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"Nouveau fer à souder "
On connaît les inconvénients des fers à souder à résistance électrique actuellement en usage : outre le temps relativement long nécessaire à l'obtention de la température désirée (plusieurs minutes), les usagers se trouvent en présence d'une usure rapide du "fer" lui-même,qui doit être constamment affûté, et se trouve mis hors de service dans un délai 'relativement court. En outre, les voltages élevés nécessaires au travail avec ces fers constituent pour l'usager un risque permanent d'accidents personnels.
On sait, en outre, que le soudeur doit fondre l'élément fusible sur le fer lui-même, et faire en quelque sorte couler la goutte d'étain fondu sur le point à traiter,d'où
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nécessité d'une attention très soutenue, faute de quoi la soudure n'est pas satisfaisante .
Enfin les fers actuels, du fait même de cette fusion de l'étain sur leur biseau, conservent, en fin de travail, une petite quantité de métal fondu qui s'égoutte et tombe pour n'être que difficilement récupérée, et toujours sous une forme inutilisable pour le soudeur.
La présente invention a pour objet un nouveau fer à souder électrique palliant tous les inconvénients énumérés ci-dessus .
Le principe essentiel de ce fer réside dans le fait que l'élément chauffant est une petite panne en métal conduc- teur approprié (acier au chrome et nickel, par exemple), cet élément étant assez mince et profilé de façon telle qu'il constitue lui-même résistance au point où il doit s'ap- pliquer sur la matière à souder. Il n'y a donc plus réchauffe- ment par radiation, mais par élévation rapide de la tempéra- ture dans une résistance.
En outre, le profil de cet élément est tel que le fil d'étain servant de fusible appliqué sur la zone portée au rouge de la panne constitue lui-même, de par sa faible conductivité élément de résistance électrique, et fond instantanément .
Dans la pratique, le fer réalisé selon l'invention peut assurer une soudure satisfaisante en moins de dix secondes à partir de son branchement sur le courant, alors que les fers électriques connus jusqu'à présent demandent un minimum de sent minutes. Enfin, les conditions de réalisa- tion du nouvel appareil permettent l'utilisation d'un vol- tage extrêmement bas (1 volt), qui assure à l'ouvrier une sécurité absolue.
Sur les dessins ci-contre, on a représenté, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation du fer à
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souder selon l'invention. On voit :
Fig. 1 est une vue schématique de l'ensemble du fer et de sa poignée.
Fig.2,la panne de soudure, vue sur une de ses faces.
Fig.3, la même, vue sur l'autre face.
Fig.4, la même,vue de profil.
L'appareil se compose en principe d'une poignée 1 en bois, métal non conducteur, matière moulée,etc... dans laquelle passent les fils de connexion, aboutissant aux deux branches conductrices 2 et 2'. Celles-ci sont séparé- ment l'une de l'a utre, et leur forme, leurs proportions, leurs dimensions, peuvent varier selon les besoins et le rôle de l'appareil (soudure moyenne, soudure fine, soudure de précision).
Ces branches peuvent être faites en cuivre,acier, etc.
La fermeture du circuit à leurs extrémités est assurée par une panne, ou élément laminaire 3 en métal tel que du ferro-nickel, ferro-chrome, chromo-nickel, etc.. présenté sous la forme d'une plaque mince fixée à l'extré- mité libre de chacune des lames conductrices 2 et 2'.
La plaque 3 elle-même est faite de deux portions séparées 3a et 3b qui ne sont réunies qu'à leur extrémité, laquelle se recourbe d'abord en deux branches 4a et 4b, dont @ la partie extrême seule se trouve réunie par une partie mince 5 formant pontet. C'est cette zone étroite 5 qui constitue le point exact de résistance et qui, lorsque le courant est lancé dans l'appareil, rougit en quelques secondes, ainsi que la partie recourbée 4a, 4b de la panne 3.
On conçoit aisément que la section de l'élément de résistance puisse être calculée de façon à assurerne élévation de température très rapide au point désiré.
Si maintenant l'ouvrier place l'extrémité du fil de
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matière fusible (étain, plomb stannifère , etc..) dans la fente 6 ménagée entre les branches 4a et 4b, et limitée par le pontet de liaison 5, la matière fusible, bien plus conductible que celle de la panne 3, constituera ellemême résistance par shuntage et fondra instantanément.
La forme des branches 4a et 4b du pontet 5 et les proportions de la fente 6, pourront être dessinées au gré des desiderata de la technique et permettre, le cas échéant, les soudures les plus fines elles plus exactes.
La goutte de matière fondue sera appliquée juste au point désiré.
La soudure, formant court-circuit avec fusion instantanée, n'adhère pas à la plaque de métal spécial, ce qui supprime la formation de tous déchets.
Un transformateur spécial, du type à fuite, régularisera le débit et protègera l'appareil en cas de courtcircuit. Le voltage très bas (1 volt) supprime, d'autre part, tout risque d'accident au personnel, comme il a été dit plus haut.
L'appareil qui vient d'être décrit pourra, sans sortir du cadre de l'invention, recevoir des modifications de détail concernant par exemple les dimensions, formes et proportions des branches, de la panne, ou des fils en tenant lieu, etc... selon les travaux demandés à cet outillage .
Tel quel, le nouveau fer à souder qui vient d'être décrit se prsente comme un produit entièrement nouveau, assurant sur la technique antérieure les avantages suivants.
1. Extrême rapidité de mise en condition' - ,.,. Soudure instantanée ;
3. Soudure exacte, même dans les travaux les plus fins.
4. Suppression des déchets de soudure;
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5. Sécurité absolue pour le personnel ; 6. Durée pratiquement illimitée sans nécessité d'affutage.
7. Faible consommation du fait de son voltage et de son ampérage.