<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements à la reprise en sous-oeuvre des bâtiments et autres, constructions.
Cette invention se rapporte à la reprise en sous- oeuvre des bâtiments et constructions, que peuvent par exemple rendre, indispensable les suites d'une rupture ou d'un affais- sement,de certaines parties de leurs fondations, ou d'autres raisons. Jusqu'à présent, il était d'usage, en pratique, lors- qu'un bâtiment nécessitait des travaux de reprise, d'établir des dispositifs de soutènement pour maintenir temporairement en place les parties restantes du bâtiment pendant les travaux de réparation', et d'enlever ensuite les parties des parois ou des fondations dont le remplacement était nécessaire pour les re- construire à nouveau, avant l'enlèvement des constructions de soutènement temporaires.
Dans.certains cas, la totalité de la
<Desc/Clms Page number 2>
partie détériorée de l'infrastructure est enlevée avant la re- construction, tandis que dans d'autres cas on a trouvé qu'il convenait mieux d'enlever et de reconstruire une partie de 1'infrastructure avant l'enlèvement de la partie suivante.
La presente invention a pour but principal de créer un procédé perfectionne de reprise en sous-oeuvre, permettant de supprimer entièrement, dans la plupart des cas, la néces- sité de recourir aux dispositifs de soutènement temporaires habituels.
Dans le procède de reprise, suivant 1-'invention, de petites parties de la construction détériorée à. remplacer, situées en des points convenablement espacés, sont d'abord enlevées et des piliers de support sont élevés dans les ouver- tures ainsi formées pour agir comme des supports de soutène- ment du bâtiment pendant l'enlèvement des parties restantes de l'infrastructure endommagée, puis, après que la totalité de l'infrastructure détériorée a été enlevée,, des tiges de renforcement ou ba.rres d'armature métalliques sont vissées à travers des passages creux situés dans un même alignement dans les piliers de support, le tout étant alors noyé dans le béton armé pour former la construction finale de reprise en forme de poutre,
les piliers de support qui agissaient initialement comme supports de soutènement faisant ainsi partie intégrante de la construction finale de reprise.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, un support de soutènement, susceptible d'être employé avanta- geusement dans ce procédé, comporte un certain nombre de pi- liers de support élevés en des points convenablement espacés au-dessous de la. paroi ou des parois à. supporter, chaque pi- lier présentant des passages creux s'étendant dans la.direction de la paroi située au-dessus de ce pilier, ainsi que des trous d'évacuation d'air assurant une communication entre ces pas-
<Desc/Clms Page number 3>
sages pour réduire au minimum les risques de formation de poches d'air pendant la coulée du béton dans les passages creux.
Un autre but de l'invention est d'établir les piliers de support employés dans les travaux de reprise en sous-oeuvre, sous une forme de construction pratique qui permet de les élever facilement et de leur assurer une résistance adéquate pour agir. comme support de soutènement en même temps qu'elle permet de les noyer facilement dans le béton comme partie intégrante d'un dispositif de reprise en sous-oeuvre en forme de poutre.
A cet effet, suivant une autre caractéristique de l'invention, le pilier de support est principalement constitué de blocs superposés de section 'en U, la table ou âme transver- sale de chaque bloc étant forée d'un trou d'évacuation pour ainsi dire central de manière à assurer entre les pièces en U du pi- lier une communication permettant l'évacuation de l'air,. Chaque pilier peut être disposé de différentes manières.
Ainsi, une forme de construction de pilier, suscepti- ble de supporter des charges modérées, peut comporter une pla- que de base plate et deux bloc de section en U ou davantage, montés l'un au-dessus de l'autre sur la plaque de base (avec ou sans une ou plusieurs plaques plates intercalaires percées de trous d'évacuation coïncidant avec ceux des blocs), les extré- mités libres des branches ou ailes latérales de chaque bloc re- posant'sur la surface plate qui se trouve au-dessous. Une ou plusieurs autres plaques plates peuvent être montées sur le sommet'de la pile de blocs, si on le désire.
Une variante de la forme'd'exécution du pilier, pour poids plus lourds, peut comprendre une plaque de base plate, un bloc de section en U dont les extrémités libres des branches ou ailes latérales reposent sur la plaque de base, un second bloc de section en U placé en sens inverse sur le sommet du premier bloc (avec ou sans une ou plusieurs plaques plates
<Desc/Clms Page number 4>
intercalaires percées de trous d'évacuation coïncidant avec ceux des blocs), et une plaque supérieure plate reposant sur les extrémités libres des branches ou ailes latérales du se- cond bloc.
Dans l'une ou l'autre de ces dispositions, les pas- sages creux ménagés dans le pilier par les cavités en U des blocs s'étendent de préférence dans la même direction, de telle sorte que,quand un certain nombre de ces piliers sont élevés à des intervalles convenables au-dessous d'un mur pour former un soutènement destiné à le supporter, les passages creux formés dans tous les piliers s'étendent dans la même di- rection sur toute la longueur du mur.
Un dispositif de reprise en forme de poutre peut, suivant une autre caractéristique de l'invention, comporter un support de soutènement établi de l'une ou l'autre façon ci- dessus décrite et présentant des tiges de renforcement mé- talliques qu'on fait passer à travers les passages creux des piliers de support, le tout étant noyé dans le béton.
Un dispositif de reprise en sous-oeuvre préféré suivant 1''invention est représenté à titre d'exemple sur les dessins annexés, dans lesquels
Figs. 1 et 2 sont des coupes verticales centrales perpendiculaires entre elles à travers la forme de construc- tion préférée du bloc,
Fig. 3 est une vue en perspective du bloc,
Fig. 4 est une vue en perspective de la plaque plate employée conjointement avec le bloc,
Figs. 5 et 6 sont des vues de côté de deux variantes du pilier de support,
Figs. 7 et 8 représentent le procédé préfère de re- prise en sous-oeuvre, Fig. 8 étant une vue en perspective à plus grande échelle, montrant la disposition en un angle entre
<Desc/Clms Page number 5>
deux murs,
Figs. 9 et 10 sont des vues semblables aux Figs.
3 et 4 d'une autre forme de bloc et de plaque plate, et
Fig. 11 est une vue en plan du bloc de la Fig. 9.
Le bloc montré sur les Figs. 1 à 3 présente une section transversale en U comportant deux ailes ou branches latérales A A reliées par une âme ou table transversale Al à l'une de' ses extrémités. Les deux branches latérales ont leurs extrémités libres plates parallèles à la surface externe de la table transversale, le bloc entier présentant extérieurement une forme rectangulaire. La table transversale A1 est percée centralement d'un trou d'évacuation A2 de dimensions notables qui la'traverse de la surface externe plate jusqu'à l'inté- rieur de la cavité de l'U. Les branches ont une épaisseur adé- quate sur toute leur étendue pour pouvoir résister à de grands efforts de compression.
Les deux branches latérales sont per- cées de petits trous A3, dans le prolongement l'un de l'autre, dans lesquels on peut faire passer une broche pour supporter les tigres de renforcement.
Fig. 4 montre une plaque plate B, ayant approximati- vementles mêmes dimensions que la surface externe plane de la table transversale Al du bloc, la plaque étant percée d'un trou central d'évacuation B1 semblable à l'orifice d'évacuation
A2 ménagé dans la table transversale du bloc. Une ou plusieurs de ces plaques sont employées conjointement avec les blocs pour former les piliers de support.
Fig. 5 montre un pilier de support, propre à porter des charges modérées. Ce pilier possède deux (ou davantage).des blocs des Figures 1 à 3 montés l'un au-dessus de l'autre, les extrémités libres des branches latérales A du bloc supérieur reposant sur la surface externe de la table transversale Al du bloc inférieur. L'une des plaques plates B de la Fig. 4 est
<Desc/Clms Page number 6>
employée comme plaque d'assise sur laquelle reposent les extré- mités libres des branches latérales A du bloc inférieur et une ou plusieurs autres sont placées au sommet du bloc supérieur, suivant les besoins pour parfaire la hauteur nécessaire. Une ou plusieurs autres plaques plates peuvent être interposées entre les blocs si on le désire.
Les blocs et les plaques peu- vent être reliés par un mortier de la. manière bien connue en maçonnerie, comme c'est indiqué en C.
La Fig. 6 montre une forme différente et préférée de pilier pour poids lourds. Cette disposition diffère de celle de la Fig. 5 en ce que celui des deux blocs de section en U qui se trouve à la partie supérieure est renversé de telle sorte que les extrémités libres de ses branches latérales A sont tournées vers le haut. Cette figure montre aussi, à titre d'exemple, deux des plaques plates B de la Fig. 4 intercalées entre les deux blocs.
La. Fig. 6 sert aussi à montrer comment les barres de renforcement ou tiges d'armature s'adaptent à travers les blocs. Dans l'exemple représenté trois tiges D passent à travers le bloc supérieur et trois autres tiges D à travers le bloc inférieur. Les tiges D qui traversent le bloc supé- rieur sont supportées par une broche E passant à travers les trous A3 ménagés dans les branches latérales et une broche semblable E dans le bloc inférieur sert à maintenir les tiges inférieures D au fond.
Les piliers représentés sur les Figs. 5 et 6 sont propres à supporter, par exemple, un mur de neuf pouces (22,5 cm), mais pour les murs plus epais chaque pilier peut consister en deux (ou davantage) séries de blocs côte à côte, les plaques plates dans ce cas s'étendant sur la double série de blocs et étant percées deux trous d'évacuation (ou davantage), do étant percées de deux trous d'évacuation (ou davantage), dont un pour chaque série de blocs.
<Desc/Clms Page number 7>
Le procédé préféré de reprise suivant l'invention sera maintenant décrit avec référence à la Fig. 7. En tout premier lieu une série de petites parties de l'infrastructure détériorée à reconstruire à des intervalles convenables sont mises à découvert et enlevées une à une, la quantité enlevée étant uniquement suffisante pour recevoir un pilier de support.
Ce pilier est ensuite élevé et achevé, si c'est nécessaire, au moyen d'une ou de plusieurs assises de briques au-dessus du pilier,',de manière à prendre sa part convenable de la charge du restant du bâtiment. Les autres petites parties de l'infra- structure mises à découvert sont alors enlevées et remplacées par des piliers de support, jusqu'à ce que la série de piliers soit terminée. Cette série de piliers espacés constitue une construction de soutènement complète pour supporter le bâtiment pendant la mise à découvert et l'enlèvement du restant de l'in- frastructure à remplacer.
On fera remarquer que les piliers sont de préférence établis sur la fondation du mur original, car celle-ci est habituellement plus résistante avec le sol environnant, mais évidemment l'entrepreneur doit être guidé par sa connaissance de la cause de la détérioration originale dans chaque cas particulier.
Fig. 7 représente un angle du bâtiment en cours de reprise et montre une rangée de piliers F F en vue de face le, long d'un mur et, en vue de côté, l'autre rangée de piliers G le long de l'autre mur. Ces piliers sont du genre représenté sur la Fig. 6, mais sans aucune plaque plate entre les blocs supérieur,et inférieur. Une assise de briques est indiquée en H sur le sommet de chaque pilier. Les piliers de chaque rangée sont disposés de manière que les cavités des blocs en U sont toutes, tournées dans le même sens sur toute la longueur du mur à supporter.
Lorsque tous les piliers ont été établis pour sup-
<Desc/Clms Page number 8>
porter le bâtiment et que les parties intermédiaires de l'in- frastructure ont été enlevées, on fait passer les ba.rres dE:fen- fort métallique D à travers les passages creux dans les piliers sur toute la longueur des murs, certaines des ba.rres étant pour- vues d'extrémités en forme de crochet D1 pour les agrafer à d'autres barres, comme c'est indiqué plus clairement sur la vue à plus grande échelle de la Fig. 8, aux a.ngles du bâtiment et, si c'est nécessaire, aussi en des points intermédiaires des murs. Des boucles métalliques indiquées en D2 peuvent être pla- cées autour des barres de renfort D à des intervalles déterrai- nés entre les piliers pour donner encore une plus grande re- sistance au dispositif de renforcement.
Le coffrage nécessaire pour recevoir le béton est alors établi et il est fréquemment recommandable que le cof- frage situé du côté intérieur soit exécuté en briques pour rester en place d'une manière permanente,le coffrage externe:, habituellement en bois, étant enlevé ultérieurement. Le béton approprié est alors coulé dans les auges ainsi formées et est comprime des deux côtés dans les passages creux des piliers.
Les trous d'évacuation A2 B1 des tables transversales des blocs et des plaques constituant les piliers, servent à. assurer un remplissage parfait des passages sans formation de poches d'air, sauf éventuellement un peu d'air qui peut rester emprisonne dans le trou d'évacuation de la plaque plate supérieure'd'un pilier (si cette plaque est pourvue d'un trou d'évacuation) ou dans le trou d'évacuation du bloc le plus haut d'un pilier du genre représenté sur la Fig. 5. On comprendra que toute poche d'air de petites dimensions ainsi formée au sommet d'un pilier se trouve dans une position centrale où elle ne provoque qu'un affaiblissement négligeable de la construction.
On laisse le béton faire prise et on enlève le cof- frage en bois, la maçonnerie de briques au-dessus de l'infra-
<Desc/Clms Page number 9>
structure en béton qui peut être nécessaire étant rétablie pour achever la reprise. Les piliers F F G, qui dans leur état creux original constituaient le support de soutènement nécessaire pour le 'bâtiment, sont ainsi noyés finalement dans le béton com- me partie intégrante de l'infrastructure finale de remplacement.
Bien que les faces antérieures des blocs constituant les pi- liers puissent faire partie de la surface externe finale, il est habituellement préférable d'en écarter légèrement le coffrage, de telle sorte que le béton est formé en avant des blocs mêmes, en vue d'obtenir une surface continue de béton dans la construc- tion finie, comme c'est indiqué en J.
On comprendra que ce procédé de reprise ensous-oeuvre rende habituellement inutile l'établissement de constructions de soutènement élevées, spécialement 'pour maintenir le bâtiment en place pendant les travaux, et même lorsqu'un soutènement tem- poraire supplémentaire est nécessaire, ce soutènement peut être d'un caractère beaucoup plus simple que celui qui était néces- saire jusqu'ici.
Les blocs mêmes dont les piliers sont constitués sont de préférence exécutés en béton armé, de telle sorte qu'ils peuvent, si on le désire, être fabriqués sur place prêts à l'usage. Les moules consistent dans la boîte usuelle, dont la base présente la saillie verticale nécessaire pour former la cavité).de l'U. Cette saillie peut affecter la forme voulue pour ménager le trou d'évacuation ou bien elle peut porter des te- nons sur lesquels un tube est adapté avant la coulée pour for- mer le trou d'évacuation. Il est important que les branches latérales du bloc fini aient une résistance suffisante pour supporter la charge de soutènement nécessaire, en tenant compte de la tendance de ces blocs moulés à se cisailler suivant un angle de 45 sur les bords.
C'est pour cette raison que si une charge lourde doit être supportée, comme dans le cas d'un immeu-
<Desc/Clms Page number 10>
bel à deux ou plusieurs étages, il est préférable de placer,le bloc supérieur en sens inverse sur le bloc inférieur, de telle sorte qu'il existe une grande surface de contact qui sera encore suffisante même lorsque les bords sont cisaillés. Pour la même raison, la plaque de base et la plaque de sommet plates peuvent présenter une surface quelque peu plus grande que les blocs,de manière qu'elles dépassent les extrémités libres de ces der-, niers et évitent ainsi un contact de bord à bord, en réduisant a.u minimum le risque de cisaillement des bords.
Il n'est pas essentiel au point de vue de l'inven- tion que le dispositif de reprise fini se trouve au niveau ou au-dessous du niveau du sol, et, si on le désire, le dispositif peut être exécute de la manière ci-dessus décrite, à une hau- teur de la paroi bien au-dessus du niveau du sol, la partie inférieure de la paroi agissant alors comme une fondation sur laquelle les piliers de support sont établis avant la coulée du béton. Une partie de cette fondation peut être decoupee après que le dispositif de reprise a. été achevé, si on le désira par exemple pour former une baie de porte, le dispositif consti- tuant alors le linteau de la porte.
De même, une construction de reprise, exécutée à une hauteur appropriée dans un mur, peut être employée comme ancrage pour les tirants par exemple en vue de maintenir ensemble deux murs extérieurs opposés d'un bâtiment.
Les Figs.9 à. 11 montrent une autre forme d'exécution du bloc et de la plaque plate des Figs. 1 à 4, où les branches latérales A du bloc sont disposées obliquement de manière que la surface externe de la table transversale A1 se présente sous forme d'un parallélogramme incliné.
Cette disposition offre l'avantage d'empêcher plus efficacement la formation, de poches d'air pendant la coulée 1 du béton, au prix d'une légère réduction de résistance seulement pour la même épaisseur du béton dans les branches du bloc. On.
<Desc/Clms Page number 11>
évite d'autant mieux la formation des poches d'air que le de- gré d'inclinaison des branches latérales est plus grand, mais la réduction de résistance est alors d'autant plus accusée, et généralement il est préférable que l'extrémité avant d'une bran- che latérale soit plus ou moins au niveau de l'extrémité arrière de l'autre branche latérale.
Les arêtes vives du bloc peuvent être arrondies ou biseautées, si on le désire, comme c'est in- diqué en A4. La plaque B a la même forme de parallélogramme que la suiE'ace supérieure du bloc. Sous les autres rapports le bloc et la'plaque sont semblables à ceux décrits ci-dessus.
On comprendra que la disposition qui précède a été décrite à titre d'exemple seulement et peut être modifiée de différentesmanières dans le cadre de l'invention. Ainsi il n'est pas,indispensable que les blocs soient exécutés en béton armé et'on peut employer d'autres matériaux si on le désire, tels que l'acier ou d'autres métaux ou matières plastiques, présentant la résistance nécessaire pour constituer le support de soutènement voulu avant d'être noyés dans la construction finale en béton. De même il n'est pas indispensable que les plaques plates employées conjointement avec les blocs aient les mêmes dimensions'que ceux-ci.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.