<Desc/Clms Page number 1>
Interrupteur à barres croisées pour installations de téléphonie automatique .
Dans certaines installations de téléphonie automatique , la connexion de chacun des canaux d'un système à un canal ar- bitraire d'un autre système; s'effectue à l'aide d'un interrup- teur dit à barres croisées. Cet interrupteur est un ensemble d'éléments qui comportent un organe de contact fixe et un or- gane de contact élastique mobile. Dans la position de repos, l'organe élastique est détendu et ne touche pas l'organe fixe correspondant. Par contre, dans la position de fonctionnement, l'organe élastique est tendu par un relais (relais de contact) et touche l'organe fixe, ce qui interconnecte les fils reliés à ces organes.
Ces éléments se trouvent aux points d'intersection d'une série de droites parallèles situées dans un même plan et d'une.autre série de droites, également parallèles, situées
<Desc/Clms Page number 2>
dans le même plan, mais perpendiculaires aux premières. Ils sont donc rangés dans un plan suivant deux directions perpen- diculaires entre elles, que l'on appellera par la suite la direction X et la direction Y. Les contacts fixes de chaque rangée d'une direction sont interconnectés, de même que les contacts mobiles de chaque rangée de l'autre direction. Un même relais commande toute la rangée de contacts mobiles intercon- nectés. Cependant, pour que cette commande puisse s'effectuer, il faut qu'un organe intermédiaireen général une broche, oc- cupe une position déterminée.
Cette broche accouple donc en quelque sorte les contacts mobiles et le relais de contact, ce qui motive l'appellation de "broche d'accouplement" qui lui sera donnée dans la suite du mémoire. Tous les contacts mobiles d'une rangée de la direction X sont accouplés simultanément à leur relais de contact. Le déplacement des broches d'accou- plement s'obtient.à l'aide d'un second jeu de relais (relais d'accouplement). L'accouplement subsiste âpres la suppression de l'excitation du relais d'accouplement et est coupé dès que cesse l'excitation du relais de contact.
On utilise des montages spéciaux qui empêchent la fer- meture d'un second contact sur une rangée occupée. Il ne peut donc se produire qu'un nombre de fermetures simultanées de contacts égal au plus petit nombre de rangées dans l'une des deux directions. Bien souvent, l'interrupteur comporte dix rangées d'éléments de la direction X et dix à vingt rangées d'éléments de la direction Y; le nombre maximum de contacts fer- més simultanément est donc de dix.
L'invention concerne un interrupteur à barres croisées dont la réalisation diffère notablement de celle connue. Elle simplifie notablement la construction et facilite l'inspection ainsi que le remplacement de parties défectueuses. La suite du mémoire fera d'ailleurs ressortir encore d'autres avantages de l'interrupteur à barres croisées conforme à l'invention.
<Desc/Clms Page number 3>
Dans l'interrupteur à barres croisées conforme à l'in- vention, les organes de contact sont constitués par des fils métalliques. Les organes fixes sont constitués par une ou plu- sieurs grilles de fils droits parallèles situés dans un plan (fils.de contact fixes), sur lesquels sont répartis les endroits de contact et qui sont supportés entre les endroits de contact.
Les organes de contact mobiles sont constitués par des fils (fils de contact mobiles) qui croisent tous les fils de contact fixes d'une grille au droit des endroits de contact et qui sont sup- portés entre ces endroits. A proximité de fils de contacts fixes, ils peuvent être fléchis par des curseurs et être amenés ainsi en contact ou hors contact avec chacun des fils de contact fixes de la grille. Un relais (relais de contact) déplace ces cur- seurs perpendiculairement aux fils de contact fixes.
Chaque rangée d'organes de contact fixes de la direc- tion X consiste donc en un seul fil métallique qui constitue à la. fois les organes de contact et leurs interconnexions. Il en est de même pour chaque rangée d'organes de contact mobiles de la direction Y.
Il est à noter qu'il existe déjà des interrupteurs pour téléphonie automatique dont les organes de contact sont consti- tués par des fils fixes et mobiles. Ce ne sont cependant pas des interrupteurs à barres croisées, mais des interrupteurs dans lesquels chacun des fils de contact mobiles d'une rangée de groupes peut être amené en contact avec un groupe de fils fixes auxquels ne sont pas raccordées des lignes mais qui font uni- quement office d'élément d'accouplement. Dans ces interrupteurs, chaque groupe de fils de contact mobiles ne sert que pour un seul élément et les fils de contact mobiles n'assurent donc pas en même temps l'interconnexion d'un certain nombre d'organes de contact.
<Desc/Clms Page number 4>
Bien que, pour obtenir une grande clarté et pour faciliter la brication et le montage, il soit désirable que les fils de contact soient équidistants et que les direc- tions X et Y soient perpendiculaires entre elles, ces particu- larités ne sont pas indispensables.
En générale un canal à connecter n'est pas constitué par un seul fil, mais par plusieurssix par exemple, de sorte que chaque contact doit être établi plusieurs fois. L'interrup- . teur à barres croisées,conforme à l'invention, permet de réali- ser ces contacts multiples. Il comporte alors un certain nombre de grilles parallèles de fils de contact, de préférence équidis- tantes, et les fils de contact sont disposés de manière que tous les endroits de contact appartenant au même canal se trouvent à peu près sur une droite dans une troisième direction,la direction Z, qui, de préférence, est perpendiculaire au plan des grilles. Tous ces endroits sont commandés simultanément par le même curseur.
Dans les interrupteurs à barres croisées connus., les organes de contact mobiles comportent, en générale des points de contact doubles qui se déplacent indépendamment et dont chacun porte sa propre pièce de contact en métal précieux.
Ces pièces de contact sont souvent constituées par de petits tronçons de fil métallique qui sont fixés sur des ressorts con- jugués de manière que ces fils peuvent être amenés l'un sur l'autre suivant une croix. Cette double exécution garantit un contact effectif. En effet, si l'une des pièces de contact était encrassée et que le courant ne passait donc pas ou guère, il subsisterait pour le courant un chemin probablement meilleur.
Dans l'interrupteur à barres croisées conforme à l'in- vention, ce principe de contact double peut être appliqué sans qu'il soit nécessaire de réaliser des organes de contact mobiles ,,doubles., et ce d'une manière encore notablement plus avantageuse
<Desc/Clms Page number 5>
que dans les appareils connus. A cet effet, les fils de contact fixes sont constitués par des fils doubles interconnectés. Les curseurs sont alors montés symétriquement par rapport à chaque paire de fils donc de manière qu'ils agissent entre les fils de la paire et que les fils de contact mobiles touchent les deux fils fixes. Les fils doubles de chaque grille sont situés dans un même plan et dans le cas d'un certain nombre de grilles, les fils de contact fixes appartenant au même canal constituent, de préférence, deux surfaces plahes parallèles.
Lorsque, à l'endroit du croisement, le fil de contact mobile n'est pas exactement parallèle au plan des fils bifilaires, le contact se fait d'abord sur le premier fil et le curseur se déplace ensuite jusqu'au moment où le contact se fait aussi sur l'autre fil.
Les fils de contacts mobiles peuvent être des fils droits. Dans ce cas, pour obtenir une flèche suffisante sans une très grande force de relais, les points d'appui doivent être assez écartés et le dispositif devient assez encombrant.
Aussi est-il préférable de remplacer les fils droits des con- tacts mobiles par des fils qui, aux endroits des contacts, sont pliés latéralement, donc des fils en forme de méandre. Un tel fil comporte donc un certain nombre d'étriers(étriers de contact), situés dans un même plan, et ce nombre d'étriers est égal au nombre de paires de fils de contact fixes disposées l'une à c8té de l'autre, dans la direction Y. Entre ces étriers, le fil est chaque fois fixé sur un support fixe. Les curseurs agissent aux sommets de ces étriers.
On peut améliorer le mode de fixation des fils de con- tact mobiles en les munissant, en outre, d'étriers secondaires fixés, qui alternent avec les étriers de contact de manière que chaque étrier de contact se trouve entre deux étriers secon- daires. Comme ils servent à tendre le fil de contact mobile, ces étriers secondaires seront appelés, dans la suite du mémoire,
<Desc/Clms Page number 6>
"étriers tendeurs".Ces étriers tendeurs fixés empêchent, pen- dant le déplacement d'un étrier de contact, le déplacement des étriers de contact voisins sous l'effet des efforts de torsion dans le fil. Ils forment les bras de levier des forces de réac- tion qui sont ici plus petites que dans le cas où les étriers de contact sont reliés par des tronçons droits encastres.
De préférence, on fait en sorte que, les étriers de contact occupant la position de repos, les étriers tendeurs com- muniquent aux fils de contact une tension mécanique qui tend à pousser les étriers de contact sur les fils de contact fixes.
Comme les relais de contact usuels ne travaillent que dans un seul sens, c'est-à-dire qu'ils n'entrainent l'organe de contact mobile que dans un seul sens, les connexions doivent être interrompues par une tension élastique. Dans une forme d'exécution avantageuse, l'interrupteur à barres croisées con- forme à l'invention comporte à cet effet un ressort constitué par un fil en métal élastique, par exemple en acier; ce fil ne fait pas office d'organe de contact, mais pour le reste, il affecte la même forme et occupe la même position que les fils de contact mobiles. Chaque rangée de curseurs appartenant à un même fil de contact mobile, comporte un tel fil élastique. Les curseurs sont accrochés aux étriers de ce fil qui correspondent aux étriers de contact.
Le fil élastique exerce sur les cur- surs une force qui est opposée à celle qu'y exerce le relais de contact excité. Si, dans la position de repos, les fils de contact mobiles ont une tension préalable, le relais de contact doit exercer un effort suffisant pour vaincre la différence entre la force de cette tension préalable et la force que le fil lasti- que exerce sur les étriers de contact. Lorsque le relais n'est pas excité, le fil élastique ramène les curseurs dans la position où les étriers de contact ne touchent pas les fils de contact fixes.
<Desc/Clms Page number 7>
L'invention offre l'avantage de permettre un démontage facile de l'interrupteur. On peut encore faciliter ce démontage en fixant une extrémité de tous les fils de contact fixes à un tirant qui permet de les enlever simultanément dans la di- rectiqp X. Ce tirant peut être entièrement ou partiellement en matière isolante ou bien entièrement en métal. Dans ce dernier cas, les fils doivent y être fixés à l'aide'd'isolateurs.
L'alimentation s'effectue au mieux à l'autre extrémité des fils; de cette manière, l'enlèvement du tirant ne nécessite pas l'enlèvement des fils de connexion. Un raccordement simple des fils d'alimentation s'obtient en,réalisant l'ensemble de ma- nière que l'extrémité desfils de contact fixes fait office de broche de contact et s'adapter dans une douille de contact qui amène le courant au fil. L'enlèvement des fils de contact rompt alors immédiatement la connexion avec les fils d'alimentation.
Ceux-ci restent fixés à l'appareil et les endroits de contact sont immédiatement accessibles pour l'inspection.
Comme il a déjà été dit, les fils de contact fixes sont supportés entre les endroits de contact, de sorte que lors de la pression y exercée par les fils de contact mobiles, ils ne fléchissent pas ou guère. Les fils de contacts mobiles sont fixés à un support fixe.'Celui-ci peut en même temps servir à supporter les fils de contact fixes. A cet effet, il affecte la forme d'une paroi en matière isolante, percée d'ouvertures que traversent les fils de contact fixes.
On peut aussi faire en'sorte que les fils de contact mo- biles puissent s'enlever facilemeht par exemple en utilisant des supports fixes télescopiques. Après l'enlèvement des fils de contact fixes, on glisse ces supports dans leur propre plan et on les enlève avec les fils de contact mobiles qu'ils portent.
Tout comme dans l'interrupteur à barres croisées connu et dans les dispositifs interrupteurs connus précités, il est
<Desc/Clms Page number 8>
désirable d'utiliser dans l'interrupteur à barres croisées conforme à l'invention un dispositif qui n'accouple les organes de contact mobiles aux relais de contact que dans des conditions déterminées. A cet effet,pour accoupler le curseur à son relais de contact, on peut prévoir pour chaque curseur un dispositif commandé par un autre relais, qui sera appelé relais d'accouple- ment. Pour éviter l'usure et l'encrassement par de la matière enlevée,il est désirable de limiter au minimum le nombre de piè- ces soumises à frottement. Si les parties frottantes sont inévi- tables, il faut s'éfforcer de réduire au minimum le frottement qu'elles provoquent.
Dans une forme d'exécution particulièrement avantageuse les curseurs sont constitués entièrement ou partiellement par une petite plaque plane qui est perpendiculaire à la direction des fils de contact fixes, et qui comporte une rainure perpendi- culaire à la direction de déplacement du curseur. Dans cette rainure peut s'introduire une broche d'accouplement contre la- quelle appuie alors une armature entraînée par le relais de con- tact qui entrai ne ainsi le curseur.
Pour réduire le nombre de parties mobiles, on peut faire en sorte que les broches d'accouplement de chaque fois deux rangées de curseurs soient commandées par un relais d'accouple- ment. Dans une forme d'exécution particulière de l'interrupteur à barres croisées conforme à l'invention, les broches d'accouple- ment sont fixées par l'intermédiaire d'un support élastique flexible, à un organe mû par le relais d'accouplement (organe d'accouplement). Le relais d'accouplement peut amener cet or- gane d'accouplement dans deux positions à partir de sa position de repos, à savoir: une position dans laquelle les broches d'accouplement pénètrent dans les rainures de l'une des rangées de curseurs, et une autre, dans laquelle elles pénètrent dans les
<Desc/Clms Page number 9>
rainures de l'autre rangée.
Lorsqu'une broche d'accouplement occupe sa position de fonctionnement, et que le relais du curseur correspondant est excité, cette broche est coincée par le curseur, même lorsque l'organe d'accouplement occupe entretemps une autre position, grâce à la fixation par un support flexible et reste coincée aussi longtemps que l'excitation perdure pour reprendre ensuite sa position initiale. L'établissement d'une liaison ne nécessite donc qu'une courte excitation du relais d'accouplement.
Comme le montrera la suite du mémoire, il est avanta- geux que chaque curseur comporte sa broche d'accouplement propre et de prévoir, pour l'organe d'accouplement de chaque broche d'accouplement, un support indéformable qui pousse la broche dans la rainure. Ce support reçoit la broche de contact à son retour lors de la suppression de l'excitation du relais de con- tact. Ce support peut comporter une surface de glissement contre laquelle se coince la broche.
L'organe d'accouplement qui porte les broches de con- tact et éventuellement les supports correspondants de tous les curseurs conjugués avec un fil de contact fixe, est, de préfé- rence, une tige qui s'étend dans la direction des fils de con- tact fixes et qui peut osciller autour d'un axe dirigé suivant cette direction.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig.l montre en perspective la position des fils de contact fixes.
La fig.2 est une coupe de l'interrupteur par un plan parallèle aux grilles.
La fig.3 montre un détail de construction qui expli- que la fixation des fils de contact mobiles.
.
<Desc/Clms Page number 10>
La fig.4 sert à montrer le mouvement que le relais de contact communique aux étriers de contact et représente le tout dans la position de repos.
La fig.5 montre les mêmes organes dans la position de fonctionnement.
La fig.6 est une vue de l'organe d'accouplement suivant la direction des fils de contactfixes.
La fig.7 montre les organes d'accouplement vus dans une direction perpendiculaire aux grilles.
La fig.8 montre les supports des broches d'accouple- ment, supports qui ne sont pas représentés sur la fig.6.
La fig.9 est une coupe de l'un des organes d'accouple- ment par un plan comportant les directions X et Z.
La fig.10 est une vue des broches de contact suivant la direction Z.
La fig.ll est une vue de l'armature de l'un des relais de contact.
La fig.12 est une vue d'un support fixe, suivant la direction X.
Sur les diverses figures, les mêmes organes sont indi- qués par les mêmes chiffres de repère.
Sur la fig.1, six grilles superposées 1 sont constituées par des fils métalliques parallèles fixés dans un châssis 2.
Dans l'exemple d'exécution à décrire, les fils de contact fixes sont montés de cette manière. Pour faciliter la compréhension, les trois directions, perpendiculaires entre elles, suivant les- quelles sont dirigées les arêtes du parallélipipède constitué par le châssis sont indiquées sur la figure par les lettres X, Y et Z. La direction X indiquera donc toujours celle des fils 1, la direction Y, celle perpendiculaire à la direction X dans le plan des grilles et la direction Z, celle perpendiculaire au plan des - grilles. Il n'est pas indispensable que les lignes principales de
<Desc/Clms Page number 11>
la construction soient perpendiculaires entre elles, mais, en général, on les disposera de cette manière, car cette disposition simplifie non seulement la fabrication, mais aussi le remplace- ment et l'inspection des divers organes.
La figure montre en outre,,que chaque fois deux fils voisins dans un plan X-Y sont interconnectés à l'arrière. L'ensemble comporte ainsi dix paires de fils de contact fixes voisines, mais on peut modifier ce nombre et le porter par exemple à dix, voire plus, suivant l'in- tensité du trafic ou suivant le réseau dans lequel l'interrupteur doit être utilisé.
Sur la fig.l, six grilles de fils de contact fixes sont superposées. Les six paires superposées appartiennent à un seul et même canal. Ce nombre, lui aussi, peut être modifié. Il dépend en général du système de montage utilisé, mais, en géné- ral, chaque canal comporte au moins deux fils. En effet, outre les fils pour le courant téléphonique, il faut disposer de fils pour la signalisation et, en général, d'un ou de plusieurs fils d'essai etc. qui doivent être simultanément connectés ou déta- chés pour établir une communication téléphonique ou pour la rom- pre.
La fig.2 montre deux des six paires de fils de contact fixes d'une grille ; elle illustre la fixation de ces fils, à l'extrémité d'interconnexion des fils doubles, à une plaque ou tirant métallique 4 à l'aide de diverses couches 3 de matière isolante. Ce tirant 4 comporte une poignée 5. Il suffit de ti- rer sur cette poignée, pour enlever du châssis simultanément tous les fils de contact fixes. Les fils sont alors guidés par la paroi frontale 6 du châssis 2; cette paroi est en matière isolante et elle est percée de trous que traversent les fils.
A l'extrémité opposée, les fils traversent des ouvertu- res 7, percées dans la paroi de fond 8 du châssis; cette paroi- est aussi en matière isolante. Les extrémités des fils consti-
<Desc/Clms Page number 12>
tuent des broches de contact 9 qui s'engagent dans des douilles de contact 10; ces douilles, auxquelles sont raccor- dés les fils d'alimentation 11 sont fixées dans les ouvertures 7. Deux douilles de contact forment chaque fois un ensemble qui est conjugué avec une paire de fils de contact fixes ; agen- cement augmente la sûreté du contact avec les fils d'alimentation.
Le châssis comporte un certain nombre de cloisons 12, qui, tout comme la paroi avant 6, sont percées de trous 13 que traver- sent les fils de contact fixes 1. Ces fils sont donc supportés en un grand nombre de points situas entre les endroits de con- tact. L'introduction simultanée des fils ne présente aucune difficulté; lorsqu'on introduit les broches de contact dans l'une des parois 12, elles rencontrent immédiatement une paroi suivante et n'ont donc pas tendance à. fléchir. Pour faciliter l'introduction des pointes des broches de contact dans les ouvertures 13, on peut agencer ces ouvertures de manière qu'elles soient coniques à l'avant.
Bien que ce ne soit pas indispensable, pour des rai- sons d'ordre pratique, les cloisons sont équidistantes. La fig.2 montre, entièrement ou partiellement, sept de ces cloi- sons. Ce nombre peut être choisi arbitrairement ; peut le modifier suivant l'intensité du trafic etc. Les parois 12 sont constituées par des rubans perforés indépendants 14,di- rigés suivant la direction X. Les rubans laissent toujours subsister une fente 15 (voir fig.4 et 5). Ils sont maintenus assemblés par des peignes 16, dirigés suivant la direction Z, dont la fig.2 n'en représente que quelques-uns. Ces peignes forment un ensemble avec les rubans 14.
Les parois 12 constituent les supports fixes des fils de contact mobiles 17. Ces fils sont pliés en forme de méandres réguliers. Ils constituent les étriers de contact 18 et les étriers secondaires 19; chaque étrier de contact se trouve entre
<Desc/Clms Page number 13>
deux étriers secondaires. Les étriers de contact sont disposés par rapport aux 'fils de contact fixes 1 de manière que leur som- met croise une paire de fils. Les étriers secondaires servent à fixer et à tendre les fils de contact mobiles; c'est pour cette raison qu'on les appelle "étriers tendeurs .
Les fils de contact mobiles 17 se trouvent dans les fentes 15 ménagées entre les rubans 14 des cloisons 12. Comme le montre la fig.3, les étriers tendeurs serrent autour des peignes 16 de ces cloisons. Comme le sommet de l'étrier ten- deur se trouve dans un creux 20 ménagé dans le bord supérieur du peigne (voir aussi fig. 4 et 5), les étriers tendeurs ne peuvent guère se déplacer.
A l'état détendu, le plan des étriers tendeurs 19 for- me un certain angle avec le plan des étriers de contact 18, de sorte que ces derniers sont poussés contre les fils de con- tact (fig. 5). Dans leur position de repos, les étriers de con- tact sont soulevés par un curseur 21, de sorte qu'ils ne tou- chent pas les fils 1. Le curseur 21 est attiré vers le ,haut (direction Z) par un ressort d'acier 22. Ce ressort est consti- tué par un fil qui affecte la même forme et occupe la même po- sition que les fils de contact mobiles 17, tout en ne servant pas à établir un contact et son étrier, qui correspond aux étriers de contact, est poussé par l'élasticité du fil dans un sens opposé à celui dans lequel les étriers de contact réels tendent à se déplacer.
La tension du ressort est plus grande que la somme des tensions élastiques des fils de contact mobiles; ces derniers (tout comme les fils de contact fixes d'ailleurs) sont en une matière bonne conductrice de l'électricité,mais assez douce, par exemple du bronze phosphoreux.
Les curseurs 21 dont, dans le cas décrit, six se trouvent sur une rangée suivant la direction Y et sept sur une rangée suivant la direction X, sont constitués par un ruban de
<Desc/Clms Page number 14>
matière isolante; ce ruban comporte des incisions 23 dans les- quellesse disposent les sommets des étriers de contact. Ces curseurs sont disposés symétriquement par rapport à chaque paire de fils de contact fixes. Lorsqu'un curseur est tiré vers le bas à l'encontre du ressort 22, l'étrier de contact s'applique, de part et d'autre du curseur,contre les fils de contact fixes/µ de sorte qu'en deux endroits on obtient un contact à pression de contact pratiquement égale.
Ceci augmente aussi la sûreté d'établissement d'une bonne connexion et la pression symétrique empêche la déformation latérale des organes de contact mobiles.
A sa partie inférieure, le curseur se termine en un ruban 24 dont le plan est perpendiculaire à la direction X.
Ce ruban peut être accouplé à l'armature 25 d'un relais de contact dont le noyau est indiqué par 26 et la bobine par 27.
L'armature peut tourner autour d'un axe 28. Sur la fig.4, l'armature occupe la position correspondant au relais de con- tact non excité et sur la fig.5, au relais de contact excité.
Lorsque le ruban 24 est accouplé à l'armature 25, l'attraction de l'armature pousse le curseur vers le bas; tous les étriers de contact (six dans le cas envisagé) qui appartiennent au même canal, viennent alors en contact avec les paires de fils de contact fixes. Le relais 27 qui commande tous les curseurs conjugués avec le même fil de contact mobile, donc dans ce cas six curseurs, assure directement la fermeture des contacts, d'où son nom de relais de contact. Dès que l'excitation du relais 27 cesse, le ressort 22 tire de nouveau vers le haut le curseur et tous ses étriers de contact et, comme le prouvera la suite du mémoire, il rompt aussi l'accouplement mécanique avec l'armature 25.
L'aecouplement d'un curseur et d'une armature s'effec- tue à l'aide d'une broche d'accouplement. Ces broches sont toujours utilisées par paire. Sur les diverses figures, une
<Desc/Clms Page number 15>
paire de broches d'accouplement est indiquée par 29 et 30.
Sur les figs.4, 5 et 9, on ne voit qu'une seule broche, pour la bonne raison qu'elle cache l'autre,mais sur les fias.6. 8 et 10, ainsi que sur la figure schématisée 12, les deux broches sont visibles.
La fig. 6 montre le ruban 24 dans lequel se termine la partie inférieure des curseurs. Dans ce ruban, on a ménagé,per- pendiculairement à la direction de déplacement, une rainure 31, respectivement 32. Dans la rainure 31, peut s'introduire la broche d'accouplement 29 et dans la rainure 32, la broche d'ac- couplement 30. Pour tenir compte du mouvement circulaire de ces broches, la rainure n'est pas perpendiculaire à la direction Z, mais légèrement inclinée par rapport à celle-ci.
Les broches d'accouplement sont fixées, à l'aide d'un support élastique 32, respectivement 34, à une tige 35, qui peut osciller autour d'un axe dirigé suivant la direction X.
La tige 35 peut occuper trois positions: une position moyenne, la position de repos qu'elle occupe sur les figs. 6 et 12, une position de fonctionnement dans laquelle la broche 29 pénè- tre dans la rainure 31 et une seconde position de fonctionnement dans laquelle la broche 30 pénètre dans la rainure 32. Le dépla- cement de la tige 35 est assuré par deux armatures de relais 36 et 37, prévues à l'extrémité voisine de la paroi 8; ces armatu- res font partie d'un relais à deux bobines 39 et 40. Sur la fig.7, une partie de la tige inférieure est brisée pour mon- trer la disposition de ces bobines de relais. Lorsque la bobine 39 est excitée, la tige 35 occupe la position dans laquelle la broche 29 pénètre dans la rainure 31. Lorsque la bobine 40 est excitée, la tige 35 occupe la position dans laquelle la broche 30 pénètre dans la rainure 32.
Si aucune des bobines n'est excitée, un ressort, non représenté sur le dessin, ramène la tige-35 dans sa position moyenne. Les broches d'accouplementßqui
<Desc/Clms Page number 16>
se trouvent à l'état de repos, ne participent pas au d'placement de l'armature du relais de contact. Ceci implique une notable diminution des masses en mouvement et de 1''énergie requise.
Comme le relais comportant les bobines 39 et 40 sert à accoupler les curseurs à l'armature 25, on l'appelle relais d'accouplement, et la tige 35, qui fait office d'organe inter- médiaire, est appelée organe d'accouplement. Chaque organe d'accouplement commande donc deux rangées de sept curseurs, et comme l'interrupteur comporte six de ces rangées, il faut, dans le cas envisagé, trois organes d'accouplement.
A l'aide de montages spéciaux et de moyens auxiliaires dont certains constituent entre autres des contacts auxiliaires commandés par le même relais, mais qui ne doivent pas nécessai- rement différer de ceux utilisés dans les interrupteurs à barres croisées connus, et qui ne seront donc pas décrits dans le pré- sent mémoire, on fait en sorte que plusieurs relais ne soient jamais excités simultanément et qu'un relais d'accouplement ne puisse être excité aussi longtemps que l'un des curseurs de la rangée qu'accouplerait cette excitation se trouve encore accou- plé.
Aussi longtemps que l'organe d'accouplement 35 occupe sa position moyenne, l'armature 25 ne peut tirer les curseurs vers le bas. Les rubans 24 peuvent jouer dans une rainure 41 de l'armature 25 et les broches de contact se trouvent dans un creux 42, tel que montré sur la fig.llde sorte que l'armature peut tourner autour de son axe 28 sans entraîner les rubans 24 ou les broches d'accouplement 29 et 30. Par contre, si l'on introduit une broche d'accouplement dans la rainure du ruban 24 de l'un des curseurs de sorte qu'elle occupe la position dans laquelle est représentée la broche 30 sur la fig.ll, l'ar- mature, dès qu'elle est excitée, attire vers le bas cette bro- che d'accouplement et aussi le curseur; les contacts sont donc
<Desc/Clms Page number 17>
fermés.
En général, l'excitation du relais d'accouplement est de très courte durée tandis que celle du relais de contact dure, en général, pendant toute la communication téléphonique.
Lorsque l'excitation du relais d'accouplement cesse, ce qui provoque le retour de l'organe d'accouplement 35 dans sa position moyenne, la broche d'accouplement 30 reste coincée entre l'armature 25 et la paroi inférieure de la rainure 32 par le fait que la bobine de relais tire sur l'armature et le ressort 22 sur le curseur. Donc, l'accouplement subsiste. Grâ- ce au support élastique 34 sur lequel elle est fixée, la bro- che d'accouplement ne peut pas être sortie de la rainure par l'organe d'accouplement 35 qui retourne dans sa position moyenne. Pendant que la communication établie subsiste, l'organe d'accouplement peut donc être utilisé dans sa seconde position de fonctionnement pour glisser les broches d'accouplement 29 dans les rainures 31.
Entretemps, les autres organes d'accouple- ment peuvent accoupler à un curseur l'armature d'un ou de plu, sieurs des relais de contact restante. Ce n'est que lorsque la communication téléphonique est finie et que l'excitation du relais de contact cesse, que disparaît le coinçage de la broche d'accouplement, et que celle-ci peut sortir de la rainure.
Il suffit que la rainure 41 soit légèrement plus lar- ge que l'épaisseur du ruban 26; de plus, les points de coin- çage des broches d'accouplement peuvent être très rapprochés.
La broche peut donc être assez légère, ce qui réduit la masse en mouvement ainsi que la résistance de frottement à vaincre.
On évite donc l'usure rapide et l'encrassement.
La fixation des broches d'accouplement à l'aide de supports flexibles 33 et 34 pourrait présenter un inconvénient: ces broches pourraient pénétrer difficilement dans les rainures car il suffirait d'une petite résistance pour provoquer la
<Desc/Clms Page number 18>
flexicn des supports. De plus, lors du retour des broches, les supports pourraient fléchir, de sorte qu'ils vibreraient pendant un certain temps. On obvie à ces inconvénients en munissant l'organe d'accouplement d'un support pour chaque broche d'ac- couplement. Sur les figs.8, 9 et 10, le support de la broche d'accouplement 29 est indique par 43, et celui de la broche d'ac- ccuplement 30, par 44. Comme le montre la fig.8, ces supports ri- gides entourent la broche d'accouplement comme des crochets.
Lorsque l'organe d'accouplement 35 dévie, ils poussent leur broche d'accouplement dans le. rainure. Lors du retour, pour autant que le relais de contact correspondant soit excité, ils lâchent cette broche et à la libération de la broche d'accouple- ment, ils captent celle-ci. De plus, les parties en forme de crochet 45 et 46 peuvent être disposées de manière à consti- tuer une surface de glissement 47 pour la broche d'accouplement, surface contre laquelle cette broche bute lors de sa libération.
L'élasticité de la broche après son choc sur le support est alors amortie par frottement. Chaque paire de supports est ob- tenue par pliage d'une plaque métallique fendue 48. Les sup- ports peuvent facilement être pliés lors de leur emploi ce qui facilite leur réglage. Pour permettre le, mise en plece des sup- ports, chaque organe d'accouplement comporte deux rangées de broches d'accouplement. Sans les supports, il ne serait pas nécessaire d'utiliser des broches d'accouplement doubles.
La fig.12 est une vue schématique d'une cloison 12 et montre la position des organes d'accouplement 35. La cloi- son est portée per deux longues cornières 49 qui s'étendent suivant la direction X et qui sont fixées aux parois latéra- les du châssis. Des ressorts 50 tirent ce châssis sur ces cornières. En même temps, la paroi est tirée latéralement par le ressort 51. Au lieu de ressorts de traction, on peut aussi utiliser des ressorts de compression. Dans cette forme de cons-
<Desc/Clms Page number 19>
truction, tous les supports 12 occupent la même position et cha- cun de leurs trous 13 se trouve sur le même axe que les trous cor- respondants des autres supports.
Comparativement aux interrupteurs à barres croisées connus, l'interrupteur conforme à l'invention offre l'avantage que les parois 12 peuvent s'enlever facilement avec leurs or- ganes de contact mobiles sans qu'il soit nécessaire de déplacer les organes d'accouplement 35. En cas de défectuosité de l'un des éléments, il suffit de remplacer le support qui porte cet élément après avoir sorti, à l'aide du tirant 4 et de la poi- gnée 5, les fils de contact fixes suffisamment du châssis et après le détachement des ressorts 50 et 51.