<Desc/Clms Page number 1>
PERFECTIONNEMENTS AUX JEUX D'ORGUES POUR LA PRODUCTION
D'EFFETS DE LUMIERE
La présente invention est relative à des perfec- tionnements aux jeux d'orgues pour la production d'effets de lumière, en particulier sur les scènes ou plateaux des salles de spectacles.
On sait que pour réaliser, au cours d'une repré- sentation, sur la scène ou le plateau d'une salle de spec- tacle, les effets de lumière choisis par un metteur en scè- ne, on utilise un grand nombre de projecteurs et appareils électriques divers convenablement répartis, qui sont de cou- leurs différentes et doivent non seulement pouvoir être
<Desc/Clms Page number 2>
mis en service séparément, mais encore fonctionner chacun avec des intensités lumineuses différentes, suivant les ef- fets de lumière recherchés.
Dans les installations connues, chaque circuit é- lectrique est contrôlé à, partir d'un tableau de distribution commun à tous les circuits d'une même installation, ce ta- bleau étant à commande manuelle. La mise en action de cha- que circuit étant assurée par la fermeture d'un interrupteur, le réglage de l'intensité lumineuse de l'appareil inséré dans le circuit utilisé est réalisé à l'aide d'un curseur mobile, commandé à la main et coopérant avec un rhéostat ou gradateur auto-transformateur.
Avec le jeu d'orgue à commande manuelle connu, le préposé au jeu d'orgue doit donc, pour réaliser un effet de lumière donné, non seulement mettre en service, à la main, tous les circuits électriques comprenant des appareils de- vant concourir à la production de l'effet de lumière recher- ché, mais encore régler, à une valeur donnée, l'intensité lumineuse de chaque appareil utilisé.
Si l'on considère qu'au cours d'une même représentation les effets de lumière varient très frequemment, on voit que le préposé au jeu d'orgue doit faire preuve d'une grande dextérité pour le manoeuvrer et qu'il se peut que, d'une représentation à l'autre d'un mê- me spectacle, les effets de lumière déterminés par le met- teur en scène ne soient pas rigoureusement reproduits, sur- tout si le préposé habituel vient µ. être remplacé au pied levé, et bien que les effets de lumière soient toujours con- signés sur un tableau dit "conduite de lumère".
Si le préposé au jeu d'orgue a déjà un travail dif- ficile à réaliser dans les établissements de spectacles con- servant une oeuvre à l'affiche pendant des semaines ou des mois, son travail devient pratiquement irréalisable, d'une
<Desc/Clms Page number 3>
- manière absolument parfaite, lorsqu'il doit faire fonction- ner un jeu d'orgue dans une salle où le spectacle donné chan- ge fréquemment et parfois d'une représentation à l'autre.
L'invention a pour objet des perfectionnements aux jeux d'orgues à commande manuelle connus, ces perfectionne- ments ayant essentiellement pour but de rendre absolument au- tomatique le fonctionnement desdits jeux d'orgues.
Le jeu d'orgue selon l'invention est caractérisé en ce que chaque appareil devant concourir à la réalisation d'un effet de lumière donné est mis en service, avec l'in- tensité voulue, au moyen d'un plot dit "de graduation" insé- rédans son circuit et assurant la fermeture de celui-ci grâ- ce à un repère approprié formé sur un support sur lequel a été enregistré, au préalable, l'effet de lumière à reprodui- re.
D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemple, et dans les- quels :
La fig. 1 est une vue schématique d'ensemble, en perspective, du pupitre de commande du jeu d'orgue automatique.
La fig. 2 est une vue de détail d'un plot de graduation.
La fig. 3 est une vue en coupe suivant III-III de la fig. 2 .
La fig. 4 est une vue en plan correspondant à celle de la figé 2 .
En se reportant à la fig* 1, le jeu.d'orgue compor- te, indépendamment des projecteurs et appareils divers, rhé- ostats ou auto-transformateurs, etc... (non représentés) ana- logues à ceux existant dans les jeux d'orgues à commande ma- nuelle, un pupitre 1 de commande générale remplaçant le ta- bleau de distribution ordinaire et auquel aboutissent tous les circuits électriques de l'installation.
<Desc/Clms Page number 4>
Le circuit de chaque appareil est contrôlé sur le pupitre par un plot 4 dit "de graduation" opérant la ferme- ture dudit circuit, par mise à la masse, en venant en con- tact avec un plateau métallique ± monté sur le pupitre 1 dans une position inclinée par rapport à sa table plane 2.
Le plot 4 (figs 2 et 3) est constitué par une tê- te sphérique 6 montée à l'extrémité d'une tige 7 soumise à l'action d'un ressort 8 dans un support 9 formant curseur.
Ce support est solidaire d'une pièce écrou 10 taraudée, en prise avec une vis sans fin 11 actionnée par un moteur élec- trique à marche réversible (non représenté). A la partie su- périeure du support est, en outre, prévu un index 12 se dé- plaçant devant un voyant 13 graduéen volts par exemple de 5 en 5 volts depuis 0 jusqu'au maximum d'intensité que peut fournir le secteur d'alimentation.
Tous les moteurs électriques insérés dans les cir- cuits des appareils d'une même couleur sont contrôlés par un bouton général 1 placé sur la table plane 2 du pupitre 1.
Pour assurer la mise en marche automatique indivi- duelle de chaque moteur électrique commandant une vis sans fin 11, on associe à chaque plot 4; deux plots 14 et 15 dé- nommés, respectivement, "plot de montée" et "plot de descen- te" suivant qu'ils font tourner le moteur pour déplacer l'in- dex 12 dans la direction des intensités croissantes, ou in- versement. La vitesse de rotation de chaque moteur est, en outre, contrôlée par un nombre approprié de plots 16, quatre par exemple, dits "plots de vitesse". Les divers plots de montée, de descente, de vitesse n'entrent en action que lors- qu'ils viennent en contact avec le plateau 5. Ces plots sont d'une construction analogue à celle du plot de graduation 4.
Lesdits plots 14, 15 et 16 sont toutefois montés fixes sur le pupitre alors que les plots de graduation 4 sont mobiles,
<Desc/Clms Page number 5>
comme on l'a vu.
Ainsi qu'on l'a exposé, précédemment, pour réali- ser un effet de lumière donné, il n'y a, en général, qu'un nombre plus ou moins limité des appareils commandés par le jeu d'orgue qui doit entrer en service avec chacun une inten- sité prédéterminée. Conformément à l'invention, les appareils devant entrer en service sont sélectionnés au moyen d'une feuille perforée insérée entre la partie du pupitre portant les divers plots et le plateau métallique 5, les perforations 'de ladite feuille étant disposées de manière telle que seuls les plots contrôlant les circuits des appareils à utiliser viennent en contact avec ledit plateau.
Il résulte de ce qi précède que si, pour un spec- tacle donné, on prépare autant de feuilles perforées diffé- rentes qu'il y a d'effets de lumière à réaliser au cours de tout le spectacle, on peut reproduire exactement chacun de ces effets de lumière en insérant, à son emplacement dans le pupitre, la feuille.perforée correspondant' à l'effet de lu- mière voulu.
En pratique, et de préférence, tous les effets de lumière d'un spectacle seront, après un réglage minutieux de la mise en scène, qui peut être réalisée au moyen d'une com- mande manuelle doublant la commande automatique, reportés successivement au moyen de trois séries de perforations 17, 18 et 19 correspondant, respectivement'; aux plots de gradua- tion, de montée ou de descente et de vitesse, sur une bande 20 montée Sur deux rouleaux, par exemple, dont l'un est com- mandé par une manivelle ou volant 21, et passant entre la partie du pupitre portant les plots précités et le plateau métallique 5.
Avec cette disposition, pour passer d'un effet de lumière au suivant, au cours d'un spectacle, il suffit de faire avancer la bande 20 d'une longueur correspondant à la
<Desc/Clms Page number 6>
longueur du plateau 5
En admettant que l'on vienne de faire avancer la bande 20 de la distance qui vient d'être définie ci-dessus pour passer d'un effet de lumière à un autre, le fonctionne- ment du jeu d'orgue est le suivant :
Ceux des plots 14, 15 et 16 qui correspondent à un moteur, au-dessous desquels est venue se présenter une perforation 18 ou 19 de la bande 20 entrent en contact avec le plateau ± et mettent en marche, dans le sens voulu, le moteur électrique qu'ils contrôlent, Ce moteur déplace ain- si le plot 4 qu'il actionne, par l'intermédiaire d'une vis sans fin 11, et qui s'arrête dès qu'à son tour il est venu en contact,à travers la perforation 17 qu'il rencontre dans son parcours, avec le plateau 5.
Dès ce dernier contact éta- bli, non seulement l'appareil correspondant au plot 4 consi- déré est allumée mais encore il fonctionne avec l'intensité lumineuse désirée,
Tous les moteurs nécessaires à la préparation d'un effet de lumière étant mis en marche en même temps, par un bouton général 3, l'allumage de tous les appareils devant concourir à cet effet de lumière s'effectue simultanément et atteignent leur intensité lumineuse finale, déterminée à l'a- vance, plus ou moins rapidement suivant le plot de vitesse mis en service.
Le pupitre 1 peut être complété par des lampes té- moin 22, une par circuit, permettant à l'opérateur surveil- lant le jeu d'orgue d'avoir une vue d'ensemble exacte de l'ef- fet de lumière réalisé.
Grâce à l'invention, il est possible d'enregistrer, d'une manière permanente, les effets de lumière adoptés pour un spectacle donné et de les reproduire automatiquement et d'une façon absolument identique, autant de fois qu'il est nécessaire, à intervalles quelconques et sans erreurs possi-
<Desc/Clms Page number 7>
bles, la qualité et la justesse des effets de lumière ne dé- pendant plus de la dextérité du préposé au jeu d'orgue, dont le rôle se trouve être réduit à celui d'uh simple surveil- lant du bon fonctionnement de l'installation*
Indépendamment de cet avantage technique considé- râble$ il est à remarquer que le pupitre pouvant être cons- truit avec un encombrement extrêmement réduit, il est possi- ble de le placer dans une loge d'avant-scène, une fosse d'or- chestre, un trou de souffleur etc...
, et de dégager ainsi complètement les coulisses où. sont actuellement placés les tableaux de distribution encombrants des jeux d'orgues con- nus:
Il va de soi que le jeu d'orgue automatique n'a été décrit et représenté qu'à titre purement explicatif nul- lement limitatif et que diverses modifications de détail pourraient être apportées à la forme de réalisation indiquée sans qu'on sorte pour cela du domaine de l'invention. C'est ainsi que l'enregistrement des effets de lumière pourrait être obtenu non pas par des perforations dans une feuille ou bande mais par adjonction de plots métalliques sur cette feuille ou bande, de gaufrages en creux ou en relief avec contacts métallisés, etc...
De même, au lieu d'une seule ban- en de on pourrait utiliser plusieurs disposées côte à côte et se déroulant à la même,vitesse, chacune de ces bandes pou- vant, par exemple, correspondre à une rangée longitudinale de plots'de graduation, Enfin, l'entraînement de la bande au lieu de se faire à la main pour les changements des effets de lumière pourrait être assuré mécaniquement ou électrique- ment.
REVENDICATIONS
1 ) Jeu d'orgue perfectionné pour la production d'effets de lumière caractérisé en ce que chaque appareil
<Desc/Clms Page number 8>
devant concourir à la réalisation d'un effet de lumière donné est mis en service, avec -l'intensité voulue, au moyen d'un plot dit "de graduation" inséré dans son circuit et assurant la fermeture de celui-ci grâce à un.repère appro- prie formé sur un support sur lequel a été enregistré, au préalable,l'effet de lumière à reproduire.
2 ) Jeu d'orgue suivant la revendication 1 carac- térisé en ce que le plot de graduation est monté sur un curseur commandé par une vis sans fin actionnée par moteur électrique, celui-ci étant contrôlé par deux plots dits "de montée" et "de descente" n'entrant en service que par l'in- termédiaire de repères formés sur le support portant déjà le repère pour le plot de graduation.,
3 ) Jeu d'orgue suivant la revendication 1 carac- térisé en ce que des plots dits "de vitesse" sont associés, pour chaque moteur électrique, aux plots de montée et de descente, ces plots de vitesse étant également contrôlés par des repères portés par la support muni des repères pour le plot de graduation et les plots de montée et de descente,
4 )
Jeu d'orgue suivant les revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les divers plots sont montés sur une plaque solidaire d'un pupitre et disposés au-dessus d'un plateau métallique, lesdits plots fermant les circuits élec- triques qu'ils contrôlent par mise à la masse en venant en contact avec ledit plateau métallique.
5 ) Jeu d'orgue suivant les revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les repères relatifs aux divers plots sont constitués par des perforations pratiquées dans une feuille de matière isolante insérée entre la plaque portant les plots et le plateau métallique
6 ) Jeu d'orgue suivait la revendication 5 carac- térisé en ce que la feuille perforée sur laquelle sont enre-
<Desc/Clms Page number 9>
gistrés¯tous les effets de lumière à réaliser au cours d'un spectacle est montée de manière à se déplacer entre la pla- que portant les plots et le plateau métallique.
7 ) Jeu d'orgue suivant la revendication 5 carac- térisé en ce que la feuille perforée est montée sur deux rouleaux dont l'un est moteur et est entraîné en rotation par tout moyen de commande approprié.
8 ) Jeu d'orgue suivant la revendication 1 carac- térisé en ce qu'une lampe témoin prévue sur le pupitre est insérée dans le circuit d'alimentation de chaque appareil.
9 ) Jeu d'orgue suivant la revendication 1 carac- térisé en ce que des boutons de commande généraux sont ins- tallés sur le pupitre, ces boutons correspondant aux moteurs électriques des appareils de même couleur.