CH115975A - Procédé de préparation du fer. - Google Patents

Procédé de préparation du fer.

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CH115975A
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Description


  Procédé de préparation du fer.    La présente invention se rapporte à la  production du fer à partir de minerais de fer  oxydés, sans provoquer la formation d'une  masse fondue de fer.  



  Au cours des années passées, de nom  breux efforts ont été tentés pour résoudre le       problème    qui consiste à obtenir directement  du fer, ,à partir de son minerai sans être  obligé de provoquer la fusion du fer ou des  scories contenus dans ledit minerai, mais au  cune des tentatives qui ont été faites n'a  donné de' résultat satisfaisant lorsqu'on a       essayé    de l'appliquer industriellement.  



  On n'a pas non plus découvert de pro  cédé vraiment pratique pour obtenir directe  ment des produits satisfaisants soit en par  tant de minerai pauvre, soit même en par  tant de minerai riche.  



  Les procédés adoptés ont spécialement  été fondés sur l'emploi soit de cylindres ro  tatifs,, soit de cylindres verticaux ou autres  appareils analogues dans lesquels. on s'ef  forçait, au cours de l'opération, d'éliminer  l'air nuisible, c'est-à-dire l'air pouvant pro  voquer une     réoxydation    du fer déjà réduit.    Aucun des procédés décrits dans les bre  vets     actuellement    déposés n'a permis d'agir  avec succès pour éliminer l'air en question  et, dans bien des cas, on a conclu, d'une fa  çon définitive, qu'il n'était pas possible d'é  liminer complètement cet air. Or, l'élimina  tion complète de l'air en question est un fac  teur essentiel pour la réussite de l'opération  que l'on désire réaliser.  



  Théoriquement, on a admis jusqu'à ce  jour que la réduction des minerais de fer  en vue de la production de fer métallique  était due aux réactions suivantes qui se pro  duisent ou du moins que l'on suppose se pro  duire dans les     hauts-fourneaux:     a) Production d'oxyde de carbone par  l'action de l'air ou de l'oxygène contenu  dans l'air sur du carbone (du colle) chauffé  à haute température;  b) Production du métal à partir de son  oxyde par l'action sur les minerais     ebauf-          fés    à haute température de l'oxyde de car  bone précédemment formé, cette dernière ré  action tendant à provoquer la formation  d'acide carbonique et la libération du mé  tal;      c) Production du métal par l'action di  recte du carbone sur l'oxyde de fer.  



  Le procédé qui fait l'objet de l'invention  est fondé sur une combinaison différente et  plus complexe de réactions chimiques. D'a  près ce procédé, on emploie comme combus  tible réducteur une matière carbonée apte  à     dégager    des hydrocarbures par chauf  fage, d'autre part, on chauffe fortement le  minerai, à l'état finement divisé, avant de le       mettre    en contact avec ce combustible, et on  évite tout air pouvant provoquer une oxyda  tion du fer réduit, jusqu'au moment où     celui-          ci    est refroidi.  



  Parmi les différentes matières carbo  nées qui peuvent être choisies pour la, mise en  couvre du procédé en question, matières car  bonées qui peuvent être soit du     charbon    de  terre, soit de la tourbe, soit du lignite, soit  toute autre matière analogue, il est préfé  rable de choisir une matière carbonée pou  vant dégager une proportion importante de  carbures d'hydrogène.  



  On peut admettre que les réactions chi  miques suivantes se produisent au cours de  l'opération de réduction envisagée.  



  La première réaction est le dégagement'  à une température relativement     basse    des  hydrocarbures de la matière carbonée utili  sée. On sait que le charbon dé terre, la tourbe  et les substances analogues abandonnent, à  une température inférieure à 500', les hydro  carbures qu'ils contiennent et qu'après le dé  part desdits hydrocarbures, il reste pratique  ment du carbone pur.  



  On peut opérer de façon que les hydro  carbures qui se     dégagent    du charbon soient  immédiatement portés à une haute tempéra  ture, et subissent en majeure partie l'opéra  tion de     cracking    en donnant du carbone nais  sant et de l'hydrogène naissant,     lesquels    sont  connus comme étant des agents réducteurs  particulièrement puissants. De toute façon  la décomposition des matières     carbonées    et  des hydrocarbures, sous l'action de la cha  leur et aussi par l'action de l'oxygène en pré  sence, donnera naissance à du carbone nais  sant lequel possède un fort pouvoir réduc-    teur.

   On peut admettre que la réaction ini  tiale se produit par l'action de ce carbone  naissant sur     les        oxydes.     



  De cette réaction résulte la formation  d'une certaine quantité d'oxyde clé carbone  et probablement d'une certaine quantité d'a  cide carbonique. L'acide carbonique ne peut  pas subsister à haute température en pré  sence de     carbone    libre, mais dans le procédé  qui fait l'objet de l'invention, il peut en rester  une faible quantité; toutefois, cette quantité  ne sera pas suffisante pour être nuisible.  



  L'acide carbonique formé par suite de l'ac  tion du     carbone    naissant sur les oxydes est  facilement retransformé, soit complètement,  soit partiellement en oxyde de carbone et ce  dernier, par suite de ses qualités réduc  trices, contribue à la réaction générale de  réduction.  



  De même, il est probable que l'hydrogène  qui se     dégage    à l'état naissant et en pré  sence des oxydes donne momentanément une       certaine        quanta(;    de     vapeur    d'eau qui, comme  on le sait, ne     pouvant    pas subsister en pré  sence clé carbone libre à haute température  provoque la formation d'une quantité supplé  mentaire d'oxyde de carbone et un nouveau       dégagement        d'hj-drogène    libre.  



  Les constatations expérimentales faites par  l'inventeur l'ont conduit à, croire que le fer  pur, produit en premier lieu au cours de la  mise en pratique du procédé,     intervient    dans  le     rf,sic#        des        opérations        comme    catalyseur  pour     accélérer    la réduction de l'oxyde de fer  présent; ce fer pur, en effet, a tendance à. ab  sorber     une        Certaine    quantité d'oxygène Ci.,     par          conséquent,    tend à faciliter le     dégagement    de  celui-ci.  



  Le     procE'dé    peut être mis à     exécution    par       exemple        de    la manière suivante:       0n    prend du minerai contenant l'oxyde de  fer et on le broie de façon qu'il     passe        ii,    tra  vers les mailles d'un tamis de six millimètres.

         Sous        ceitç.    forme, on l'introduit dans un cy  lindre rotatif     sensiblement    horizontal, mais  qui peut,     Cependant.,        être        légèrement    incliné       dans    le     sens    clé sou orifice de sortie, l'ineli-      naison étant d'environ 20 millimètres par  mètre.  



  Dans ce premier cylinder, que l'on peut  appeler cylindre de premier échauffement,  le minerai est porté à une température sen  siblement égale à celle qui est nécessaire  dans le cylindre de réduction. Cette éléva  tion de température est obtenue par la com  bustion du gaz provenant du cylindre de ré  duction.  



  Ainsi chauffé, le minerai passe par sim  ple gravité du cylindre de premier échauffe  ment dans le cylindre de réduction qui est,  lui aussi, un cylindre rotatif ayant la même  inclinaison que le premier.  



  Dans ce second cylindre, on introduit soit  en tête du cylindre, soit en un autre point  adjacent qu'on juge préférable et qui peut  varier suivant la composition chimique de  l'agent réducteur employé, la matière car  bonée que l'on veut utiliser. De cette façon,  l'agent réducteur est instantanément chauffé  et en même temps mélangé avec le minerai.  



  Il en résulte que les carbures d'hydrogène  se dégagent et deviennent extrêmement actifs  de la façon qui a été indiquée.     ..     



  Le cylindre réducteur est chauffé jusqu'à  la température voulue au moyen d'un jet de  flamme auquel donne naissance l'introduc  tion de combustible finement divisé, mé  langé à une quantité d'air suffisante pour  brûler environ les deux tiers du carbone     du-          dit    combustible avec formation de     C0.     



       Après    son passage à travers le cylindre  de réduction, le produit obtenu (produit qui  est formé par un mélange de fer, d'une cer  taine quantité de carbone sous forme de coke  et de gangue ou scorie) tombe toujours par  gravité dans un troisième cylindre rotatif  également incliné et dont la paroi extérieure  est refroidie par un jet d'eau.

   Grâce à ce  refroidissement, le produit qui sort du troi  sième cylindre en question est à peu près  ramené à la température atmosphérique et,       dans    cet état, il peut être -mis au     contact     de l'air sans qu'on ait à craindre sa     réoxyda-          tiôn.    Le produit en question passe ensuite à  travers un transporteur convenable aménagé    de façon à se refermer de     soi-même    et à  empêcher toute entrée d'air par son point  de réunion avec l'appareil.  



  Après que le produit obtenu a été criblé  en vue d'éliminer les fines particules de car  bone qu'il contient, on le fait passer sur un  ou plusieurs séparateurs magnétiques de fa  çon à séparer le fer des impuretés auxquel  les il est mélangé.  



  Le fer granulé obtenu peut ensuite être  traité en vue de l'agglomérer en éléments de  plus grande dimension.  



  Ce fer abandonne, en effet, le troisième  cylindre sous forme de particules dont la di  mension est inférieure ou au plus égale à  six millimètres.  



  Le traitement final a pour objet d'aug  menter les 'dimensions desdites particules et,  à cet effet, on peut soit les comprimer dans  une presse convenable; soit les faire passer  à travers un nouveau cylindre à l'intérieur  duquel on les échauffe jusqu'à une tempé  rature telle que ces     particules    se soudent en  semble, le produit obtenu étant ensuite con  duit à travers une chambre de refroidisse  ment convenable.  



  Le produit ainsi obtenu est constitué par  des particules de fer pur, formant des mas  ses denses, bien distinctes de masses connues  sous le nom de fer spongieux.  



  Les cylindres rotatifs utilisés sont fer  més à chacune de leurs extrémités au moyen  d'un     dipositif    d'obturation comportant un  diaphragme flexible qui se plie automatique  ment à toutes les modifications qui peuvent  se produire dans la position relative des cy  lindres rotatifs et des organes ou chambres  fixes, que ces     modifications    soient dues soit  à des dilatations, soit à des contractions, soit  à l'excentricité dit mouvement de rotation.  Ce diaphragme est en forme d'anneau fixé  au cylindre et établi pour être maintenu en  contact de frottement,. -par des ressorts ou  organes similaires, avec une partie -station  naire. Un tel dispositif d'obturation suffit  pratiquement à éliminer toute possibilité  d'introduction d'air à l'intérieur des cylin  dres.

   Au surplus, toutefois, on     peut    s'arrau-      ger pour envoyer à l'intérieur du dernier  cylindre, au moyen d'une soufflerie conve  nable, une certaine quantité du gaz produit  dans l'opération de réduction de sorte que  l'atmosphère interne de ce cylindre soit ré  ductrice. Enfin, si cela est nécessaire, on  peut prendre des dispositions pour que     l'at-          mnosplère    interne de l'appareil se trouve à  une pression légèrement supérieure à la pres  sion extérieure, ce qui a pour effet d'éviter,  d'un façon absolue, toute introduction d'air.  



  On s'arrange en tout cas à obtenir que,  pratiquement, il ne pénètre, à l'intérieur de  l'appareil, aucune quantité d'air autre que  celui spécialement introduit dans le premier  et le second cylindre en vue de la     combus-          tion    des gaz dans le premier cylindre et en  vue de la combustion partielle du combustible  dans le second cylindre, les deux combus  tions étant réglées de façon à porter lesdits  cylindres aux températures voulues.  



  Le premier et le second cylindre étant  clauffés intérieurement, ils seront avanta  geusement revêtus de briques convenables ou  de tout autre revêtement destiné à éviter les  pertes de chaleur.  



  On utilise, de préférence, un cylindre  sensiblement horizontal ou ayant environ  l'inclinaison indiquée ci-dessus, car on a cons  taté que, si on donnait à ces cylindres une  inclinaison plus grande, les particules de     mi-          lerai    ayant les plus grandes dimensions au  raient tendance à passer à travers les cylin  dres plus rapidement que les particules de  dimensions moindres et, par suite, le seraient  pas soumises à l'action de l'atmosphère ré  ductrice aussi longtemps que ces dernières,  ce qui les empêcherait de subir un traitement  suffisant.  



  En vte d'obtenir du fer sensiblement. pur,  on maintient, de préférence, la température  aussi bien dans le cylindre de premier  échauffement que dans le cylindre de réduc  tion aux environs de 850 à 900  C. Bien  entendu, il n'est pas contraire à     l'application     du procédé, ni à la bonne qualité du pro  duit obtenu que la, température soit légère  plus élevée ou légèrement mois élevée    que les deus chiffres indiqués; il n'est pas  lon plus nécessaire que la température dans  le cylindre de premier échauffement soit  exactement aussi élevée due celle que l'on  maintient dans le cylindre de réduction, mais  dans l'ensemble il est préférable que les  deux cylindres soient maintenus à la même  température et que cette température soit  égale à celle indiqtuée ci-dessus.

   On consi  dère comme préférable de maintenir à     l'in-          téreur    (le l'appareil une pression égale à la  pression atmosphérique, rais on le diminue  rait en rien la valeur du procédé si la pres  sion à l'intérieur de l'appareil était supé  rieure à la pression atmosphérique ou, au  contraire, s'il se produisait à l'intérieur     du-          dit    appareil un     léger    vide, par exemple dans  le cas où l'on utiliserait un dispositif pour  aspirer les gaz qui se dégagent. En un mot,  on le se limite pas, pour l'application du  procédé, à la pression atmosphérique, cette  application étant pleinement satisfaisante  aussi bien avec une pression supérieure que  dans le cas d'un vide relatif.  



  En ce qui concerne le revêtement des  deux premiers cylindre, il est préférable  que ce revêtement,     constitué    soit sous forme  de briques, soit de toute autre façon, le soit  pas de nature à être attaqué par les gaz ré  ducteurs.  



  En vre d'éviter, d'une façon radicale.  toute possibilité d'action réductrice sur le  revêtement, on pett utiliser un cylindre à  double paroi de fer, le revêtement étant  placé entre les deus enveloppes; de cette fa  çon, les gaz ne     @        nnt    jamais en contact qu'avec  la     paroi    interne qui est en fer.  



       D'antre    part, il est     avantageux    de sou  mettre le     produit    obtenu à. un traitement       suppléinentahe    de     polissage,    traitement de       holissa@e    qui peut     avoir    lieu soit avant,  soit     après,    soit avant et après le     traitement          d'a\;;@'lcmércition.    Ce traitement (le polissage  a pour but de     détacher    des     particules    les  impuretés qui peuvent avoir adhéré à leur       surface.     



  La     quantité        d'impuretés    ayant ainsi  adhéré à     1,a,    surface des particules est ex-      trémement faible et, lorsqu'on provoque la  fusion du fer en vue de son utilisation ul  térieure, elle ne présente pas d'inconvénients  importants, mais on juge toutefois intéres  sant de provoquer l'opération de polissage  en question, en vue de fournir un produit  d'une qualité aussi parfaite que possible.  



  Le     polissage    en question peut être réalisé  en faisant tourner le produit dont il s'agit  avec des matières convenables, telles que de  la sciure de bois, des déchets de cuir ou  autre matière susceptible d'avoir une action  de polissage.  



  Pour l'introduction du minerai dans le  cylindre de premier échauffement et pour  l'introduetion dans le cylindre clé réduction  des matières carbonées utilisées comme  agents de réduction, il est avantageux de  mettre en     couvre    des dispositifs permettant  d'éviter complètement l'introduction simul  tanée d'air. A cet effet, on peut utiliser des  transporteurs convenables munis d'embou  chures dont l'extrémité est aménagée de  façon à être étanche à l'air et de manière  que la matière qui se trouve rassemblée clans  l'embouchure     constitue    elle-même une sorte  de bouchon empêchant l'entrée de l'air.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé pour la préparation continue du fer à partir de minerais de fer oxydés, procédé caractérisé par le fait que l'on chauffe d'abord le minerai finement divisé, puis le soumet, ainsi chauffé, de façon à le réduire sous forme de particules de fer, dans un cylindre rotatif à l'action d'un combus tible carboné apte à dégager des hydrocar bures, et on refroidit ensuite le fer obtenu en évitant tout air pouvant en provoquer une oxydation. SOUS-REVENDICATIONS : - 1 Procédé selon la revendication, dans le quel le combustible de réduction est in troduit dans le cylindre de réduction sen siblement à l'endroit par lequel arrive le minerai précédemment chauffé. 2 Procédé selon la revendication, dans lequel le chauffage préalable du minerai est ef fectué aussi dans un four rotatif.
    3 Procédé selon la sous-revendication 2, dans lequel le chauffage dans le premier four rotatif est obtenu par combustion de gaz provenant de l'opération de réduc tion. 4 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce que la réduction est réalisée en évitant l'introduction de toute quantité d'air supérieure à celle qui est nécessaire pour assurer les combustions qu'il con vient de réaliser. 5 Procédé selon la revendication, dans lequel on introduit avec le combustible réduc teur une quantité d'air telle qu'elle soit capable d'oxyder, sous forme de C0, pas plus des deux tiers du carbone du com bustible.
    Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce qu'on utilise, comme combus tible, une matière carbonée finement divi sée, laquelle est introduite en un point où la température est telle qu'il se produit rapidement une opération de cracking des hydrocarbures dégagés de la matière car bonée introduite, opération de cracking qui libère du carbone et de l'hydrogène à l'état naissant. 7 Procédé suivant la revendication, caracté risé en ce que pour le cylindre de réduc tion, on choisit une inclinaison telle que les particules de ,minerai, quelle que soit leur grosseur, c'est-à-dire aussi bien les plus fines que les plus grosses, traversent ce cylindre sensiblement à la même allure et ensemble.
    8 Procédé selon la revendication, dans lequel le minerai est chauffé avant réduction jusqu'à une température de 850 à 900 C. 9 Procédé selon la revendication, dans lequel le refroidissement du .fer obtenu est effec tué en cylindre rotatif.
CH115975D 1925-05-12 1925-05-12 Procédé de préparation du fer. CH115975A (fr)

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