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Tube à décharge comportant une pièce pour maintenir écartés les électrodes et les autres organes du tube.
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L'invention concerne un tube à décharge comportant une pièce pour maintenir écartés les électrodes et d'autres organes du tube, en particulier un tube à décharge pour ondes très courtes. Elle concerne en outre un procédé de fabrication de ces pièces.
On a déjà proposé diverses formes de construction pour fixer de manière sûre et antivibrante les électrodes d'un tube à décharge. C'est ainsi qu'il est connu de fixer les électrodes entre elles à l'aide de disques ou de plaques de mica, de rubans de mica, de perles de verre etc. Pour les tubes dont les électrodes sont assez écartées, par exemple de 0,5 mm et plus, ces formes de construction connues se sont montrées très efficaces. Elles présentent cependant un inconvénient: lorsque l'échauffement des diverses électrodes n'est pas uniforme, la différence de dilatation qui en r'ésulte provoque une légère variation de l'écartement des électrodes. Dans le cas de grands écprtements utilisés dans les tubes prévus oour les grandes longueurs d'onde, l'influence de cette différence de dilatation est très faible, voire négligeable.
Par contre, dans les tubes pour ondes très courtes, dans lesquels les électrodes sont très rapprochées, par exemple écartées de moins de 100 voire de 20 à 40 u, cette différence de dilatation exerce une influence notable.
Il va de soi que dans ce cas, une faible variation de ces écartements peut affecter notablement les caractéristiques du tube.
En outre, l'organe de fixation doit provoquer un accroissement aussi restreint que possible de la capacité; de plus, par suite de la haute fréquence, la quantité de matière isolante disposée à, proximité des électrodes, doit être aussi petite que possible et enfin, la transmission de chaleur d'une électrode l'autre doit être réduite au minimum. Les formes de construction connues conviennent moins bien à cet effet ce qui explique la difficulté d'arriver à de faibles écartements d'électrodes.
On obtient une notable amélioration en utilisant une pièce, pour ma.intenir écartés les électrodes et d'autres
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organes d'un tube à décharge conforme à l'invention ; cette pièce est constituée par au moins deux parties de fil parallèles ou approximativement parallèles assemblées à l'aide de perles isolantes et fixées entre ces perles à une électrode.
La forme de construction décrite ci-dessus permet d'obtenir une fixation élastique, mais néanmoins très sûre des électrodes, fixation qui absorbe les différences de dilatation.
En fixant chaque partie de fil de l'organe de fixation au bord d'une électrode, la dilatation propre des électrodes n'affecte pas l'écartement de celles-ci. La dilatation irrégulière des électrodes dans la direct:on des parties de fil est absorbée par 1a déformation des extrémités en saillie et par le déplacement de la perle en matière isolante. En outre, le transmission de chaleur par l'organe de fixation est très faible et de plus, l'accroissement de capacité entre les électrodes peut être très petit, car cet organe de fixation est es- sentiellement constitué par de minces fils. Il est en outre avantageux que la perle d'assemblage ne soit pas fixée proximité immédiate de l'extrémité du système d'électrodes sur les fils, mais que ces fils dépassent le système.
En général, dans un tube conforme à l'invention, la pièce sert uniquement à la fixation des électrodes entre elles, et le tube comporte des éléments individuels pour supporter ou fixer les électrodes. Aussi les fils de la pièce peuvent-ils être très minces, par exemple de l'ordre de grandeur de 100 u, voire moins. Comme matière on choisit, de préférence, du tungstène ou du molybdène, tandis que les perles d'assemblage isolantes sont en oxyde de magnésium, en oxyde d'aluminium ou en une substance analogue.
Les pièces telles quedécrites ci-dessus conviennent pour des tubes de dimensions très variables et pour plusieurs formes d'électrodes; l'application est particulièrement avan- tageuse pour engendrer et amplifier dans les tubes des oscil- lations de fréquence très élevée, car, dans ces tubes, le faible écartement des électrodes, de 20 à 40 u, permet d'obtenir une forme de construction robuste et néanmoins élastique.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple 5.on limitatif, fera bien cbmprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Sur les figures, les parties de fil sont indiquées par 1 et les perles en matière isolante par 2 et 3. Sur le fig. 1, deux parties de fil parallèles 1 sont reliées, à proximité de leurs extrémités, par des perles d'oxyde de magnésium brûlé. Un tronçon des parties de chaque fil 1, comprises entre les perles, est soudé à une électrode de la manière montrée sur les figs. 4 et 5.
La Fig. 2 montra trois parties de fil parallèles assemblées à l'aide de quelques perles. Il est cependant possible aussi d'assembler trois ou un plus grand nombre de parties de fil par plusieurs perles 2 et 3 de la manière montrée sur la fig. 3.
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La fig. 4 représente un système de diodes doubles pour ondes très courtes, dans lequel la cathode 4 est flanquée, de part et d'autre, d'une anode 5, placée à environ 30 u de distance. Les électrodes sont maintenues écartées à l'aide d'organes de fixation conformes à l'invention. Les parties de fil 1 sont soudées aux bords des électrodes, de sorte que la dilatation des électrodes dans une direction perpendiculaire aux tronçons de fil n'affecte pas l'écartement des électrodes.
La cathode 4 est chauffée indirectement à l'aide d'un filament 8. Les anodes 5 sont reliées, par des rubans flexibles 6, aux broches de traversée 7. Par suite de l'épaisseur restreinte des fils de 100 u, voire moins, et des propriétés isolantes thermiques des perles, la transmission de chaleur entre les électrodes est très restreinte et l'accroissement de capacité entre les électrodes est très petit.
La fig. 5 montre un système de diodes, dont la cathode 9, la grille 10 et l'anode 11 sont reliées à deux organes de fixation tels que montrés sur les figs. 2 et 3.
La connexion des électrodes et des broches de traversée s'effectueà l'aide de rubans souples, de manière à ne pas affecter l'écartement des électrodes. La cathode est chauffée par un filament 12, qui affecte la forme d'un ruban.
La fabrication d'une pièce telle que décrite s'effectue, de préférence, en tendant le nombre de fils parallèles requis écartés de 0. 5 à 1 mm. et en appliquant ensuite sur ces fils, aux distances requises, de la matière isolante, par exemple sous forme de tubes, de gouttelettes, etc. On brûle ensuite par chauffage la matière isolante, par exemple en faisant passer un courant dans les fils ou d'une autre manière dans une atmosphère gazeuse spéciale ou non, ce qui fournit la perle isolante.
Il s'est avéré que ce procédé permet d'obtenir de façon très simple des écartements d'électrodes- de 30 u, en interposant des rubans de mica pendant la soudure et que ces distances ne varient pas pendant le fonctionnement.
Il va de soi que l'invention permet de réaliser d'autres formes d'exécution que celles décrites ci-dessus.