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Moule en coquilles pour le moulage sous pression.
La présente invention est relative aux coquilles ou moules servant à la fabrication des pièces moulées par moulage sous pression sans noyaux qui présentent des sur- faces évidées en queue d'aronde.
Elle concerne plus particulièrement les coquilles ou moules utilisées pour la fabrication des agrafes portés par un ruban de montage faisant partie de chacune des deux moitiés séparables d'une fermeture à agrafes et curseur
Un moule .sans noyaux conforme à l'invention comprend deux parties de moule ou coquilles adjacentes dont des sur- faces en contact présentent des cavités coïncidentes qui moulent collectivement une pièce prédéterminée présentant un évidement en queue d'aronde sur l'une de ses surfaoes;
les-dites cavités présentant des portions de paroi qui font un angle de moins de 90 aveo les surfaces adjacentes des
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coquilles et s'étendant longitudinalement, par rapport aux- dites surfaces adjaoentes, jusqu'en un point situé au-delà de l'ouverture par laquelle lesdites cavités débouchent sur lesdites surfaces, dans la formation dudit évidement en queue d'aronde de la pièce moulée résultante.
L'invention sera mieux comprise par la description donnée ci-après en se référant aux dessins annexés, de certaines formes de réalisation de ladite invention. Sur ces dessins :
La fig. 1 est une vue de détail de deux petites lon- gueurs de deux moitiés séparables d'une fermeture à curseur et représente un petit nombre d'agrafes portées par lesdites longueurs, dans la position d'accouplement.,
La fig. 2 est une vue de profil d'un ruban de fer- meture à curseur et représente un groupe d'éléments d'as- semblage par des traits pleins et un groupe adjacent par des traits discontinus.
La fig. 3 est une coupe verticale schématique prise à travers une paire de coquilles représentées dans la po- sition de fermeture, préparatoirement au moulage d'un groupe de pièces sur un ruban de fermeture à curseur.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 3, mais dans laquelle certaines parties de la construction ont été supprimées, cette figure représentant les coquilles séparées l'une de l'autre après la formation d'un groupe de pièces moulées sur un ruban de fermeture à curseur.
La fig. 5 est une coupe partielle par la ligne 5-5 de la figure 3, cette figure ne montrant que la vue de face d'une des coquilles employées et indiquant le procédé d'in- jection de la matière de moulage dans les cavités de moulage.
La f ig. 6 est une vue analogue à la fige 3, mais re- présentant une autre forme de moule,ou coquille qui comporte deux cavités de moulage. '
La fig. 7 est une vue à plus grande échelle avec arrachement partiel d'une cavité unique, telle qu'une de celles de la fig.5.
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La fig. 8 est une vue analogue, également à plus grande échelle, d'une autre forme de cavité.
Dans la construction des moules ou coquilles utilisés dans l'art du moulage sous pression pour la fabrication de pièces en métal ou matière plastique par moulage sous pres- sion, les cavités de moulage des coquilles étaient établies, jusqu'à ce jour, de manière à éviter les évidements en queue d'aronde de tout genre. Lorsque de tels évidements étaient nécessaires, on utilisait des noyaux qui étaient soit dispo- sés de façon mobile dans les moules, soit disposés dans le plan de séparation des.parties de moule ou coquilles.
La présente invention a pour objet d'établir des co- quilles ou un moule en deux pièces, dépourvu de noyaux et présentant des cavités recevant une forme propre à consti- tituer des évidements en queue d'aronde dans les pièces mou- lées résultantes, et de donner aux cavités de moulage une forme telle qu'elle permette néanmoins une séparation facile des coqu@lles, sans aucun verrouillage de la pièce dans lesdites coquilles.
Les dessins annexés représentent des coquilles établies en vue de la fabrioation d'agrafes faisant partie des deux moitiés séparables d'une fermeture à curseur.
Sur la fig. 1, on a représenté schématiquement deux petites longueurs de ruban de fermeture à curseur 10 et 11, sur les bords à bourrelet 12 et 13 desquelles sont disposées des agrafes moulées sous pression 14, qui sont re- présentées mutuellement accouplées.Cette figure a uniquement pour but de montrer la disposition générale des agrafes accou- plées les unes par rapport aux autres sur les deux moitiés de la fermeture et d'indiquer l'espacement 15 prévu sur les surfaces latérales extérieures des agrafes pour permettre la 'flexion ou la courbure des deux moitiés de la fermeture l'une sur l'autre.
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Les agrafes 14 ont la forme d'un V en section trans- versale sur toute leur longueur et, comme il ressort de la fig. 2, une des surfaces de l'élément présente une rigole ou canal longitudinal 16 et l'autre une nervure ou arête longi- tudinale 17. Les agrafes et les coquilles sont représentées sur les figures 2 à 6 incluse dans une position renversée par rapport à celle de la figure 1. Toutefois, ceci est sans im- portance, car les deux moitiés de la fermeture peuvent être placées de toute madère désirée, aveu les canaux ou rigoles dirigés vers le haut ou vers le bas.
La construction à canaux et nervures des agrafes ac- couplées ait obstacle à la séparation transversale de ces agrafes. Pour empêcher leur séparation latérale, elles sont pourvues, à leur extrémité extérieure, d'une tête en forme de losange 18 constituée par des saillies supérieures et inférieures, comme il ressort de la figure 1. A l'intérieur de la tête en forme de losange 18, chaque agrafe présente des rainures supérieure et inférieure en forme de V,19, des- tinées à recevoir la tête 18 des agrafes de la moitié de fermeture opposée. Il est évident que, dans ce cas, les rai- nures 19 règnent transversalement sur toute l'étendue du oon- tour entier de section en V de l'agrafe, et qu'il en est de même de la construction de tête en forme de losange 18.
Sur les figures 3,4 et 5 des dessins, on a représenté des coquilles 20 et 21 sous forme de blocs relativement petits montés dans des porte-coquilles mobiles 22 et 23, respecti- vement. Les blocs 20 et 21 présentent intérieurement des con- duits de circulation d'eau 24 qui communiquent avec dés con- duits correspondants ménagés dans les porte-coquilles 22 et 23, comme indiqué en 25, ces donduits étant utilisés pour re- froidir les blocs.
Les faces de séparation planes ou surfaces de contact adjacentes des blocs 20 et 21 présentent des ca- vités correspondantes 26 et 27, au nombre de huit dans la construction représentée, destinées au moulage simultané de huit agrafes individuelles 14 sur le bord à bourrelet d'un
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des rubans d'une fermeture à curseur, par exempté le bourre- let 12 du ruban 10. En'général, et comme décrit plus loin avec plus de détail, les cavités 26 présentent une surface supérieure 28, alors que les cavités 27 présentent une sur- face correspondante 29, et ces deux surfaces s'unissent au plan de séparation 30 des blocs pour former la nervure 17 des pièces moulées résultantes.
Les cavités présentent aussi des surfaces opposées 31 et 32, respectivement, qui forment collectivement la surface vidée ou à angle rentrant 16 des pièces moulées.
Si l'on considère la figure 5, dans laquelle la sur. face d'un des blocs, à savoir le bloc 20, est représentée, on voit que les surfaces de la coquille comprennent un large conduit,à jet, ou trou de coulée central 34, qui débouche sur une surface et qui coïncide avec des branchements di- vergents 35, communiquant eux-mêmes avec chacune des huit cavités des blocs, les autres branchements étant indiqués en 36.
Le contour en section des trous de coulée doit être tel qu'il permette de dégager les portions de jet résultan- tes des blocs conjointement avec les pièces moulées, et ces portions de jet sont ensuite détachées des pièces par ébar- bage,de la manière bien connue.
Sur la figure 5, on a représenté en 37,une partie d'une buse d'injecteur servant à effectuer l'injection de la matière de moulage dans les conduits ou trous de ooulée et les cavités de moulage en vue du moulage simultané des huit pièces à des intervalles réguliers de la longueur du ruban.
Sur la figure 6, on a représenté schématiquement une construction légèrement modifiée dans laquelle des coquilles 38 et 39 sont utilisées, 40 représentant le plan de sépara- tion desdites parties, qui est analogue au plan de sépara- tion 30 des bloos 20 et 21? Chacune des coquilles 38 et 39 présente deux cavités, et chacune des cavités de la partie 38
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comprend une surface supérieure 41 alors que les cavités de le partie 39 présentent des surfaces correspondantes 42. Ces surfaces sont similaires, ou sensiblement similaires, aux surfaces 28 et 29 et se comportent de la môme manière, eu égard au mouvement des coquilles l'une à l'écart de l'autre, pour l'enlèvement des pièces hors des cavités.
La coquille 38 présente aussi des surfaces opposées 43 dans ses deux cavi- tés, et la coquille 39 présente des surfaces correspondantes 44 qui, dans ce cas encore, sont analogues aux surfaces 31 et 32 des cavités des blocs 20 et 21. Indépendamment du fait que les coquilles 38 et 39 possèdent deux cavités, elles diffèrent des blocs 20 et 21 eh ce que les porte-coquilles 22 et 23 n'existent pas; ainsi, les conduits de refroidissement par l'eau 45 ménagés dans les coquilles 38 et 39 sont pra- tiquas dans la structure même desdites parties. En d'autres termes, lorsqu'une ou deux cavités ou un nombre relativement faible de cavités sont utilisées dans la coquille, il n'est pas nécessaire d'établir des blocs coquilles indépendants.
D'autre part, lorsque de nombreuses cavités, sont utilisées, il est plus pratique d'établir ces blocs sous forme de piè- ces indépendantes montées dans des supports.
On se référera maintenant à la figure 7, qui est une vue de face d'une portion suffisante du bloc coquille 20 pour englober une seule cavité, le conduit 46 qui reçoit le bord à bourrelet 12 et la face déportée 47 qui reçoit le ruban 10.
En ce qui concerne la cavité elle-même, on voit que cette cavité est composée d'une série de surfaces contigües supérieures 48, 49, 50 et 51 (Il est bien entendu que les mots "supérieur", "inférieur", "vers le bas", etc.. utilisés dans cette description sont des termes relatifs et ont unique- ment pour but d'identifier les éléments tels qu'ils se trou- vent être représentés dans oette figure et les figures simi- laires). Ces surfaces oontigües et disposées angulairement
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l'une par rapport à l'autre s'interseotent suivant les lignes 52, 53 et 54 qui s'étendent vers le bas dans le corps de la coquille, suivant un angle aigu avec le plan de séparation de; la coquille.
Les surfaces 49 et 50 forment collectivement une portion saillante qui s'étend vers l'intérieur de la ca- vité de moulage (pour constituer l'évidement 19 sus-mention- né) et ce qui peut être oonsidéré comme la base de la saillie est limité par les lignes 52 et 54. La ligne 53 constitue l'arête ou crête de la saillie. La cavité est établie de telle sorte que la distance qui sépare les lignes 52 et 54 à leurs extrémités intérieures, c'est-à-dire à leur maximum de profondeur à l'intérieur de la cavité, soit au moins aussi grande que la distance séparant de telles lignes à leurs ex- trémités extérieures, c'est-à-dire au plan de séparation de la matrice. Dans ce cas particulier, les lignes 52, 53 et 54 sont toutes parallèles et dans des plans parallèles qui sont perpendiculaires au plan de séparation de la matrice.
La cavité est complétée par une paroi extrême 55, perpendiculaire à la face de la coquille,, et par une série de surfaces contigües inférieures 56, 57, 58 et 59, qui peu- vent être et qui, dans le but d'établir l'élément d'assemblage de la figure 1, sont de la même forme que les surfaces 48, 49, 50 et 51. On voit que les surfaces 56 et 57 forment collec- tivement un angle rentrant, ou auge, qui est sensiblement complémentaire de la saillie précédemment décrite formée par les surfaces supérieures 49 et 50.
En ce qui concerne la. relation angulaire de la série inférieure de surfaces par rap- port au plan de séparation de la coquille, il est essentiel que l'angle aigu minimum suivant lequel toute surface infé- rieure de ce genre interseote la coquille soit au moins aussi grand que l'angle aigu maximum suivant lequel toute surface supérieure interseote la coquille. Dans le cas représenté, (comma il ressort des figures 3,4 et 6) les faces inférieures
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font un angle un peu plus grand, aveo le plan de séparation, que les faces supérieures.
Comme on le voit aussi sur la figure 7, le conduit 36 par lequel la matière de moulage est admise débouche dans la cavité en un point intermédiaire ou au point d'inter- seotion des surfaces extrêmes 48 et 56 des séries supérieure et inférieure. Bien entendu, le bloc coquille complémentaire 21 peut être de construction identique ou être établi de la façon requise conformément au principe exposé ci-dessus.
Ainsi établis, les blocs coquilles sont facilement séparables des pièces moulées, et ce par divers procédés.Par exemple, le ruban peut être maintenu stationnaire à l'aide de pinces, comme représenté schématiquement en 33 sur les figures 4 et 5, et les parties de coquille peuvent être déga- gées des pièces moulées par des mouvements qui les éloignent l'une de l'autre dans des directions angulaires, sensiblement parallèles aux surfaces inférieures évidées en queue d'aronde des pièces moulées.
Selon une autre méthode, les parties de moule peuvent être tirées directement l'une à l'écart de l'autre, dans les sens opposés d'une même direction, auquel cas il faut que les pièces moulées soient libres de se mou- voir vers le haut, les surfaces inférieures dés cavités de moulage servant alors à expulser les pièces hors desdites cavités en se comportant à la façon de cames.
Pour faire ressortir une des nombreuses modifications que l'invention est susceptible de recevoir, on se référera à la figure 8, qui montre une coquille 60 présentant une ca- vité généralement semblable à celle de la figure 7, mais dans laquelle les lignes d'intersection des diverses surfaces des séries supérieure et inférieure ne sont pas parallèles.
Dans ce cas, la série supérieure est composée de sur- faces 61, 62, 63, 64,65 et 66 qui s'interseotent suivant les lignes 67, 68, 69, 70 et 71. Au lieu d'une saillie en
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forme de V s'étendant vers le bas dans la cavité, telle que celle formée par les surfaces 49 et 50 de la figure 7, on ob- tient ainsi une saillie en forme de tronc de cône définie par les surfaces 63, 64 et 65. Ce qu'on peut appeler la base de cette saillie est défini par les lignes 68 et 71. En ou- tre, dans ce cas, les lignes d'intersection des diverses surfaces de cette série supérieure ne sont pas parallèles, quelques-unes desdites surfaoes convergeant dans la direc- tion de la profondeur de la cavité et d'autres divergeant dans cette direction.
Toutefois, comme il est prescrit ci,-dessus, la distance qui sépare les lignes de limitation de saillie 68 et 71 à leur profondeur maximum à l'intérieur de la cavi- té est au moins aussi grande que la distance qui sépare de telles lignes à leurs extrémités extérieures; dans le cas présent, elle est nettement plus grande.
A titre explicatif seulement, on a encore représenté la série inférieure de surfaces configures comme ayant la même forme que la série supérieure, et il n'est pas néaessai- re d'en donner une desoription plus détaillée. Comme précé- demment, l'angle aigu minimum suivant lequel une surface quel- conque de la série inférieure interseote la face de la co- quille est au moins aussi grand que l'angle maximum,.suivant lequel toute surface de la série supérieure intersecte ladite face.
Dans ce cas, contrairement à la fig. 7, les lignes d'intersection des diverses surfaces ne sont pas alignées dans des plans parallèles qui sont perpendiculaires à la face de la coquille; néanmoins, si les limitations prescrites sont observées, on constatera que les coquilles peuvent facilement être séparées des pièces moulées.
Bien que, dans la desoription qui précède, l'inven- tion ait été appliquée à la fabrication d'un seul article, cette application n'a été indiquée qu'à titre d'exemple, et il est bien entendu que tout type et genre de pièce mou- lée présentant intérieurement des portions évidées en queue d'aronde peut être fabriqué à l'aide de coquilles ou moue
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du genre envisagé, par exemple par les procédés sus-indiqués.