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Perfectionnements apportés aux dispositifs pour fendre ou ouvrir les peaux.
La présente invention est relative à un dispositif pour fendre ou ouvrir les peaux "à fourrure", telles que des 'peaux de lapins ou d'autres animaux similaires avant de les traiter pour en faire des fourrures ou de les préparer pour la fabrication du feutre, des chapeaux en feutre ou des articles similaires.
Elle a pour objet de réaliser une machine propre à remplacer le travail manuel actuellement appliqué pour fendre ou ouvrir les peaux, afin que ce travail devienne plus aisé et moins fatigan't, de rendre cette machine telle que l'on obtien- ne une coupe plus nette et avec des déchets moindres ce qui éco- nomise la matière, cette coupe étant rectiligne et régulière sans que l'on ait à craindre la production de déchirures ou de bords déchiquetés comme avec le travail manuel, ces bords devant
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ensuite être découpés ce qui est une autre cause de perte de matières;
et d'agencer cette machine de manière qu'elle convien- ne au travail de peaux de tous genres et de toutes dimensions par exemple des grandes peaux de lapins d'Australie et des peaux plus petites des lapins domestiques d'Angleterre et de France.
Les dessins ci-annexés montrent, à titre d'exemple, un mode de réalisation de l'invention.
Les figs. 1 à 4 montrent, respectivement en plan (le capot du couteau étant omis),en élévation (parties en coupe et parties arrachées), en vue en bout avec parties en coupe se- lon 3-3 fig.2 et en coupe transversale selon 4-4 fig.2, une ma- chine établie conformément à l'invention.
Jusqu'à présent on a fendu ou ouvert les peaux de la- pins ou analogues en coupant celles-ci dû côté du ventre, la peau étant engagée sur un support vertical fendu ou en forme de fourche et l'opérateur faisant passer un couteau aiguisé dans la fente ou fourche en appuyant sur la peau depuis l'extérieur.
Ce travail est long, fatigant.: et monotone, et exige de la dextérité et de Inhabileté. Comme on doit.se servir d'un couteau très coupant, ce travail est, de plus, dangereux et bien souvent on découpe en même temps des petites pièces, telles que les pattes, ou on entame ou déchire les bords de la fente ce qui oblige, au cours des opérations ultérieures, à égaliser les bords en décou- pant des parties de la peau et tous ces déchets correspondent à des pertes de fourrure. De plus, il est difficile de trouver des ouvriers pour faire ce genre de travail.
La machine, qui fait l'objet de l'invention, comprend un bâti 10, qui, pour l'exemple montré, est constitué par un cadre vertical et rectangulaire monté à l'aide de vis 12 sur un support approprié tel qu'un bras 11 fixé sur le bord d'un établi ou banc de travail. Le coté avant 13 ,du bâti porte une console
14 fixée sur celui-ci par des vis 15. Cette console 14 porte un support 18 à l'aide de vis 19 et à ce support est articulée, par un axe 17, une tablette 16 portant un moteur électrique 20. Sur
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un bord de la tablette 16 est fixé un montant 21 à l'aide de vis 22, ce montant portant un palier 23 pour un arbre 24 rendu so- lidaire de l'arbre du moteur par un accouplement approprié 25.
L'arbre 24 porte, de l'autre côté du palier 23, un couteau rota- tif 26, en forme de disque, qui coopère avec une barre 27 ser- vant à supporter et à guider la peau 28 qui doit être fendue ou ouverte. Comme la tablette 16 du moteur peut être soulevée et abaissée autour du pivot 17, on peut régler la position en hauteur du couteau 26 par rapport à la barre de guidage 27. Dans la face supérieure de cette barre on ménage, de préférence, une rainure longitudinale 29 dans laquelle peut pénétrer l'arête tranchante du couteau circulaire 26 sur une profondeur suffisante pour que cette arête traverse nettement la peau à fendre. La console 14 comporte un bras 30 orienté vers l'avant et établi sous la ta- blette 16 du moteur.
Sur l'extrémité libre du bras 30 est monté un palier transversal 31 dans lequel est engagé un axe 32 dont les extrémités opposées sont engagées dans des fentes 33, ména- gées dans des biellettes 34, articulées à un axe 35 logé dans un palier 36 solidaire du bord avant de la tablette 16. Des écrous de blocage 37, engagés sur les extrémités de l'axe 32, permettent le maintien des biellettes 34 dans leurs positions ajustées. Par conséquent, en desserrant les écrous 37 on peut soulever ou abaisser la tablette 16 autour du pivot 17 pour modifier ainsi la hauteur du coute4u par rapport à la barre de guidage 27.
Après ce réglage, les écrous sont serrés à nouveau pour que le couteau rotatif conserve sa position ajustée.
La barre 27, qui supporte et guide la peau, comporte une partie avant 38, plus étroite, sous le couteau 26 et dans laquelle est ménagée la rainure 29 et la barre se termine par une extrémité étroite et pointue 39 qui peut s'engager dans des peaux étroites, retrécies et aplaties ou dans la partie corres- pondant à la tête ou à une patte de l'animal. Ces parties plus étroites se trouvent dans le prolongement d'une partie plus épaisse 40 qui est montée sur des bras latéraux 41 engagés dans
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des rainures transversales 42, ménagées dans la face supérieure du bâti 10, ces bras étant maintenus en place par des vis 43.
Ces bras dépassent, sur une longueur appropriée,sur le côté du bâti et la barre 27 repose sur leurs faces supérieures de ceux-ci en étant montée d'une manière réglable par des moyens appropriés tels que des vis de blocage 44 engagées dans des fentes allon- gées et longitudinales 45 de la barre. En desserrant ces vis, on peut déplacer la barre dans le sens de sa longueur afin que son extrémité pointue 39 et la rainure 29 viennent occuper des positions convenables par rapport au couteau rotatif 26.
Si les dimensions des peaux sont très variableson peut avoir recours à une barre auxiliaire 46 qui est plus large que la barre 27 et dont l'extrémité avant 47 est plus arrondie ou moins pointue tout en étant plus large. Dans sa face supérieu- re est ménagée une rainure longitudinale et dont la forme et les dimensions sont telles qu'elle puisse servir de logement aux parties avant de la barre 27. La face supérieure de cette barre auxiliaire se trouve, de préférence, à peu près au même niveau que la face supérieure de la barre 27 et l'extrémité pointue 39 de cette dernière est donc entourée et protégée par l'extrémité plus robuste et plus large de la barre auxiliaire 46. Celle-ci est montée, d'une manière amovible, sur la barre 27 par des moyens appropriés tels qu'une vis transversale 49.
La barre 27 est, de préférence), en acier mais elle peut être constituée en toute autre matièrealors que la barre auxiliaire 46 est, de préfé- rence, en aluminium mais elle pourrait également être en bois, en une matière plastique ou autre.
Pour ouvrir ou fendre longitudinalement des peaux petites ou retrécies telles que celles des lapins domestiques et les peaux des lapins anglais et français qui sont souvent très étroites, on enlève la barre auxiliaire 46 et on engage chaque peau, dans le sens de sa longueur, sur l'extrémité pointue 39 de la barre plus étroite 27, cette extrémité venant s'engager aisément dans les peaux et les pattes de celles-ci
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en faisant glisser les peaux vers l'arrière à partir de l'extré- mité pointue et avec le ventre orienté vers le haut après quoi on engage chacune des pattes sur cette barre 27. De cette manière les parties à fendre passent le long de la barre sous le couteau rotatif 26 et celui-cifendproprement et rapidement ces parties avec une coupe nette et régulière.
Pour les peaux dites "françai- ses",le bout correspondant à la tête est long et étroit et est très souvent fermé pour ainsi dire. Toutefois, la barre étroite et pointue peut traverser facilement le passage qui subsiste dans la peau en permettant l'ouverture de celle-ci. Pour les peaux plus grandes, venant d'Australie, il est préférable de se servir de la barre plus large 47 car on disposer d'un espace plus grand pour son passage et la pointe plus arrondie risque moins de s'accrocher à la peau et, à cet effet, on monte la barre auxiliaire 47, à extrémité plus arrondie, plus large et moins pointue, sur la barre pointue 27.
De toute manière, on fait passer la peau sous le couteau en la faisant avancer vers l'arrière et dans le sens de sa longueur sur la face supérieure de la barre 27 ou 47 en tenant la peau de part et d'autre de cette barre pour la faire coulisser vers l'arrière jusqu'au de- là du couteau rotatif 26 afin que celui-ci puisse fendre la peau d'une extrémité à l'autre dans le sens de sa longueur. La peau peut ensuite être étalée pour subir des opérations ulté- rieures telles que la teinture, la tonte ou autres.
Pour empêcher que l'ouvrier puisse être touché par le couteau 26, tournant à une vitesse élevée, celui-ci peut être entouré d'un capot 50 monté d'une manière appropriée. Pour l'exemple montré, ce capot comporte une partie avant 51 et une partie arrière 52 articulées au-dessus du couteau 26 à une traverse 53 montée sur des paliers appropriés 54 faisant par- tie de bras 55 fixés sur le montant 21. Ces parties du capot recouvrent toute l'étendue du couteau exceptée la partie infé- rieure de celui-ci, qui est engagée dans la rainure 29 et les
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bords inférieurs 56 de ces parties du capot sont recourbés vers le couteau pour empêcher que les doigts de l'ouvrier puissent venir occuper des positions telles qu'ils risquent d'être tou- chés par le couteau.
Au besoin, on peut monter sur ces bords inférieurs 56 des galets 57, établis de part et d'autre du cou- teau et à une distance réduite au-dessus de la barre 27 pour faciliter le déplacement et le guidage de la peau le long de celle-ci au cours du travail. Les parties 51 et 52 du capot 'peuvent être relevées individuellement autour de la traverse 53 pour permettre l'accès au couteau notamment pour le remplacer.