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Montage récepteur pour oscillations à ultra-haute fréquence.
L'invention concerne un montage récepteur pour oscillations à ultra-haute fréquence, qui comporte un tube à décharge dont l'électrode d'entrée est parcourue par un courant de souffle.d'influence tel que, dans le circuit de sortie, le souffle d'influence domine celui provoqué par les autres 'sources de souffle.
Suivant l'invention, le couplage du circuit d'entrée d'un tel montage au circuit d'antenne est si serré que l'amortissement qui en résulte dans le circuit d'entrée dépasse notablement celui que nécessiterait la largeur de bande à tranmettre.
L'invention est particulièrement Importante pour l'utilisation d'un tube à décharge tel que le signal reçu commande la vitesse d'un faisceau électronique et que les variations de vitesse de ce faisceau se transforment en,variations d'intensité, dont on prélève la tension de sortie. Lorsqu'on utilise un tel tube à décharge, dans lequel la transformation des variations de vitesse en variations d'intensité s'effectue à l'aide d'une électrode de rattrapage, le potentiel de cette électrode sera, de préférence, moins élevé que celui des électrodes voisines.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif,-fera bien comprendre comment l'invention peut être,-réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Dans les tubes à décharge commandés, le courant électrique induit dans l'électrode d'entrée une charge alternative qui provoque, dans le circuit d'entrée, un courant alternatif, appelé "courant d'influence". Le courant électronique comporte de légères fluctuations provoquées, par exemple, par des irrégularités dans l'émission. Ces fluctuations provoquent, ellesaussi, un courant d'influence, qui peut être appelé "courant de souffle d'influence". Ce courant de souffle d'influence provoque une tension de souffle aux bornes de l'impédance d'entrée et cette tension de souffle commande à son tour le courant électronique et contribue ainsi au courant de souffle dans le circuit de sortie.
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Dans certains cas, le courant de souffle d'influence qui se dirige vers le circuit d'entrée est si intense que sa contribution au courant de souffle dans lE,,* circuit de sortie dépasse les contributions des autres sources de souffle, par exemple des fluctuations existant déjà dans le courant élec- tronique. Il en est ainsi, entre autres, pour les tubes à modulation de la vitesse.
Le dessin montre un montage récepteur comportant un tube à modulation de la vitesse, dont l'ampoule, vide d'air, renferme un sytème d'électrodes qui engendre un faisceau élec- tronique; ce système est constitué par une cathode 2, une électrode de commande (cylindre de Wehnelt) 3, et une anode percée 4. Le faisceau électronique engendré traverse successivement un certain nombre d'électrodes cylindriques creuses 5,6, 7, 8 et 9 et est finalement capté par une électrode 10.
Les oscillations captées par l'antenne 11 sont transmises, par voie inductive, à un circuit oscillant d'entrée 12, inséré dans le circuit de l'électrode 6. Le circuit de l'électrode 8 comporte un circuit oscillant de sortie 13, dont on prélève une tension de sortie amplifiée par l'intermédiaire d'une paire de bornes 14 et 15.
Les électrodes 5,6 et 7 constituent ensemble un système de commande qui modifie, au rythme des oscillations reçues, la vitesse des électrons du faisceau engendré par le système 2, 3, 4. L'électrode 7 constitue un espace rattrapeur, dans lequel les électrons rapides rattrappent les électrons lents, de sorte qu'il se produit successivement des augmentations et des diminutions de la densité du courant électronique. Les élec- trodes 7,8 et 9 constituent ensemble un système collecteur - d'énergie qui prélève des augmentations et des diminutions de densité précitées une énergie de sortie.
Dans le tube à décharge du type décrit., un notable courant de souffle d'influence se dirige vers l'électrode d'en- trée 6 et provoque, aux bornes du circuit oscillant 12, une tension de souffle. Cette tension de souffle commande la vitesse du faisceau électronique et provoque donc une tension de souffle dans le circuit oscillant de sortie 13. Cette tension de souffle est plus intense que celles provenant d'autres sources de souffle, par exemple celles provenant directement de fluctuations de l'émission de la cathode.
Suivant l'invention, on augmente considérablement le rapport signal-souffle en couplant le circuit 12 au circuit d'antenne d'une manière telle que l'amortissement qui en résulte soit plus grand que ne le requiert la bande, de fréquences à transmettre. Par suite de ce grand amortissement, l'impédance du circuit 12 diminue d'un montant tel que la tension de souffle d'influence aux bornes de ce circuit est faible. La tension de signal aux bornes du circuit 12 diminue necessairement aussi.
Cependant, la diminution de la tension de souffle est plus grande que celle de la tension de signal, de sorte que le rapport signal-souffle augmente.
Un autre amortissement du circuit 12, obtenu, par exemple, en shuntant le circuit par une résistance ohmique, n'entraînerait pas cette amélioration du rapport signal-souffle.
En pratique, dans un cas où une amplification non déformée du signal à recevoir pourrait s'obtenir à l'aide d'un circuit d'entrée d'une impédance de 20.000 ohms, on obtint
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d'excellents résultats en ramenant cette impédance à 2000 ohms par un couplage approprié au circuit d'antenne.
Là disposition décrite diminue nécessairement l'amplification du montage, c'est-à-dire le rapport entre la tension de sortie prélevée des bornes 14,15 et la f. e.m. de l'antenne.
Cette diminution peut se compenser, du moins partiellement, en choisissant le potentiel de l'électrode rattrapeuse 7 plus bas que celui des électrodes 5, 6, 8 et 9. Ceci diminue la vitesse des électrons dans l'espace rattrapeur et assure donc une transformation plus efficace des variations de vitesse des électrons en variations d'intensité.
Un second moyen de compenser dans l'amplification les pertes provoquées par l'application de l'invention, consiste à désamortir le circuit oscillant d'entrée à l'aide d'un couplage à réaction positive ; cet effet, la tension à réaction se pré- lève du circuit de sortie du tube à décharge. De cette manière, l'amortissement du circuit oscillant d'entrée est réduit à la valeur minimum admissible du point de vue bande de fréquence à transmettre, ce qui améliore considérablement la sélectivité.
Comme on le sait, un couplage de réaction du circuit de sortie d'un amplificateur n'affecte pas le rapport signal-souffle, de sorte que le rapport signal-souffle avantageux subsiste.