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Procédé pour sous-titrer les films cinématographiques.
Dans les procédés actuellement connus pour la reproduc- tion des sous-titres sur les films cinématographiques eu moyen d'un négatif des sous-titres, on part de textes imprimas typo- graphiquement en blanc sur fond noir, c'est-à-dire que 1'en compose les textes avec des caractères typographiques et on les imprime ensuite sur des cartons noirs au moyen d'encres blanches ou d'encres à vernis métalliques, par exemple d'aluminium, et similaires. On peut aussi imprimer le texte composa en noir sur un carton blanc et le photographier ensuite sur une pellicule dite reversible qui, au développement, se comporte à l'inverse de la pellicule normale.
Ces procédés donnent lieu à deux inconvénients très sé- rieux. Les caractères ont des contours et des pleins irrgu- liers et, en outre, le noir du négatif et, par conspuent, le blanc du positif étant imparfaits, la lisibilité du sous-titre
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est, elle aussi, très imparfaite, surtout quand le fond du film sur lequel le sous-titre est projeté, est clair.
La. présente invention a pour objet un procéda pour sous- titrer les films cinématographiques qui Elimine complètementles inconvénients cités. Ce procède est caractérisé essentiellement en ce qu'on se sert de caractères transparents à contours très nets et très pr4cis, qui sont photographiés sur le film négatif des sous-titres, en les éclairant par transparence.
Ainsi, vu qu'on ne photographie pasune lettre imprimée en noir sur un fond blanc ou en blanc sur un fond noi.r, mais que la lumière passant à travers la lettre transparente impressionne directement la pellicule, on obtient sur le film négatif des sous-titres des lettres d'un noir absolu et, par conséquent, sur le film positif, des lettres d'un blanc absolu, parfaitement visibles même sur un fond clair.
Pour la préparation des caractères transparents employés pour sous-titrer les films, on peut procéder de plusieurs maniè- res. De préférence, on dessine en noir les diverses lettres, chiffres ou autres signes nécessaires à la composition du texte, sur une feuille blanche dans des dimensions qui permettent un dessin très soigné. Ensuite on les photographie sur une pellicule ou plaque négative en les réduisant aux dimensions recuises par la partie mécanique du procédé. On obtient ainsi sur la pelli- cule ou plaque des lettres, signes etc. transparents sur un fond noir opaque. Il va de soi qu'on peut égalèrent dessiner les lettres, signes etc. en blanc sur un fond noir ; dans ce cas le négatif obtenu doit être rephotographié pour obtenir encore des lettres transparentes sur un fond noir.
Les dessins originaux des lettres pevvent être photogra- phiéssur des négatifs autant de fois que le requiert le nombre des alphabets dont on a besoin. Généralement, pour la composi- tion mécanique,, il faudra trente alphabets environ, chaque ligne du sous-titre étant normalement formée d'une trentaine de lettres
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ou espaces. Pour la composition @ le main, un plus petit nombre d'alphabets sera suffisant. On obtient ainsi des alphabets com- posés de lettres aux contours très précis, identioues les unes aux autres, transparentes sur le fond noir opaque du négatif.
Les contours de ces lettres seront aussi parfaits que ceux du dessin original et, en tout cas, bien meilleursqùe ceux au'on obtient avec les procédés actuellement en usage.
Au lieu de dessiner les lettres et de les photographier ensuite, on peut aussi les peindre ou les imprimer directement sur un fond transparent quelconque, comme par exemple du verre, de la cellophane, du plexiglas, etc, en ayant soin de peindre ou imprimer en noir le "champ" ou le fond et de laisser la lettre tra.nsparente.
Les signes transparents sur fond noir, obtenus par un des moyens ci-dessus décrits, sont découpés dans le négatif (ou autre matériau s'ils ne sont pas préparas par voie photographi- que) et montés, chacun, dans un porte-caractère.
La composition du sous-titre avec les caractères trans- parents décrits ci-dessus peut être exécutée à la main, en pho- tographiant ensuite, sur le film négatif des sous-titres, le sous-titre composé, monté dans un châssis convenable et éclairé par transparence. On peut aussi faire usage,pour la composition; de procédés plus ou moins mécanisés. On peut, par exemple, réunir les caractères transparents, montés dans leur porte-caractères, élastiquement, par exemple au moyen de petits ressorts, en des chaînes fermées, chacune contenant toutes les lettres, chiffres et autres signes de l'alphabet. On ferme autant de ces chaînes, qu'il y a d'espaces dans une ligne de sous-titre (généralement une trentaine).
On monte ces chaines, l'une à côté de l'autre, chacune sur deux poulies ou rouleaux, tournant librement sur deux axes disposés à une distance suffisante pour maintenir les chaînes légèrement tendues. L'opère leur, en manoeuvrant une poulie après l'autre, porte les lettres et signes voulus en
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ligne devant un verre dépoli, uniformément éclairé par derrière.
Les sources lumineuses seront naturellement disposées de manière à assurer un éclairage parfaitement uniforme et sans halo, en employant, le cas échéant, des filtres convenables.
Les caractères composant le texte du sous-titre, places en ligne devant le verre dépoli, sont exactement centras et serrés puis photographiés. Après la prise de la photographie, on les desserre pour procéder à la. composition du sous-titre suivant.
De nombreuses variantes peuvent être apportées au procédé décrit ci-dessus, sans sortir du cadre de la présente invention.
Par exemple, le procédé peut être appliqué non seulement aux textes composés de caractères séparés, mais aussi aux textes des- sinés, pour titres, sous-titres etc.