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Dispositif pour ouvrir les paquets de tôles et pour recevoir les feuilles.
Lors de l'exécution de tôles minces sur les trains de laminoir à chaud pour tôlerie,. il est de pratique courante, de superposer les produits de laminage intermédiaires, après quelques passes de dégrossissage et de les laminer ensemble.
Lors d'opérations de laminage ultérieures, on a encore une ou plusieurs fois recours à la superposition. Il n'est pas rare, dans de telles opérations de laminage, de terminer le travail avec un "paquet" ayant la largeur de la tôle et l'é- paisseur voulue et contenant des feuilles individuelles su- perposées au nombre de huit ou plus.
Les tôles faisant partie de tels paquets ont tendance à coller fortement les unes aux autres, de sorte qu'il est nécessaire d'ouvrir les paquets. Dans la pratique indus- trielle, ce travail était jusqu'à présent exécuté à la main.
On rogne d'habitude les bords rugueux du paquet. On place en- suite le paquet sur un plancher et l'opérateur plie et replie un coin du paquet, avec une pince de façon à réaliser une
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séparation initiale des tôles dans ce coin. L'opérateur, portant des chaussures en une matière résistant à la cha- leur, saisit avec sa pince un coin de la première feuille de dessus et, tout en retenantle reste du paquet avec son pied, détache cette feuille partiellement du gros du pa- quet. En raison des dimensions souvent importantes des tôles, il est impossible de "peler't complètement un paquet en partant d'une seule extrémité.
Par conséquent, l'opérateur devra pro- céder à la séparation des tôles à l'autre extrémité du pa- quet, généralement dans le coin opposé en diagonale au premier coin entamé, et compléter la séparation de la première feuil- le en partant de ce nouveau coin et en poursuivant à l'encon- tre de la première opération. Les autres tôles du paquet sont enlevées successivement de la même manière.
Les conditions dans lesquelles s'effectue le pelage des paquets sont pénibles et le travail est fatigant. La séparation initiale des feuilles a pour effet de plisser ou de froisser celles-ci sur une importante longueur en partant des coins vers le milieu de la feuille, et cela généralement en deux coins, mais fréquemment en plus de deux coins, étant donné que lorsqu'un ouvrier n'est pas à même de produire une séparation effective en un coin, il attaque un autre coin.
Le froissement ou le plissement des coins donne lieu à des pertes élevées sous la forme de déchets. Dans de nombreux paquets les feuilles adhèrent ou collent très fortement les unes aux autres et, notamment dans le cas de métaux d'un ca- ractère plus ou moins cassant, l'acier au silicium par exem- ple, les pertes causées par le déchirement des tôles sont élevées. D'autre part, les paquets doivent être "pelés" par une forte traction brusque exercée par l'ouvrier. Cette brus- que traction augmente la casse et les ruptures de métaux aigres et détermine souvent, dans des métaux plus ductiles,
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des plis ou des rides qui donnent également lieu à des pertes élevées.
Le principal but de la présente invention consiste à établir des moyens mécaniques pour la séparation des tôles des paquets, ceci non seulement pour supprimer les efforts physiques excessifs nécessaires pour ouvrir les paquets à la main, mais aussi pour permettre l'ouverture de ces paquets avec des pertes et des détériorations de tôle notablement plus réduites. Il y a lieu de remarquer que le dispositif à ouvrir les paquets selon l'invention, fonctionnant sur une base industrielle, ouvre des paquets d'acier au silicium laminé à chaud, avec un déchet inférieur à 1 %. L'opération initiale consistant à opérer la séparation des feuilles en un coin s'effectue avec un froissement ou un plissement des tôles, réduit à de telles proportions qu'il ne donne pas lieu en lui-même à des pertes; de plus, un seul coin du paquet est affecté par cette opération.
La séparation des tôles du paquet constitue une opération continue et uniforme comportant une application constante de l'effort, de sorte qu'on évite les pertes par déchirement ou plissement des feuilles et, comme il sera expliqué dans la suite, on peut généralement effectuer d'une manière simultanée la séparation de toutes les feuilles d'un paquet, ou du moins d'un grand nombre de celles-ci. Par conséquent, l'ouverture des paquets se trouve grandement accélérée, permettant ainsi de réaliser d'autres économies concomitantes. Ces avantages peuvent être considérés comme constituant les autres buts visés par l'invention.
D'autres objets de l'invention - qui seront exposés dans la suite ou qui s'imposent d'eux-mêmes à l'esprit de tout homme de métier à la lecture du présent mémoire - se trouvent réalisés en même temps que les objets principaux, grâce à la construction et à la disposition d'organes, dont
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un mode d'exécution sera décrit ci-après à titre d'exemple.
On se reportera aux dessins, dans lesquels:
La fig. 1 est une vue en plan et la fig. 2, une vue d'élévation, de la partie initiale ou première partie de l'appareil selon l'invention, dans laquelle s'opère la sépa- ration des feuilles en un coin.
La fig. 3 est une vue d'élévation d'un appareil sui- vant, dans lequel a lieu la séparation proprement dite des feuilles de tôle.
La fig. 4 est une vue d'élévation montrant la course du chariot.
La fig. 5 est une vue partielle, en élévation montrant le côté opposé du chariot.
Les figs. 6 et 6 a sont des représentations schématiques de dispositifs de commande.
La fig. 7 est un schéma de connexions pour la commande du moteur.
La fig. 8 est une vue partielle en plan d'un appareil récepteur, tandis que la fig. 9 est une vue d'élévation du même appareil, avec certaines parties en coupe.
La fig. 10 est une vue d'élévation en bout d'un appa- reil récepteur, montrant un mécanisme de débrayage.
La fig. Il est une vue en coupe transversale et à plus grande échelle d'une partie d'un appareil récepteur, montrant plus clairement certaines particularités du mécanis- me de débrayage.
Dans l'application pratique de la présente invention on prévoit un dispositif qui, ayant reçu un paquet, serre un coin de celui-ci contre une table, après quoi, un dispositif à peigne ou à étrille, actionné par force motrice, attaque le coin du paquet, en soumettant le coin situé derrière l'organe de serrage à une série de mouvements de flexion rapides, ce qui a pour résultat une séparation des feuilles en ce coin.
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Le paquet est ensuite dégagé et est transporté à une deuxième partie de l'appareil, où il est amené à occuper une position de repos sur une table sur laquelle il est maintenu par une série de dispositifs de retenue magnétiques répartis sur toute sa longueur, de manière à maintenir le paquet dans la position voulue lors de l'enlèvement des feuilles de celui-ci.
Cette table est surmontée d'un chariot comportant des cylin- dres happeurs ou d'entrainement. On prévoit des moyens destinés à provoquer le déplacement du chariot dans le sens longitudi- nal de la table sur une distance au moins égale à la longueur du paquet. Les cylindres happeurs sont en outre commandés en synchronisme avec le mouvement du chariot. Lorsque le paquet occupe la position voulue et est assujetti sur la ta- ble par les dispositifs de retenue magnétiques, l'ouvrier saisit avec sa pince un coin d'une feuille détachée et, en tirant celle-ci vers le haut, la dégage d'une quantité juste suffisante pour pouvoir l'introduire entre les cylindres d'entrainement prévus sur le chariot. On prévoit de préféren- ce un interrupteur de fin de course appelé à être actionné par la feuille ainsi introduite; cet interrupteur détermine la mise en marche du chariot.
La feuille de tôle est attirée vers le haut et engagée sur le cylindre d'entrainement infé- rieur (lequel présente un diamètre suffisant pour empêcher le plissement de la feuille); pendant que cette traction s'exerce, le chariot se déplace progressivement vers l'extré- mité opposée du paquet. Ainsi, la feuille est détachée du paquet d'une manière continue et progressive, est retournée sous l'action des cylindres et est déchargée au delà de la deuxième partie de l'appareil.
Après que la première feuille a été ainsi détachée et déchargée, un mécanisme opérant automatiquement ramène le chariot à sa position initiale, où il peut désormais recevoir
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une nouvelle feuille. Ainsi, les feuilles peuvent être dé- tachées du paquet individuellement et successivement.
Le dispositif récepteur comporte en outre des moyens d'empilage qui seront décrits dans la suite et, de préféren- cecomporte également des moyens grâce auxquels des feuilles trouvées défectueuses ou irrégulières pour une raison quel- conque peuvent être empêchées de prendre le chemin de la pile, ces feuilles pouvant dans ce cas être dirigées vers un emplacement situé en dehors du trajet normal, pour être enlevée comme mitraille.
Les inventeurs ont en outre constaté qu'il était possible de détacher simultanément plusieurs feuilles d'un paquet et, dans certains cas, toutes les feuilles. Lorsqu'un ouvrier effectue une séparation initiale de deux ou de plu- sieurs feuilles et qu'il introduit celles-ci entre les cy- lindres d'entraînement de façon que leurs extrémités soient décalées les unes par rapport aux autres, le fait de déta- cher ces feuilles du paquet se traduira également par la séparation de ces feuilles, les unes des autres,comme il sera expliqué plus amplement dans la suite.
Les figs. 1 et 2 représentent un bâti approprié 1 supportant une table 2, laquelle peut présenter utilement la forme d'un transporteur à rouleau. Cette table reçoit les paquets à l'état non ouvert, ceux-ci venant de préférence d'un transporteur qui fonctionne dans un sens transversal à proximité de la table 2 et qui sert à décharger des paquets venant de la cisaille où leurs bords avaient été rognés. Ce dernier transporteur, ainsi que la cisaille, n'ont pas été représentés .
Après avoir été déchargé sur la table 2, le paquet est immobilisé sur celle-ci dans une telle position que son extrémité recouvre une table auxiliaire 3 montée sur des
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colonnes appropriéea 4. Une butée 5 agit de manière à détet- miner la position de l'extrémité du paquet, tandis qu'un guide latéral 6, monté à pivotement sur le bâti, comme montré en 7, est commandé par une tringle 8 de manière à pousser le paquet contre une butée fixe 9 prévue au bâti 4. Lorsque le paquet occupe la position voulue, un de ses coins s'avance au-delà d'un coin de la table 3 coupé obliquement et désigné par 3 a. Un dispositif de serrage 10 agissant de haut en bas est amené au contact du paquet 11 de manière à serrer celui-ci contre la table 3.
Le coin du dispositif de serrage 10 est coupé suivant le même plan vertical que celui de la table 3, de sorte que le coin correspondant du paquet s'avan- ce également au-delà du dispositif de serrage. Ce dernier est commandé de n'importe quelle manière. Dans le mode de réalisation montré dans les dessins, cette commande s'effectue au moyendu piston 12 d'un cylindre pneumatique 13 monté sur une traverse supérieure 4 a du bâti 4. Un dispositif 14, destiné à s'engager sur le coin du paquet est monté à mouve- ment vertical dans les deux sens. Ce dispositif peut aussi être actionné de n'importe quelle manière voulue. Conformément au mode de construction montré dans les dessins, ce disposi- tif est relié au piston 15 d'un cylindre pneumatique 16 monté sur la base ou sur une partie de la base du bâti 4.
La pièce 14 appelée à s'engager sur le coin du paquet présente de préférence la forme d'une cornière à laquelle on a soudé des éléments transversaux désignés par 14 a dans la fig. 2, de manière à constituer un dispositif ressemblant à un peigne ou à une crémaill ère Lorsque l'organe 14 est mû vers le haut ou vers le bas par le cylindre pneumatique 16, les dents 14 a du peigne soumettent le coin du paquet à une série de faibles mouvements de flexion qui ont pour effet de séparer les feuilles sur le coin considéré du paquet, sans froisser
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ni plisser le métal.
La bielle 8, prévue pour commander le guide latéral 6 peut éventuellement être reliée par un système de leviers convenables 17 au dispositif de serrage 10 la disposition étant telle que, pendant la descente de ce dispositif, le guide latéral amène le paquet dans la position voulue préa- lablement au serrage proprement dit. Toutefois, et si on le préfère, la bielle 8 peut être entrainée d'une autre manière.
Les feuilles ayant été séparées ou dégagées les unes des autres au coin du paquet, le dispositif de serrage 10 est relâché et le paquet transporté vers la deuxième partie de la machine. Cette dernière opération est ordinairement effectuée par un ouvrier muni de pinces et qui fait glisser le paquet sur la table transporteuse 2 ; peut cependant être effectuée mécaniquement en munissant le transporteur d'un système moteur, ce qui se conçoit aisément.
Comme montré dans la fig. 3, cette deuxième partie de la machine comprend une table transporteuse 19, montée sur un bâti approprié 18. Pour favoriser le déplacement du paquet sur les tables 2 et 19, celles-ci peuvent être légèrement inclinées dans la direction du mouvement du paquet.
On prévoit un organe de butée 20 destiné à déterminer la position du paquet 11 sur la table 19. Lorsque les paquets à ouvrir sont de dimensions inégales, on prévoit un organe de butée 20 réglable. On adjoint à la table transporteuse 19 être des organes magnétiques formant ventouse. Ceux-ci peuvent,de divers types et de différentes formes ; ilssont construits et disposés de manière à exercer un effet d'attraction adé- quat dans le sens transversal du paquet. Un au moins de ces organes est prévu, comme montré en 21 est situé à proximité de l'extrémité de gauche du paquet (fig. 3). Un ou plusieurs autres organes d'attraction peuvent être prévus, comme montré
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en 22, à proximité de l'autre extrémité du paquet.
La position des organes d'attraction magnétiques peut être rendue réglable le long de la table transporteuse 19, ou bien, ils peuvent être fixes et être prévus en un nombre suf- fisant pour exercer une action d'attraction efficace sur des paquets de longueurs différentes et cela sur toute l'étendue de ces paquets.
Des organes de retenue magnétiques sont à préférer pour la raison qu'ils n'exigent pas de pièces destinées à s'engager sur la face supérieure des paquets, de sorte que ceux-ci se trouvent dégagés en vue de l'opération ,de sépara- tion qui sera décrite plus loin. D'autre part, on a constaté que, lorsque les organes de retenue magnétiques sont de puissance convenable, il n'est pas nécessaire de les disposer à des intervalles rapprochés le long du paquet. Il suffit généralement de prévoir un ou plusieurs dispositifs de retenue au voisinage de chaque extrémité du paquet.
Un chariot 24 à va - et - vient est monté au-dessus du niveau de la table transporteuse 19, de façon à se dépla- cer sur une voie de roulement appropriée 23 au moyen de rou- leaux 25. Une paire de cylindres d'entrainement 26 et 27, montés à rotation dans le bâti du chariot, est de préférence pourvue de dispositifs de serrage ou de réglage indiqués schématiquement en 28.
Les cylindres 26 et 27 ne doivent pas nécessairement régner sans solution de continuité dans le sens transversal du paquet; chacun de ces cylindres peut consister en deux ou plusieurs rouleaux en forme de disques, montés sur un arbre commun.
Un châssis 30, fixé à une traverse 29 du chariot et orienté vers l'avant'se déplace solidairement avec ce dernier, comme indiqué par la ligne pointillé dans la fig. 3, en
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glissant sur des rouleaux 31 montés sur des supports 32 faisant partie du bâti principal de la machine. Le châssis 30 reçoit une ou plusieurs feuilles à mesure que celles-ci tra- versent les cylindres d'entrainement et transmet ensuite les feuilles ainsi séparées au dispositif récepteur qui sera décrit dans la suite.
Un moteur 33, monté sur le bâti du chariot est réuni, par une liaison de commande approprié, au système de cylindres d'entraînement 26, 27, de façon à actionner ces derniers.
Une chaîne sans fin 34, prévue pour la commande du chariot est disposée le long du bâti 18 en passant sur des roues à chaine montées sur des arbres 35 et 36. Un moteur 37, ou un moteur combiné avec un réducteur de vitesse, est relié à l'arbre 36 par l'intermédiaire d'un dispositif de transmis- sion approprié, indiqué schématiquement en 38. Il va de soi que le chariot 24 est fixé à un point de la chaîne sans fin 34. De préférence, et afin d'assurer un déplacement uniforme du chariot, on prévoit une chaîne 34 sur chaque côté du bâti.
Le moteur 37 est réversible; on conçoit qu'en entrai- nant la chaîne 34 dans l'un ou dans l'autre sens il détermine la course du chariot 24 vers la droite et vers la gauche en considérant la fig. 3. Le moteur 37 est pourvu de circuits de commande disposés de telle manière que le chariot effectue automatiquement une course complète après actionnement d'un interrupteur de fin de course et de démarrage. La fig. 7 montre un schéma de connexions approprié pour le moteur. Un interrupteur de fin de course et de démarrage 39 est monté sur le chariot de manière à être attaqué par le bord d'une feuille introduite entre les cylindres d'entraînement 26 et 27.
L'actionnement de ce dernier interrupteur a pour effet de lan- cer le moteur dans le sens de la course en avant, de façon entraîner le chariot vers la droite en considérant les
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différentes figs. A la fin de la course du chariot dans le sens précité, un taquet 40 actionne un autre interrupteur de fin de course 41 qui sert à renverser le moteur 37, pro- voquant ainsi une course du chariot dans la direction opposée.
Lorsque le chariot atteint de nouveau son point de départ, le taquet 40 actionne un troisième interrupteur 42, lequel arrête le moteur. La disposition des circuits est telle que le moteur ainsi arrêté se trouve dans un circuit appelé à être excité dans le sens de la course en avant à la suite d'un actionnement de l'interrupteur 39. Les divers interrup- teurs de fin de course sont disposés dans les divers cir- cuits de manière à lancer le moteur par l'intermédiaire de relais ou d'interrupteurs de démarrage appropriés, comme montré dans le dessin. On prévoit en outres à portée de la main de l'opérateur, une série d'interrupteurs indiqués en 43 et destinés à permettre d'arrêter le moteur 37 et de provo- quer sa rotation dans le sens de la marche en avant et en arrière, à volonté.
L'opérateur se tient à l'extrémité de gauche de la deuxième section de la machine montrée dans la figo 3, où peuvent également se trouver les divers organes de commande.
Ceux-ci comprennent un interrupteur 44 (fig. 6) pour les dis- positifs de retenue magnétiques 21, 22 qui sont naturellement excités avec du courant continu.. Le moteur de commande 33 des cylindres d'entraînement 26, 27 peut être pourvu d'un circuit comprenant un interrupteur de démarrage 45 et un interrupteur d'arrêt 46, comme montré schématiquement dans la fig. 7. Ces derniers interrupteurs peuvent être établis comme interrupteurs de fin de course actionnés par le chariot dans la position de fin de course ou au voisinage de cette position.
Il est toutefois préférable de disposer des inter- rupteurs manuels au poste de l'opérateur, vu qu'on peut géné-
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ralement maintenir le jeu de cylindres 26, 27 en fonction- nement continu pendant toute la durée du cyle de plelage de plus, il est préférable de faire en sorte que l'opérateur dispose de moyens distincts pour contrôler le fonctionnement du jeu de cylindres.
Ce même poste d'opérateur peut être muni de moyens d'actionnement mécaniques ou électriques pour une soupape destinée à commander les cylindres 13 et 16 mentionnés lors de la description de la première partie de la machine.
Un seul opérateur peut aisément surveiller la première et la deuxième partie de la machine suivant l'invention.
D'autre part et, comme il a été mentionné plus haut, le fonctionnement du dispositif récepteur et du dispositif d'empilage peut être entièrement automatique, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de prévoir un surveillant pour ces dispositifsà moins qu'on ne désire une inspection très précise.
Le surveillant du dispositif à ouvrir les paquets place le paquet sur la table 2 et actionne une soupape ou un interrupteur pour actionner le système combiné de serrage et de guidage.11 actionne ensuite une autre soupape ou inter- rupteur, pour plier le coin du paquet au moyen du peigne.
Après avoir libéré le paquet du dispositif de serrage, l'opé- rateur guide son déplacement le long des tables 2 et 19, jusqu'à ce que ce paquet rencontre la butée 20. A ce moment l'opérateur manoeuvre l'interrupteur 44 qui commande l'excita- tion des ventouses magnétiques. A l'aide d'une pince, il engage la feuille supérieure du paquet et la relève ( tout en la détachant partiellement) jusqu'à ce qu'il puisse introduire l'extrémité de cette feuille entre les cylindres d'entraine- ment commandés 26 et 27. Lors de son passage entre ces cylin- dres, la feuille renverse l'interrupteur de fin de course 39,
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à la suite de quoi le chariot se déplace vers la droite (en considérant les différentes figures). La séparation des feuilles s'opère désormais d'une manière progressive et continue.
Le chariot s'arrête automatiquement à la limite de droite de sa course, par l'intervention d'organes qui ont déjà été décrits plus haut, tandis que la feuille con- sidérée est désormais complètement séparée et s'avance au- dessus du châssis 30 sous l'action des cylindres d'entraîne- ment. Lorsque le chariot 24 est à la limite de droite de sa course, le châssis 30 se trouve sensiblement au-dessus du mécanisme récepteur ou de transfert qui sera décrit dans la suite ; or, comme la course du chariot de droite à gauche s'amorce immédiatement et automatiquement, le châssis 30 se dérobe de dessous de la feuille.
Comme montré dans les figs. 8 à 10 inclus, le dispo- sitif de transfert comprend un bâti approprié 47 qui porte, en un point élevé situé au-dessous du châssis 30, une paire de trappes 48 et 49, réunies à pivement à ce bâti par leurs bords extérieurs. La feuille lla est déposée par les châssis 30 sur ces trappes et vient buter contre un arrêt réglable 50.
Le pivotement des trappes 48 et 49 est produit respec- tivement par les arbres 51 et 52 auxquels ces trappes sont fixées. Ces arbres sont réunis par une timonerie appropriée 53 et 54 à un dispositif de commande qui peut être un cylindre pneumatique 55 monté sur le prolongement du bâti. Ce cylindre peut être contrôlé à l'aide d'une soupape à solénoïde 56. Com- me montré dans la fig. 6 a, le poste du surveillant peut être équipé d'un interrupteur 57 pour cette soupape ; est ce- pendant préférable de prévoir en outre un interrupteur de fin de course sur la deuxième section de la machine.
Comme montré dans la fig. 5 cet interrupteur de fin de course est placé sur le bâti 18 de la deuxième section, ou section de
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séparation des feuilles, dans une position telle qu'il soit actionné par le taquet 40 solidaire du chariot 24, lorsque ce dernier atteint à nouveau sa position de départ.
Grâce à cette disposition, les trappes 48 et 49 sont action- nées automatiquement aussitôt que le chariot a achevé sa cour- se de retour.
L'abaissement des trappes 48 et 49 par suite de la rotation de leurs arbres 51 et 52 a pour résultat de déposer
59 la feuille 11 a sur une pile', qui repose sur une plate-forme mobile 60, qui peut être à son tour supportée par des organes transporteurs transversaux 61, de manière que la pile puisse être enlevée de l'appareil. Une butée ou un guide d'extrémité fixe 62 est prévu à une extrémité de la pile, tandis qu'à l'autre extrémité de cette pile se trouve un guide ou une butée 63 réunie à pivotement en 64 à la butée mobile 50 et maintenue en place par un système de bielles et de barres 65 et 66, de sorte que la butée 63 peut être écartée par basculement, comme indiqué par la ligne en pointillé, lorsqu' on désire enlever la pile.
Sur au moins un côté de la pile, on prévoit un arbre 67, relié par une bielle 68 à l'arbre 51 et, par l'intermédiaire de celle-ci, au cylindre pneumatique 55. Des organes de butée latéraux 69 et 70 sont reliés à l'arbre 67 par un système de bielles désigné par 71 dans la fig. 10. Lorsqu'ils sont actionnés, les organes de butée latéraux 69, 70 se déplacent vers l'intérieur depuis la posi- tion représentée en pointillé dans la fig. 10 jusqu'à celle montrée en traits pleins, permettant ainsi d'obtenir un alignement latéral des feuilles de la pile. On peut prévoir de l'autre côté de la pile une butée amovible appropriée 72 ou une butée fixe faisant partie de la plate-forme 60.
Comme il a déjà été décrit plus haut, les feuilles détachées sont amenées sur les trappes à l'aide du châssis 30.
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La dernière feuille disposée sur la table transporteuse 19 passe de la même manière entre les cylindres d'entrainement après la mise hors circuit des dispositifs de retenue magné- tiques.
Afin de favoriser l'enlèvement commandé des feuilles du châssis 30 on prévoit au bout de la deuxième section de la machine un système de cylindres d'entrainement 73 74 com- mandé par un moteur 75 par l'intermédiaire d'un mécanisme réducteur 76
Il est recommandable de prévoir un dispositif destiné à écarter les feuilles défectueuses ou improprement détachées.
A cette fin, on monte un arbre 78 sur des potences appropriées 77 disposées au-dessus du bâti 47. Des bras 79 sont fixés à cet arbre. D'autres bras, 80, sont articulés aux extrémités des bras 79, tandis qu'un ressort 81 agit de manière à mainte- nir les deux paires de bras les unes dans le prolongement des autres, comme indiqué par les lignes pointillées dans la fig. 11. Les bras inférieurs portent des organes 82 appelés à s'engager en-dessous des bords des feuilles 11 a posées sur les trappes 48 et 49. L'arbre 78 est relié par une bielle 83 au piston 84 d'un cylindre pneumatique 85 monté sur le bâti 47. Ce dispositif constitue en réalité un rateau qui sert à faire glisser les feuilles latéralement par-dessus les trappes, pour les déposer le long du dispositif récepteur, en un endroit où l'on peut prévoir des moyens destinés à recevoir les déchets.
Le poste du surveillant peut être équipé d'une soupape, ou d'un interrupteur pour une soupape à solénoïde (non représentés). L'opérateur qui surveille la séparation des feuilles est ainsi à même d'éliminer les feuil- les dont il constate qu'elles ont été improprement détachées.
Lorsqu'une inspection plus précise est nécessaire, on peut poster un vérificateur près du dispositif récepteur; dans
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ce cas, la soupape ou l'interrupteur pour la commande du cylindre pneumatique 85 sera disposé à portée de la main du vérificateur.
Le fonctionnement de l'appareil suivant l'invention ressort clairement de la description qui précède. Il a été constaté qu'au lieu de séparer un paquet feuille par feuille, on peut détacher simultanément plusieurs feuilles du paquet et les séparer les unes des autres. Ceci peut être réalisé en libérant les extrémités de plusieurs feuilles du paquet et en les introduisant entre les cylindres d'entrainement 26, 27 dans un ordre décalé ou étalé. Le fonctionnement de l'ap- pareil reste le même.
Toutefois,, lorsque les feuilles se diri- gent vers le haut en suivant la courbe montrée dans les des- sins, pour s'engager entre les cylindres d'entraînement, elles se séparent les unes des autres en raison de leurs posi- tions décalées, cette séparation ayant lieu dans la courbe précitée, préalablement au passage des feuilles entre les cylindres d'entrainement.
Des modifications peuvent être apportées à la présen- te invention, sans s'écarter de l'esprit de celle-ci.
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