feuille a été serrée d'une manière efficace entre la,table 40 et la matrice 11, la barre horizontale 73 reçoit un mouvement vers le bas de sa came de commande, et les pinces 52 sont sectionnées de façon à pivoter pour venir à la position située au-dessous du niveau de la sur- face de la table 40, comme représenté en pointillé sur la fi- gure 5.
Dans le but de retenir la feuille de papier en posi- tion au-dessous de la matrice après que celle-ci a été élevée, il est prévu un dispositif en forme de berceau 160 représenté sur la figure 13. Ce dispositif 160 s'étend en travers de la machine et est suspendu par deux bras 161 de manière à pouvoir osciller autour d'un axe horizontal monté dans des consoles fixes 162 de la machine, entre les deux positions représentées en traits pleins et en pointillé sur la figure 9, à l'aide d' une tringlerie (à biellette 163 et à levier 164) commandée par
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une came de l'arbre 69.
Entre les extrémités du berceau 160 sont disposées deux broches parallèles 165 reliées entre elles par des engrenages pour tourner à l'unisson, comme indiqué en 166, et sur lesquelles sont fixés des doigts 167,168 desti- nés à constituer des pinces composées chacune d'une paire d' éléments de serrage coopérants. Des ressorts 99 relient entre eux des bras 100 solidaires des broches 165 et tendent à faire- tourner ces dernières de façon à refermer les pinces 167,168, comme représenté sur la figure 13.
Une des broches 165 porte à son extrémité, à 1'exté- rieur du berceau 160, un levier 101 portant un galet 102 à son extrémité. Sur un pivot fixe 103 du bâti de la machine est monté un levier coudé 104 destiné à recevoir un mouvement de pivotement d'un angle déterminé, à l'aide d'une biellette 105 et d'un levier 106, à partir d'une came 107 portée par un arbre à cames 108 relié par des engrenages à l'arbre à cames 69.
Avant le mouvement de la matrice 11 vers le haut, les pinces 52 ayant été amenées par pivotement au-dessous de la surface de la table 40, comme précédemment décrit, le ber- ceau 160 pivote dans le sens lévogyre autour de son axe 162 et, pendant ce mouvement, le :. galet 102 roule sur le bord d'un des bras du levier 104, de sorte que les broches 165 tournent pour ouvrir les pinces composées des doigts 167,168, la pièce 160 venant au repos avec les doigts 167 situés au-dessus du bord menant de la feuille de papier qui fait saillie au delà du bord de la table 40 et avec les doigts 168 situés au-dessous dudit bord.
Le levier coudé 104 reçoit maintenant un mouvement de pivotement pour abaisser le galet 102 du levier 101, et les pinces 167-168 sont mises à même de serrer le bord de la feuil- le de papier entre elles, de sorte qu'elles maintiennent la feuille dans la position qu'elle occupe au-dessous de la=matrice
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après que celle-ci a été élevée.
Aussitôt que la matrice commence à s'élever, le le- vier coudé 90 pivote pour dégager le loquet 97 de la table 40, et la crémaillère supérieure 55, qui occupe maintenant une po- sition appropriée au-dessous de la table 40, s'accouple de nouveau avec cette dernière en raison de la chute des extrémi- tés des cliqueta portés par le prolongement de la table dans les fentes 60 de ladite crémaillère supérieure.
La table 40 recule alors avec la crémaillère 55 jus- qu'à la position située au-dessous du plateau de pose de nou- veau relevé, après quoi ce dernier pivote de nouveau vers le bas et les pinces 52 portées par la table exercent une action de serrage sur le bord menant de la feuille de papier suivante.
Pendant ce mouvement vers la position située au-des- sous du plateau de pose,la table 40 entraîne dans son mouve- ment le prolongement et les rubans sans fin 47 et, pendant le mouvement effectué dans cette direction, les arbres 45 sont mis en rotation par la chaîne 49, de sorte que les brins supérieurs des rubans sont entraînés dans la direction qui les éloigne de la table, la disposition étant telle qu'il ne s'effectue aucun mouvement de glissement relatif entre les rubans et la feuille, celle-ci restant par conséquent immobile..
Au moment où la table 40 commence son mouvement d'en- trainement suivant vers la matrice, le berceau 160 pivote au- tour de son pivot dans le sens dextrogyre,les doigts de serrage 167, 168 continuent momentanément à serrer la feuille pour lui communiquer un mouvement initial dans la direction du mouvement de la table 40. Les pinces 167-168 sont alors ouvertes comme résultat du pivotement du levier coudé 104 et du levier 101 et s'écartent du chemin de la feuille, qui repose maintenant sur les rubans 47.
Dans cette direction du mouvement de la table, les arbres 45 ne reçoivent aucune rotation de la chaîne 49 en raison de la disposition.des pignons de chaîne à roue libre 48,
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de sorte que la feuille sur laquelle le pigment a été appliqué est entraînée à l'écart de la position qu'elle occupait au- dessous de la matrice 11 à la vitesse du mouvement de la table pendant que la feuille suivante est amenée en position au-des- -sous de la matrice et que le cycle décrit des opérations se répète. La feuille traitée peut être enlevée des rubans 47 à la main ou peut rester sur ces rubans pendant toute la durée d'un nouveau mouvement de va-et-vient complet du dispositif fournisseur, de telle sorte qu'elle se trouve transférée à 1' écart des rubans et amenée, par exemple, sur un transporteur approprié, non représenté.
Il est bien entendu que la table 40 peut être main- tenue débrayée de la crémaillère supérieure pendant un mouve- ment ou tout nombre désiré de mouvements de va-et-vient de cette crémaillère, ce résultat étant obtenu à l'aide d'engre- nages de rapports de transmission appropriés entre les arbres 69 et 108.
Il est bien entendu, en outre, que des dispositifs de succion ou similaires peuvent être utilisés en remplacement des pinces mécaniques décrites précédemment pour fixer les feuilles à la table coulissante 40 et maintenir la feuille au- dessous de la matrice pendant que la table est en mouvement.
La machine comprend aussi des moyens grâce aux- quels le mouvement de la matrice 11 vers'la table 40 et l'ou- verture des soupapes de libération du pigment ne s'effectuent pas lorsque la table qui se meut jusqu'à une position située au-dessous de la matrice ne supporte pas une feuille. de papier, afin que le pigment ne soit pas déposé sur la surface de la table.
Les moyens prévus à cet effet sont représentés sur la figure 15. La biellette 81 qui actionne les genouillères 4 est reliée à l'un des bras, 109, d'un levier à deux bras monté- pour pivoter autour d'un axe fixe 110, qui constitue l'axe d'
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un levier à deux bras à commande par came 82, le second bras 111 de ce levier portant un cliquet pivotant 112. Ce cliquet est destiné à reposer, sous la traction d'un ressort léger 112', avec son extrémité de travail appliquée contre une surface de butée constituée ar une entaille 113 pratiquée dans un des bras du levier 82.
Sur un autre arbre 115 est monté un levier 116 dont un des bras porte un galet 117 destiné à être actionné par une came de l'arbre 69, l'autre bras supportant un cliquet os- cillant 118. Ce cliquet présente sur sa face de dessous un épaulement 119 destiné à entrer en prise avec une goupille 120 portée par un autre levier 121 oscillant sur l'arbre 115. Le levier 121 est relié par une biellette 122 à un levier 123 pi- votant en 124 et dont l'extrémité libre peut entrer en contact avec un galet 125 porté par le cliquet 112, pour faire oscil- ler ce cliquet et le dégager de la butée 113.
Le levier 116 est destiné à recevoir un seul mouve- ment de pivotement d'une came de l'arbre 69 à chaque cycle de travail de la machine, et le cliquet 118 porté par ce levier tend à venir par gravité à la position dans laquelle l'épaule- ment 119 entre en prise avec la goupille 120 du levier 121.
Toutefois, pendant le fonctionnement normal un galet 126 porté par le cliquet 118 (figure 15) repose sur le bord d'un levier pivotant 127 dont une des extrémités est chargée d'un poids
128, de telle manière qu'il tend à maintenir l'épaulement du cliquet 118 dégagé de la goupille 120. Le poids 128 repose sur l'extrémité supérieure d'une tige 129 et tend à repousser cette tige vers le bas.
On se rend aisément compte que si la tige 129 reçoit une poussée vers le haut, le levier 127 pivotera en surmontant l'action de la pesanteur et le cliquet 118 cessera d'être sup- porté par le levier 127 mais reposera par son bord inférieur sur la goupille 120 et, à un certain moment du mouvement du
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levier 116, l'épaulement 119 entrera en prise avec la goupille 120, de sorte que le levier 121:,,.sera actionné par le levier 116 et entraîne dans le mouvement de ce dernier pour communi- quer une poussée à la biellette 122,'en faisant ainsi pivoter le levier 123, ce qui fait pivoter le cliquet 112 dans le sens dextrogyre autour de son pivot, en antagonisme à l'action du ressort 112', de façon à dégager l'extrémité dudit cliquet de l'entaille 113 du levier 82.
Par conséquent, le mouvement sui- vant qu'effectue le levier 82 sous la commande de sa came n'est pas transmis au levier 111; et les genouillères, les colonnes 2 et les pièces portées par elles restent stationnaires. Comme le cadre 9 reste immobile, le mouvement de pivotement suivant du levier 84 actionnant les soupapes à pigment ne provoque pas le contact entre le cliquet 83 et la patte 85, de sorte que les soupapes ne sont pas actionnées.
Le mouvement de la tige 129 vers le haut est distinct à se produire chaque fois que la table 40 est sur le point de s'éloigner de la position qu'elle occupe au-dessous du plateau 37 sans supporter une feuille de papier. A cet effet, il est prévu sur un des cotes du plateau 37 (figure 15) une console 132 sur laquelle est monté un levier pivotant 133 disposé au-dessus dudit plateau. Sur l'extrémité inférieure du levier 133 pivote un doigt 134 dont l'extrémité inférieure est destinée à coulis- ser dans la direction longitudinale du plateau à l'alignement d'une fente 135 dudit plateau.
L'extrémité supérieure de ce le- vier *est reliée par une tringle 136 à un levier pivotant 137 qui est destiné à effectuer pendant chaque cycle de travail un double mouvement de pivotement, alternativement dans un sens et en sens inverse, sous l'action d'une came 138 agissant dans un des sens et d'un ressort 139 agissant dans le sens opposé. Un autre levier 140 pivote en 141 sur le bâti de la machine et por- te un galet 142 destiné à rouler sur une came entaillée 143.
Le levier 140 est sollicité vers la came par un ressort 144,
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mais l'extrémité libre de ce levier déborde sur l'extrémité supérieure du levier 137 lorsque ce dernier a été déplacé jusqu'à sa position limite en pivotant dans le sens dextrogyre, comme représenté en pointillé sur la figure 15.
L'autre extrémité du levier 140 est reliée par une tringle 145, un levier coudé 146 et une autre tringle 147 à un levier pivotant 131 relié à la tige 129.
Lorsqu'une feuille de papier est alimentée d'une ma- nière normale sur le plateau de pose, l'extrémité inférieure du doigt 134 glisse librement sur la surface de cette feuille lorsque le levier 137 pivote dans le sens dextrogyre sous l' action du ressort 139 L'extrémité supérieure du levier 137 vient par conséquent se placer au-dessous de l'extrémité du levier 140, dont la chute est ainsi empêchée lorsque la partie entaillée de la came 143 vient en regard du galet 141.
Si le plateau 37 n'a pas reçu de feuille de papier, le doigt, dans son mouvement vers le bord dudit plateau, tombe dans la fente 135, de sorte que son mouvement coulissant est arrêté et qu'il empêche ainsi le levier 137 d'effectuer son mouvement entier dans le sens dextrogyre sous l'action du res- sort 139. Il en résulte que le levier 140 pivote sous l'action du ressort 144 lorsque l'entaille de la came 143 vient en re- gard du galet 141 et que, par suite, la tringle 145, le levier coudé 146 et la tringle 147 se meuvent pour actionner le levier 131 et dégager le cliquet l12 de l'entaille 113, comme précé- demment décrit, de sorte que la matrice ne s'abaisse pas et que les soupapes à pigment ne sont pas actionnées, la table 40 ef- fectuant un mouvement de va-et-vient à vide.
La mise en place d'une feuille de papier sur le plateau de pose a pour effet de dégager le doigt 134 de la fente 135, le fonctionnement normal de la machine étant de ce fait rétabli. Une butée 148 prévue à l'extrémité de la tringlerie de commande des genouillères entre en contact avec une butée 149 portée par le bâti de la
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machine pour qu'on soit sûr que, même dans le cas où la matrice et d'autres pièces à mouvement de monte et baisse recevraient indépendamment un mouvement vers le bas, par exemple à la main, lorsqu'on effectue des réglages, le cliquet 112 puisse tou- jours retomber en prise avec l'entaille 113 si cela est néces- saire,
En outre, le cliquet 83 porté par le levier 84 ac- tionnant les soupapes d'admission de pigment est disposé de.
façon que ses mouvements de pivotement dextrogyre sur ledit levier s'effectuent en antagonisme à l'action d'un ressort, de sorte que, dans le cas où ledit cliquet occuperait sa position- d'ouverture des soupapes et où les colonnes à mouvement verti-- cal et les pièces portées par ces colonnes seraient déplacées vers le bas, le cliquet puisse fléchir élastiquement jusqu'à ce que le levier 84 soit actionné.
Un levier à main 31' (figure 9) est prévu pourper- mettre de faire pivoter l'arbre 31 à la main à tout instant, mais plus souvent lorsque la machine est au repos, par exemple pour dégager les soupapes.
Une pédale 150 est prévue sur le levier 131 pour per- mettre au cliquet de transmission d'être débrayé à tout instant par un opérateur, et un levier à loquet 151 pivotant sur le levier 131 est aussi prévu et destiné à entrer en prise par un épaulement 152 avec une goupille 153 pour retenir le cliquet 112 débrayé et empêcher ainsi la matrice de se mouvoir vers le bas pendant toute période désirée pendant que la table se meut.
Des moyens sont prévus pour permettre de régler la position de la matrice et des autres pièces à mouvement de monte-et-baissé de façon à faire varier la poussée exercée par la matrice, sur le papier ou autre feuille reposant sur la table 40. cet effet, le cadre 3 prévu aux extrémités infé- rieures des colonnes 4 supporte quatre douilles rotatives 169
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dans lesquelles sont vissées les extrémités inférieures des- dites colonnes.
Les douilles 169 portent chacune extérieurement un pignon hélicoîdal. et ces divers pignons sont destinés à être mis en rotation à l'unisson par une roue dentée convenable portée par un arbre 170 tourillonnant dans des paliers du cadre mobile 3 et pourvu d'une manivelle 171..
Cette disposition permet de régler exactement la distance qui sépare la matrice 11 du cadre 3 et,par ce moyen, le contact plus ou moins intime établi entre la matrice et la table après le mouvement de la matrice vers la surface de cette table.
Dans la pratique, il sera ordinairement désirable de prévoir un matelas légèrement élastique, tel qu'une ou plu- sieurs feuilles de papier, entre la surface de la table 40 et la feuille de papier ou autre matière destinée à recevoir le pigment.
Dans la disposition décrite ci-dessus, la table cou- lissante 40 constitue le support de la feuille lorsqu'elle est soumise à la pression d'une matrice à mouvement de monte-et- baisse 11.
Selon une variante, la table peut présenter une ou- verture,ou bien une portion de cette table peut être disposée pour effectuer des mouvements de monte-et-baisse, et un pla- teau presseur à mouvement de monte-et-baisse peut être prévu au-dessous de la table pour venir au contact de la feuille en passant à travers ladite ouverture de la table, ou pour entrer en contact avec la face de dessous de la portion mobile de la table de façon à soulever la feuille pour l'appliquer contre la matrice.
En pareils cas, la matrice peut être maintenue sta- tionnaire mais, de préférence, on la dispose de façon qu'elle se meuve aussi vers la feuille, afin qu'il ne se produise qu'un
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léger écart avec la ligne droite pendant le passage d'une feuille de la pile d'alimentation à l'organe recevant les feuilles finies.
Au lieu d'une table à mouvement alternatif, comme dans l'exemple précédemment décrit, on peut utiliser un mécanis- me fournisseur de feuilles intermittent établi sous forme d' organes de serrage portés par des chaînes sans fin auxquelles un mouvement d'entraînement intermittent est communiqué pour effectuer les opérations d'entraînement des feuilles.