<Desc/Clms Page number 1>
Balance automatique indiquant à la fois le poids de la marchandise et le prix oorrespondant à la marchandise pesée.
La présente invention a pour objet une balance auto- matique calculatrice et plus particulièrement une balance in- diquant, aveo le poids de la marohandise, également de façon progressive le prix correspondant à la marchandise pesée.
L'observation démontre, surtout dans la vente de certaines sortes de produits, notamment des produits alimen- taires, que l'acheteur attribue une plus grande importance à la dépense qu'il doit faire pour l'aohat, qu'au poids de la marchandise qu'il veut se procurer, parce que o'est souvent cette dépense qui limite son achat.
En se basant sur cette observation, la présente Invention orée une balance dans la- quelle l'indication du prix de la marohandise est donnée de manière progressive, au fur et à mesure que la marchandise est posée sur le plateau de la balance, au lieu d'être le résultat
<Desc/Clms Page number 2>
d'une simple opération de calcul automatique lorsque la pesée est achevée
Une balance conforme à la présente invention comprend donc un cadran, ou une échelle, qui indique le poids de la marchandise sur le plateau et un cadran ou une échelle sur lequel apparaît le prix de la marchandise au fur et à mesure qu'elle est pesée, ainsi qu'une indication du prix unitaire.
L'indication du prix à payer peut être obtenue soit par un nombre apparaissant dans une fenêtre, soit par une aiguille se déplaçant devant une échelle, soit enfin par une échelle de type thermométrique.
Pour obtenir ce résultat, le principe fondamental de cette invention consiste dans le fait d'obtenir le prix à payer, comme résultat d'un calcul dont l'un des faoteurs est le prix de la marchandise pour une unité de poids déterminée qui sera appelé dans la suite "prix unitaire" et l'autre facteur est constitué par le nombre de ces unités de poids enregistré par la balance, nombre qui sera appelé simplement "poids" dans la suite. Par conséquent, tandis que le facteur poids, pris par exemple comme multiplicateur, est automatique- ment donné par la pesée de la balanoe, l'autre facteur est formé par la personne qui pèse, comme prix unitaire, par un dispositif prévu à cet effet. Il est évident que le produit de ces deux facteurs peut être obtenu par d'innombrables moyens.
Ces faoteurs peuvent être représentés, par exemple, directement par des paramètres électriques, ou bien par des paramètres propres aux fluides, tels que pression, quantité, eto. Ils peuvent être introduits dans des dispositifs électriques ou hydropneumatiques, soit comme réalisations homogènes, soit comme combinaisons éleotriques, mécaniques, hydrauliques ou pneuma- tiques. De manière analogue, les facteurs du calcul peuvent être introduits comme valeurs linéaires, angulaires, logarith- miques et oologarithmiques, etc. dans des dispositifs mécani- ques ou non dans lesquels on effectue leur produit en utilisant
<Desc/Clms Page number 3>
des primuipes géométriques ou trigonométriques, ou bien par des dispositifs de proportionnalité, pantographiques, in- tégrateurs, etc.
En partant du principe fondamental de l'invention, on peut donc avoir un nombre illimité de formes de réalisation qui rentrent toutes dans son cadre, lorsque le calcul du prix de la marchandise est obtenu par la formation du prix unitaire sur des dispositifs qui, en fonction du variable poids, intro- duit automatiquement et progressivement par la balance, résolvent de manière progressive et continue l'équation né- cessaire pour déterminer le prix de la marchandise pesée sur la balance.
Ces dispositifs étant prêts pour ce calcul, aussi bien si la marchandise est pesée en une seule fois qu'à plu- sieurs reprises ou de façon continue sur le plateau de la balance et si le prix unitaire est formé comme opération pré- liminaire de la pesée ou bien encore si la valeur de ce prix unitaire est modifiée pendant la pesée, ce calcul étant toujours possible quel que soit le système monétaire ou pon- déral adopté, et en considérant aussi le cas dans lequel la marohandise posée sur le plateau de la balance comporte une tare, due à l'emballage ou autre, qui ne doit pas être consi- dérée dans le calcul des prix.
On pourra naturellement adjoindre à l'indicateur du prix de la marchandise pesée un appareil imprimeur ou perforateur qui enregistre sur un ticket le poids, le prix unitaire et le prix à payer de la marchan- dise pesée, ou bien une partie de ces indications accompagnées ou non de toute autre indication utile.
Quelques unes des multiples formes de réalisation de la présente invention sont représentées, à titre d'exemples, sur les dessins annexés :
La fig. 1 est une élévation de face d'une balance conforme à la présente invention, avec indication du prix apparaissant dans une fenêtre .
La fig. 2 est la vue analogue à la fig.1 d'une balance à échelle du type thermométrique.
<Desc/Clms Page number 4>
La fig. 3 représente schématiquement un dispositif logarithmique pour le calcul de la marohandise pesée.
La fig. 4 représente schématiquement un dispositif électrique.
La fig. 5 est l'illustration schématique d'un dispositif calculateur à intégrateur à disque (ou à cône).
La fig. 6 représente schématiquement un dispositif pantographique .
Dans les figures 1 et 2, on a sdésigné par 1 la graduation indiquant le poids de la marchandise posée sur le plateau 5, par 2 l'échelle du prix unitaire de la marohan- dise et par 3 et 4 respectivement, une fenêtre dans la- quelle le prix de la marchandise est indiqué par un nombre et par une échelle du type thermométrique, dans laquelle la progression du prix à payer est indiquée par le déplacement d'un index de bas en haut.
En se référant à la fig. 3, la balance calculatrice illustrée est du type mécanique à calcul logarithmique. Ici, le calcul est réalisé en additionnant le logarithme équivalent au prix unitaire avec celui des unités de poids de la marohan- dise pesée, conformément aux propriétés bien connues des logarithmes. La balance a une échelle 6 du type normal qui ludique le poids, tandis qu'une seconde échelle, dont les indications apparaissent dans la fenêtre 7, indique le prix de la marchandise pesée. Une troisième échelle, elle aussi remplaçable par un di spositif équivalent, indique le "prix unitaire" de la marchandi se pesée.
La came 10, de profil logarithmique, est solidaire de l'aiguille 9, qui indique le poids; cette came, commandée par le déplacement de cette aiguille, transforme le s valeurs "poids", rapportées linéairement sur l'éohelle 6, en valeurs logarithmiques corre spondantes. La came logarithmique 11 est également solidaire de l'aiguille 10' de l'éohelle 8 qui indique linéairement le prix unitaire; cette came 11 transforme les valeurs formées sur l'échelle 8 en valeurs logarithmiques correspondantes.
<Desc/Clms Page number 5>
Les valeurs logarithmiques ainsi introduites par la formation des prix unitaire et du poids de la marchandise pesée s'additionnent au moyen des leviers 12 et 13 solli- cités par les cames respectives 10 et 11, dans un disposi- tif totaliseur différentiel en agissant respectivement sur le pignon 14 du train satellite 16 et sur le pignon 15 du planétaire 17. Les valeurs logarithmiques ainsi additionnées sont recueillies par le planétaire 18 qui déplace la oame 19 formant transformateur logarithmique linéaire, laquelle par l'intermédiaire du renvoi à crémaillère 20, peut faire tourner la roue dentée 21, qui transmet le mouvement au disque gradué 22, sur lequel on lit le prix dans la fenêtre 7.
On voit donc que le paramètre "poids", formé par l'aiguille 9, est transformé en une valeur logarithmique par la came 10; le paramètre "prix unitaire", introduit par la graduation 8, est transformé en valeur logarithmique par la came 11; les deux valeurs logarithmiques ainsi obtenues sont additionnées par le différentiel 16, 17, et 18 et le logarithme correspondant, constitué par cette addition, est retransformé en valeur linéaire par la oame 19 qui donne sur l'échelle 22 la valeur continue du produit des paramètres.
Par la même méthode, on peut utiliser de façon homogène ou hétérogène des valeurs logarithmiques ou oologari- thmiques angulaires, simples ou trigonométriques.
L'indication du prix pourrait être donnée direote- ment en valeurs logarithmiques en simplifiant ainsi la dis- positif, mais en introduisant peut être une difficulté, car il serait incommode pour le public d'interpréter une échelle logarithmique.
Dans les applications du type électrique, comme celle représentée sur la fig. 4, le poids est pris comme paramètre électrique modulé par l'aiguille de la balance qui fonctionne directement ou indirectement comme curseur d'un potentiomètre ou rhéostat ou autre dispositif électrique équivalent.
<Desc/Clms Page number 6>
L'autre paramètre électrique est par contre représenté par le "prix unitaire" et il est lui aussi formé par le vendeur en agissant par un curseur, ou une autre commande appropriée, sur un autre potentiomètre ou appareil analogue. En tous cas, la source électrique est contrôlée dans sa valeur de tension, intensité ou fréquence, de manière que le produit des deux facteurs ne puisse être obtenu que lorsque la valeur de la tension du courant ou de la fréquence de la source électrique est telle qu'elle permette de garantir l'exactitude du calcul du prix.
De plus, les organes éleo- triques, dans ce cas les potentiomètres, sont disposés en cascade, de manière à pouvoir fournir sur un simple instrument indicateur, une déviation qui est une fonction directe du produit des paramètres électriques des deux potentiomètres .
En se référant à la fig. 4, dès qu'un poids est posé sur le plateau de la balance, l'aiguille des poids 23 quitte sa position de zéro sur l'échelle 24 et, par suite, le contact 25 peut se fermer. De ce fait, le courant par- court le dispositif de mesure et l'aiguille 23 reçoit dans sa course une tension qui alimente le potentiomètre 26 placé oontre l'échelle 27 du prix unitaire. flette échelle peut être utilisée à n'importe quel moment par l'opérateur, pour indiquer au moyen du curseur 28 le prix unitaire, et ce curseur recueille donc sur le potentiomètre 26 une différence de potentiel qui n'est que le quotient des deux valeurs po- tentiométriques qui peut être indiqué par l'instrument 29 dont l'aiguille 30 indique sur l'échelle 31 le prix de la marchandise pesée.
32 désigne le dispositif qui contrôle la tension d'alimentation des potentiomètres fournie par la source 33 et réglée par le rhéostat 34; le dispositif 32 ne permet le fonctionnement du système calculateur que si la tension d'alimentation est celle appropriée à la précision du calcul.
On peut naturellement utiliser, à la même fin, des systèmes et ponts de résistance, inductances et capacités, dans les-
<Desc/Clms Page number 7>
quels la condition d'équilibre du pont représente le prix de la marchandise pesée, ou d'autres dispositifs analogues.
En se référant à la fig. 5, on trouve en 35 l'échelle du poids, tandis que 37 est l'échelle du prix unitaire et 36 est l'échelle du prix de la marchandise pesée.
Ces échelles peuvent être de toute autre forme ou genre. Un disque intégrateur 38, qui est entraîné aveo un rapport de transmission donné par l'aiguille 39 ou par un autre organe approprié aveo ou sans asservissement, est monté dans une position appropriée suivant le type de la balance. Dans le cas représenté, l'aiguille 33 est solidaire d'une roue hélicoïdale 40 en prise avec la roue dentée 41 qui fait tourner le disque 38 par l'intermédiaire de l'arbre 42 et des pignons 43 et 44. Un arbre 45 est monté le long du rayon du disque 38. La roue totalisatrioe 46 peut 00?1.lisser le long de cet arbre, mais par contre, elle ne peut pas tourrer autour de- lui, grâce à un dispositif approprié, et cette roue 46 est en oontaot à pression avec la surface du disque 38.
La position radiale de la roue 46 est fonction de la position de l'index 50 du "prix unitaire" sur l'échelle 37, car ce t index est solidaire de la roue 46 par l'intermédiaire de a transmission flexible 49. par conséquent, à chaque position de l'index 50 sur l'échelle du prix unitaire correspondra une position de la roue 46 sur l'axe 45. Mais la roue 46 est soumise, à égalité d'angle de rotation du disque 38 et par suite de poids, à une rotation d'autant plus grande qu'elle se trouve plus éloignée du centre du disque. Autrement dit, la rotation de cette roue 46 sera proportionnelle à la position de l'index du prix unitaire 50 et à la position de l'aiguille du poids, c'est-à-dire que la rotation de cette roue 46 peut être prise comme mesure du prix à payer pour la marchandise pesée.
Dans ce but, la rota- tion de la roue 46 -fera tourner l'arbre 45 qui, par son pignon 48, fera tourner la roue 47 qui, à son tour, déplace- ra l'aiguille 66 en l'amenant en un point de l'échelle 36 @
<Desc/Clms Page number 8>
correspondant au prix à payer pour la marchandise pesée.
Une autre solution mécanique possible est celle re- présentée à la iig. 6, dans laquelle on utilise un dispositif de proportionnalité multiplicateur constitué par exemple par une alidade 51, dont les déplacements angulaires sont propor- tionnels au poids pesé et qui est pourtant mécaniquement solidaire de l'aiguille du poids 52.
L'alidade 51 est de forme curviligne avec un rayon a-b; elle est graduée en valeurs du prix unitaire et sur cette alidade coulisse un curseur 53 accouplé mécanique- ment à la tringle 54 de longueur égale au rayon de courbure de l'alidade articulée en b. Il est évident que, lorsque le curseur 53 se trouve dans la position correspondant au prix unitaire zéro, n'importe quel déplacement de l'alidade 51, qui oscille par l'effet de sa liaison avec l'aiguille 52 montée pivotante en 55, ne produira aucun déplacement de la bielle 56 ; ceci parce que la position indiquée correspond justement au centre d'oscillation.
Par contre, si le curseur 53 se trouve dans la position correspondant à la fin de l'échelle, il est déplacé de la même quantité que cette extrémité de l'alidade et, par conséquent, proportionnellement au déplacement de l'aiguille du poids et il transmet, par l'intermédiaire de la tringle 54 montée pivotante en b, ce déplacement à la bielle 56 montée pivotante en 57 et cet Le dernière le transmet à son tour, par l'intermédiaire de la bielle 58 à l'aiguille du prix 59.
Entre le déplacement zéro, lorsque le curseur 53 marque le prix unitaire zéro et par suite le prix à payer zéro pour n'im- porte quelle valeur du poids et le déplacement maximum, le nom- bre des positions intermédiaires est illimité, positions dans lesquelles le déplacement de l'aiguille 59 est fonction en même temps de la position angulaire de l'alidade 51, donc du poids, et de la position du curseur 53 sur cette même alidade 51, donc du prix unitaire. Comme il a déjà été dit, on peut aussi
<Desc/Clms Page number 9>
utiliser dans le même but des dispositifs hydro-pneumatiques ou des dispositifs mécano-électriques différente de ceux représentés ; dans tous ces dispositifs, le remplacement du paramètre poids par celui du prix est possible en changeant le rôle correspondant des organes.
Il faut, en outre, tenir compte de ce qu'au cours d'une pesée, on peut se trouver dans la nécessité de peser, outre la marchandise, aussi des récipients ou emballages qui la contiennent, ce qui constitue une "tare" à retrancher du poids brut de la marchandise et du contenant. Dans ce oas, il ne suffit pas d'évaluer la tare du poids brut, étant donné que la tare serait alors comptée comme marchandise dans le prix à payer.
L'élimination de la tare dans le calcul du prix s'obtient simplement en désaccouplant les organes calculateurs des organes de pesée.
On prévoit à cette fin un système de débrayage que l'on peut actionner par l'effet de la manoeuvre de retour à zéro elle-même, mais en prévoyant cependant quand même une position d'embrayage lorsque le plateau est vide. On empêche de cette manière le calcul de la tare comme marchandise dans le calcul du prix, mais on réduit la portée de la balance de la quantité soustraite pour la tare.
L'inconvénient est par oontre éliminé de manière complète si le poids de la tare est neutralisé en agissant sur le contrepoids qui fait partie de la balance et sert à compen- ser le poids du plateau et de ses organes. De façon analogue, on peut agir sur le contrepoids pendulaire de mesure en mo- difiant son bras, de manière à compenser des tares présentant de plus grandes différences entre elles. A cette fin, on prévoit des dispositifs de réglage réalisant la modification du bras du pendule poids, soit en agissant sur ce même bras pendant une courte immobilisation déterminée par le dispositif de réglage et de remise à zéro même, soit par des systèmes @ @
<Desc/Clms Page number 10>
différentiels, permettant la variation de la longueur du bras,
sans apporter par leur présence des perturbations dans le fonctionnement normal.
L'élimination de la tare du poids indiqué par la balance peut aussi être utile dans les balances ordinaires, lorsqu'on désire, pour la simplicité du calcul, pour l'éviden- ce psychologique et pour maintenir intacte la portée de la balance, exclure la tare de la mesure du poids, sans pour cela affecter ou réduire la précision et ltexactitude de la balance.
La présente invention a été illustrée et décrite à l'aide de quelques formes de réalisation, mais diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre, chaque fois que le calcul du prix de la marchandise pesée est obtenu en adoptant comme l'un des facteurs le "prix unitaire" pour une unité de poids déterminée, tandis que l'autre facteur est constitué par le nombre de ces "unités de poids" qui est automatiquement donné par l'opération de la pesée .
REVENDICATIONS
1 - Balance automatique indiquant à la fois le poids de la marchandise et le prix correspondant à la marchandise pesée, caractérisée en ce que le facteur prix unitaire est formé sur des dispositifs capables, en fonction de la variable poids introduite automatiquement et progressivement par la balance, de calculer, de préférence en continu, le prix de la marchandise pesée .