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:perfectionnements relatifs à la désulfuration de la fonte.
La. présente invention se rapporte à la. désulfuration de la fonte et a pour but de fournir un procédé de traitement de la fonte en fusion par une scorie désulfurante selon une' manière qui produit des conditions réductrices améliorées et qui ac- croît ainsi l'action désulfurante de la scorie.
Conformément à la présante invention,pn procédé pour trai- ter de la fonte en fusion afin de le débarrasser du soufre au moyen d.'une scorie désulfurante dans des conditions fortement réductrices dans un'récipient non chauffé et essentiellement fermé, sous pression à peu près normale ou supérieure, se trouvecaractérisé par le stade qui consiste à faire passer sur la ion et la scorie un gaz convenable en quantité suffisante pour produire une pression partielle d'oxygène à l'entre-face fonte-scorie qui soit essentiellement inférieure à celle qui existe'norma- lement lorsque le carbone et l'oxygène réagissent pour former de l'oxyde de carbone à la température de la fonte à la pres- sion atmosphérique, facilitant ainsi le transfert du soufre de la fonte dans la scorie.
Lorsqu'on réalise le procédé, le gaz utilisé peut avanta- geusement être constitué totalement ou en partie prédominante d'hydrogène ou complètement ou en partie préd.ominante d'azote.
Dans chacun des cas, l'oxyde de carbone doit autant que possi- ble être le constituant le moins important .du gaz.
Suivant une autre caractéristique, le gaz utilisé peut se composer uniquement ou en majeure partie de ga.z de haut four- neau perdu qui a été traité pour éliminer l'anhydride carbo- nique et si possible également l'oxyde de carbone.
La scorie de désulfuration contient de préférence de la chaux et'peut également contenir du spath fluor et des déchets de scorie de haut-fourneau. Le récipient utilisé est avantageu- sement revêtu de réfractaire au carbone.
On prend également.des précautions convenables pour que . le courant gazeux traverse une profondeur de scorie liquide et de métal qui est a u moins égale à la. moitié de la profondeur de l'ensemble métal-scorie .
Le volume total de gaz passé au travers de la fonte et de la scorie, lorsqu'on le mesure à température ordinaire et pres- sion normale ne sera avantageusement pas inférieur à'4 fois bu supérieur à 16 fois le volume de la fonte traitée.
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:Partout dans la présente spécification l'appellation de fonte est destinée à désigner l'alliage de fer à teneur élevée en carbone allant de 3% à 4% ou plus, à teneur variable en silice, manganèse, phosphore et soufre tel qu'il est convenu de le produire dans le haut-fourneau. ce produit est appela fonte, qu'on le destine à la fabrication de l'acier, du fer, ou qu'on l'utilise comme fonte de moulage. Il peut provenir de sources autres que le haut-fourneau par ex. le dôme d'un four à air.
Comme explication supplémentaire de l'invention, il est à noter que l'élimination du soufre de la fonte dans des con- ditions réductrice sous l'action d'une scorie ce tenant de la chaux s'accompagne de la réaction suivante: CaO , FeS + C --- CAS CO (1) Cette réaction peut également être exprimée sous une forme condensée: CaO + 1/2 S2 CaS + 1/2 O2 (2) Le constituant réactif 1/2 S2 peut être considère comme pro- venant de la dissociation de Fes, présent dans la fonte en ses constituants Fe et 1/2 S2.
Le constituant réa.ctif 1/2 02 peut être considéré comme le produit de la dissociation de l'oxyde de carbone en ses com- posants C et 1/2 02, en supposant bien entendu qu'il n'y ait pas de quantités notables de composés plus oxydants que l'oxy- de de carbone. Le carbone pour la réaction (1) peut provenir du carbone présent dans la fonte et/ou de'carbone ajouté. four obtenir des résultats convenables, il est nécessaire que la fonte et la scorie réagissent ensemble dans un récipient essentielle- ment fermé afin de protéger les réactifs de l'action oxydante de l'atmosphère.
Le degré de désulfuration du fer qui sera réa- lisé dans ces conditions est influencé par la pression partielle de l'oxyde de carbone dans l'inter-face ou à la jonction de la scorie et du métal, comme indiqué 'dans laréaction (1), ou par la'pression partielle de l'oxygène comme exprimé dans la réac- tion (2).
Dans la spécification du brevet américain n 2.110.067 de seuer, on décrit une méthode pour traiter la fonte en fusion par une scorie désulfurante, méthode dans laquelle le traitement se fait dans un récipient fermé maintenu au-dessous de la pres- sion atmosphérique. Aucours de ce procédé, la pression partiel- le de l'oxyde de carbone' est réduite à 1/10 ième de la pression atmosphérique ou moins. Le pouvoir désulfurant de la scorie est ainsi augmenté 10 fois ou plus.
De plus, on a traité de la fonte par une scorie désulfu- rante sous -pression sensiblement inférieure à la pression atmos- phérique et on a observé que le pouvoir désulfurant de la scorie croit jour une pression décroissante.
Conformément à la présente invention, on aétabli ac tuel- lement qu'un accroissement similaire au pouvoir désulfurant de la scorie peut être réalisé sans l'emploi de pression inférieure à la pression atmosphérique. Ainsi, il est, par exemple, possi- ble d'éviter les désavantages inhérents aux appareils et aux méthodes métallurgiques qui exigent le vide.
Au cours d'un procédé approprié, avec les améliorations de la présente invention, la fonte en fusion et une scorie de désulfuration convenable sont réunies dans un récipient essen- tiellement clos qui protège le contenu de l'action oxydante de l'atmosphère. Il n'est pas nécessaire de chauffer le récipient par un quelconque moyen de chauffage durant l'opération. La température peut descendre aussi bas que 1300 C.
Un gaz convenable est ensuite introduit dans la fonte , en fusion à l'aide d'une ou plusieurs tuyères, par exemple,
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passant au-dessous de la surface séparant la scorie du métal.
Au lieu de tuyères, le gaz peut être amené à l'aid.e d'un tuyau de soufflage introduit sous la surface de la fonte. Le gaz s'élève au travers de la fonte et de la scorie et se rasmble dans l'espace clos surmontant la scorie dans la partie supérieur du récipient à désulfuration. Là, une pression supérieure à la, pression atmosphérique peuts'établir. On laisse le gaz en ex- cès s'échapper du récipient. Par suite de cet échappement de gaz, l'oxyde de carbone initialement présent dans le récipient et l'oxyde de carbone formé par la réaction de désulfuration sont enlevés du récipient. La pression partielle de l'oxyde de carbone dans le récipient. et la pression partielle de l'oxy- gène qui en résulte sont ainsi réduites et l'action désulfu- rante d.e la scorie est accrue, comme montré.
Pour obtenir les résultats les meilleurs, il est néces- saire de faire passer une quantité considérable de gaz dans la fonte. Cette quantité ne devra pas être inférieure à 4 fois le volume de fonte à traiter, mesuré à température ordinaire et sous'pression atmosphérique. Il n'est pas nécessaire que le gaz réagisse chimiquement avec la fonte. L'action stimulante exercée sur l'effet désulfurant réside en grande partie dans l'effet physique d'élimination, du système scorie-métal, de .toute quantité excessive de gaz nocifs contenant de l'oxygène.
Pour cette raison, un gaz adéquat devrait être essentiellement inerte ou ne réagissant pas avec la fonte. L'hydrogène, les hydrocarbures, l'hélium, l'azote et l'ammoniac sont des gaz in- ertes qui conviennent. Les gaz de ce type sont des éléments ou des composés chimiques qui, au contact de fonte en fusion, sont décomposés en leurs éléments.
De la fonte contenant 0,035 % d.e soufre a été traitée par une scorie désulfurante et d.e l'hydrogène conformément à la présente invention et, en septante minutes, on a obtenu une fonte désulfurée eontenant 0,002 % S. -La scorie de désulfuration finale contenait plus de 10% de S. et le rapport entre le pour- centage de soufre dans la scorie et le pourcentage d.e soufre dans la fonte dépassait 5000:1. C'est un fait connu que le pas- sage d'un gaz d.ans de l'a fonte en fusion en présence d'une sco- rie a été utilisé pour accélérer le vitesse de désulfuration.
L'effet de désulfuration désirable rapporté ci-dessus n'était pas simplement le résultat de la désulfuration rapide qui au- rait été causée par n'importe quel ga.z.
Par exemple, un essai similare fut réalisé avec la même qualité de fonte et de scorie, mais l'hydrogène gazeux fut rem- placé par une quantité égale d'oxyde d.e carbone. La fonte dé- sulfurée contenait encore, après 70 minutes 0,015 % S, et le rapport du soufre dans la scorie au soufre dans la fonte n'était approximativement que de 600 :1. Donc, l'emploi de gaz hydrogène réalise un effet désulfurant qui ne peut pas être obtenu par l'emploi d'oxyde de carbone seul.
Comme source de gaz hydrogène, on peut. faire usage, con- . formé ment à la présente invention, d'hydrogène préparé par élec- trolyse. On peut aussi utiliser le gaz hydrogène obtenu de ma- nière usuelle à partir de vapeur d'eau réagissant avec un agent réducteur tel que le carbone, suivi d'un traitement approprié pour éliminer les oxydes de carbone formés.
Il n'est pas essentiel d'utiliser de l'hydrogène pur.
Par exemple, un mélange d'environ 3 parties d'hydrogène en vo- lume pour une partie d'oxyde de carbone, convient. Un tel gaz peut etre préparé en mélangeant du gaz naturel, comprenant prin-
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cipalement du méthane avec; environ un égal volume de vapeur. Le' mélange est chauffé à environ 900 C au contact d'un catalyseur convenable. La réaction suivante a lieu :
CH4 + H2 0 = 3 H2 + CO
Le produit gazeux peut être utilisé directement pour le traitement de la fonte dans le récipient de désulfuration.Lors- qu'on utilise un mélange d'hydrogène et d'oxyde de carbone, on obtient les meilleurs résultants en ayant dans le mélange un volume d'hydrogène supérieur à celuide l'oxyde decarbone.
Il est encore à noter que l'azote peut remplacer l'hydro- gène comme décrit plus haut, et cela avec des résultats satis- faisants. Des mélanges d'azote et d'oxyde de carbone conviennent également, pourvu que l'oxyde de carbone .de devienne pas le cons- tituant prépondérant en volume. un gaz convenable de cette na- ture peut être préparé par mélange de gaz naturel, de méthane ou d'un hydrocarbure similaire avec de l'air, et réagit comme suit: CH4 + 1/2 02 = CO + 2 H2.
Le gaz résultant comprendraenviron 20% d'oxyde de car- bone et le restant consistera principalement en hydrogène et azote. Un tel mélange gazeux convient pour remplacer l'hydro- gèbe ou l'azote comme décrit plus haut.
Des mélanges d'azote et d'autres composés'gazeux conte- nant de l'oxygène peuvent être utilisés en l'absence d'une quan- tité importante d'hydrogène. Du gaz de haut fourneau même peut être utilisé comme source d'un'{si mélange gazeux. Un gaz de haut fourneau typique contient en volume les constituants sui- vants : abte 59,4
CH4 1,8
H2 1,2
CO 23,8 C02 13,8/100.00% 100,0 %
Ce gaz peut être soumis, pour être débarrassé de son an- hydride carbonique à une compression allant jusqu'à 20 atmoo- phères environ et lavé à l'eau dans une tour à remplissages.
On obtient un produit contenant moins de 1% C02 et un rapport de l'azote à l'oxyde de carbone supérieur à deux volumes pour un. le rapport volumétrique de l'azote à l'oxyde de carbone peut encore être accru, par ex., jusqu'à 5, ou plus, pour 1, si le gaz de haut fourneau est brûlé, de préférence en présence de trop peu d'air, pour transformer une partie de l'oxyde de carbone en anhydride carbonique; il est ensuite comprimé et lavé pour éliminer. l'anhydride carbonique.
Des essais ont également étéfaits avec de s gaz hydrocar- bonés, telsque le gaz de four à coke, le méthane ou le profane, mais ilsne conviennent pas toujours. Ces hydrocarbures sontdé- composés par la chaleur du fer, formant de l'hydrogène gazeux et du carbone solide qui se dépose aux extrémités des tuyères à gaz et arrête le passage du gaz. xoutefois, le dépôt de car- bone peut être enlevé par des dispositifs mécaniques appropriés pour maintenir les tuyères ouvertes.
Ces hydrocarbures gazeux peuvent aussi être mélangés au produit a base de gaz de haut fourneau, comme décrit plus haut, 'afin de diminuer la quantité d'hydrocarbures gazeux dans le mélange et diminuer ainsi les dif- fioultés causées par le dépôt du carbone dans les tuyères.
De tout ce qui précède, il est évident que beaucoup de gaz u combinaisons différentes peuvent être utilisés selon. qu'ils sont dispohibles et selon les résultats désirés. En général, le gaz le meilleur et le meilleur marché à utiliser dans bien des
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cas comportera uniquement ou surtout de l'hydrogène et/ou de l'azote avec la proportion habituelle des gaz qui accompagnent, contenant de l'oxygène élémentaire ou combiné, maintenu à un minimum pratique et ne dépassant pas, en tout cas, 50% en vo- lume.
Dans'les conditions de désulfuration décrites ci-dessus, il' est possible d'obtenir une élimination pratiquement complète du soufre de la fonte en utilisant des scories simples et peu coûteuses telles que, par exemple,une scorie contenant 43% de - chaux calcinée ,40% de fluorine et 15% de silice. Cette scorie, ajoutée à la fonte et traitée à l'hydrogène produira une fonte désulfurée contenant 0,001% S ou moins. D'autres scories conte- nant, par ex., 30 % de scorie de haut fourneau usuelle 40% de chaux calcinée st 30 % de fluorine lorsqu'elles sont utilisées conjointement avec le traitement à l'hydrogène, produiront les. résultats désirés. Cette dernière scorie enlèvera à la fente 10% ou plus de son poids en soufre.
Un poids équivalent de la chaux présente initialement dans la scorie sera transformée en sulfure de calcium qui reste dans la scorie:. Chaque fois que 32 parties en poids de soufre entrent dans la scorie sous forme de sulfure de calcium, on consomme 56 parties de chaux et 72 parties de sulfure de calcium se sont formées dans la scorie.
Ainsi, la scorie initiale contenant 30 parties de scorie de haut-fourneau, 40 parties de chaux calcinée et 30 parties de fluorine, après avoir capté 10 parties de soufre, elle contient les 30 parties initiales de scorie de haut fourneau et 30 par- ties de fluorine mais 22,5 parties seulement de chaux calcinée et 22,5 % de sulfure de.calcium nouvellement formé. Cette scorie possède toujours un bon pouvoir désulfurant et est capable de produire de la fonte contenant'0,001 % S ou moins.
Le pouvoir désulfurant dexscories calcaires est générale- ment meilleur avec des rapports élevés entre la, chaux et la silice et avec des pourcentages élevés en fluorine. Des rapports plus faibles entre la chaux et la silice et moins de fluorine ' qu'indiqué ci-dessus, peuvent être utilisés.Ordinairement, seule la scorie de haut fourneau peut être utilisée avec un effet con- sidérable. En addition à la. chaux dans la'scorie, on peut avan- tageusement utiliser,comme agents désulfurants, des oxydes du type RxO où x est un nombre entier, soit un soit d.eux, comme par ex. Na 20, et R un métal alcalin ou alcalino-terreux.
Une description plus détaillée des présents perfectionne- ments sera donnée avec références aux dessins annexés.
La figure 1 représente une forme 'de l'appareil applica- ble à l'invention et constitue le schéma d'une coupe longitudi- nale d'un récipient désulfuration adéquate, coupe faite verti- calement par le centre du récipient suivant la ligne 1-1 de-la fig.2. La fig.2 est une coupe faite selon la ligne 2-2 de la fi- gure 1.. '
La figure 3 est un graphique montrant la relation exis- tant entre la vitesse d'élimination du soufre et le temps écou- lé, et '
La figure 4 est un autre graphique représentant la rela- tion entre la vitesse d'élimination du soufre et le volume de gaz. utilisé par volume de métal traité.
Dans les figures 1 et 2 le récipient de désulfuration est représenté par 10. Il consiste en une enveloppe d'acier 1 con- tenant un revêtement réfractaire 2. Le récipient est supporter par des tourillons 3 et 31, sur lesquels il peut tourner. Un
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dispositif our introduire du gaz dans le récipient est consti- tué par un tuyau 4 relié à des tuyères 5. Un Gaz est amène par la connection 6 passant au travers du tourillon 3 qui est creux. De la fonte en fusion est figurée contenue dans le ré- cipient. De même, une couche de scorie 9 se trouve au-dessus du métal. La fonte en fusion et la scorie sont introduites, par le trou d'homme 7.'Cette ouverture peut êtrepartiellement recou- verte pour former un orifice restreint pour l'échappement des gaz.
La fonte en fusion ou la scorie peut être enlevée par le trou de soutirage 11 ou par l'ouverture 7.
Les dimensions du récipient 10 seront choisies pour sa- tisfaire aux conditions règnantes. On peut, par ex., utiliser une charge de fonte de 50 tonnes. Le récipient pourrait, dans ce cas, avoir environ b pieds de diamètre intérieur et 20 pieds de longueur intérieure. Une couche de scorie d'environ 1,0 tonne poids pourrait être utilisée. La fonte en fusion provient de n'importe quelle source convenable, par ex. le haut fourneau lui-même ou des louches. La scorie est introduite dans le ré- cipient à l'état fondu ou solide pour être fondu au contact de la fonte en fusion. Aucune chauffe extérieure du contenu du récipient n'est effectuée ni nécessaire.
Le revêtement 4 du récipient de désulfuration est formé de carbone réfractaire qui peut être construit à partir de briques prémoulées, flambées préalablement ou non, ou qui peut être construit, sans recourir aux briques, en tassant sur place une masse adéquate de carbone réfractaire pour former un revê- tement monolithe. La cuve est alimentée par un nombre convenable de tuyères 5 au travers desquelles on insuffle le gaz. Lorsque la scorie et lemétal sont chargés au début dans le récipient, les tuyères sont disposées en haut comme en 12, fig.2. Après la mise en place de la charge l'écoulement gazeux est réglé au travers des tuyères et le récipient est tourné jusqu'à ce que les tuyères.occupent la position inférieure 13.
La vitesse d'insufflation du gaz et la quantité totale insufflée varient avec la quantité de soufre dans le métal in- troduit et la quantité de soufre qui'reste dans'le produit fini.
Afin de réduire la charge de 50 tonnes dont il est question plus haut, en utilisant une scorie initiale contenant 30% de scorie de haut fourneau, 40% de chaux calcinée et 30% de fluo- rine en poids,, et en partant d'une teneur initiale en soufre de
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0, 050 à O.,025% le volume de gaz souflé au travers des tuyères devra être de 700 litres par minute environ, mesuré à température ordinaire et sous pression atmosphérique. Selon la température, l'élimination de soufre désirée prendra jusqu'à 45 minutes pour (atteindre) le raffinage désiré. Un volume de gaz, mesuré dans les conditions décrites ci-dessus, égal à environ 4 fois le volume de fonte traité, sera nécessaire.
Après que l'action désulfurante est achevée, la scorie peut contenir 5 % on plus de soufre et le rapport entre le pourcentage de soufre dans la scorie et dans la fonte peut être supérieur à 2000/1. Le récipient est ensuite tourné de façon que les tuyères viennent dans la partie supérieure, après quoi on coupe le passage du gaz. La fonte peut être soutirée au bas de la scorie et la scorie retenue dans le récipient. Il est nécessaire d'effectuer une séparation minutieuse entre le métal désulfuré et lascorie, sinon une résulfuration peut se produire après le soutirage. Une méthode de séparation convenable permet à l'excès de scorie de s'écouler hors du trou deoutirage sans soutirer aucune quantité notable de fonte. Après cette étape, une scorie considérable restera encore flotter sur la fonte.
Une charge de chaux peut alors être ajoutée et le gaz appliqué durant un court laps de témps afin d'agiter la couche de scorie.
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L'addition d,e chaux solidifiera la scorie: restante ou l'épais- sira de telle sorte qu'elle ne coule plus. Le fer est ensuite soutiré. La scorie restante peut être réajustée à composition par addition .de fluorine et de silice ou de scorie de haut four- neau et servira à désulfurer la charge suivante.
Dans les conditions ci-dessus, la charge de fonte peut être amenée à une teneur en soufre inférieure à 0,025% S, comme par exemple 0,012 % S ou 0,006% ou 0,003 % S ou moins.
Afin d'atteindre 0,012 % S, il.est nécessaire d'accroître la quantité de gaz insufflé dans le récipient jusqu'à atteindre en- viron 8 fois le volume de fonte traité. :Pour ce faire, la durée de soufflage peut être prolongée ou bien la vitesse d'insuf- flation peutêtre accrue, ou bien les deux. four réaliser 0,006 % S dans la fonte, le 'gaz insufflé dans le récipient est augmenté jusqu'à 12 fois le volume de fonte traité, et pour 0,003 % S environ 16 fois le volume de.fonte traité. Ce der- nier constitue une limite pratique avantageuse, mais il est bien entendu que des accroissements, ultérieurs sont possibles.
Ainsi, la quantité de soufre restant dans le métal peut être abaissée à toute quantité désirable et jusqu'à 0,003 % ou moins en augmentant la quantité de gaz utilisé dans le trai- tement du métal.
La quantité de gaz requise et la durée du traitement sont influencées par les conditions choisies pour l'opération. La figure 3 représente un graphique qui illustre la modification de teneur en soufre de la fonte. en fonction .du temps. Les ré- sultats ont été obtenus en faisant passer du gaz au travers d'un système scorie fonte et en extrayant des échantillons de métal pour la détermination du soufre à différents intervalles de temps. four un ensemble de conditions donnée 1'équation suivante exprime les relations qui règnent: d log S = KldT où S1 = le pourcentage actuel du soufre dans la fonte moins le pourcentage de soufre qui règnera dans le fer si on emploie suffisamment de temps pour que s'établisse l'équilibre.
Kl = constante
T = le temps écoulé.
En portant les résultats expérimentaux de Sl sur une échelle.logarithmique et le temps écoulé sur une échelle numé- rique, on obtient une "courbe" qui est une ligne droite comme en 20.
Le temps écoulé est influencé par la profondeur de la fonte en fusion dans le système. Dans des conditions d.é,termi- nées, le temps écoulé croit avec la profondeur du métal.
' En pratique, là où il est nécessaire de traiter de gran- des masses de fonte en fusion comme, par. ex., des centaines de tonnes ou des milliers de tonnes par jour, il est désirable d'utiliser des récipients de désulfuration dans lesquels la profondeur de la fonte peut être supérieure à 5 pieds ou dix pieds ou plus.
On a trouvé que si on choisit des conditions convenables la profondeur du métal en fusion peut être multipliée plusieurs fois sans augmentation notable du temps écoulé. La fig.3 montre une autre courbe 21. La profondeur du métal dans le système re- présenté par 21 était presque trois 'fois plus grande que dans le système représenté par 20, néanmoins le temps écoulé requis pour réaliser un abaissement donné de la teneur en soufre dans le fer est environ la même dans les deux cas. Un moyen pour réaliser cela consiste à accroître la vitesse avec laquelle le gaz traverse le métal. Le, courant de gaz accéléré pour les
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batns plus profonds provoque un accroissement dans la quanti- té totale de gaz par tonne de fer.
Il est possible pourtant, pour augmenter la profondeur du métal, de prendre un temps écou- lé court tout en n'accroissant pas la quantité totale de gaz utilise.
Afin d'obtenir ce résultat hautement désirable il est nécessaire d'amener le courant de gaz à passer le plus possi- ble à travers l'épaisseur de fer existante. La figure 2 montre une position de tuyère au fond de la. cuve de désulfuration qui oblige le courant de gaz à passer au travers d'une épassieur maxima de métal. Il est possible d'obtenir des résultats fa.vo- rables quand le courant gazeux traverse une épaisseur de scorie liquide et de métal qui n'est qu'environ la moitié de la pro- fondeur du système métal-scorie mais si le trajet du gaz est réduit à une faible partie seulement de la profondeur du sys- tème métal-scorie les résultats seront moins favorables.
La quantité de gaz requis ne sera pas augmentée lorsque l'épaisseur du métal croit si le gaz passe convenablement au travers du métal.
La fig.4 représente les résultats expérimentaux de S1 dé- terminés après que différentes quantités de gaz ont traversé un système scorie fonte. Sl est porté sur une échelle logarithmi- que et la quantité de gaz mesurée à température ordinaire et pression atmosphérique est portée sur une échelle numérique ex- primée en volume relatif de gaz par rapport au volume de fonte en fusion traité. Les "courbes" 22,23 et 24 sont des lignes droites. L'expérience représentée par la "courbe" 22 est la même que celle représentée Fig. 3 "courbe"20. La courbe 23 cor- respond à la courbe 21 de la fig.3. La courbe 24 représente une profondeur de métal environ égale à 6 fois la profondeur repré- sentée dans la "courbe" 20.
Il est donc évident que lorsque la profondeur du métal croît/le volume de gaz par rapport au volume de la fonte traité)est moindre.
Lorsqu'.ici il est fait mention de pourcentages ou de proportions de gaz, ils sont supposés en volumes, lorsqu'il s'agit de liquides ou de solides, ils sont supposés en poids.
Ainsi qu'il est bien connu, il est usuel de traiter beau- coup de fourneaux sous pression abaissée à cause des effets d'entassement et d'autres facteurs. Une opération employant une pression un peu inférieure à la pression atmosphérique afin de faciliter le mouvement des gaz sera, pour cette raison, con- sidérée pratiquement comme étant réalisée à pression normale.
REVENDICATIONS
1. Un procédé de traitement de fonte en fusion pour éli- miner le soufre à l'aide d'une scorie désulfurante dans des con- ditions forte;.lent réductrices dans un récipient non chauffé et essentiellement fermé souspression à peu prèsnormale ou supé- rieure, caractérisé par l'opération/qui consiste à faire traver- ser la fonte et la scorie par un gaz convenable en quantité suffisante pour produire une pression partielle d'oxygène, à la surface de séparation de la scorie et du fer, qui soit notable- ment moindre que celle qui y existe normalement, lorsque le car- boue et l'oxygène réagissent pour former de l'oxyde de carbone à la température de la fonte et à pression atmosphérique, faci- litant ainsi le transfert du soufre, de la fonte vers la sco- rie.