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PROCEDAS ET MECANISME D'ENTRAINEMENT A MOUVEMENT ALTERNATIF.
L'invention se rapporte à des procédés et à un mécanisme pour entraîner dans un mouvement alternatif des chariots tels, par exemple, que les chariots porte-balais des commutateurs de sélection utilisés en téléphonie automatique sous les noms de chercheurs de lignes, sé- lecteurs de groupe,-sélecteurs finals, marqueurs, ou autres.
L'un des objets principaux de l'invention est de réaliser un mode d'entraînement à courroie-ruban pour un chariot à mouvement al- ternatif.
Un autre objet de l'invention est de réaliser un mode d'en- traînement du type indiqué qui soit nouveau dans sa conception et. avantageux par sa construction et son fonctionnement, facile à monter et économique à fabriquer et pouvant fonctionner sans surveillance spéciale pendant de longues périodes de temps.
Un autre objet de l'invention est de réaliser, pour un cha- riot à mouvement alternatif, un entraînement par des courroies-rubans
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de telle sorte que le chariot puisse être relié-à des brins parallèles le tirant alternativement en sens opposés, la liaison du brin avec le mécanisme d'entraînement étant relâchée à la fin d'un déplacement dans un sens et le retour du chariot à sa position de départ se faisant par l'action de l'autre brin.
Un autre objet de l'invention est de réaliser pour un chariot à mouvement alternatif un mode d'entraînement faisant agir deux brins différents, l'un pour chaque sens du mouvement du chariot, les moyens prévus pour faire mouvoir les brins d'entraînement produisant la libération du brin à la fin d'une course du chariot, cette libération se produisant par la mise en action de l'autre brin en vue de la course de retour.
Un autre objet de l'invention est de réaliser un mode d'entraînement alternatif qui soit nouveau et avantageux et qui fonctionne avec le minimum de bruit.
Un autre objet de l'invention est de réaliser un mode d'entraînement alternatif au moyen de deux rubans effectuant chacun une course pour entraîner un chariot dans des directions opposées, des poulies d'entrainement coaxiales et tournant dans le même sens, quand elles sontmotrices, étant attachées chacune à l'un des rubans et ces poulies d'entraînement étant d'un diamètre tel qu'un demi tour des poulies fasse parcourir au chariot sa course entière dans l'une des directions, avec des moyens prévus pour qu'à la fin d'un tel demitour, la pièce motrice d'entraînement soit déconnectée d'une poulie et reliée à l'autre.
D'autres objets, caractéristiques ou avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description détaillée qui va suivre et qui sera accompagnée des dessins suivants: la figure 1, qui est une vue de dessus, d'une réalisation préférée de l'invention - la figure 2, qui est une vue en élévation, partiellement en coupe, de l'appareil de la figure 1 - la figure 3, qui est une coupe faite le long de la ligne 3-3 de la figure 2 -
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la figure 3A, qui explique l'action de l'électro-d'embrayage- la figure 4 qui est une coupe faite le long de la ligne 4-4 de la figure 5.
la figure 5, qui est une coupe faite le long de la ligne 5-5 de la figure 4 - la figure 6, qui est une vue montrant les organes de la figure 5 dans une position différente - les figures 7,8 et 9 qui sont relatives à une autre réalisation préférée de l'invention et qui correspondent respectivement aux figures 4,5 et 6 de la premièreréalisation préférée.
En se reportant plus particulièrement à la figure 1, on y voit un chariot à balais 1 qui peut glisser sur des tiges horizontales de guidage 2 et 3, lesquelles sont assemblées à leurs extrémités dans les pièces 4 et 5 qui font partie du bâti de l'organe que le chariot porte balais doit explorer par un mouvement alternatif. Le logement du chariot peut être clos par des plaques convenables frontale 6 et supérieure 7. Le chariot à balais 1 porte les balais qui frottent sur les broches 8 d'un banc de broches plat 9. Le chariot à balais ne sera pas décrit plus longuement en lui-même, étant du modèle qui a fait l'objet du brevet anglais n 576.797.
Le bâti principal 10 supporte, dos à dos, deux bancs de broches analogues au banc 9. Le bâti 10 est constitué par deux pièces symétriques 11 et 12, munies de rebords d'assemblage 15 et 14 qui seront assemblés par des moyens convenables, tels que des vis 14a traversant les rebords 13 et 14, ainsi que les montants verticaux 15 placés entre les rebords 13 et 14.
Le bâti secondaire qui supporte les parties essentielles du mécanisme d'entraînement du chariot porte-balais est fixé par des vis ou des boulons 16, ou par tout autre procédé convenable, au montant de gauche 15 du bâti principal. Sur la partie 17 de ce bâti secondaire est monté un ensemble rotatif 18 qui peut être entraîné par embrayage avec un arbre vertical 19 en rotation continue. Le mode d'embrayage est celui qui est appliqué dans le système de téléphonie automatique bien connu sous le nom de système Rotary.
Le mécanisme d'embrayage comprend donc de préférence, un disque denté flexible 20 tournant autour du même axe que l'ensemble rotatif 18 auquel il est fixé.
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Le disque 20 est situé au-dessus du support 17, tandis que l'ensemble rotatif 18 est au-dessous.
Une roue d'engrenage 21, montée sur l'arbre 19, engrène avec le disque flexible 20 lorsque celui-ci n'est pas infléchi vers le bas pour supprimer l'effet d'engrenage. Pour que l'engrenage du disque flexible 20 et de la roue 21 soit de bonne qualité, les dents de la roue
21 ne sont taillées que sur la face inférieure de celle-ci et n'intéressent pas toute l'épaisseur dela roue dont la face supérieure recouvre toute la denture, de sorte que, lorsque le disque flexible 20 est décomprimé et se redresse il ne peut pas échapper à la prise de la roue 21 qu'il pourrait, autrement, dépasser par élasticité.
L'embrayage peut être commandé par un électro 22 (figure 5A) monté sur le bâti supportant les organes d'entraînement. Cet électro est horizontal, comme on le voit sur les figures et il s'agit d'une armature 25 pivotant en
24 autour de sa partie inférieure. La partie supérieure de l'armature 24 se prolonge par un bras 25 qui s'allonge au-dessus du disque flexible 20 au voisinage de la région où l'engrenage doit se produire avec la roue dentée 21.
Dans la position de repos, le bras 25 maintient effectivement le. disque flexible 20 hors de prise avec la roue dentée 21, grâce à l'action d'un ressort 26 attaché par son extrémité supérieure à une pièce réglable 27 *et tirant par son extrémité inférieure sur une cheville 28 se projetant latéralement (à travers le logement 29 de l'électro 22) d'un bras 30 fixé à l'armature 23 près de son pivot et orienté en sens inverse du bras 25. Quand l'électro 22 sera excité, le bras 25 se soulèvera et le disque flexible sera libéré pour venir en prise sur la roue dentée 21, et être entraxe par celle-ci.
L'ensemble rotatif 18 comprend un arbre court 31 qui tourne dans un fourreau 32, placé dans le support 17. (Voir la figure 4). Un filetage de la partie supérieure de l'arbre 31 reçoit un moyeu 33 portant le disque flexible 20. Ce moyeu comporte un plateau inférieur sur lequel repose le disque 20 et un moyeu proprement dit qui entoure l'arbre 31. Le disque 20 est empêché de tourner librement sur son moyeu grâce à un méplat extérieur de celui-
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ci, la forme correspondant à ce méplat étant donnée à l'ouverture centrale du disque 20. Une rondelle 35 formant garniture est placée au-dessus du disque 20 et l'ensemble est serré par un écrou 36, tandis qu'un autre écrou
37, situé au-dessous du support 17, prévient tout mouvement vertical de l'arbre 31.
Sur la partie filetée inférieure de l'arbre court 31 s'engage le moyeu d'un bras 39 dont une projection 40 (voir figure 5) pénètre dans une entaille 41 de l'arbre 31, ce qui assure l'entraînement du bras 39 par l'arbre rotatif. Au dessus et au dessous du plan du bras 59, l'arbre 31 est entouré par des manchonscylindriques 42 jouant un rôle d'espacement et munis de rebords formant plateau à la partie supérieure du manchon supérieur et à la partie inférieure du. manchon inférieur. Des rondelles 43 sont placées de part et d'autre du plan du b/ras 59, entourant les pièces cylindriques 42 et servant de garniture pour recevoir les moyeux auxiliaires d'une poulie supérieure 44 et d'une poulie inférieure 45.
Une rondellede garniture 46 est interposée entre le plateau supérieur du fourreau 42 et l'écrou 37. Un autre écrou 47 est serré à l'extrémité inférieure de l'arbre 31 pour assurer le serrage de toutes les parties montées' entre l'écrou 57 et la partie inférieure de l'arbre 51.
Chacune des poulies 44 et 45 posséde des rayons 48 qui partent du moyeu 49 et aboutissent à la jante sur laquellese trouve la gorge (50 pour la poulie 44 et 51 pour la poulie 45,
On voit sur les figures 1 et 2, un ruban 52 qui entoure presque complètement la poulie inférieure 45, sur la jante de laquelle il est attaché en 59a. Le ruban 52 est guidé en quittant la poulie 45 par les deux galets
53 et 54, ensuite de quoi @l prend deux courses parallèles déterminées par un galet d'espacement 55 et une petite poulie de renvoi 56. La course du chariot porte balais 1 SI effectue entre deux points extrêmes marqués par les emplacements du galet 55 et du renvoi 56.
Le brin avant du ruban 52 est attaché, comme on le voit sur la figure 3 (et aussi les figures 1 et 2) à une pièce '5?en ,équerre, portée par le chariot porte-balais.
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Un ruban sans fin similaire 58 est fixé en un point de la poulie supérieure 44 et se trouve guidé par cette poulie ainsi que par un autre jeu de galets 53 et 54 à l'endroit où il quitte la poulie pour prendre ses deux courses parallèles dont le parallélisme est assuré par un autre galet d'espacement 55 et par une autre petite poulie de renvoi 56. Le brin arrière du ruban 58 est attaché à un petit support 59 à l'arrière du chariot porte balais (voir figure 3).
Les deux rubans 52 et 58 sont faits d'un matériau convenable, de préférence d'acier ou de bronze, d'environ 5 à 6 centièmes de millimètre d'épaisseur. Le ruban sera percé aux pointsconvenables pour être fixé par des vis sur les poulies et au chariot porte balais.
Avec les dispositions décrites, si la poulie 45 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, le chariot porte balais se déplacera de la droite vers la gauche et le ruban 58 contraindra alors la poulie 44 à tourner en sens inverse des aiguilles d'une montre.
Inversement, si c'est la poulie 44 qui devient motrice, dans le sens des aiguilles d'une montre, le chariot porte balais se déplacera de la gauche vers la droite, tandis que la poulie 45, devenue poulie folle, tournera en sens inverse des aiguilles d'une montre.
Les deux poulies 44 et 45 sont actionnées-une seule à la fois - par un bras 60 dont fait partie la pièce 39 qui est assemblée sur l'arbre 31.
La pièce 59 s'infléchit au-dessous du plan de son moyeu. Une tige courte 61, située dans ce plan et faisant saillie du moyeu, sert de point d'attache à un ressort hélicoïdal 62 qui trouve un logement dans une entaille de la partie infléchie de la pièce 39. L'autre extrémité du ressort de compression 62 s'attache à une autre tige courte 64 qui prolonge l'extrémité interne d'une pièce 65 pouvant glisser entre des guides 66 se projetant verticalement d des bords du bras 59. Le mouvement longitudinal de la pièce 65 est limité par une cheville 67 implantée dans le bras 39 et passant dans une ouverture de la-pièce 65. La cheville 67 qui est munie d'une tête sert également à maintenir la pièce 65 sur le bras 59.
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A son extrémité extérieure la pièce 65 est pourvue d'organes de prise sur la face intérieure des jantes 50 et 51 des poulies 44 et 45. A cet effet, deux galets 69 sont montés sur un pivot vertical 69a (voir figure 4) porté par deux petits bras 70 fixés à l'extrémité extérieure de la pièce 65.
Lorsque le chariot porte-balais passe de sa position extrême de gauche à sa position extrême de droite, ou vice-versa, chacune des deux poulies 44 et 45 tourne d'environ 180 degrés. En conséquence les points où l'arbre 60 devra appliquer son action sur l'une des jantes et cesser de l'appliquer sur la jante de l'autre poulie sont à 180 degrés l'un de l'autre, comme on le voit sur la figure 5.
Pour que les galets 69 puissent exercer leur action sur les jantes des poulies, chacune des jantes est munie au point convenable d'une pièce de connexion 71 possédant un logement 72 pour le galet près de son extrémité avant dans le sens du mouvement et munie également d'un plan incliné 73 (jouant pour le galet le rôle de came) à son extrémité arrière.
Dans la position représentée à la gauche de la figure 5, on se trouve à la fin d'une course de 180 avec entraînement par la poulie inférieure 45 et au moment du changement de 'poulie qui nécessite 1'introduction du galet 69 dans le logement 72 de la jante de la poulie supérieure 44. Le dispositif de la poulie supérieure 44 est représenté en coupe. Dans la position de la figure 5, le galet 69 supérieur du bras 60 est poussé vers l'arrière par la came 72 de la jante de la poulie supérieure, ce qui dégage forcément l'autre galet du logement 72 de la pièce 71 de la poulie inférieure.
La figure 6 représente les positions quelques instants plus tard quand les deux galets 69 sont poussés vers l'arrière au maximum et que delui qui était dans le logement 72 de la poulie inférieure en est complètement dégagé, tandis que le galet 69 supérieur est prêt à tomber dans le logement 72 dela poulie supérieure, ce qu'il fera quelques instants après.
Pour que les rubans 52 et 58 ne puissent pas glisser sur les jantes de leurs poulies respectives, chaque ruban est fixé à la poulie au point qui est le plus éloigné à gauche lorsque le chariot porte-balais est au
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milieu de sa course.
Dans le mode de fonctionnement qui vient d'être expliqué, le bras moteur 60 actionne la poulie inférieure à partir do la position représentée à droite de la figure 5, en trait interrompu. Quand l'électro 22 est excité, le disque flexible 20 engrène avec la roue dentée 21 et le bras 60 entraînera la poulie inférieure en passant de sa position de droite à sa position de gauche, en même temps que le chariot porte balais se déplacera de la droite vers la gauche, explorant tout le champ de broches du sélecteur jusqu'à ce que l'organe de commutation 74 (voir figure 1) porté par le chariot vienne frapper la butée 75 du bâti du sélecteur, ce qui va déterminer le mouvement de retour du chariot à sa position de droite.
C'est à ce moment que ;va avoir lieu le transfert de l' action du bras 60 de la poulie inférieure à la poulie supérieure et le chariot porte-balais sera entraîné de la gauche vers la droite. A la fin de la course de retour, l'électro d'embrayage 22 sera désexcité et le mouvement s'arrêtera.
Il doit avoir été bien compris que, pendant une course du chariot où l'une des poulies est menante, l'autre poulie tourne folle en sens inverse.
Des les figures 7, 8 et 9, on a représenté une modification suivant laquelle le changement de poulie est commandé par une pièce située à l'extérieur de la jante. La pièce coulissante 65a se prolonge jusqu'à l'extérieur des jantes par un doigt 76 qui passe entre les jantes des deux poulies et peut venir buter contre un galet,-177 porté par un pivot fixe. Le doigt 76 est profilé pour que le contact avec le galet 77 soit progressif et la pièce coulissante 65a subira ainsi un déplacement vers l'intérieur contre l'action antagoniste du ressort 62. La cheville 78 traversant le bras 60a et faisant saillie des deux côtés constitue l'organe de prise sur les connecteurs 80 disposés à l'intérieur des jantes des poulies.
Cette cheville sera chassée vers la droite et sortira de l'évidement 79 du connecteur 80 dans lequel elle était en prise, tandis que, lorsque le doigt 76 aura fini de chevaucher le galet 77, la pièce coulissante 65a se déplacera vers l'extérieur et la cheville 78, opposée à celle qui voient d'être dégagée, tombera dans l'évide- ment 79 du connecteur 80 de l'autre poulie.
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Les autres parties de l'appareil représenté par les figures 7,8 et 9 sont identiques à celles de la première réalisation préférée.
Sous cette seconde forme de l'invention, les connecteurs 80 n'ont à jouer aucun r8le de came et les jantes des poulies ne subissent pas, comme dans la première réalisation préférée les efforts reportés sur le galet extérieur 77.
La figure 8 est dessinée à l'instant où l'entraînement'va être transféré de la poulie inférieure à la poulie supérieure et la figure 9 représente les organes une fois que ce transfert a été achevé, la cheville 78 étant tombée dans l'évidement 79 du connecteur 80 de la poulie supérieure.
Le mode d'entraînement réalisé par la présente invention constitue un procédé effectif et très sûr pour commander les déplacements d'un chariot à mouvement alternatif, ou des déplacements de même nature. On notera que chacun des rubans qui sont utilisés pour l'entraînement est attaché de façon fixe à la fois à l'organe qui doit être entraîné suivant le mouvement alternatif et à celui qui assure l'entraînement.
Bien que, pour les besoins de la démonstration, on n'ait décrit, dans le présent brevet, que deux réalisations préférées de l'invention, d'autres modifications apparaîtront d'elles-mêmes aux hommes de l'art et sont' convertes par les principes de l'invention.