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Cisaille à main.
La présente invention est relative à une cisaille à main dont les deux mâchoires sont fixes et dans laquelle la lame agissan- te, solidaire d'un porte-lame guidé, est animée d'un mouvement ver- tical de descente et de montée par un bras ou levier agissant sur une came excentrique.
Sa construction plus robuste que celle des cisailles avec mâchoires mobiles, supprime les inconvénients résultant des articu- lations utilisées jusqu'à présents rend le maniement de la cisaille plus aisé et diminue l'effort à produire par l'utilisateur; en ou- tre, son bâti est étudié de façon à permettre son serrage dans un étau, réservant, de cette manière, la possibilité de rendre la ci- ;aille fixe.
La cisaille, suivant l'invention, se compose essentielle- ment d'un bâti comportant deux mâchoires fixes, d'un lame dormante
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fixée à la mâchoire inférieure, d'une lame agissante montée sur un porte-lame mobile et guidé dans la mâchoire supérieure et d'un dispositif de commande de la lame agissante.
Le bâti peut être exécuté soit en une seule pièce coulée forgée ou réalisée d'une manière quelconque, en acier ou en fonte soit en plusieurs pièces constituées comme ci-dessus et assemblées par tout moyen de construction connu et quelconque. Ce bâti porte à sa partie antérieure, une ouverture en V correspondant à l'écar- tement normal et usuel des mâchoires; la branche inférieure du V est horizontale ; longueur et l'écartement des branches du V ain- si que l'angle formé entre ces dernières, sont fonction de la natur et de la dureté de la matière à couper.
A sa partie postérieure et opposée au V, le bâti est mu- ni d'un bras fixe ou amovible destiné à faciliter la manoeuvre de la cisaille.
La lame dormante est fixée par vis, boulons, goujons, rivets ou d'une manière appropriée et connue, à la partie in- férieure du bâti, de façon à ce que son tranchant dépasse, de la valeur voulue, la branche inférieure du V et soit parallèle à cette dernière.
La lame agissante rendue solidaire d'un porte-lame, est mobile et coulisse dans la partie ou mâchoire supérieure du bâti.
Cette partie supérieure qui constitue la tête du bâti est renfor- cée soit par une surépaisseur venant directement du façonnage, soit par des pièces rapportées, de manière à permettre l'exécution d'un logement vertical dans lequel est disposée et guidée la lame agissante mobile.
A l'endroit de son renforcement, la tête du bâti est percée des ouvertures nécessaires pour recevoir une came excentri- que. Cette dernière est logée dans l'épaisseur du bâti et dispo- sée perpendiculairement au plan vertical de la lame agissante, elle est engagée, au travers d'une ouverture appropriée ménagée dans le porte-lame et prend appui dans l'épaisseur des deux flancs de la
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tête du bâti. Cette came se termine à une de ses extrémités par un embout carré qui forme saillie en dehprs du bâti et qui est des- tiné à recevoir le bras oulevier qui l'actionne.
Le mouvement os- cillant de la came, obtenu par la levée ou l'abaissement du bras en question est transmis à la lame agissante ou plutôt au porte-la- me et transformé en un mouvement alternatif dans le sens vertical par l'intermédiaire d'une pièce s'appuyant d'une part à la came et d'autre part au porte-lame. L'ouverture percée dans ce dernier est réalisée de manière à permettre le mouvement de la came et celui de l'organe ou des organes de transmission.
Cette cisaille peu'6 être conditionnée pour couper toute matière telle que :métaux, carton, bois, papier etc..., cette énumération n'étant nullement limitative.
Un exemple de réalisation de l'invention donné à simple titre indicatif est figuré aux dessins annexés:
La fig. 1 est une vue en élévation et en coupe partielle d'une cisaille.
La fig. 2 est une vue latérale en coupe de la dite ci- saille.
Le bâti 1 comportant les deux mâchoires fixés porte à sa partie inférieure la lame dormante 2, fixée de façon à ce que son tranchant dépasse d'une certaine valeur la branche inférieure du V et qu'il soit parallèle à cette dernière.
Le bâti 1 se prolonge, à sa partie postérieure par un bras 8, fixe ou amovible, destiné à permettre et à faciliter la manoeuvre de la cisaille.
La lame agissante 4, solidaire du porte-lame 3, à la- quelle elle est fixée par un moyen quelconque, est disposée et coulisse entre les flancs ou joues 10 et 11 de la tête du bâti 1.
A sa partie supérieure, le corps du porte-lame est muni d'une lu- ..mière 9 d'une forme appropriée et nécessaire pour permettre le passage et le mouvement de la came excentrique 5 et pour recevoir la pièce de transmission 6 et le grain 7.
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Dans l'exemple figuré, la came excentrique 5 affecte la forme d'une arbre coudé composé d'un tourillon excentré porté par deux flasques circulaires qui prennent appui et tournent dans les portées correspondantes prévues dans les flancs du bâti, les dites portées font office de coussinets et peuvent ou non être munies d' un dispositif de lubrification. Il va sans dire, que la came peut avoir toute autre forme appropriée et convenable sans altérer la portée de l'invention.
Une des extrémités de la came se prolonge par un embout carré sur lequel s'emboîte un bras ou levier (non figuré aux des- sins) manoeuvré par l'utilisateur de la cisaille.
Le fonctionnement et l'emploi de la cisaille décrite ci- dessus sont des plus simples; le mouvement oscillant imprimé à la came par la:levée et l'abaissement du levier est transformé en un mouvement de bas en haut ou de haut en bas par le pièce intermé- diaire de transmission 6 qui s'appuie par sa partie supérieure con- tre le tourillon de la came excentrique et qui s'applique par sa partie inférieure âur le grain 7. Ce dernier répartit sur toute sa surface portante et transmet au porte-lame la pression exercée par la came à la suite de l'effort appliqué sur le levier qui 1' actionne.
Il en résulte que le porte-lame et la lame agissante sont poussée vers le bas ; tranchant de cette dernière lame agissant concuremment avec celui de la lame dormante coupe la ma- tière présentée entre les deux lames, la levée du levier provoque un mouvement similaire de la lame agissante et la met en position pour un nouveau cisaillage.
R E V E N D I C A T 1 0 N S.
1) Cisaille à main, caractérisée par le fait que ses mâ- choires sont fixes et que seule la lame agissante est mobile et est commandée à l'intervention d'une came excentrique actionnée par un levier de manoeuvre.