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SYSTEME DE COMMUTATION ELECTRONIQUE PAR IMPULSIONS.
La présente invention concerne des systèmes de commutation électronique par impulsions, et notamment des systèmes de commutation automatique pour bureaux centraux téléphoniques, télégraphiques et analogues.
Dans la demande de brevet déposée en France le 13 juillet 1946, sous le N 518. 695 on a décrit un système dans lequel on établit des connexions par des dispositifs électroniques faisant emploi de la modulation par impulsions des courants vocaux.
En outre, dans un exemple de réalisation de la présente invention qui sera décrit plus loin, on utilise des dispositifs décrits dans nos brevets déposés le 24 décembre 1947 sous le titre "Dispositif compensateur pour des systèmes de commutation par impulsions", et le 21 octobre 1947 sous le titre "Méthodes et dispositifs pour produire des impulsions différées".
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Un objet de la présente invention est l'application du principe des "distributeurs" à des systèmes de commutation électronique par impulsions, pour l'établissement automatique d'une liaison entre deux stations ou postes de télécommunication (téléphonie, télégraphie, transmission d'images, etc...) choisis parmi un ou plusieurs groupes de stations ou postes.
Le principe des "distributeurs", utilisé, par exemple, dans le système télégraphique BAUDOT, consiste à relier simultanément et à des intervalles de temps réguliers, les deux postes qui doivent être mis en communication, par l'intermédiaire d'un moyen de transmission commun à tous les postes d'un groupe. Chaque paire de postes en communication dispose donc à des intervalles de temps réguliers de ce moyen de communication, pendant un laps de temps durant lequel un signal peut être échangé entre ces deux postes.
Dans le cas du télégraphe Baudot, la connexion des postes au moyen de transmission commun, ou ligne, se fait à l'aide de distributeurs mécaniques disposés aux deux extrémités de la ligne et dont les balais tournent en synchronisme. Bien que certains moyens mécaniques ne soient pas nécessairement exclus des réalisations pratiques de la présente invention, on fera usage, de préférence, de moyens électroniques. Ainsi, le distributeur pourra consister en un faisceau électronique se déplaçant suivant une certaine loi, rencontrant successive- ment une série d'électrodes fixes ; ilpourra aussi se composer d'une série d'organes fixes dont l'affaiblissement varie périodiquement.
Cependant, dans les exemples de réalisation indiqués dans la présente description, on ne traitera que de distributeurs à faisceau électronique, et la transmission de la voix, ou d'autres signaux, se fera au moyen d'impulsions de très courte durée.
Pour transmettre un message par impulsions, on peut
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envisager au moins deux solutions:
1 - les impulsions sont transmises à intervalles constants et sont modulées en intensité, celle-ci étant pro- portionnelle à l'intensité instantanée du courant à trans- mettre -
2 - les impulsions sont déplacées dans le temps, mais leur intensité n'est pas modifiée par le message à trans- mettre.
Il est connu que cette dernière solution offre cer- tains avantages, comme, par exemple, un meilleur rapport signal/ bruit, une facilité accrue dans l'amplification et le maintien du niveau désiré à la réception. Cependant, la première solu- tion permet des réalisations plus simples et donne des résul- tats satisfaisants dans la plupart des cas à considérer pour la commutation électronique. C'est surtout une modulation selon cette première solution que l'on considérera dans la suite.
On sait qu'on peut obtenir une fidélité satisfaisante avec deux à trois impulsions par période de la plus haute fréquence à transmettre ; ainsi, pour la voix, on peut se contenter d'é- mettre 8. 000 impulsions par seconde. Pour reproduire le message à la réception, il suffit de faire passer ces impulsions par un filtre passe-bas qui élimine la fréquence des impulsions et les fréquences plus élevées.
On peut remarquer que, dans le cas de la téléphonie, le poste d'abonné employé dans un système à impulsions pourra différer notablement des postes actuels ; on pourra rem- placer le disque d'appel par une série de boutons ou par un autre organe, l'envoi des chiffres constituant le numéro de l'abonné de-mandé se faisant aussi rapidement que l'abonné saura manipuler ces boutons ou cet organe.
On pourra également remplacer l'appel par sonnerie par un signal acoustique, reçu par exemple au moyen d'un ré-
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cepteur téléphonique. Dans le cas où l'on utiliserait le deu- xième système de modulation indiqué ci-dessus, le microphone peut être construit de façon à produire non pas des variations de courant, mais des déplacements dans le temps d'impulsions @ reçues du bureau central.
Un objet de la présente invention est de fournir un système pouvant desservir un nombre relativement grand de lignes d'abonnés grâce à l'emploi de moyens permettant de re- tarder des impulsions avec une grande précision.
Un autre objet de l'invention est de donner une grande sécurité de fonctionnement, notamment par l'emploi d'un circuit approprié pour la prise des circuits de connexion.
Selon une caractéristique de l'invention, l'enre- gistrement et le marquage de l'abonné appelé sont assurés par un circuit d'enregistrement comportant des commutateurs électro- magnétiques.
D'après une autre caractéristique, on prévoit pour la prise des circuits de connexion, un circuit adapté pour que, lorsqu'un abonné décroche son récepteur, la première impulsion soit dirigée vers un circuit de connexion libre et que les impulsions suivantes de ce même abonné ne puissent atteindre que ce même circuit de connexion et pour que, lorsqu'un circuit de connexion est occupé, les impulsions venant d'un autre abonné soient dirigées vers un autre circuit de connexion, de façon à supprimer pratiquement la possibilité d'une double connexion.
Selon une autre caractéristique, on prévoit, pour retarder les impulsions, des moyens qui procèdent par sélec- tion successive, suivant le numéro de l'abonné demandé, une première sélection correspondant, par exemple, au chiffre des centaines, une seconde sélection au chiffre des dizaines, une troisième sélection au chiffre des unités, d'une façon analogue
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aux sélections successives faites dans un bureau automatique mécanique. Le procédé de sélection indiqué ci-dessus permet d'obtenir avec une grande précision une impulsion commandant les circuits à chacun des instants attribués à l'abonné demandé, cette précision permettant de réaliser des bureaux centraux à capacité relativement grande.
On décrira, en outre, des circuits de transmission de diverses tonalités : tonalité d'envoi des signaux de numérotation, tonalité d'occupation, courant d'appel et tonalité de retour de sonnerie, circuits adaptés au système de commutation électrique qui fait l'objet principal de l'invention.
D'après des caractéristiques de l'invention, on prévoit des moyens pour que l'abonné appelant ne puisse troubler l'abonné demandé si de dernier est déjà occupé dans une autre conversation et également pour qu'ilne puisse entendre cette conversat ion.
D'après encore une autre caractéristique, on prévoit des moyens pour permettre d'identifier l'abonné appelant.
D'autres objets et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture d'un exemple de réalisation décrit en relation avec les dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 représente un schéma d'un distributeur électronique montrant le principe d'un distributeur de ce genre ; la figure-2 est un schéma d'un dispositif utilisant deux distributeurs électroniques synchronisés pour établir la communication; la figure 3 est un schéma d'un dispositif utilisant un seul distributeur électronique pour établir la connexion; la figure 4 est un diagramme schématique du fonctionnement d'un système incorporant des caractéristiques de l'invention ;
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la figure 5 est un exemple de réalisation des circuits communs dans un système mettant en oeuvre des caractéristiques de l'invention;
la figure b est un exemple de réalisation d'un circuit de connexion; la figure 7 est un exemple de réalisation d'un circuit d'enregistreur; la figure 8 indique comment on peut assembler les figures 5,6 et 7.
Connue on l'a indiqué ci-dessus, on utilise, dans l'exemple de réalisation représenté, des distributeurs à faisceau électronique pour relier entre eux des postes téléphoniques faisant partie d'un groupe unique de postes, tous reliés au même distributeur. Le distributeur placé au bureau central est représenté schématiquement sur la figure 1. Sur cette figure, M est l'électrode modulatrice d'un canon à électrons, K est la cathode du tube, F est le faisceau électronique qui balaie périodiquement des électrodes e reliées respectivement à des lignes téléphoniques 1 , grâce à l'action de plaques délectrices P1 et P2.Le faisceau d'électrons est donc successivement en liaison avec les différentes lignes, et une impulsion passe dans chaque ligne au moment où l'électrode e correspondante est touchée par le faisceau.
L'intensité du faisceau peut être modifiée par des moyens connus, et les impulsions transmises sur les lignes peuvent donc aussi varier en intensité, de manière à transmettre le message voulu depuis le bureau central vers les postes téléphoniques reliés respectivement à chaque ligne 1 .
Pour transmettre un message en sens inverse, on prévoit une électrode commune E constituée, par exemple, par une mince couche conductrice, par une grille, ou par une plaque perforée ; cette électrode peut donc être traversée par
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le faisceau électronique si on lui a appliqué un potentiel convenablement choisi.
La surface des électrodes e est telle qu'il se produit facilement une émission secondaire lorsqu'elles sont touchées par le faisceau électronique ; les électrons secondaires sont recueillis en quantité plus ou moins grande par l'électrode commune E, et font donc varier le potentiel du point commun C, relié à la masse par l'intermédiaire d'une résistance R.
La quantité des électrons secondaires recueillie par l'électrode E dépend de la différence de potentiel entre les électrodes e et l'électrode commune E, donc du potentiel des électrodes e par rapport à la terre. De cette manière, les variations de potentiel des électrodes e produites par le microphone du poste de l'abonné produisent des variations de potentiel au point commun C, et le message de ce poste téléphonique peut être transmis au bureau central par l'intermédiaire d'une série d'impulsions modulées en intensité.
La figure 2 représente un schéma de principe d'une installation complète. Les lignes sont reliées aux électrodes e de deux distributeurs électroniques Dl et D2, et ces électrodes sont balayées en synchronisme par les faisceaux électroniques provenant des cathodes K et K' de ces deux distributeurs, grâce aux plaques déflectrices P1, P2, et P'1, P'2, respectivement.
Sur la figure 2, on a représenté lesdits faisceaux au moment où ils touchent les électrodes e4. Si l'on suppose que chaque faisceau électronique exécute un mouvement de rotation à une vitesse de P tours par seconde, correspondant à une période de révolution T, chaque ligne téléphonique 1 est caractérisée par l'emplacement de son électrode e dans le champ d'exploration du faisceau, et donc par l'instant t de
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la période T où le faisceau passe sur cette électrode.
Au moment où le faisceau du. distributeur DI passe sur une électrode telle que en, le point commun subira une variation de potentiel dépendant du potentiel de l'électrode en, c.à d. de l'action de la voix de l'abonné Pn sur son microphone.
On supposera qu'un poste Pn (non représenté) relié à la ligne lm et caractérisé par un instant tm de la période T, désire communiquer avec un poste Pn (non représenté) relié à la ligne ln et caractérisé par un instant tn de la période T.
Les impulsions reçues au point C seront alors transmises à la grille modulatrice M' du distributeur D2 par l'intermédiaire d'un "circuit de connexion" JI qui n'est actif qu'aux instants tm et qui comprend un arrangement retardant les impulsions d'un laps de temps tn - tm si tn > tm, ou T - (tm - tn) si tn < tm . Ces impulsions passent par le point C', relié d'autre part à la masse par une résistance R' et changent l'intensité du faisceau électronique du distributeur D2 aux instants tn où celui-ci passe sur l'électrode en ; elles pro- duisent donc dans la ligne ln des impulsions dont l'amplitude est déterminée par l'action de la voix de l'abonné sur le microphone du poste Pm.
De même, le microphone du poste Pn fait varier le potentiel du point u et les impulsions produites passent avec un retard T - (tn - tm) si tn> tm, ou tm - tn, si tm> tn, à travers un circuit de connexion J2 qui n'est rendu actif qu'aux instants tn, vers le faisceau du distributeur D2 pour atteindre la ligne lm. On remarquera que les électrodes e du distributeur D2 ne doivent pas nécessairement émettre d'électrons secondaires, car l'électrode commune E' n'est pas utilisée.
On peut simplifier le schéma de la figure 2 en ne faisant usage que d'un seul distributeur, ainsi que le montre
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le schéma de la figure 3, dans laquelle on a indiqué les mêmes éléments par les mêmes repères le fonctionnement reste le même qu'avec le montage de la figure 2.
Dans les schémas précédents, on a supposé que les impulsions originales étaient retardées d'une durée suffisante pour être transmise au moment convenable à l'autre abonné. On peut aussi reconstituer d'abord les signaux originaux dans le circuit de connexion et ne laisser passer que des portions de ces signaux par une "porte électronique" qui n'est ouverte qu'aux moments voulus, les portions ,des signaux passant par cette porte constituant donc de nouvelles impulsions qui sont produites aux instants qui caractérisent les abonnés.
Mais, si l'on suppose que l'abonné tm parle et que, par conséquent, le potentiel de l'électrode em varie, cela produit des variations correspondantes de l'intensité du faisceau électronique aux instants tn et, par suite, des variations du potentiel de l'électrode en. Ces variations réagissent sur le faisceau aux instants tm et augmentent ou diminuent les variations originales du potentiel de l'électrode em et risquent de déformer complètement lesdites variations originales.
On évite, évidemment, une telle réaction si l'on fait usage de deux distributeurs, l'un pour les signaux entrants et l'autre pour les signaux sortants, ces distributeurs étant connectés à un dispositif directionnel tel, par exemple, que des transformateurs équilibrés du genre de ceux qui sont employés souvent en téléphonie. Mais, cela complique considérablement l'équipement de la ligne.
Une autre méthode pour éviter cette réaction consiste à faire usage d'un arrangement compensateur adapté pour produire, chaque fois que le faisceau est modulé, une différence de potentiel égale et opposée à la variation de potentiel de l'électrode collectrice due à la variation d'intensité du
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faisceau. Dans ce cas, les signaux reçus des abonnés ne sont pas modifiés, mais aucun signal n'est reçus au bureau central si les variations de potentiel de l'électrode collectrice sont dues à des variations du faisceau électronique.
Afin de pouvoir établir plusieurs connexions à la fois entre des postes téléphoniques reliés à un distributeur, il faut un certain nombre de circuits de connexion, tous disposés en parallèle, mais qui ne sont connectés électriquement à l'équipement commun qu'aux instants t du cycle d'exploration T qui caractérisent respectivement les abonnés reliés par l'intermédiaire de ces circuits.
Ayant exposé la méthode de commutation que l'on utilise suivant des caractéristiques de la présente invention, on décrira'maintenant un exemple de réalisation incorporant des caractéristiques de cette invention en relation avec la figure 4 qui représente schématiquement l'ensemble du système.
Si l'on se reporte à cette figure, on voit que l'on peut diviser l'ensemble du système en quatre parties:
1 - un ensemble de lignes d'abonnés, représentées schématiquement dans le cadre 1, ces lignes étant caractérisées par la place qu'occupent respectivement leurs électrodes e dans le distributeur de ligne 20, donc par l'instant t correspondant à ces électrodes dans un cycle d'exploration T.
2 - Dans le cadre II, l'équipement commun à toutes les lignes d'abonnés et aux circuits de connexion.
3 - Dans le cadre III, des circuits de connexion comprenant des jonctions d'appel JA et de réponse JR associées respectivement aux circuits de conversation BA et %. pour
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simplifier le dessin, on n'a représenté en totalité qu'un seul circuit de connexion.
4 - Dans le cadre IV, un circuit d'enregistreur F1 et F2 et un circuit d'essai d'occupation OU.
Sur cette figure, on a adopté la convention suivante pour différencier les éléments ou organes de chacun des quatre groupes : les organes ou éléments représentés dans le cadre 1 portent des numéros de repère commençant par le chiffre 1, ceux du cadre II portent des numéros de repère commençant par le chiffre 2; de façon analogue, on a utilisé des numéros de repère commençant par les chiffres 3 et 4 pour les organes ou éléments situés dans les cadres III et IV respectivement. Par ailleurs, on a représenté schématiquement les "portes électroniques" par des symboles qui rappellent des armatures et contacts de relais dont un cercle représente la commande.
Les armatures sont représentées au repos ; lorsqu'on a représenté un contact fermé, le circuit correspondant est fermé lorsqu'aucune impulsion n'agit sur la commande du relais qui comprend ce contact; lorsqu'un contact est représenté ouvert, le circuit correspondant est interrompu lorsqu'aucune impulsion n'agit sur la commande du relais qui comprend ce contact.
Certains conducteurs portent l'indication des impulsions qui les parcourent ainsi que celles de leur position dans le cycle d'exploration, le symbole tm désignant; les instants caractéristiques de l'abonné appelé .Au.
Lorsqu'un abonné Am décroche, l'électrode qui lui correspond dans le distributeur électronique 20 à un certain potentiel et à chaque passage du faisceau électronique sur cette électrode, il se produit au point 0'une impulsion. Les impulsions ainsi produites atteignent une des paires de circuits de connexion libres, par exemple les circuits JA et JR et les occupent.
Lorsque le circuit JA est occupé, il reste inactif pour toute
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impulsion qui n'arrive pas aux instants tm par le conducteur 231, mais il reçoit les impulsions qui arrivent aux instants tm. L'amplitude de ces impulsions est constante tant que l'abonné ne manipule pas son cadran d'appel ou ne parle pas; leur fréquence est égale au nombre de révolutions par seconde du faisceau électronique, et elles sont décelées d'un laps de temps tm par rapport à l'origine de la période de révolution T.
Chaque circuit de connexion est associé à un circuit enregistreur EI, E2 et, dès que l'équipement du bureau central est en état d'enregistrer le numéro de l'abonné demandé An, un signal est envoyé à l'aide d'impulsions qui modulent le faisceau électronique F aux instants tm, c'est à dire lorsque ce faisceau passe sur l'électrode reliée au poste Am. Lorsque l'abonné Am entend ce signal, il manipule son cadran d'appel.
Cela produit des variations du potentiel de l'électrode em reliée au poste Am et les signaux de numérotation ainsi envoyés sont reçus par l'enregistreur sous la forme de séries d'impulsions.
Ces signaux de numérotation sont rétablis dans leur forme originale par un simple filtrage qui élimine la fréquence d'exploration P.
Sous l'action de ces signaux, des organes appropriés de l'enregistreur prennent une position qui correspond au numéro de l'abonné appelé An et fournissent à la sortie de l'appareil des impulsions aux instants tn qui correspondent à la ligne de l'abonné appelé. Si cet abonné appelé est libre, la sonnerie de son poste est actionnée et l'abonné appelant reçoit un signal d'appel. Si l'abonné appelé est occupé, l'abonné appelant reçoit un signal d'occupation.
Lorsque l'abonné appelé décroche, le dispositif passe en position de conversation et met en jeu des "circuits de conversation" BA et BR. Lorsque l'abonné appelant raccroche, les circuits reviennent au repos. La conversation s'effectue
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donc sous la commande de l'abonné appelant, comme on le verra ci-dessous.
Après avoir exposé les grandes lignes du fonctionnement du dispositif, on examinera plus en détail la figure 4.
Un certain nombre de postes téléphoniques d'abonnés, dont l'un est représenté sur la figure en Am, sont reliés aux électrodes e, à émission secondaire, du distributeur unique 20, qui correspond au distributeur DI de la figure 3. Les électrodes e sont normalement à un potentiel positif et l'électrode collectrice E est au potentiel zéro. Lorsque l'abonné Am décroche son récepteur, il ferme un circuit à courant continu, constitué par la batterie centrale B, les résistances individuelles RL et R'L, la ligne et le poste Am. L'électrode em de cette ligne a alors un potentiel négatif et, lorsque l'abonné parle, ce potentiel subit des fluctuations.
Le faisceau d'électrons F émis par la cathode K, et qui peut être modulé par la grille 204 (correspondant à l'électrode M des figures 1 à 3), passe par les ouvertures dont est pourvue l'électrode collectrice E et frappe suceessivement les électrodes e qui émettent des électrons secondaires. Le nombre de ces électrons qui est recueilli par l'électrode E dépend de la différence de potentiel qui existe entre e et E. Ces électrons secondaires produisent un courant dans le circuit em, RL, B, R, C, E, et produisent donc un certain potentiel négatif au point C.
Avant que l'abonné ait décroché, l'électrode e étant positive par rapport à l'électrode E, très peu d'électrons secondaires sont recueillis par l'électrode commune E et la valeur du potentiel au point C, à l'instant tm, qui caractérise l'abonné Am,auquel le faisceau F touche l'électrode e peut être très faible. Lorsque l'abonné décroche et porte donc l'électrode em à un potentiel inférieur à celui de l'électrode E, Beaucoup d'électrons peuven-t être collectés par l'électrode E et le potentiel au point C peut
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être sensiblement inférieur à zéro, c'est à dire qu'il se produit au point U aux instants tm des impulsions négatives 70, dont l'amplitude varie lorsque l'abonné parle. un dispositif 23 transforme ces impulsions négatives 70 en impulsions positives 71.
Ces impulsions sont envoyées simultanément à tous les circuits de connexion du oureau central par un conducteur 231 relié à un point A à la sortie du dispositif 23.
Lorsque l'abonné Am est dans la position d'écoute, le faisceau F produit des impulsions sur l'électrode em. On prévoit dans chaque ligne d'abonné un filtre passe-bas qui consiste en une inductance i et un condensateur CL, de sorte que seule la variation en amplitude des impulsions reçues sur l'électrode em est transmise à la ligne et au poste Am. fant que l'autre abonné ne parle pas, l'intensité du faisceau F est constante, l'amplitude des impulsions sur l'électrode em est constante et l'abonné Am ne reçoit aucun signal. Mais, quand le correspondant de Am parle, le faisceau est modulé et les fréquences de modulation atteignent le poste Am.
Pour éviter la réaction indésirable de la modulation du faisceau sur les signaux entrants et, par suite sur les variations originales du potentiel des électrodes e, on a prévu dans le dispositif 23 un arrangement compensateur, cet arrangement pouvant produire, sous la commande des variations de potentiel de la grille 204 du distributeur 20, des variations de potentiel égales et opposées à celles qui seraient dues à la réaction des variations du faiscea@ sur le potentiel du point C. Cet arrangement compensateur peut être, par exemple, analogue à celui qui a été décrit dans notre demande de brevet du 24 décembre 1947.
L'arrangement décrit dans ladite demande de brevet comporte un tube à vide dont une grille reçoit les impulsions entrantes prélevées sur le conducteur 212 et dont une autre
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grille reçoit les impulsions sortantes prélevées sur le conducteur 221 par l'intermédiaire d'une résistance 235 de valeur appropriée pour obtenir la compensation désirée. Il est bien évident que l'on pourrait utiliser tout autre disposition de compensation.
On étudiera maintenant le jeu des circuits de connexion. Un dispositif 240 peut interrompre la connexion directe entre les conducteurs 231 et 242 grâce à une tension appliquée à un conducteur 244 ; mais, dans ce cas, les impulsions 71 venant du point A peuvent encore atteindre un autre circuit de connexion par le conducteur 52 si le dispositif 307 les laisse passer.
D'autre part, les impulsions 71 peuvent aller vers un point D si le dispositif 302 les laisse passer et vers le circuit de connexion suivant JA2 si le dispositif 301 les laisse passer.
Les dispositifs 240,307, 302, 301,, sont cormnandés par des potentiels appliqués respectivement sur les conducteurs 35,34, 32 et 33 par le circuit de commande 300. Les impulsions 71 peuvent passer, par les conducteurs 232 et 52 et la "porte" 307, vers le point D sur le conducteur 39, vers le filtre 401 par les conducteurs 37 et 38 et vers le filtre 352 par le con- dudteur 37. Le fonctionnement d'un tel dispositif est exposé en détail dans la demande de brevet précitée déposée le 21 octobre 1947 et on le rappellera brièvement.
Si l'on admet que le premier circuit de connexion JA n'est pas occupé et qu'aucun autre abonné n'a décroché, l'impulsion 71 qui suit le décrochage du récepteur par l'abonné Am passe par le contact 240 qui est au repos et fermé, emprunte le conducteur 242 et passe par le contact 302 qui est également fermé au repos ; pénètre alors dans le circuit de commande 300 dont elle provoque le fonctionnement. On remarquera qu'elle ne peut pas atteindre le circuit de connexion suivant parce que le contact 301 est ouvert.
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Le circuit de commande 300 transforme chaque impulsion reçue du point D par le conducteur 31 en des impulsions transmises respectivement aux conducteurs 32,33, 34 et 35 pour le fonctionnement de ce circuit, et 36 pour la commande du circuit d'essai d'occupation OC. Par le conducteur 32, une impulsion 75 ouvre le contact 302 pendant le laps de temps qui sépare deux impulsions successives tm venant de l'abonné Am, alors que, par le conducteur 33, une impulsion 80 ferme le contact 301 pendant le même laps de temps. Une impulsion 78, envoyée sur le conducteur 34, ferme le contact 307 pendant un laps de temps égal à la durée d'une impulsion de voie au moment où doit arriver une impulsion tm suivante. Une impulsion 79, envoyée sur les conducteurs 35 et 244, ouvre le contact 240 pendant le laps de temps pendant lequel arrive l'impulsion suivante du même abonné Am.
Après le passage de la première impulsion 71, le fait que le contact 302 est ouvert et que le contact 301 est fermé constitue un état d'occupation du circuit de connexion pendant l'intervalle de temps qui sépare deux impulsions successives produites aux instants tm, intervalle désigné par T - #t, où T est la durée d'une période d'exploration et # t la durée d'une impulsion. A la fin de cet intervalle, et lors de l'arrivée de l'impulsion 71 suivantes, l'impulsion 79 provenant du circuit de commande 300 ouvre le contact 240, comme on l'a indiqué ci-dessus et empêche ainsi cette impulsion de déranger un autre circuit de connexion.
D'autre part, l'impulsion 78, venant du circuit de commande par le conducteur 34, ferme le contact 307, de sorte que, à la sortie du dispositif 23, toutes les;impulsions 71 qui suivent la première passent par le point A, le conducteur 232, le conducteur 52, le contact 307, le conducteur 39, le point D et le conducteur 31 pour atteindre le circuit de commande
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300. Chacune de ces impulsions provoque, comme la première, le fonctionnement du circuit de commande et la formation des diverses impulsions de commande envoyées sur les conducteurs' 32, 33, 34 et 35. Il s'établit donc un régime permanent, chaque impulsion 71 préparant le chemin pour l'impulsion 71 suivante jusqu'au moment où l'abonné appelant raccroche. A ce moment, le circuit de commande ne recevant plus d'impulsions 71 revient au repos et libère le circuit de connexion.
Si un nouvel abonné appelle pendant que le premier circuit de connexion est occupé, la première impulsion 71' qui lui correspond passe par les contacts 240 et 301, le conducteur 243, etc.. jusqu'au premier circuit de connexion libre. En effet, les impulsions 75 sur le conducteur 32 et 80 sur le conducteur 33, produites par les impulsions 71 aux instants tm, ouvrant le contact 302 et fermant le contact 301, renvoient l'impulsion 71' du nouvel appelant vers les circuits de connexion suivants.
Les impulsions 71 de l'abonné An ne peuvent pas déranger d'autres circuits de connexion, parce que le contact 240 et les contacts tels que 307 de ces circuits sont ouverts aux instants tn.
Dans le cas où le premier circuit de connexion devient libre, les impulsions qui correspondent aux abonnés occupant les autres circuits de connexion ne peuvent pas atteindre ce premier circuit parce que le contact 240 est ouvert à chacun des instants caractéristiques de ces abonnés, mais un nouvel appel produira des impulsions 71p à un instant différent du cycle d'exploration; ces impulsions atteindront le contact 240 alors qu'il est fermé et elles pourront occuper le premier circuit de connexion.
S'il y a surcharge, c'est à dire si la totalité des circuits de connexion est occupée, les impulsions qui corres-
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pondent à l'abonné en surcharge passent par le conducteur 242, le contact 301, le conducteur 243, le contact 301 du circuit de connexion suivant et ainsi de suite jusqu'au dernier circuit de connexion. Ces impulsions se perdent alors jusqu'à ce qu'un abonné appelant raccroche et qu'un circuit de connexion devienne ainsi libre. Les impulsions de l'appel en attente se saisissent alors de ce circuit.
Les jonctions JR sont utilisées pour atteindre l'abonné appelé, :rais, au lieu d'être commandées par des impulsions venant de l'abonné appelant, elles sont commandées par des impulsions 84D venant de l'enregistreur, ainsi qu'on le décrira plus loin.
La "porte électronique" 240 est fermée également aux instants qui caractérisent les abonnés appelés grâce à des impulsions envoyées sur les conducteurs 43 et 244, ainsi qu'on le verra plus loin; de la sorte, aucun circuit de connexion ne peut se trouver occupé par les impulsions envoyées lorsque les abonnés appelés décrochent leur récepteur.
Après l'occupation du circuit de connexion JA par l'abonné Am, les impulsions 71 sont dirigées vers l'enregistreur EI relié à ce circuit. Cet enregistreur étant au repos, le contact 421 d'un de ses sélecteurs pas à pas est fermé; D'autre part, les contacts 318 sont fermés et la tonalité qui indique à l'abonné appelant qu'il peut procéder à la numérotation - - peut donc passer par le trajet suivant: générateur de tonalité 24, contact 421, contact 318, contact 320, conducteur 221 grille 204. En effet, le contact 320 est fermé aux instants tn sous la commande de l'impulsion 71 venant par le conducteur 53.
Cette tonalité modifie le potentiel de la grille 204 et module le faisceau F du distributeur électronique 20. Lorsque l'abonné appelani entend cette tonalité, il peut manipuler son cadran et envoyer des signaux de numérotation à l'aide d'impulsions 71
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qui passent par les conducteurs 232,52, le contact 307 et les conducteurs 37 et 38. Ces impulsions parviennent au filtre 401 où les signaux originaux sont rétablis. Ces signaux qui correspondent, par exemple, à un numéro à trois chiffres, actionnent d'une manière connue les sélecteurs pas à pas de l'enregistreur El, lesquels prennent des positions qui correspondent aux chiffres envoyés par l'abonné An.
Dès que la première impulsion de cadran a déplacé le premier sélecteur pas à pas, le balai 421 interrompt le circuit de tonalité en quittant sa position de repos. Les sélecteurs pas à pas règlent la valeur de plusieurs lignes à retard, qui sont au nombre de trois dans le cas particulier considéré et sont repérées 423, 424,425, respectivement au moyen de circuits 412,413, 414, respectivement. Après la réception du dernier train d'impulsions de cadran, le relais 403 de l'enregistreur s'excite.
Ce relais fonctionne avec un certain retard qui est de l'ordre de quelques dizaines de millisecondes il établit ainsi un certain nombre de connexions qui sont maintenues pendant la durée de l'occupation de l'enregis- treurY Le réglage de ce relais 403 est tel que son contact 432 se ferme quelques millisecondes avant que son contant 434 ne s'ouvre et que les contacts 433t et 435 se ferment après l'ouverture du contact 434.
.Les valeurs des lignes à retard qui correspondent aux positions données aux sélecteurs pas à pas, par les;impulsions de numérotation envoyées par l'abonné Am, permettent de produire des impulsions 84 D aux instants tn qui correspondent à l'abonné An appelé.
Un pourrait se contenter d'un jeu de lignes à retard connectées en série et présentant pour les grands retards la même précision que pour les petits retards, mais, on utilisera, de préférence, un dispositif donnant une plus grande précision de fonctionnement sans nécessiter des lignes à retard très
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onéreuses, tel que le dispositif décrit dans notre demande de brevet précitée du 21 octobre 1947 et dont le fonctionnement est le suivant: un dispositif de commande d'exploration 21 fournit aux enregistreurs un certain nombre de catégories d'impulsions, correspondant respectivement à dix, cent, mille, etc... des intervalles de temps t qui séparent l'exploration de deux lignes successives.
Dans le cas particulier considéré, où l'on admet qu'un abonné est caractérisé par un groupe de trois chiffres, le dispositif 21 fournit trois catégories d'impulsions: des impulsions L. 1.000 sur un conducteur L.1.000 sont produites au début de chaque cycle d'exploration à des intervalles de l.OuO x t ; d'autres impulsions L. 100 sont produites sur un conducteur L.100 à des intervalles égaux 100 x t à raison donc de 10 par cycles d'exploration; enfin, des impulsions L 10 envoyées sur le conducteur 10 se produisent luO fois par cycle d'exploration à des intervalles égaux 10 x t. Grâce aux lignes à retard 423, 424, 425, respectivement, ces impulsions permettent de retarder une impulsion d'une durée prédéterminée.
Soit, par exemple, 32 le numéro de l'adonné demandé, dont l'instant caractéristique, mesuré par la position qu'occupe l'électrode e qui lui correspond dans le cycle d'exploration du faisceau F est :
5 x 100 x t + 3 x 10 x t + 2 x 1 x t = 532 t.
Dès que le contact 432 du relais 403 est fermé, une impulsion L. 1.000 venant du circuit 21 par le conducteur L. 1.000 et le contact 432 se présente à la ligne à retard 423 commandée par le premier chercheur pas à pas. Le nombre des sections de la ligne à retard 423 mises en circuit dépend de la position prise par ce chercheur pas à pas et correspond au chiffre des centaines du numéro de l'abonné appelé, la valeur de chaque section de ligne à retard 423 étant le dixième de la
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durée du cycle d'exploration, soit 100 x t. Dans l'exemple choisi, l'impulsion L. 1.OUO sera retardée de 5 x 100 x t quand elle apparaitra à la sortie de la ligne à retard 423. Soit T1 cette impulsion.
Cette impulsion T1 dirigée ensuite sur le circuit 413 appartenant au second chercheur pas à pas commande une "porte électronique" qui est représentée sur la figure par un contact 413. De toutes les impulsions L. 100 qui se présenteront sur le conducteur L. luu, seule passera celle qui se présente en même temps que T1. Cette impulsion @. 100 choisie sera retardée par celles des sections de la ligne à retard 424 qui sont mises en circuit par le deuxième chercheur pas à pas dans la position qu'il occupe alors. Dans l'exemple choisi, ce retard sera de 3 x 10 x t, et on obtient ainsi une impulsion T2 à l'instant 5 x 100 x t + 3 x lU x t ; cette impulsion T2 est appliquée à son tour sur la "porte électronique" représentée par le contact 414.
On voit ainsi que la "porte" 414 s'ouvrira au temps 530 t après le début du cycle.
De toutes les impulsions L. 10 venant par le conducteur L. 10 et appliquées au dispositif 414, seule passera celle qui se présentera en même temps que l'impulsion T2, c'est à dire à l'instant 530 t. L'impulsion L. 10 ainsi choisie sera retardée à son tour par les sections de la ligne à retard 425 mises en circuit par la position du troisième chercheur pas à pas. Dans l'exemple choisi, le dernier retard sera de 2 x t. un aura donc à la sortie de l'enregistreur E2 une impulsion finale 84 D retardée d'une durée 532 t par rapport au début du cycle d'exploration. Cette suite de sélections se répète à chaque cycle d'exploration du distributeur.
On reçoit donc sur le conducteur 54 des impulsions 84 D aux instants tn qui correspondent a l'abonné demandé et celles-ci ferment le contact 308 à ces instants.
Si l'abonné demandé est déjà occupé, il existe sur
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la ligne 244 des impulsions aux instants tn qui, par le conduc- teur 50, le contact 433 r, et le conducteur 49, passent vers le relais 3U8 dont le contact correspondant au conducteur 46 est fermé aux instants tn , comme on l'a vu précédemment. ces impulsions tn venant des conducteurs 244 et 50 passent par le contact 433 r, le contact 308, le conducteur 46, le contact 434, qui est encore fefmé, et le conducteur 55 vers le circuit d'essai d'occupation OC. On a vu que les contacts 433 et 434 du relais 403 sont ouverts avec un retard de quelques millisecondes après la fermeture du contact 435, afin de permettre la formation de l'impulsion 84 D et le fonctionnement du dispositif 308.
Ce délai permet en outre l'essai d'occupation de l'abonné demandé grâce au changement d'état du circuit 416 sous l'action des impulsions tn. Le dispositif 416 est un dispositif "basculeur" d'un genre bien connu dans la technique. Au cas où l'abonné An est occupé, le dispositif 416 bascule, ferme le contact 417, ouvre le con- tact 419, et modifie par le conducteur 47 l'état du dispositif 308, lequel ouvre ses contacts jusqu'à la libération du circuit JR qui lui correspond. En outre, le dispositif 416 ouvre le contact 422 afin d'éviter le mélange des tonalités d'occupation et d'appel. Il en résulte qu'en cas d'occupation le relais 308 ne fonctionne, sous l'action des impulsions locales 84 D qui lui sont appliquées par le conducteur 54 que pendant un court intervalle de temps, afin de permettre l'essai d'occupation.
Après cet essai, le verrouillage du dispositif 308 par les impulsions envoyées sur le conducteur 47 empêche les impulsions tn de l'abonné occupé qui viennent du conducteur 232 par le conducteur 51 et lc contact 433 t, de pénétrer dans le circuit BR par le conducteur 40. Ainsi, 'si l'abonné appelant ne raccroche , pas, il ne peut cependant pas écouter la conversation dans la- quelle est engagé l'abonné qu'il a demandé.
La tonalité d'occupation venant du générateur 26
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peut alors passer par le contact 417, le contact 318 et le contact 320, qui sont fermés aux instants tm, vers. l'électrode modulatrice 204 du distributeur 20. L'abonné Am reçoit donc la tonalité d'occupation; il peut alors raccrocher et les circuits reviennent au repos. En effet, lorsque l'abonné raccroche, le circuit de commande 300 ne reçoit plus d'impulsions 71 ; il supprime donc notamment les impulsions 78 sur le contact 307, qui s'ouvre. Le contact du relais 404 se ferme et ramène le circuit de l'enregistreur au repos par des signaux envoyés par le générateur 27. En même temps, par le conducteur 36, le circuit de commande 300 fait revenir le dispositif d'occupation 416 à sa position de repos.
Dans le cas où l'abonné demandé est libre, le circuit 416 ne change pas d'état car il n'existe pas d'impulsions tn sur le circuit formé par le conducteur 244, le conducteur 50, le contact 433 r du relais 403, le conducteur 49, le contact 308 fermé, le conducteur 46, le contact 434 du relais 403 et le conducteur 55. Le contact 417 est donc ouvert et le contact 419 reste fermé. De la sorte, la tonalité d'occupation n'est pas appliquée au circuit BR. Dès que le relais 403 a fermé ses contacts 435,433 t, 431, les impulsions 84 D venant des lignes à retard 423, 424, et 425, passent par le contact 435 et le contact 419, sont appliquées au conducteur 322 et ferment le contact 321 aux instants tn. La fermeture du contact 431 permet au courant d'appel provenant du générateur 25 de passer, à travers les contacts 422, et 318, vers les dispositifs 320 et 321.
Le.contact 320 étant fermé aux instants tm, l'abonné appelant reçoit un signal de retour de sonnerie. Par ailleurs, la fermeture du contact 435 dirige des impulsions 84 D sur le conducteur 45. Ces impulsions sont appliquées au dispositif 309, qui change leur signe, en donnant des impulsions positives 86 D, appliquées sur le conducteur 244 par le conducteur 43. La présence de ces
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impulsions sur le conducteur 244 marque l'occupation de l'abonné An. Si, avant que l'abonné An ne décroche, un autre abonné le demande, cet autre abonné ne percevra que la tonalité d'occupation, ainsi qu'on l'a décrit précédemment. De plus, les impulsions 86 D appliquées au conducteur 244 ferment la "porte" 240 aux instants tn et empêchent la prise éventuelle d'un autre circuit de connexion par les impulsions tn.
Lorsque l'abonné appelé décroche, des impulsions tn apparaissent au point A et ouvrent les contacts 318 par le circuit suivant: point A, conducteurs 232 et 51, contact 433 t du relais 403, conducteur 49, contact 308, fermé aux instants tn par les impulsions 84 D du conducteur 54, conducteur 40.
Le contact 318 retire à ce moment la sonnerie d'appel des deux circuits BA et BR qui se trouvent alors en position de conversation.
Le circuit BA, qui correspond à l'abonné An, est commandé par des impulsions 84 D dites de déblocage qui proviennent des lignes à retard par le contact 435, le contact 419, et le conducteur 322, et qui ferment le contact 321 aux instants tn .
Les impulsions tm modulées de l'abonné Am sont transmises, par le point A, le conducteur 232, le conducteur 52, le contact 307 fermé et le conducteur 37, au filtre 352 du circuit BA; ce filtre rétablit les signaux de conversation et fait apparaître, à la sortie du contact 321, sur le conducteur 221, des impulsions modulées aux instants tn.
On a ainsi réalisé la liaison de l'abonné Am vers l'abonné An.
Le circuit BR de l'abonné Am est commandé par des impulsions de déblocage aux instants tm ;ces impulsions proviennent du point D par le conducteur 53, un dispositif 319 en change le signe, puis elles ferment le contact 320'aux instants tm. Par le
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point A, les conducteurs 232 et 51, le contact 433 t, le conduc- teur 49, le contact 308 et le conducteur 40', les impulsions modulées, aux instants tn, de l'abonné An sont transmises au filtre 353 qui rétablit le courant local et fait apparaitre, sur le conducteur 221, à la sortie du contact 320, des impulsions modulées aux instants tm. Ainsi, on réalise également la liai- son de l'abonné An vers l'abonné Am.
Comme on l'a vu précédemment, la conversation s'ef- fectue sous la commande de l'abonné appelant. En effet, si cet abonné raccroche, le circuit de commande 300 ne recevant plus d'impulsions 'il se libère comme on l'a décrit ci-dessus; par contre, si l'abonné appelé raccroche, des impulsions de commande 84 D continuent à être fournies au dispositif 308 par le conduc- teur 54, et le circuit de connexion ne revient pas au repos.
Après avoir décrit le système sous une forme générale, on décrira maintenant en détail un exemple de réalisation en relation avec les figures 5, 6, et 7, qui représentent l'en- semble du système lorsqu'on les assemble comme l'indique la figure 8.
Dans ces figures, suivant une convention générale, @ on a terminé par une flèche, les conducteurs reliés à une source haute tension.
Le poste d'abonné qui comprend un crochet commuta- teur, un récepteur, un microphone, un cadran envoyeur d'appel et une sonnerie, est schématiquement représenté par un contact 11, cette représentation rappelant que, lorsque l'abonné a dé- croché, une boucle est formée dans son posté.
Chaque ligne d'abonné comprend des résistances individuelles 111 et 112, qui correspondent aux résistances RL et R'L de la figure 4, et un filtre représenté sur la fi- gure par l'ensemble de la self inductance, appelée ici 113, et du condensateur OL, appelé ici 114; elle est alimentée par
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deux batteries communes 115 (B sur la figure 4) dont un point est mis à la terre.
Le distributeur à faisceau électronique 20 comportant notamment une électrode commune 203, des électrodes lul reliées respectivement aux lignes téléphoniques, des plaques déflectrices D10, D11, D12, D13 et une grille de modulation 204, a été décrit précédemment. Les plaques déflectrices D10, Dll, D12, D13 sont reliées au circuit de commande 21, lequel comprend un circuit F1 qui fournit la fréquence d'exploration du faisceau électronique, suivi d'une série de multiplicateurs de fréquence, au nombre de deux dans l'exemple considéré, et désignés respectivement par 10 F1 et 100 FI, puis d'un déphaseur DF.
Trois générateurs d'impulsions 1.1000, 1.100, I.10, commandés respectivement par le circuit F1 et par des multiplicateurs, fournissent au circuit de l'enregistreur, par des lignes L 1.000, L 100,L 10, respectivement, trois catégories d'impulsions dont les durées et le rôle ont été indiqués précédemment.
Des générateurs 24,25, 26,27, fournissent respectivement les tonalités d'envoi, de sonnerie, d'occupation, et des impulsions de retour au repos, et sont reliés à leurs circuits respectifs, de la façon habituelle, par l'intermédiaire de transformateurs T3, T4, T5, T6, respectivement.
Lorsque l'abonné A décroche son récepteur, des impulsions négatives 70 issues de l'électrode 203 traversent un tube v23, qui correspond au dispositif 23 de la figure 4.
La cathode de ce tube est portée à une tension convenable par une résistance R1; sa grille comporte une résistance de fuite R2, et une résistance de charge R3 relie sa plaque à la haute tension. L'arrangement compensateur dont on a parlé ci-dessus comprend un potentiomètre 235 qui polarise une deuxième grille du tube V23.
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Les impulsions 70 apparaissent à la sortie de ce tube, ainsi qu'on l'a expliqué antérieurement, sous la forme d'impulsions positives 71 qui traversent un condensateur de liaison C3 et sont appliquées au point A.
La première impulsion positive 71 qui apparaît en A à l'instant tm après le décrochage du poste Am est appliquée simultanément sur les grilles des tubes VG (figure 5) et v7 (figure 6) et, par les conducteurs 232 et 51, au contact 433t du relais 4U3 (figure 7). Une résistance de polarisation R4 est insérée dans le circuit de grille du tube V7. Le tube VG, commun à l'ensemble des circuits de connexion, est un tube à émission secondaire, à deux cathodes Kl et K2 respectivement, auxquelles des potentiels de polarisation convenables sont fournis par des résistances R6 et R7 respectivement. La grille du tube VG comporte une résistance de fuite R5. Ce tube fournit à sa sortie, sur le conducteur 242, et à travers un condensa- teur de liaison C4, des impulsions positives 72 amplifiées et en phase avec les impulsions 71.
Normalement, le tube VG est bloqué par le potentiel positif appliqué à sa cathode KI; il laisse passer la première impulsion positive 71 appliquée sur sa grille de commande, mais, par la suite, il sera bloqué pour les impulsions 71 suivantes produites aux instants tm par des impulsions positives 79 venant d'un tube V5 par les conducteurs 35,50 et 244, et aux instants tn par des impulsions 86 D venant du tube 79 par le conducteur 43, à travers un condensateur C5, et par le conducteur 244. L'impulsion 72 pro- duite à la sortie du tube VG par la première impulsion 71 est dirigée vers le point G et appliquée à la grille du tube V1, qui correspond au dispositif 301 de la figure 4. Ce tube vI est à émission secondaire.
Sa première cathode est reliée à celle du tube v6 et sa deuxième cathode K3 est reliée à la haute tension, par l'intermédiaire d'une résistance R8, et au
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conducteur 243 à travers un condensateur de liaison C6. Ce tube laisse passer les premières impulsions éventuelles d'autres appels, au cas où le premier circuit de connexion est occupé, comme on le verra plus loin.
Si l'on suppose que le premier circuit de connexion est occupé, c'est à dire que le tube V2 est bloqué (ce tube v2 correspond au contact 302 de la figure 4), le tube VI étant débloqué, la première impulsion 72n d'un autre appel, à la sortie du tube VG suit la ligne 243 jusqu'au premier circuit de connexion qu'elle trouve libre. Lorsqu'elle rencontre un circuit libre, cette impulsion est appliquée à la grille d'un tube v2 de ce circuit. La grille de ce tube possède une résistance de fuite R9 et une résistance R10 est insérée entre son anode et la source haute tension. Au repos, le tube v2 est bloqué par lc potentiel positif fourni sur sa cathode, par exemple par une batterie B2, mais il se débloque sous l'effet de l'impulsion 72.
Cette dernière traverse le tube et apparat! au point D sous forme d'une impulsion négative 73, après avoir traversé un condensateur de liaison C7. Cette impulsion 73 déclenche le fonctionnement du circuit de commande 3UU, constitué par des tubes V3, v4, v5 et v6.
La grille du tube v3 comporte une résistance RII et le circuit d'anode est réuni à la haute tension à travers une résistance R12. A travers un condensateur de liaison C8, l'anode du tube V3 est reliée à la grille de commande du tube V4, laquelle est munie d'une résistance R13 reliée à la haute tension.
La grille écran de ce tube est reliée, d'une part à la haute tension par une résistance R14, et d'autre part à la masse, à travers un condensateur C9. Sa grille de suppression est connectée à sa cathode et est polarisée, par rapport à la masse, par une résistance RIS. Enfin, son anode est connectée à la haute tension à travers une résistance RI6. Si l'on passe au
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tube v5, sa cathode est reliée à la masse par une,résistance R17 et peut, par ailleurs, envoyer sur le conducteur 35 des impulsions 79. Sa grille est portée à un potentiel négatif, par exemple par une batterie B3 et une résistance R18. Enfin, son anode réunie à la haute tension à travers une résistance.
Quant au tube v6, un potentiel convenable est appliqué à sa cathode, par exemple au moyen d'une batterie B4 et d'une résistance R20.
Le circuit de commande 300 fournit sur le conducteur 32 un signal carré 75, dont le front coincide avec la fin de la première impulsion 73 et, à la fin, avec le front de l'impulsion 73 suivante. Ce signal carré, dont la formation sera expliquée plus loin, est utilisé de deux façons: d'une part, on transforme sa durée (T - t), et d'autre part, on l'utilise sans modifier cette durée.
Dans le cas où, l'on ne transforme pas la durée de l'impulsion 75, on la recueille sur la cathode du tube V4 aux bornes de la résistance R15 et on l'applique à une grille du tube v2, ce qui bloque ce tube pendant l'intervalle qui sépare deux impulsions 72 consécutives. Elle cloque donc le tube V2 pour les impulsions qui proviennent d'autres abonnés et occupe ainsi le circuit de connexion pour l'appel qui est caractérisé par les instants tm.
Le même signal est appliqué sur la grille du tube V6, dont la polarisation est commune avec celle du tube il. uette polarisation a une valeur telle que le tube V1 se trouve placé au delà de sa tension de coupure en l'absence d'impulsion, mais qu'elle produise, à la sortie du tube V6, un courant anodique qui disparait lorsque l'impulsion négative '(5 est appliquée sur la grille de ce tube. Ainsi, la cathode du tube 'il est portée à une tension qui permet son fonctionnement pendant l'intervalle qui sépare deux impulsions consécutives, ce qui permet aux impulsions provenant d'autres appels de passer
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sur la ligne 243.
Vansl'autre cas, l'impulsion négative 75 traverse un circuit à constante de temps CIO, R18, qui la dérive et fournit deux impulsions, une impulsion négative 77a et une impulsion positive 77b. Une batterie B3, par exemple, applique au tube v5 un potentiel de seuil qui élimine l'impulsion 77a; l'impulsion 77b, produite par la fin de l'impulsion 75, est limitée et donne à la sortie du tube v5 deux impulsions courtes, une :impulsion 78 négative, recueillie sur la plaque de ce tube et appliquée au conducteur 34, et une impulsion 79 positive, recueillie sur la cathode de ce tube et appliquée au conducteur 35, et par lui au conducteur 244.
Cette impulsion 79 est ainsi appliquée à la cathode K1 du tube VG et déplace son point de coupure ; elle rend ainsi ce tube non conducteur pour les impulsions 71 qui suivent la première; de la sorte, toutes les impulsions successives 71 provenant du même abonné appelant passent désormais par les lignes 232 et 52 vers le tube V7.
La cathode du tube v7 est portée au delà du potentiel de coupure, par exemple au moyen d'une batterie B5 et sa grille est connectée à une résistance de fuite R4. L'impulsion négative 78 est appliquée à la cathode de ce tube et le rend conducteur. Ce tube prépare ainsi la voie de passage pour les impulsions 'il provenant du même abonné appelant et qui ne peuvent traverser le tube VG. On obtient ainsi, à la sortie du tube V7, des impulsions négatives 73D qui, après avoir traversé un condensateur de liaison CII, sont appliquées au point D par le conducteur 39 et entretiennent le fonctionnement du circuit de commande 300.
On examinera maintenant le fonctionnement des tubes V3 et V4, qui produisent le signal carré 75, d'une durée égale à T - t. La première impulsion négative 73 qui apparaît sur l@ conducteur 31 à la sortie du tube V2 est appliquée à la
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grille du tube V3. En l'absence d'impulsion, ce tube donne lieu à un courant plaque qui provoque une chute de tension dans la résistance d'anode R12 et amène la tension plaque du tube V3 à une valeur très faible uI. L'impulsion négative 73, qui a une amplitude supérieure à la tension de coupure du tube V3, bloque ce tube, annule le courant plaque pendant son passage et ramène la tension plaque à un potentiel u2 voisin de celui de la source haute tension.
Le tube V3 joue donc le rôle d'un commutateur qui passe du potentiel uI, en l'absence d'impulsion, au potentiel u2 pendant la durée du passage de l'impulsion.
Le condensateur C8 se charge pendant l'impulsion et se décharge exponentiellement en formant une impulsion 74 entre deux impulsions 73 successives. La grille de commande du tube V4 est reliée à la source haute tension à travers une résistance RI3 de valeur très élevée, de façon à ëtre portée à un potentiel positif qui n'est Que légèrement supérieur au potentiel de la cathode. Lorsqu'une impulsion positive issue du tube v3 est appliquée à l'armature de gauche a du condensateur u8, cette armature est portée au potentiel u2,et le condensateur est chargé à travers les résistances R12, R15. 11 en résulte une légère augmentation du potentiel positif de la grille du tube v4, due au passage du courant de charge à travers la résistance R15 et la résistance interne grille-cathode du tube V4.
A la fin de l'impulsion, l'armature a du condensateur C8 se trouve de nouveau au potentiel U1. La diminution de potentiel u2 - UI est transmise à la grille du tube V4, qui devient négative de la valeur U1 - U2. Le tube V4, qui pendant le passage de l'impulsion débitait son courant moyen plaque, est brusquement bloqué et le condensateur C8 se décharge lentement à travers la résistance de fuite de grille R13 et la résistance RI2, et la résistance interne du tube V3
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en parallèle. L'augmentation de la tension grille du tube V4 est fonction d'une constante de temps qui est sensiblement égale au produit des valeurs du condensateur C8 et de la résistance RI3.
Mais, dès que ce potentiel atteint la valeur de coupure du tube V4, ce tube est débloqué et un courant plaque circule, ce qui détermine la fin du signal carré 76. La raideur du second flanc de ce signal carré dépend du temps mis par le potentiel de grille pour passer de la valeur de coupure à la valeur du potentiel de la cathode; plus ce temps est court, plus le second flanc est raide. Il est avantageux de donner à l'exponentielle de décharge une forte pente du moment où la tension grille devient nulle par rapport à la cathode.
A cet effet, la résistance de chute RI3 est reliée à un po- tentiel positif très élevé ; suffit donc d'un courant grille extrêmement faible pour maintenir cette grille au potentiel de la cathode.
On recueille ainsi sur la cathode et sur la plaque du tube V4 respectivement des impulsions longues 75 et 76 d'une durée égale à T - t.
A la sortie d'une ccllule de découplage formée d'une r"sistance R21 et d'un condensateur Cl2, les impulsions 76 traversent le condensateur CI3 et fournissent donc un potentiel continu sur le conducteur 38 pendant tout le temps d'occupation du circuit de commande 300. Dès que l'abonné Am raccroche, ce potentiel est supprimé, ce qui ramène le circuit basculant VI6a - VI6b (figure 7) au repos, ainsi qu'on le verra plus loin.
Le circuit de connexion considéré étant ainsi occupé, l'abonné Am entend alors la tonalité d'envoi des chiffres, sous la commande de la position de repos du sélecteur pas à pas PI du dispositif enregistreur (figure 7) grâce au circuit suivant : générateurd'envoi 24 (figure 5) commun à tous les circuits, transformateur T3, conducteur 56, contact
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de repos du sélecteur P'I (figure 7), conducteur 410, grilles du tube double triode V18 (figure 6). Dans les circuits d'anodes de ce tube sont insérées deux résistances R22 et R23 respectivement et les circuits des grilles comportent une résistance R24. Comme on le verra plus loin, ce tube est débloqué en l'absence de polarisation grille-cathode provenant du tube V8.
La tonalité d'envoi appliquée sur les deux grilles du tube V18 est transmise, à travers des condensateurs CI4 et C15 respectivement aux points b et d, reliés à la masse par des résistances R25 et R26 respectivement ; cette tonalité est donc appliquée sur les grilles de commande des tubes V20 et V21. Le tube V20 seul peut être sensibilisé par les impulsions 73 venant du point D par le conducteur 53 et qui sont amplifiées et changées.de signe par le tube V19 qui joue le rôle d'un limiteur. Un potentiel convenable est appliqué à la cathode de ce tube par une résistance R27; dans son circuit de grille est insérée une résistance R28 et son circuit d'anode comprend une résistance R29.
Les impulsions amplifiées par ce tube traversent le condensateur C16 et fournissent un potentiel positif sur une grille du tube V20, connectée d'autre part à une résistance R30..Par ailleurs, le potentiel de cathode du tube V20 est fourni par une résistance R31 et une batterie BIO par exemple, et son anode comporte une résistance R32.
Le tube V20 étant ainsi rendu conducteur sous l'effet des impulsions 73 transmet à l'abonné Am les impulsions modulées par la tonalité d'envoi, par le conducteur 221, la grille de modulation 204, le faisceau électronique du distributeur 20 et la ligne de l'abonné. Lorsque l'abonné Am entend cette tonalité, il peut manipuler son cadran et envoyer les signaux de numérotation, qui augmenteront dans un rapport de un à trois demis l'amplitude des impulsions positives au point A.
Dans la suite de l'exposé, on supposera, comme pré-
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cédemment, que l'abonné appelé est caractérisé par un numéro de trois chiffres.
Les impulsions retardées 78 qui proviennent de l'anode du tube V5 déplacent aux instants tm le potentiel du tube V7 d'une valeur de repos à la valeur de coupure.
L'application des impulsions 71 modulées en amplitude sur la grille de ce tube V7 donne naissance à un courant plaque moyen pendant leur passage et, par suite, diminue la tension recueillie aux bornes de la résistance R33, placée à la suite d'une résistance R3 et d'un condensateur C17; la résistance R33 est, d'autre part, connectée à la masse par une résistance R35 et à la haute tension à travers des résistances R36 et R37.
On recueille aux bornes de la résistance h33 des impulsions négatives, qui sont transmises par les conducteurs 37 et 38 au filtre 401 (figure 7). Ce filtre fournit ainsi des signaux de sélection négatifs, lesquels bloquent la grille du tube amplificateur VII, qui est connectée à la masse à travers une résistance R38. La cathode de ce tube est reliée à la masse par une résistance R39 et son anode commande un relais 402 à travers une résistance R40. Chaque fois que ce tube est bloqué par les signaux de sélection négatifs, le relais 402 relâche et bat à la cadence de ces signaux. L'électro-aimant du sélecteur pas à pas rI s'arme par le circuit suivant : électro-aimant rI, contact de repos P'2, contact de repos du relais 405, contact de repos du relais 402 et haute tension.
A la fin du premier signal, le relais 402 fonctionne de nouveau et l'électro-aimant relâche; le sélecteur P1 avance donc d'un pas. Cette opération se répète pour chaque signal élémentaire de numérotation.
A la fin de l'envoi du premier chiffre, qui dans l'exemple considéré le chiffre des centaines, le relais 405, lent à l'attraction et au relâchement, qui n'a donc pas eu le
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temps de fonctionner lors du passage du balai P"'1 sur chaque broche, fonctionne par le circuit : tension, résistance R41, arc P"'1, en roulement du relais 405 et terre. Par son contact de travail, il ferme le circuit de l'électro-aimant du sélecteur P2 qui, lors de l'arrivée du deuxième train des signaux, correspondant au chiffres des dizaines, avance de la même façon que le chercheur pas à pas P1. En outre, le chercheur P'1 ayant quitté sa position de repos, la tonalité d'envoi est supprimée.
Lorsque le chercheur r2 sarrête à la fin du deuxième train de signaux sur les broches qui correspondent au chiffre envoyé par l'abonné , le relais 405 se trouve courtcircuité par l'arc P"'2, suivant un circuit évident sur la figure. Ce relais retombe donc et prépare par son contact de repos, un circuit d'avancement pour le chercheur pas à pas P3, qui agit sous la commande des impulsions correspondant au chiffre des unités, ce circuit pouvant être suivi depuis la %erre, l'électro-aimant P3, l'arc P'2, le contact de repos du relais 405, le contact de repos du relais 402 et la haute tension.
Après la réception du troisième chiffre et l'arrêt du chercheur P3 sur les broches qui correspondent à ce chiffre, le numéro de l'aoonné demandé est ainsi enregistré. A ce moment, le relais 403, qui est lent à l'attraction, fonctionne sous la commande du balai P"'3, par le circuit: terre, arc P"'3, enrou- iement du relais résistance R42, haute tension, Oe relais remplit, lors de l'essai d'occupation, une suite d'opérations qui seront décrites plus loin. Bien qu'on ait représenté un relais téléoponique ordinaire, il est blen évident que l'on pourrait utiliser une combinaison électronique pour eflecteur les opérations qu'exécute ce relais 403.
L'arrêt des cnercheurs pas à pas PI, P2, P3 sur
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certaines de leurs broches respectives caractérise les chiffres qui composent le numéro demandé. Les broches zéro correspondent au repos, les onzièmes broches correspondent au chiffre zéro. Les broches de l'arc d'ordre quatre de chaque chercheur pas à pas sont reliées respectivement à des lignes à retard LR1, LR2, Il?3.
A la fin de la conversation, le retour au repos des trois chercheurs pas à pas du circuit enregistreur est assuré par le relais 404 sous la commande du tube V10. Par son contact de travail, le relais 404 connecte le balai P"3 sur la ligne générale 57 qui distribue en permanence à l'ensemble des circuits de connexion une tension interrompue au rythme des impulsions de numérotation, et qui provient du générateur d'impulsions de retour au repos 27 par l'intermédiaire du transformateur T6.
En effet, à la fin de la conversation, la suppression des impulsions 71 à l'entrée du tube V7, par les conducteurs 232 et 52, et à travers le condensateur de liaison 018, provoque le changement de potentiel du tube VIO. La cathode de ce tube se trouve à un potentiel donné par rapport à la masse, par l'intermédiaire des résistances R35, R36, R37 (figure 6).
Le passage des impulsions 71 à travers le tube v7 donnait naissance à un courant plaque moyen et créait une chute de tension entre le point P et le point H, situé entre les résistances R36 et R37. La grille du tube vIO se trouvait ainsi polarisée au delà de son point de coupure et le relais 404 ne fonctionnait pas.
La suppression des impulsions 'Il bloque le tube V7, diminue donc la tension au point P et amène la grille du tube VIO à sa polarisation normale, ce qui fait fonctionner ce tube.
L'anode de ce tube est alimentée par la haute tension à travers une résistance R43 et l'enroulement du relais 404. Lorsque le
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tube vIO fonctionne, le relais 404 est excité. Le,générateur 27 envoie alors, par le conducteur 57 et le contact de travail de ce relais 404, des impulsions dans le circuit du chercheur P3, qui démarre et s'arrête dès que son balai P"3 a atteint la position de repos, le circuit d'excitation de l'électroaimant P3 étant alors coupé. A ce moment, ces impulsions sont dirigées, par le contact de repos P"3, vers le balai P"2, qui revient également au repos et commande de même façon le retour au repos du chercheur Pl. L'arrivée au repos du chercheur P1 rend l'enregistreur disponible pour un nouvel appel, le balai P'1 étant revenu à sa position de repos et connectant les fils 57 et 40.
Lorsque le relais 403 attire ses contacts, après l'enregistrement du numéro demandé, il connecte, par son contact 432, la ligne L IOUO, reliée au générateur d'impulsions 1 1000, à la grille du tube V12, à travers un condensateur CI9. La cathode de ce tube est reliée à la masse par une résistance R44 et dans son circuit de grille est insérée une résistance R45. Les impulsions L 1000 sont négatives ; traversent le tube V12 et apparaissent avec une polarité positive à la sortie de l'anode de ce tube, cette anode étant reliée d'une part à la haute tension par une résistance R46 et d'autre part à la ligne à retard LRI à travers un condensateur de liaison C20. Cette ligne à retard LR1 correspond au chiffre des centaines de l'abonné appelé et est connectée aux broches P1/1du chercheur pas à pas PI.
Comme on l'a vu précédemment, le retard produit par chaque portion de ligne comprise entre deux broches successives du chercheur pas à pas, appelé unité de retard, est égal à l'intervalle de temps mis par le faisceau électro- nique du distributeur 20 pour parcourir 100 broches du distributeur. Si le chercheur pas à pas s'est arrêté sur la n ième broche, l'impulsion qui sortira de la ligne LRI correspondra
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à la nlème impulsion provenant du générateur de centaines 1 IOUO, l'impulsion d'origine étant considérée comme la première impulsion des centaines.
L'impulsion positive venant de la ligne LR1 et qui est donc retardée d'une quantité qui correspond au chiffre des centaines du numéro de l'abonné appelé, est appliquée à une grille d'un tube V13, dont une autre grille est reliée à la ligne L 100, qui transmet les impulsions espacées de 10 intervalles de temps produites par le générateur 1 100. La cathode de ce tube est portée à un potentiel positif par rapport àux grilles au moyen, par exemple, d'une batterie B6 en série avec une résistance R47.
Normalement, ce tube est bloqué par le potentiel positif appliqué sur sa cathode, et ne laisse pas passer les impulsions positives L 100, mais, lorsqu'il reçoit sur sa première grille l'impulsion positive provenant de la ligne à retard LR1, il devient conducteur et l'on peut recueillir sur sa cathode une impulsion positive provenant de l'impulsion L 100 qui était appliquée à ce moment sur sa seconde grille. Cette impulsion est transmise à la ligne à retard LR2 à travers un condensateur de liaison C32. A la sortie de cette ligne à retard, l'impulsion retardée est appliquée à une grille d'un tube VI4, munie d'une résistance de fuite R50.
Les impulsions positives LIO sont appliquées à une seconde grille de ce tube ; sacathode est portée à un potentiel positif par rapport aux grilles, par exemple au moyen d'une batterie BI2, et sa plaque est reliée à la haute tension à travers une résistance de charge R49. Lorsqu'une impulsion positive venant de la ligne à retard LR2 rend ce tube conducteur, on recueille sur sa plaque une impulsion négative provenaht de l'impulsion positive L 10 alors appliquée sur sa seconde grille. Cette impulsion est transmise à la ligne à retard LR3 à travers un condensateur de liaison U33.
On obtient finalement, sur le conducteur 54, une
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impulsion négative 84 D, retardée par rapport à l'origine des temps d'une quantité qui correspond au retard caractérisant l'abonné demandé.
On peut remarquer que les lignes à retard LR1 et LR2 peuvent comporter un nombre de cellules limité et déformer légèrement les impulsions sans inconvénient par contre, la ligne à retard LR3, qui fait subir à l'impulsion des dizaines issue de la ligne 10 un retard caractérisant le chiffre d'unités enregistré, doit conserver à cette impulsion sa durée initiale. Elle doit donc posséder un nombre de cellules suffisant pour satisfaire à cette condition.
Par ailleurs, bien que dans l'exemple de réalisation représenté et décrit, on ait utilisé une disposition d'enregistreur employant des chercheurs pas à pas, ce dispositif ne caractérise pas l'invention et n'a été décrit qu'à titre d'exemple, toute autre disposition d'enregistreur électromagnétique ou électronique pouvant être utilisée. En outre, il est bien évident que l'on peut utiliser d'autres dispositifs à retard et utiliser d'autres modes de connexion sans sortir du domaine de l'invention.
La fermeture du contact 432 du relais 403 a lieu très peu avant le fonctionnement des autres contacts, le retard dans ce fonctionnement permettant de contrôler si l'abonné appelé est libre ou occupé. Lorsque l'abonné appelé est occupé, cette occupation est caractérisée par la présence, sur la ligne 244, d'impulsions positives 79 D, aux instants tn, provenant de la cathode du tube v5 du circuit de connexion occupé par cet abonné, à travers un condensateur de liaison C21, les conducteurs 35 et 50 de ce circuit, somme on l'a vu précédemment. Ces impulsions 79 D parcourent le conducteur 5U du circuit de connexion occupé par l'abonné appelant Am,et sont appliquées, par le contact 433r du relais 4U3 et le conducteur
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49 à la grille du tube v8, qui correspond au dispositif 308 de la figure 4.
La cathode¯du tube v8 reçoit, par le conducteur 54, les impulsions négatives locales 84 D provenant de la ligne à retard LR3; par ailleurs, elle est portée à un potentiel positif par une batterie B7, par exemple, à travers une résistance R51, de sorte que les impulsions 84 D débloquent ce tube. De plus, la grille du tube v8 est à un potentiel u3 défini par le dispositif V16a, V16b et qui lui est appliqué par le conducteur 47 et la résistance R52, comme on le verra plus loin. Ce potentiel est tel que les impulsions 79 D aux instants peuvent traverser le tube V8 et en sortir sous la forme d'impulsions négatives 85 D sur le conducteur 46, à travers un condensateur de liaison C22.
Ces impulsions 85 D sont appliquées, par le contact 434 du relais 403, à la grille d'un tube VI6b, qui est un élément du dispositif "basculant" 416 de la figure 4, dispositif qui se trouve à ce moment en état de non occupation.
Cet état est caractérisé par le potentiel u3 sus-mentionné, qui polarise normalement la grille du tube V16b. Ce tube est ainsi parcouru par un courant plaque qui crée entre la grille et la cathode du tube V16a une différence de potentiel supérieure à celle du point de coupure de ce tube. Les deux tubes V16a et V17a se trouvant dans les mêmes conditions de polarisation, sont donc bloqués. Les impulsions négatives 85 D appliquées sur la grille du tube V16b modifient sa polarisation de telle sorte que la grille passe du potentiel u3 de non occupation à un potentiel u4 qui caractérise l'occupation.
Ce potentiel u4 déplace lc potentiel des tubes V16b et V17b au delà du point de coupure et bloque simultanément ces deux tubes, en débloquant les tubes V16a et V17a. Le dispositif 416 bascule donc alors et passe en position d'occupation.
Le dispositif "basculant" est monté de façon connue.
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Il comprend les deux tubes V16a et V16b dont les anodes comportent des résistances de charge R53 et R54 respectivement et sont reliées respectivement de façon connue, à la grille de l'autre tube à travers des résistances R55 et R56, et des potentiomètres R57 et R58 respectivement. D'autre part, ces grilles comportent des résistances de fuite R59 et R60, respectivement. Enfin, les cathodes sont polarisées en parallèle, par exemple au moyen d'une batterie B8, qui peut appliquer, en outre, une tension de polarisation aux cathodes du tube double triode V17. L'anode du tube V17a est chargée par une résistance R67.
Lorsque, après ce changement d'état du circuit "basculant", le relais 403 ouvre ses contacts de repos 434 et 433 r, et ferme ses contacts de travail 431 et 433 t, les impulsions 71 D aux instants tn qui parcourent la ligne 51 en provenance du conducteur 232 sont appliquées par le contact 433 t sur la grille du tube V8, mais ne passent pas, puisque le potentiel de cette grille est passé de la valeur u3 à la valeur U4. Ainsi, aucun courant ne circule dans les résistances R62 et R63 du circuit plaque du tube V8 et les résistances R64, R65 et R66, qui sont connectées entre la masse et la haute tension et jouent le rôle d'un potentiomètre, amènent la grille du tube VI8 à sa tension de coupure.
Le tube V18 se trouve ainsi à un potentiel de coupure et reçoit sur sa grille la tonalité d'occupation provenant du générateur 26 par le transformateur T5, le conducteur 5 et à travers le tube V17a et un condensateur de liaison C24.
La tonalité d'occupation est ainsi transmise vers la grille g20 du tube v20, qui est rendu conducteur, comme on l'a expliqué précédemment, par les impulsions 73D issues du tube V7 après traversée du tube VI9. Il laisse passer vers l'abonné demandeur Am cette tonalité d'occupation, par le conducteur 221. Lorsque
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cet abonné entend cette tonalité, il doit raccrocher. En même temps, comme on l'a vu précédemment, le tube V8 est bloqué par le potentiel U4 qui lui est appliqué par le conducteur 47 depuis le point f du dispositif 416; il n'y a donc pas de modulation aux bornes de la résistance R63 de sorte que la seconde triode du tube V18 reste bloquée et que l'abonné demandeur ne peut donc écouter la conversation dans laquelle est engagé l'abonné qu'il demande.
Le point f est relié à la grille du tube V16b par une résistance R68 et à la grille du tube V17b par une résistance R69 et il est découplé par un condensateur C25.
Lorsque, après avoir reçu la tonalité d'occupation, le demandeur raccroche, les impulsions positives 71 sont supprimées sur les conducteurs 232 et 52 et ne sont donc plus appliquées à la grille du tube V7. Le courant moyen qui circule pendant les impulsions dans le circuit plaque du tube V7 devient nul et ramène le potentiel aux bornes des résistances H33 et R36 depuis la valeur de coupure jusqu'à sa valeur normale sur la cathode du tube VIO, qui se débloque. Le relais 404 parcouru par le courant plaque de VIO, fonctionne donc et ferme, par son contact de travail, le circuit d'excitation des électroaimants des chercheurs pas à pas r3, r2, PI, qui reviennent au repos à l'aide de la tension interrompue fournie par le générateur 27, comme on l'a déjà expliqué.
D'autre part, la suppression des impulsions 71 arrête le fonctionnement du circuit de commande 300 et, par suite, la production des impulsions 85 D. Le tube V16a redevient donc conducteur et le dispositif basculeur revient à l'état de non occupation.
Lorsque l'abonné demandé est libre, il n'existe pas d'impulsions 79 D sur le conducteur 50 ; par suite, aucune impulsion n'atteint la grille du tube V8 par le contact 433 r
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du relais 403. Le dispositif basculeur 416 reste donc en état de non occupation. Lorsque le relais 403 en fonctionnant ouvre ses contacts 433 r et 434, et ferme ses contacts 433 t, 435 et 431, les impulsions 84 D, aux instants tn qui caractérisent l'abonné demandé, sont appliquées d'une part sur la grille du tube V17b par le contact 435, et, d'autre part, sur la grille du tube v9. Elles apparaissent avec une polarité positive sur la plaque du tube V17b, qui est reliée à la haute tension, à travers une résistance de charge R70 et, par un condensateur de liaison C26 et le conducteur 522, sont appliquées à la grille du tube -v21 (figure 6).
Cette grille comporte une résistance de iuite R71; d'autre part, la cathode de ce tube est polarisée au delà de la tension de coupure, par exemple par une batterie b9, à travers une résistance R72 et son circuit de plaque comporte une résistance de charge R73. Les impulsions positives provenant du tube V17b amènent ce tube V21 au potentiel de coupure.
La fermeture du contact 431 laisse passer le courant du générateur d'appel 25 venant par le transformateur T4 et le conducteur 48 à travers le tube V22 qui est débloqué. La cathode du tube v22 est polarisée, par exemple, par une batterie BIO, son anode comporte une résistance de charge R75 et un potentiel de grille convenable lui est appliqué, depuis le point f, à travers une résistance R74. Le courant d'appel provenant du générateur 25 traverse ce tube et, par un condensateur de liaison C27, est appliqué au contact 431, une charge supplémentaire lui étant appliquée par une résistance R76. Ce courant est alors appliqué au conducteur 40 et aux grilles du tube V18, qui est débloqué à cet instant.
En effet, tant que l'abonné demandé n'a pas décroché, aucune impulsion venant du conaucteur 232 par le conducteur 51 et le contact 433 t n'est appliquée sur la grille du tube V8. Le courant plaque de ce dernier étant nul,
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la chute de tension aux bornes des résistances R63 et R65 qui poiarisent la grille du tube V13 par rapport a sa cathode, fournit à ce tube un potentiel de coupure. Lorsque l'abonné demandé accroche, aes impulsions 71 apparaissent sur la grille du tube V8; à ce moment, un courant plaque prend naissance dans ce tube et provoque dans les résistances R63 et R65 une chute de'tension qui amène la polarisation du tube vl8 au delà de son potentiel de coupure.
On peut remarquer, par ailleurs, que l'ouverture du contact 431 pendant l'envoi des impulsions de numérotation empêche l'envoi de la tonalité d'appel vers le demandeur.
A la sortie du tube V18, la tension provoquée par le courant du générateur d'appel 25 est appliquée simultanément sur les grilles des tubes V20 pour le demandeur et V21 pour le demandé, par les points b et d respectivement. Comme on l'a dit précédemment, le tube v20 étant débloqué par les impulsions 73 D et le tube v21 étant débloqué de son côté par les impulsions 84 D qui ont traversé le tube vl7b, l'abonné demandeur entend ainsi à travers le tube v20 le signal d'appel transmis à l'abonné demandé à travers le tube v21.
Par ailleurs, les impulsions 84 D indiquent que l'abonné An est occupé. En effet, ces impulsions sont appliquées par le contact 435 du relais 403 sur le conducteur 45, et atteignent la grille du tube v9. La cathode de ce tube est portée à une tension de polarisation convenable par une résistance R77, et une résistance de charge R78 est insérée dans son circuit d'anode. Les impulsions 84 D traversent le tube V9 et en sortent sous forme d'impulsions positives 86 D, aux instants tn ; ces dernières impulsions sont appliquées à la cathode K1 du tube VG, à travers le condensateur C5 et par les conducteurs 43 et 244, comme on l'a déjà indiqué précédemment.
Elles portent le potentiel de grille du tube VG au delà
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du potentiel de coupure aux instants tn, et empêchent ainsi les impulsions tn produites par le poste de l'abonné demandé lorsque celui-ci a décroché de passer sur la ligne d'essai 243 et d'occuper un autre circuit de connexion.
D'autre part, le contact 435 n'est fermé qu'après la rupture des contacts 434 et 433 r, pour éviter un changement d'état intempestif du dispositif 416.
Lorsque l'abonné demandé décroche, les impulsions 71 D aux instants tn qui sont ainsi créées ne peuvent se propager que par la ligne 232; en effet, comme on vient de le voir, le tube VG est bloqué aux instants tn. Ces impulsions 71D empruntent le conducteur 51, passent par le contact 433 t du relais 403 et sont appliquées par le conducteur 49 sur la grille du tube V8, lequel est débloqué aux mêmes instants, comme on l'a vu précédemment, par les impulsions 84 D et le potentiel continu u3. Ces impulsions font donc apparaître un courant plaque à la sortie du tube V8, ce courant modifiant le potentiel aux bornes des résistances R63 et R65, et modifiant, par suite, la polarisation du tube V18, qui se trouve bloqué. Ainsi, la tonalité d'appel ne passe plus vers les tubes V20 et V21.
Lorsque l'abonné demandé parle, les impulsions 71 D modulées sont appliquées sur la grille du tube V8 par le' circuit qui a déjà été décrit, et elles sont recueillies aux bornes de la résistance R63. Elles sont ainsi appliquées au filtre F3, à travers un condensateur C28 et une résistance de terminaison R79. Le courant vocal qui sort de ce filtre est appliqué, à travers un condensateur C29 à la première grille du tube mélangeur V20. D'autre part, les impulsions 73 issues du point D traversent le tube V19, qui est monté en limiteur, qui a pour effet de supprimer leur modulation. On recueille à la sortie du tube v19 des impulsions positives non modulées qui sont appliquées sur la deuxième grille du tube V20. Ces
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impulsions débloquent ce tube.
Le courant vocal module les impulsions qui arrivent sur la première grille g20 du tube V20, déplacent la caractéristique de la deuxième grille et l'on recueille à la sortie de ce tube des impulsions aux instants tm, dont le niveau est une fonction linéaire de la tension instantanée de la première grille, donc de la voix.
Ces impulsions modulées sont transmises à l'abonné Am par la ligne 221 et la grille 204 du distributeur 20.
Lorsque le demandeur parle, les impulsions 71 appliquées à la grille du tube V7 par les conducteurs 232 et 52, et, à travers le condensateur C18, sont recueillies aux bornes de la résistance R33.
Le tube V7 'est. débloqué aux instants tm comme on l'a vu précédemment. Ces impulsions démodulées par ce tube suivent le conducteur 37 et sont appliquées au filtre F2 à travers un condensateur C30 et une résistance de terminaison R80.
D'une façon analogue à celle qui a été décrite au sujet des impulsions transmises par l'abonné demandé, le courant vocal sortant du filtre F2 est appliqué à la première grille du tube v21, qui est débloqué aux instants tn par les impulsions qui lui sont appliquées depuis le tube V17b par le conducteur 58, ainsi qu'on l'a décrit précédemment, et l'on recueille ainsi, à la sortie du tube V21, des impulsions modulées résultantes aux instants tn, dont le niveau est une fonction linéaire de la tension instantanée de la première grille, donc de la voix. Ces impulsions modulées sont transmises à l'abonné An par la ligne 221 et la grille 204 du distributeur 20. On a réalisé ainsi une liaison bilatérale entre les abonnés.A la fin de la conversation, le retour au repos des circuits s'effectue comme on l'a indiqué plus haut, lorsque le demandeur raccroche.