<Desc/Clms Page number 1>
CONVOYEUR A RACLETTES
La présente invention a pour objet un convoyeur à râclet- tes destiné à transporter les produits abattus dans les chan- tiers jusqu'à.la voie où se fait leur enlèvement.
Elle a pourvut de créer un convoyeur de ce genre d'une hauteur aussi faible que possible, très résistant aux efforts transversaux, suffisamment robuste pour supporter les chocs lors- qu'on abat le charbon à l'explosif ou pour encaisser la composan- te perpendiculaire au front de taille'de la réaction d'un rabot à charbon.
L'invention a pour but également d'obtenir, entre deux éléments consécutifs du transporteur, un angle de l'ordre de 15 dans le plan vertical, ainsi qu'un angle de 5 à 7 environ dans le plan horizontal et cela aussi bien avec chaînes d'entraîne- ment à galets qu'avec chaînes marines.
L'invention vise en outre à obtenir un convoyeur se dé-. montant facilement tout en se prêtant à un ripage sur la daine
<Desc/Clms Page number 2>
du chantier sans démontage, fonctionnant sans usure exagérée et avec le minimum de bruit grâce aux dispositifs a@optés pour éviter les chocs des pièces en mouvement.
Le convoyeur, objet de l'invention, se compose essentiel- lement d'un bac fixe constitué par une succession d'éléments iden- tiques, assemblés les uns aux autres avec une certaine liberté,dans lesquels se déplacent des palettes de raclage, entraînées par des chaînes guidées dans les éléments du bac.
Chaque élément est formé par deux flasques latérales, reliées par une tôle horizontale médiane de manière à constituer deux compartiments, l'un, supérieur, dans lequel s'effectue le trans- port, l'autre, inférieur, dans lequel s'effectue le retour des râ- clettes et de leurs chaînes d'entraînement.
Les éléments sont reliés les uns aux autres de manière à ce qu'ils puissent présenter entre eux, tant dans le plan horizontal que dans le plan vertical, les angles dont il a été question plus haut.
D'autres dispositions caractéristiques de l'invention ressortiront de la description ci-après, qui se rapporte à une for- me de réalisation du convoyeur donnée simplement à titre d'exemple.
Dans cette description, on se réfère aux dessins annexés, qui montrent : fig.l, à gauche, la 1/2 coupe transversale d'un élément avec raclettes entrainées par chaîne à galets, à droite, la 1/2 coupe correspondante avec râo@et- tes entraînées par chaîne marine ; fig. 2, une élévation, en coupe suivant 2-2 de la fig.l, des extrémités contiguës de deux éléments situés dans le même plan horizontal ; fig. 3, une vue correspondante, l'un des éléments faisant un angle d'environ 15 vers le haut avec le plan horizontal; fig. 4, une vue correspondante, l'un des éléments faisant un angle d'environ 15 vers le bas avec la plan horizontal; fig. 5, une coupe en plan suivant 5-5 de la fig.l, mon- trant les extrémités contiguës de deux éléments faisant entre eux
<Desc/Clms Page number 3>
un angle d'environ 7 dans le plan horizontal;
fig. 6, le détail en élévation d'une raclette'et de sa liaison avec chaîne marine d'entraînement! fig.7, la vue en plan correspondante; fig.8, le détail en élévation d'une raclette et de sa liaison avec chaîne d'entraînement à galets; fig. 9, la vue en plan correspondante; fig. 10 une ooupe en élévation suivant 10-10 de la fig.9.
Comme on le voit sur la fig.l, chaque élément est consti- tué par aeux flasques latérales a, présentant la forme générale d'un #(sigma), obtenues par pliage ou emboutissage. Elles sont reliées en leur partie médiane par une tôle horizontale b rivée ou soudée sur elles.
Des goussets verticaux c, placés dans l'angle du sigma, sont pourvus d'un trou c1, destiné au passage des boulons d'assem- blage d des éléments voisins (voir fig.5). Ces goussets servent également à la fixation des pièces de support de rehausses éven- tuelles destinées à empêcher l'excès de charbon d'être projeté du côté du remblai.
On a représenté en e (à gauche) une raclette entraînée par chaîne f à galets f1'.
Dans le compartiment de transport situé au-dessus de la tôle-horizontale b, les galets roulent sur cette tôle. Des pièces g, dont il sera question plus loin, assurent, en coopération avec la branche verticale supérieure du sigma, le guidage latéral.
L'aile supérieure horizontale al du sigma assure le gui- dage dans le sens vertical.
Dans le compartiment inférieur, qui sert de retour aux râ- clettes et à leurs chaînes d'entraînement, le guidage est assuré dans des conditions analogues.
Sur la partie de droite de la fig.l, on a représenté une. râclette s entraînée par chaîne marine h. Le guidage latéral est assuré, comme dans le cas précédent, par une pièce g dont il est question plus loin. Dans le sens vertical, le guidage est assuré par
<Desc/Clms Page number 4>
@ les ailes horizontales du sigma, qui peuvent être renforcées par des pièces d'usure de forme appropriée.
On décrira maintenant les dispositions adoptées pour obte- nir la souplesse voulue du convoyeur, tant dans le sens horizon- tal que dans le sens vertical.
Dans le plan horizontal, l'articulation des éléments des bacs les uns par rapport aux autres est obtenue par le jeu lais- sé à cet effet aux boulons d'assemb@age d des éléments voisins (voir fig.5).
Afin d'assurer la continuité de la tôle horizontale b sur laquelle glisse le charbon, chaque élément porte, du côté amont, une bavette médiane b1, qui sert en même temps à empêcher le déboitage de deux éléments voisins dans le plan horizontal.
L'articulation des chaînes est obtenue soit par l'utilisa- tion de chaînes à galets avec biplans à cardans ou à galets avec axe biconique, soit par l'emploi de chaines marines.
Au passage de l'espace libre qui reste entre deux éléments du fait de l'angle que forment ceux-ci dans le pia@ horizontal, une pièce S, à contour arrondi dont la fig. 7 représente le dé- tail pour la chaîne marine, et la fig. 9 pour la chaîne à galets, empêche le déraillement de la chaîne.
Dans le plan vertical les chaînes d'entraînement, qu'elles soient du type à galets ou du type marine, peuvent facilement jouer; il n'y a donc aucune disposition spéciale à prévoir à cet effet.
L'articulation des éléments du bac entre eux est obtenue, comme précédemment, par le jeu laissé aux boulons d'assemblage d. La bavette bl assure le joint entre deux éléments consécutifs; elle est à cet effet recourbée en arc de cercle.
Le guidage des chaînes d'entraînement est obtenu de façon différente suivant que l'on utilise la chaîne marine ou la chaîne à galets.
Chaque élément porte à l'une de ses extrémités, fixées sur la face inférieure de la tôle horizontale b et de chaque côté, des pièces i. Au-dessus de ces pièces la tôle b est taillée en
<Desc/Clms Page number 5>
sifflet (voir particulièrement fig. 2 à 4); la tôle horizontale de l'élément voisin qui repose sur les pièces! est également taillée en sifflet.
Dans le cas de la chaîne marine, la pièce! assure le guidage intérieur de la chaîne. Le guidage extérieur est assuré soit par la branche horizontale supérieure a1 du sigma dans le cas où l'angle est dirigé vers le haut (cas de la figure 3), soit'par la tôle horizontale b dans le cas ou l'angle est diri- gé vers le bas (cas de la figure 4).
Le guidage peut être fait directement sur la chaîne ou sur une partie portante de la raclette. Les branches du sigma peuvent être renforcées par des pièces d'usure de formes appro- priées.
Dans le cas de la chaîne à galets, le guidage est assuré, aux extrémités des éléments voisins du bac, par des pièces rap- portées k et 1 sur les branches horizontales des sigmas. Le profil de ces pièces est déterminé de manière à éviter le choc des galets au passage d'un élément à l'autre.
Lorsque la chaîne doit franchir une solution de conti-, nuité, si l'on considère trois galets consécutifs 1, 2 et 3, .les galets 1 et 3 sont soulevés par les pièces 1 dont le profil est tel que le galet 2 qui se trouve suspendu, la chaîne étant supposée tendue, aborde tangentiellement le guidage sans qu'il se produise de choc dommageable.
Si la chaîne n'était pas tendue (cas général du brin de retour), les chocs seraient moins violents, mais pour éviter les vibrations et le bruit qu'engendreraient lesheurtsde tous les galets successifs, il convient de prolonger .les pièces 1 tout le long de l'élément et de l'utiliser comme chemin de rou- lement.
Les fig. 6 et 7 montrent le détail d'une râclette e des- tinée à être entrainée par chaîne marine. La raclette est as- semblée à la chaîne par un maillon m, de forme spéciale, qui porte la pièce de guidage latéral dont il a été question plus
<Desc/Clms Page number 6>
haut.
Dans le cas d'entraînement par chaîne à galets (fig.8 et 9), les râclettes sont en deux pièces matricées ou laminées reliées entre elles par des boulons m1. Ces demi-raclettes por- tent à leurs extrémités des trous oblongs n, qui permettent à la raclette de prendre une position oblique par rapport à l'axe du convoyeur, sans pour cela resserrer les deux chaînes d'entraîne- ment qui pourraient sortir de leur chemin de roulement.
Un jeu ± est prévu de telle sorte que la râclette puis- se sauter par dessus un obstacle en cas de blocage, en particu- lier à l'articulation de deux éléments consécutifs.
Enfin, ainsi que le montre la figure 10, le profil de la raclette est établi de telle sorte qu'il présente vers l'ar- riére une partie défléchie r, également dans le but d'éviter les coincements.
La liaison entre la chaîne et la raclette est assurée au moyen des pièces E et gl raliées entre elles par les ergots g2 formant axes de rotation des g@lets.
La pièce g sert. de guidage extérieur.
La pièce g1 porte un ergot g3, enfoncé de force s'il est décolleté ou venu d'estampage avec la pièce g. Cet ergot sert d'axe d'articulation des râclettes.
Il y a lieu de noter que les éléments du bac peuvent être utilisés indifféremment avec chaines d'entraînement marines ou avec chaînes à galets. Dans le cas de ces dernières, il con- vient de rapporter seulement sur les branches horizontales in- férieures des flasques les pièces de guidage 1.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.