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"Procédé de carbonisation de matières carbonacées".
La présente inventio concerne le procédé consistant à carboniser des matières solides subdivisées en les introduisant en un courant, régu- lièrement ou par intermittences, dans une masse fluidifiée de matières so- lides chauffées de petites dimensions, avec possibilité de récupération de sous-produits de la carbonisation.
En bref, le procédé consiste à flui- difier une masse de matières solides.finement divisées, qui peut renfermer ou comprendre du coke, du carbon ou d'autres combustibles solides, dans une chambre fermée, en provoquant le passage d'un fluide aériforme à tra- vers la masse, à chauffer la masse par l'application appropriée de cha- leur comme c'est ici décrit complètement, et alors que la masse est enco- re chaude et à l'état fluidifié, à introduire la matière à carboniser dans un état de subdivision approprié, tout en continuant entretemps le passage du fluide aériforme dans l'ensemble.
Quelques-uns des buts de l'invention sont les suivants: 1) Le contrôle absolu de la température de carbonisation, sans sacrifier la capacité (quantité passant par unité de temps).
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2) Contrôle efficace de la vitesse de chauffage de la matière en traite- ment, sans grand investissement de capitaux et sans sacrifier la capa- cité.
3) La récupération d'un rendement élevé de sous-produits, y compris des matières condensables, hors des matières en traitement.
4) Diminution des pertes de chaleur et de la quantité nécessaire pour le traitement.
5) Diminution du temps requis pour la carbonisation.
6) Frais de traitement moindres pour le charbon, les schistes et les substances analogues.
7) Augmentation de la quantité de matières passant par unité d'investisse- ment.
8) Diminution du degré de cracking des matières condensables développées pendant la carbonisation.
9) Rendre possible la carbonisation de combustibles solides de petites dimensions habituellement perdues dans les mines, parce qu'un équipe- ment d'un prix réduit, ayant une capacité de passage élevée, n'est pas disponible.
10) Fournir un procédé unique par lequel un combustible peut être écono- miquement carbonisé à température élevée ou à basse température, par de la chaleur appliquée directement.
11) Expulsion rapide des matières volatiles de solides ou de liquides à une température déterminée et réglée.
D'autres buts apparaîtront au cours de l'exposé fait ci-après.
Ce brevet est un développement d'un autre brevet pour "un procédé de traitement de matières" déposé en Amérique sous le N 414.710 (réédité comme brevet américain ? 21526), qui décrit d'une manière générale les caractéristiques du procédé et montre un appareillage pour sa réalisation.
Dans la carbonisation du charbon, du lignite, du schiste ou d'au- tres matières carbonacées, la question du transfert de chaleur dans les matières à traiter présente de nombreux obstacles, particulièrement lors- qu'on désire un rendement thermique élevé ou lorsqu'il est essentiel de
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récupérer un rendement maximum de sous-produits condensables. Dans la oar- bonisation de nombreuses matières, il est souvent essentiel d'empêcher le surchauffage de parties de la matière en traitement. On a l'habitude en pratique d'effectuer la carbonisation dans un appareil réfraotaire, en transférant la chaleur à la matière à traiter à travers un corps non con- ducteur ou assez mauvais conducteur.
Parce que la vitesse de transfert de la chaleur et, par conséquent, la capacité de carbonisation dépendent de la différence de température entre la paroi interne et la paroi externe du carboniseur, on a trouvé qu'il est économique et, dans beaucoup de cas, nécessaire de maintenir une température élevée à l'extérieur de,la.paroi réfractaire du carboniseur en vue de maintenir une quantité passant par unité de temps compatible avec les frais de construction et les frais de fonctionnement du carboniseur.
Il est ainsi fréquent de trouver qu'un quipement initialement établi pour la carbonisation à basse température d'un combustible solide peut être mis en fonctionnement plus économique- ment à des températures élevées, parce qu'on obtient ainsi un plus grand passage; mais le rendement en sous-produits condensables est habituelle- ment réduit notablement par cette façon de procéder. Il semble qu'il n'est pas économique de carboniser des combustibles solides à des températures définies en les chauffant, alors qu'ils sont contenus dans une chambre réfractaire, par l'application extérieure de chaleur.
Ceci est vrai plus particulièrement dans la carbonisation à basse température de combusti- bles, c'est-à-dire à des températures de 500,600, 700 ou 800 ,centigrades Le rendement maximum en sous-produits condensables est obtenu seulement lorsqu'on empêche un chauffage excessif du combustible, à la connaissance des présents inventeurs. Dans l'équipement employé habituellement pour carboniser les combustibles, il est difficile de chauffer le centre des pièces individuelles de combustible en traitement, sans chauffer à l'ex- cès les surfaces extérieures.
Lorsque le combustible est broyé à des di- ,mens ions fines dans le but d'éliminer cette difficulté, toute la masse fonctionne comme isolateur de chaleur; les parties extérieures, c'est-à- dire celles en contact avec les parois chaudes, sont habituellement
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chauffées à une température élevée avant que la partie intérieure de la masse ait été chauffée au-dessus de 100 C. Des essais faits pour surmonter cette difficulté en abaissant la vitesse de chauffage, (la vitesse d'ap- plication d'énergie thermique) ont eu pour résultat, à la connaissance des présents inventeurs, une augmentation prohibitive des frais dans les car- boniseurs par tonne-jour de la matière les traversant.
D'autres essais pour surmonter ces difficultés comprennent:
1) la diminution d'épaisseur de la masse de combustible en traitement;
2) le passage du combustible convenablement broyé à travers la zone chaude, alors qu'il est retenu sur des supports métalliques. A la. connais- sance des présents inventeurs, ces efforts et d'autres semblables n'ont pas été,entièrement satisfaisants au point de vue économique ni au point de vue technique. On pense qu'à cause de difficultés du transfert de la chaleur, le développement industriel du procédé de carbonisation à basse température avait jusqu'à présent été retardé. En appliquant le présent procédé, on peut atteindre les résultats recherchés à peu de frais, et avec un rendement plus élevé que celui obtenu dans certains des procédés actuellement en usage industriel.
Ceci est réalisé avec un contrôle sensi- blement absolu de la température par le passage d'un fluide chauffé de bas en haut à travers une masse de matières solides finement divisées et de préférence de dimensions uniformes, contenues dans une chambre appropriée, à une vitesse destinée à la faire rester dans un état de mouvement en sus- pension dans le fluide à l'intérieur de la chambre, la masse ayant, dans un état fluidifié, l'aspect d'un liquide en ébullition, et par l'introduo- tion dans cette masse, à une vitesse réglée, de combustible solide de di- mensions appropriées.
Les matières solides peuvent être constituées par le combustible à traiter, un produit de carbonisation de celui-ci ou d'au- tres matières; elles peuvent être combustibles ou non combustibles, oata- lytiques ou non-catalytiques, pour les réactions impliquées. Le fluide utilisé pour maintenir la masse de solide dans un état fluidifié, qui est de préférence un fluide aériforme, peut comprendre des gaz de combustion, des gaz inertes ou des gaz contenant de l'oxygène, un mélange de gaz
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combustible avec un gaz contenant de l'oxygène ou un autre fluide.
Le com- bustible ajouté à la masse fluidifiée peut être déversé dans celle-ci
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" ... .t d'une manière continue ou par intermittences, et l'état de fluidité peut être maintenu jusqu'à ce que l'état désiré de carbonisation ait été at- teint, ou bien il peut être interrompu avant que le degré de carbonisation ait été obtenu. Il est nécessaire, ou tout au moins préférable dans le fonctionnement du présent procédé, de maintenir la vitesse vers le haut de la matière fluidifiante (le fluide) plus grande qu'une vitesse minima définie, aussi longtemps que la masse est maintenue à l'état fluidifié.
Cette vitesse minima varie suivant les dimensions moyennes des particules de matière solide, la densité de la matière constituant une particule, la densité du fluide aériforme employé et d'autres facteurs, mais peut être définie comme étant ]sa "vitesse de soulèvement", c'est-à-dire la vitesse nécessaire pour soulever les particules contre la force de la pesanteur.
Si on considère les particules des matières solides comme des sphères, la vitesse minima peut avoir approximativement la formule mathématique suivante:
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V BRDG à dans laquelle V = la vitesse du fluide aériforme exprimée en centimètres par seconde; R = le rayon moyen des particules du solide fluidifié, en centimètres, D = la densité de la matière solide composant les particules, d = la densité du fluide aériforme et G = l'accélération due à la pesan- teur, exprimée en unités C.G.S. Une vitesse d'écoulement 'beaucoup plus grande que celle indiquée par la formule ci-dessus peut être employée dans le présent procédé, la valeur dépendant des dimensions moyennes et de l'uniformité des dimensions des particules de combustible, ainsi que de la densité apparente des particules.
Dans le cas d'une grande variété de dimensions, c'est-à-dire d'un manque d'uniformité des dimensions, on atteint un point où, lors de l'augmentation de la vitesse d'écoulement, les dimensions les plus fines sont soufflées hors de la masse fluidifiée et entraînées dans le fluide.
La fig. 1 du dessin montre schématiquement en élévation une forme
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d'appareil dans laquelle la présente invention peut être mise en pratique; une partie de la chambre de réaction est découpée pour montrer l'intérieur en coupe.
Sur cette figure, 1 est une chambre de réaction comportant un ori- fice d'entrée 2 pour introduire des matières solides subdivisées, avec une vanne de commande 3, un diaphragme poreux 4 qui est perméable pour le passage d'un courant gazeux à travers le diaphragme, une charnière de sup- port 5, un départ des gaz,6 avec vanne de commande 1, un départ secondai- re des gaz 8 destiné à l'enlèvement des gaz d'échappement et pourvu d'une vanne 9.
une admission d'air 10 pour introduire d.e l'air dans la chambre et munie d'une vanne de commande 11, une admission de vapeur 12 munie d'u- ne vanne de commande 13, une admission de gaz 14 pourvue d'une vanne de commande 15, un orifice de sortie 16 pour l'enlèvement des matières soli- des qui,alors qu'elles sont enfermées dans 1, sont à l'état fluidifié, avec une vanne de commande 17, un orifice de sortie à la base 18 avec vanne de commande 19, et une porte de nettoyage ou d'évacuation secondai- re 20. La masse de matières solides fluidifiée est représentée en 21.
Bien qu'on dépende, dans la mise en pratique du présent procédé, d'un chauffage interne, il est reconnu que la capacité calorifique de la plupart des fluides aériformes est basse. Ceci signifie naturellement que .de grands volumes de gaz (fluide) doivent être mis en circulation à tra- vers la masse de matière en traitement, en vue de lui apporter une quan- tité de chaleur équivalente à celle développée pendant la, combustion d.'un volume relativement très petit de combustible. Un moyen de fournir la chaleur nécessaire comprend la mise en circulation d'un gaz contenant de l'oxygène dans la masse fluidifiée, ce qui maintient une combustion ré- glée dans celle-ci. Dans ce cas, la chaleur rqquise peut être dérivée de la combustion d'une partie du combustible solide eyistant à l'état flui- difié.
Le fluide peut comprendre un gaz combustible et un gaz contenant de l'oxygène, mélangés en proportions définies dans le but de fournir une quantité définie de chaleur aux matières solides fluidifiées; dans ce cas, le gaz combustible est brûlé en fournissant de la chaleur néces-
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saire. La chaleur peut être fournie électriquement et intérieurement par l'emploi d'un noyau magnétique ou.d'autres moyens connus dans la techni- que électrique. L'attention est attirée sur le fait que les objections citées contre le chauffage extérieur à travers les parois réfraotaires ne s'appliquent pas à cette dernière méthode de chauffage, parce que les matières en traitement sont dans un état constant da mouvement et que la masse étant fluidifiée, ne fonctionne pas comme un isolateur de chaleur.
Bien qu'il soit possible de carboniser les matières en appliquant de la chaleur intérieurement, extérieurement ou à la fois intérieurement et ex- térieurement avec ou sans combustion se produisant dans la masse fluidi- fiée, les présents inventeurs préfèrent ne pas se limiter à une méthode particulière de chauffage. Ils estiment que le procédé est brevetable et nouveau, quelle que soit la méthode de chauffage. En d'autres termes, ils estiment qu'il est nouveau de mélanger du combustible dans un état fine- ment divisé à une masse fluidifiée de matières solides chauffées, fine- ment divisées et de préférence calibrées, a travers laquelle on fait cir- culer un fluide,et de le carboniser dans cette masse de matières solides chauffées ou sensiblement en contact avec elle.
On préfère employer habituellement dans le présent procédé des matières solides calibrées ayant un diamètre moyen de 1/8 de pouce à 1/2 pouce, bien que des dimensions plus grandes ou plus petites puissent être employées de façon satisfaisante. Il est fréquemment préférable que les matières solides comprennent un combustible solide tel que du coke de pétrole, du charbon de bois, du coke, de l'anthracite ou d'autres ma- tières carbonacées. Lorsqu'une ou plusieurs de ces matières sont employé comme masse fluidifiée dans le présent procédé, l'opération de chauffage et la température se règlent facilement par le réglage de la quantité de gaz contenant de l'oxygène mise en circulation a travers la masse, ou par le réglage de la quantité de gaz combustible et de l'oxygène mis en circulation dans la masse.
Lorsqu'on désire carboniser des combusti- bles se cokéfiant, il est préférable de les introduire dans la masse fluidifiée avec un état de finesse sensiblement égal à celui des matières
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solides fluidifiées ou moindre que celui-ci. Lorsqu'une grande quantité de combustible se cokéfiant est introduite rapidement dans une masse de matières solides fluidifiées chauffées et que l'écoulement de fluide (l'agent fluidifiant) est interrompu un peu après, le combustible se cokéfiant, forme tors' de la carbonisation, une masse solide contenant les matières solides en dispersion.
Le degré de cokéfaction dépendra évi- demment de la quantité de chaleur fournie au combustible se cokéfiant, et celle-ci à son tour dépendra de la durée de l'écoulement de l'agent fluidifiant après l'addition du combustible se cokéfiant, et des masses relatives de ce combustible et des matières solides fluidifiées.
Lorsqu'- on désire faire un produit de cette nature, une masse homogène s'obtient lorsque les matières solides fluidifiées sont composées de petits mor- ceaux de coke résultant de la carbonisation du combustible traité. lors- qu'on désire au contraire employer du combustible ne se cokéfiant pas pour la production d'un coke, on peut obtenir le résultat en fluidifiant ces combustibles ne se cokéfiant pas dans une chambre appropriée avec un moyen approprié d'appliquer de la chaleur, et en y introduisant assez rapidement la quantité déterminée de combustible se cokéfiant broyé de façon appropriée, en continuant l'application de chaleur et l'écoulement de l'agent fluidifiant pendant une période de temps trouvée par expérien- ce comme désirable,
et en interrompant alors l'écoulement de l'agent fluidifiant avec ou sans interruption de l'application de chaleur et en formant par l'action de cimentation du combustible se cokéfiant, une mas- se solide constituant sensiblement un coke. Lorsque ce résultat est dé- siré, le coke a une meilleure qualité pour ce qui concerne la friabilité lorsque la dimension moyenne des particules de combustible se cokéfiant employé est plus petite que celle des matières solides fluidifiées.
Lorsqu'on, désire empêcher la cimentation du combustible et des matières solides fluidifiées en une masse solide, le combustible calibré sera introduit dans la masse fluidifiée à une vitesse modérément basse, de préférence continûment, avec application simultanée de chaleur.
On a trouvé qu'une masse fluidifiée de matières solides se com-
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porte comme un liquide par rapport à l'action de sustentation sur des solides introduits dans celle-ci; en d'autres termes, lorsque des matiè- res solides calibrées de poids spécifique plus grand que celui des ma- tières solides fluidifiées sont introduites dans la masse fluidifiée, elles tendent à descendre dans celle-ci, tandis que des matières ayant un poids spécifique moindre que celui des matières solides fluidifiées flottent sur celles-ci et restent dans un état fluidifié près de la sur- face, Lorsque du charbon est donc introduit dans une masse de coke chaud fluidifié, il tend d'abord à descendre dans celle-ci ;
mais dans la suite en s'échauffant et lorsqu'il développe du gaz, il tend de nouveau à s'é- lever dans la masse fluidifiée, Cette circulation est avantageuse, car elle maintient une température uniforme dans toute la masse. Il est im- portant de noter que lorsque les matières solides fluidifiées ont une densité beaucoup plus grande que le combustible à traiter, le combusti- ble ne reste pas seulement au sommet des matières solides fluidifiées, mais ces matières solides abandonnent l'état fluidifié en se déposant en @ une masse rigide au fond de la chambre de traitement lorsque la vitesse d'écoulement du fluide les traversant est réduite, le charbon restant à l'état fluidifié au-dessus de celles-ci.
On tire parti de ceci lorsqu'on emploie des matières autres que des combustibles comme matières solides fluidifiées et lorsque le combustible à traiter contient des quantités appréciables de pierres et de matières étrangères analogues. La chaleur peut être transférée de ces matières solides chauffées et déposées, par le simple passage de fluide dans celles-ci. En outre, un état de combus- tion peut être maintenu dans les matières solides déposées, et la cha- leur produite peut être utilisée dans le combustible fluidifié au-dessus de celles-ci moyennant l'emploi d'agents fluidifiants convenables.
Il doit être bien entendu que lors du passage d'un fluide de bas en haut à travers la masse fluidifiée de matières solides de matière carbonacée, sa composition peut être modifiée à volonté pendant le cours de la carbonisation. Par exemple, pendant les premières phases de la carbonisation ou dans une période précédant tout juste celles-ci et
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dans laquelle des matières solides sont chauffées, le fluide peut être composé de gaz combustible et d'un peu d'oxygène, tandis que dans une période subséquente la teneur en oxygène peut être réduite à zéro ou à peu près à zéro, et de la vapeur ou un autre fluide peut être substitué au gaz, ou bien on peut employer du gaz combustible seul.
Inversement, la vapeur peut être employée dans les premières phases du traitement de matières carbonacées et le gaz contenant de l'oxygène dans une phase ul- térieure, ou bien la vapeur peut être employée pendant toute l'opération.
De même, la température de la vapeur ou d'autres fluides employés peut être modifiée à volonté pendant le procédé, soit par chauffage, soit moyennant l'emploi d'un gaz contenant de l'oxygène tel que de l'air en mélange avec la vapeur ou le fluide en quantités variant avec réglage pendant le traitement. Après que le combustible a atteint une certaine température, une auto-oxydation se produit rapidement, accompagnée d'une élévation de température,et de cette manière la vitesse de carbonisation et la température atteinte dans la masse peuvent être aisément réglées par le réglage de la quantité d'oxygène contenue dans le fluide, La ré- action exothermique peut être une combustion naissante de la matière car- bonacée, une combustion réelle de celle-ci, une combustion de gaz au con- tact de celle-ci, ou une combinaison de ces processus.
Ce réglage de la température permet l'obtention d'un produit carbonisé à une température tellement basse qu'il peut être enlevé de la chambre de réaction dans un état convenant pour le moulage ou le briquetage sans liant, ce qui donne un combustible dense. L'application de pression à. la matière chauf- fée à une température modérée produit un combustible dense. La forme d'appareil employée dans ce but est sans importance pour cette applica- tion, bien qu'on ait reconnu que la masse peut être facilement compri- mée dans la chambre de réaction, particulièrement après interruption du courant de fluide.
D'autres fluides que ceux mentionnés peuvent être employés pour des effets spéciaux. On n'essaiera pas d'en donner une liste, parce que les revendications sont limitées aux caractéristiques larges considérées
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comme nouvelles. On peut employer toutefois des vapeurs d'acides, des gaz d'acides, de l'ammoniaque,, un mélange de plusieurs de ces corps avec de la vapeur ou de la vapeur'surchauffée, ou un fluide contenant des hy- drocarbures.
Lorsqu'on désire refroidir le produit carbonisé et fluidi- fié, on peut employer du Co2' des gaz de cheminée, de la vapeur ou un autre fluide, mais il est fréquemment préférable de faire passer de la vapeur à travers une chambre comme agent de refroidissement et d'employer la vapeur ainsi chauffée pour réchauffer la matière dans une chambre dif- férente séparée.
Lorsqu'une matière goudronneuse est introduite dans une masse flui- difiée de matière carbonacée comme constituant du fluide ou d'une autre manière, elle n'est pas seulement carbonisée, mais les produits de dis- tillation sont récupérables dans le gaz sortant. Du brai pulvérisé peut de même être carbonisé par le présent procédé; dans ce cas il ne fait de préférence pas partie de l'agent fluidifiant.
Si l'on utilise du schiste seul comme matière carbonacée,on peut le traiter comme suit: on commence l'opération en fluidifiant un coke calibré ou un autre combustible ayant des dimensions moyennes de parti- cules de 1/8 ou 1/4 de pouce de diamètre, en employant de l'air comme fluide aériforme et comme agent de fluidification.Un feu est allumé dans la masse et le soufflage de l'air est continué. Après que la masse fluidifiée de combustible a été chauffée à une température désirée, le schiste broyé et de préférence calibré, est introduit lentement dans la masse qui est un pseudo-liquide, et le soufflage est interrompu. De la vapeur ou d'autres gaz sont alors employés comme constituants principaux de l'agent fluidifiant.
Après que la matière volatile a été expulsée du schiste dans une forte mesure, le soufflage d'air est continué et chauf- fe la masse par combustion du carbone dans le résidu du schiste. Le cy- cle est répété, mais une partie du résidu est enlevée périodiquement.
Si l'on désire sacrifier le rendement en huile pour avoir une capacité élevée, l'air peut être employé continûment avec de la vapeur simplement moyennant variation des proportions suivant les désirs dans différentes
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phases,du procédé; on utilisera plus d'air pour des températures plus é- levées et plus de vapeur pour une température plus basse, et une plus forte distillation par de la vapeur. L'opération devient continue lorsque le schiste est ajouté lentement mais de manière sensiblement continue au pseudo-liquide et que le résidu est enlevé de manière sensiblement conti- nue. Le combustible solide peut être employé seulement lors du commence- ment de l'opération. Il n'est pas nécessaire d'employer de la vapeur, mais il est préférable de l'employer.
Certains charbons'peuvent être trai- tés d'une telle manière, particulièrement des charbons ne se cokéfiant pas ou dits non agglutinants.
Lorsqu'on emploie du charbon se cokéfiant et lorsque la dimension des morceaux introduits dans la masse fluidifiée est assez grande, plus grande que 3/8 à 1/2 pouce, il y a une tendance à la formation de grands morceaux de coke, même si la masse est en apparence à l'état fluidifié.
Les blocs se forment probablement par combinaison pendant les collisions dans le pseudo-liquide lorsque les particules sont à l'état plastique.
Ces morceaux tendent à se rassembler au fond, et si la vitesse du fluide n'est pas excessive, ils quittent le pseudo-liquide, c'est-à-dire qu'ils se déposent et ne sont plus à l'état fluidifié. Ces morceaux de coke sont plus denses que le coke ordinaire produit par chauffage du même charbon dans une cornue.
On trouve que lorsqu'une quantité de,charbon se cokéfiant est in- troduite assez rapidement dans une masse fluidifiée de coke chauffé, les particules de charbon étant plus petites que celles du coke et l'ensemble étant maintenu à l'état fluidifié pendant une courte période en même temps que le chauffage est continué, et étant ensuite autorisé à se dé- poser avant que la cokéfaction se soit produite, il se forme une masse de coke qui lors du concassage, ne forme pas de doigts.
L'expression "sensiblement carbonisée" employée dans les revendi- cations se rapporte à une matière carbonacée dont la matière volatile a été expulsée par application de chaleur et non nécessairement à un pro- duit complètement carbonisé. Lorsqu'il est désirable de traiter du
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charbon à 300 ou 400 C et d'enlever le produit, celui-ci est considéré comme "carbonisé',', mot qui est employé dans les revendications. Lorsqu'on traite des combustibles en vue du briquetage, il est désirable de les chauffer à une température maxima déterminée en vue d'empêcher la forma- tion'd'un produit de carbonisation abrasif ; en pareils cas le produit obtenu n'est pas un produit complètement carbonisé, mais il est considé- ré comme carbonisé.
L'expression "masse fluidifiée" employée ici et dans les revendi- cations, ne se rapporte pas à un gaz contenant des particules entraînées de matières solides tel qu'il se forme lorsqu'un combustible pulvérise est insufflé par de l'air dansun foyer pour la combustion; c'est un "pseudo-fluide" tel qu'on l'obtient en faisant passer un fluide aérifor- me de bas en haut à travers une masse sensiblement stationnaire de par- ticules de matière solide enfermées, calibrées, sensiblement uniformes, à une vitesse telle que les particules prennent une liberté limitée de mouvement, l'ensemble ayant des propriétés physiques semblables à celles d'un liquide en ébullition.
Les particules ne sont pas entraînées dans le fluide aériforme, mais sont en mouvement de vibration; le pseudo-li- quide (masse fluidifiée) ayant une densité beaucoup plus grande que celle du même fluide aériforme avec des particules entraînées du même genre de matière solide. Ainsi, dans une masse fluidifiée, le mouvement linéaire des particules est beaucoup moindre que .celui des particules entraîné dans un fluide gazeux, et de même la concentration des parti- cules (masse par unité de volume) est plus grande dans le premier cas que dans le second.
La "masse fluidifiée" peut être produite par l'ef- fet de vitesse du soufflage d'un lit stationnaire de matières solides (de préférence de matières solides calibrées uniformément) au moyen d'un fluide aériforme à une vitesse telle que les particules de ces.matières solides prennent un mouvement limité sans être entraînées dans le flui- de, ce.dernier passant de façon continue de bas en haut à travers la masse de matières solides. Ceci établit la différence entre la masse fluidifiée du présent brevet et d'autres formes de suspension. L'avanta-
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ge presque évident résultant de l'emploi de la masse dense fluidifiée est sa plus grande capacité de transport de chaleur par unité de volu- me du récipient que celle d'une suspension des m8mes matières solides entraînées dans le fluide.
REVENDICATIONS.
1. Un procédé pour la carbonisation à basse température d'une matière solide carbonisable, comprenant les caractéristiques consis- tant à insuffler de l'air à travers une couche de cette matière sensi- blement sous forme granulaire et de profondeur considérable, à une vi- tesse telle que cette couche est maintenue dans un état de mouvement tel que la couche présente l'aspect d'un liquide en ébullition, la tem- pérature étant une température de carbonisation, et à retirer le rési- du carbonisé.
2. Un procédé pour la carbonisation à basse température d'une matière solide carbonisable qui comprend les caractéristiques consis- tant à insuffler de l'air en mélange avec de la vapeur à travers une couche de cette matière sensiblement sous forme granulaire et d'épais- seur considérable, à une vitesse telle que la couche est maintenue dans un état de mouvement tel que la couche présente l'aspect d'un li- quide en ébullition, la température de fonctionnement étant une tem- pérature de carbonisation, et à retirer le résidu carbonisé.
3. Un procédé pour la carbonisation à basse température d'une matière solide carbonisable, qui comprend les caractéristiques con- sistant à insuffler un courant composé initialement essentiellement d'air et de gaz combustible prémélangés à travers une couche de la dite matière sensiblement sous forme granulaire et d'épaisseur consi- dérable, à une vitesse telle que la couche est maintenue dans un état de mouvement tel que la couche présente l'aspect d'un liquide en ébul- lition, la température de fonctionnement étant une température de carbonisation, et à enlever le résidu carbonisé.
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