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EMI1.1
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MONTAGES OSCILLATEURS A THYRATRON.
La présente ,invention se rapporte à des montages oscilla- teurs à thyratron et, en particulier, à de tels montages utilisés pour l'entraînement d'un électro ou d'un relais pas à pas.
L'invention a notamment pour objet la constitution d'un os- , cillateur à thyratron destiné à entraîner un électro pas à pas, à partir d'une source de courant alternatif, à un taux constant, et sous la commande d'une tension continue peu élevée.
Un autre objet de l'invention est la constitution d'un mon- tage oscillateur à thyratron en vue de l'entraînement d'un électro pas à pas à une vitesse susceptible d'être prédéterminée, à partir d'une tension alternative et sous la commande d'une faible tension continue.
D'autres objets de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et à l'examen des dessins joints qui en
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représentent schématiquement, à titre d'exemples non limitatifs, deux modes de réalisation.
Antérieurement à l'invention, les électros pas à pas étaient entraînés par application d'une source de courant continu intense, à travers des contacts de robustesse suffisante pour per- mettre d'interrompre ce courant lesdits contacts étant rapprochés et écartés une fois à chaque pas de l'entraînement du relais pas à pas. Cette méthode présente plusieurs inconvénients, parmi les- quels on trouve les suivants. On doit disposer d'une source de courant continu d'intensité considérable, de contacts susceptibles d'interrompre un courant de cet ordre et, aux vitesses d'avancement élevées, lesdits contacts doivent être ajustés avec une grande pré- cision, pour obtenir l'application du courant pendant la partie correcte du cycle de fonctionnement.
Tous ces inconvénients des systèmes antérieurs sont évités grâce à l'invention, suivant laquelle on utilise, pour l'entraîne- ment de l'électro pas à pas, un oscillateur à thyratron. De plus, la permanence de réglage plus grande de l'oscillateur a pour résul- tat une permanence plus grande des réglages, pour la fréquence de récurrence correspondant à l'avancement pas à pas et des réglages pour l'obtention de l'application du courant pendant le pourcentage correct du cycle de fonctionnement.
La figure 1 des dessins est le schéma d'un montage oscil- lateur à thyratron adapté, conformément à certaines caractéristiques de l'invention, à l'entraînement d'un électro pas à pas.
La figure 2 est le schéma d'un oscillateur à thyratron analogue, correspondant à une variante possible de l'entraînement de l'électro pas à pas.
La figure 1 dont le schéma n'est qu'un exemple illustra- tif des caractéristiques de fonctionnement des montages de l'in- vention représente un tube thyratron 2 comportant une première
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grille 3, une seconde grille 4, une cathode 5 et une anode 6 . Un @ circuit de charge, comprenant l'enroulement 7 d'un électro pas à pas et l'anode 6 est connecté à une ligne à retard à trois cellules, composée des éléments 8 et 9 pour la première cellule, 10 et 11 pour la seconde, 12 et 13 pour la troisième. L'autre extrémité de la ligne à retard est connectée à la première grille 3 et à la cathode 5, à travers l'élément 14 . Comme représenté, les éléments 8,10, 12 et 14 sont des résistances et les éléments 9,11 et 13, des capacités.
Un réseau de résistances 15,16, connecté à la seconde grille 4 du tube 2, est également $connecté, $au moyen de la résistance 16, à une première source de courant continu 17 . Une seconde source de cou- rant continu 18 peut être connectée à la résistance 15 du réseau 15, 16, au moyen de l'interrupteur 19 . En outre, une source de courant alternatif 20 est connectée en série avec le circuit de charge.
Le fonctionnement du circuit représenté à la figure 1 est le suivant. Quand l'interrupteur 19 est ouvert, comme représenté, la grille 4 est polarisée négativement par la'source de tension 17, agissant à travers la résistance 16, de sorte que le tube 2 n'est pas conducteur.Comme le tube n'est pas conducteur, la tension au point 1 est, une tension alternative pure, dont l'amplitude est ré- duite par les trois sections de la ligne à retard 8, 9, 10,11, 12 et 13 à un point tel que la grille 3 est à un potentiel très voisin de celui de la terre.
Quand l'interrupteur 19 est fermé, un réajustement de ten- sion a lieu dans le réseau résistant 15, 16 qui amène la grille 4 à un potentiel positif et le tube 2 est rendu conducteur pendant les demi-périodes positives de la tension alternative 20 . De la sorte, l'enroulement de l'électro pas à pas 7 est excité par un courant continu pulsé, dont les ondulations sont adoucies par le condensa- teur 21, de sorte que c'est pratiquement une tension continue qui est appliquée aux bornes de l'électro pas à pas 7, pendant le temps
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que le tube 2 est conducteur, c'est à dire pendant les demi-périodes positives de la tension produite en 20 . L'électro pas à pas est alors actionné pour un pas.
Comme le tube 2 n'est conducteur que pendant les demi-pé- riodes positives de la tension 20, la chute de tension pratiquement continue causée par l'enroulement 7 pendant la durée de conduction du tube 2 pour les demi-périodes positives de la tension 20 donne au point 1 une tension négative par rapport à la terre pendant ce temps. Cette tension négative charge le condensateur 9, à, travers la résistance 8, à un régime déterminé par la constante de temps de la cellule 8,9 de la ligne à retard. La cellule 10, 11 est ensuite chargée de façon analogue et, finalement, le conducteur 13 de la cellule 12,13 est chargé négativement à une tension suffisante pour ,polariser le tube 2 à la coupure de son courant de plaque. Le tube
2 cesse de laisser passer le courant et la tension continue au point
1 s'annule immédiatement.
Toutefois, le potentiel négatif sur la grille 3 ne disparaît pas, mais continue à augmenter, à mesure que les cellules de ligne à retard 8, 9 ou 10, 11 continuent à se déchar- ger dans la cellule 12, 13 . Cette augmentation continue jusqu'à ce que les condensateurs 9, 11, 13, atteignent un potentiel égal. A ce moment, la ligne à retard commence à décharger les condensateurs
9, 11, 13 à travers ses éléments résistants et l'élément 14 . La tension négative des armatures du condensateur 13 commence donc à tomber, conformément aux constantes de temps des cellules de la ligne à retard, jusqu'à ce que la tension de la grille 3 revienne à une valeur telle que le tube 2 soit de nouveau conducteur.
Le cycle se répète alors comme décrit et l'enroulement de l'électro pas à pas 7 est de nouveau actionné par une tension conti- nue, ce qui fait avancer l'électro d'un autre pas. Tant que l'in- terrupteur 19 est maintenu fermé, l'électro pas à pas est entraîné de façon continue par pas séparés, à une fréquence déterminée par
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les constantes de temps de décharge de la ligne à retard et de @ l'élément résistant 14 . Le pourcentage de temps pendant lequel un courant est appliqué à l'enroulement de l'électro pas à pas au cours de l'un de ces cycles peut être l'objet d'un ajustement pré- déterminé, par réglage des constantes de temps de charge de la ligne à retard.
Il est donc clair que les constantes de temps de charge et de décharge de la ligne à retard et de l'élément résistant 14 dé- terminent complètement le fonctionnement de ce montage de manière à entraîner l'électro pas à pas.
Il est également clair que la ligne à retard ne consiste pas nécessairement en trois cellules, mais peut en comporter un nombre quelconque, les valeurs de résistance et de capacité de chaque cellule étant choisies conformément aux méthodes bien connues des techniciens, de façon telle que le taux de récurrence désiré de l'entraînement de l'électro pas à pas et le pourcentage de la durée de chaque cycle dudit taux, pendant lequel le courant est appliqué à l'enroulement de l'électro soient ajustables à l'avance.
Sur la figure 2, on a représenté un tube 23 à une seule grille 22, dans un montage analogue, dans lequel la source de cou- rant continu 17 de la figure 1 est remplacée par la chùte de tension aux bornes de l'élément résistant 24, qui remplit les fonctions des éléments 17 et 14 de la figure 1 . Le fonctionnement de ce montage est semblable à celui du montage de la figure 1 et les résultats obtenus sont les mêmes. Il est clair pour les techniciens que le tube thyratron représenté sur cette figure, ou sur la figure 1, peut être soit du type à cathode à incandescence, soit du type à cathode froide.
Les figures 1 et 2 et la description qui précede n'ont été données qu'à titre d'exemples et de nombreuses variantes sont pos- sibles, dans.les limites de l'invention.