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"Procédé de moulage de pièces creuses notamment de briques".
Dans le brevet principal l'on a décrit un procédé pour le façonnage de canaux ou d'espaces vides dans des pièces obte- nues par pression, consistant essentiellement à placer dans le moule ou la matrice extérieure de la pièce à former, une chambre à air en caoutchouc épais et résistant, reliée par un tube de résistance convenable à une pompe capable d'envoyer un fluide, air ou eau, sous une forte pression, à remplir ensuite le moule en versant autour de la chambre en caoutchouc la matière à com- primer dont doit être formée la pièce, puis à gonfler la chambre avec le fluide comprimé de façon à comprimer la matière tout au- tour juaqu'au degré voulu, après quoi on dégonfle la chambre et on la retire du moule.
Ce procédé est très intéressant non seulement à cause de la rapidité, de la simplicité et de l'économie du travail, mais aussi par le fait que, comme on opère avec des pressions très élevées, de 60 à 100 atmosphères, par exemple, l'on peut uti- liser pour la formation des blocs creux, non seulement l'argile
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pure et la terre argileuse, mais aussi presque toutes les terres ordinaires qui durcissent sous pression, et les blocs obtenus peuvent ensuite être cuits comme les briques ordinaires.
La présente addition a pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit dams le brevet principal.
Ce dispositif comprend fondamentalement une presse verticale com- binée avec des supports tournants pour les matrices. dans les- quelles les blocs sont formés, le mouvement de ces supports étant commandé par le liquide sous pression qui fait agir la presse, ces matrices étant amenées automatiquement sur la plateforme de la presse, après avoir été placées sur ces supports tournants, et soulevées par cette plateforme qui les applique contre une boite contenant les poinçons qui forment les trous, puis abaissées et retirées de la presse.
Un mode de réalisation pratique de l'installation uti- lisée pour l'exécution de ce travail conformément à l'invention est représenté à titre d'exemple dans le dessin ci-joint, dans lequel : fig. 1 est une coupe verticale de la prosse et de sa matrice; fig. 2 en est une coupe horizontale; fig. 3 est une coupe axiale, à une plus grande échelle, montrant les détails de construction de l'extrémité supérieure et de l'extrémité inférieure des poinçons.
Comme on peut le voir au dessin, la matrice 1 qui sert à la formation des blocs est constituée par une boite de forme rectangulaire sans couvercle etsans fond, composée de quatre plaques métalliques en fer, aluminium ou autre alliage léger, assemblées au moyen d'une ceinture d'acier 2 qui peut être serrée plus ou moins au moyen d'une vis pour donner à la boite l'élasticité
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nécessaire au moment de la pression finale.
Chaque matrice est munie de deux poignées latérales mobiles, non représentées dans le dessin., ces soignées étant ra- battues et appliquées contre les plaques au moment où la oresse comprime la matière etramenées à la position horizontale par des ressorts de rappel dont elles sont munies, lorsque la matrice est retirée de la presse.
Après avoir été remplies avec la matière désirée, ces matrices sont reliées àeux à deux entre les bras de support 3 de la presse, qui en porte deux de chaque côté,, deux à droite et deux à gauche dans le dessin. Chaque bras forme une sorte de console portée par un organe en forme de raontant ou de colonne 4, qui fait partie du bâti 22 de la presse, qui est monté à rotation dans ce bâti et qui porte à sa partie inférieure une roue dentée
5 qui y est fixée.
Les deux roues dentées 5 des deux colonnes 4 qui se trouvent du même côté de la presse engrènent avec une crémaillère
6 formant d'un coté et de l'autre le prolongement d'une tige 7 d'un piston 8 mobile dans un cylindre 9 placé à la partie infé- rieure du bâti de la presse.
Le rayon de la roue dentée 5 et la longueur de la crémaillère 6 sont calculés de façon qu'à la cour- se permise par le piston 3 corresponde une rotation d'une demi- circonférence des roues dentée, b, ce qui fait par exemple que, pendant la course du piston vers la droite, les deux matrices 1 représentées l'une prés de l'autre dans la fig. 2, tournant dans dessous opposés, viennent se placer de nouveau l'une près de l'au- tre sur une plateforme mobile 10 de la presse, pendant que les doux matrices qui se trouvent sur cette plateforme et qui ont déjà subi l'opération de compression tournent vers l'extérieur et sont amenées de l'autre côté :
le la presse
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La plate forme 10 de la presse est portée par un piston massif 11 se mouvant dans un cylindre vertical 12 auquel arrive l'eau sous pression.
Le bâti de la presse porte,également à sa partie supé- rieure, une boite 13 comportant des poinçons 14 à l'intérieur de la quelle la matrice est placée lors de la compression.
Cette boite est constituée par quatre plaques de sup- port 15 reliées à demeure aux deux angles 16 diamétralement op- posés et reliées entre elles, aux deux autres an les 17, au moyen de boulons coulissants à axe horizontal 23 permettant d'é- carter d'un ou deux centimètres les bords assemblés entre eux.
Les rebords reliés entre eux par ces boulons coulissants, sont traversés par une longue baguette 18 fixée au couvercle supérieur 19 et guidée par deux demi-canaux formant couloir vertical; cette baguette porte deux renflements 30 et 31, l'un supérieur et l'au- tre inférieur. Lorsque la boite 13 est poussée vers le haut con- tre le couvercle 19, qui est pourvu d'une embouchure conique, les deux paires de plaques 15 se rejoignent et s'adaptent parfai- tement l'une à l'autre le long des arêtes 17, et elles sont main- tenues ainsi rapprochées pendant la période de compression, pen- dant que l'eau sous pression est envoyée à l'intérieur des poin- çons 14.
Ces poinçons sont revêtus de tubes de caoutchouc dans leur partie centrale, et ils communiquent à leur partie supé- rieure avec des tubes d'acier 20 reliés à une pompe refoulante.
La partie inférieure des tubes da caoutchouc est protégée par un renforcement du poinçon et par un disque de cuir 24 (fig. 3)
L'eau sous pression passe dans des canaux 25 pratiqués à l'intérieur des noyaux des poinçons et entre dans l'intervalle compris entre ces noyau;; et les tubes de caoutchouc 26 qui en
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recouvrent les parties centrales. Pour plus dépure té, au lieu d'être constitués par un simple tube, ces revêtements de caoutchouc sont formés de deux tubes superposés, comme le montre mieux la fig: 3, et leurs bords extrêmes repliés sont fixés de façon étaii- che sur les tiges filetées 27 des poinçons au moyen d'un écrou craux 2b et d'un contre-écrou 29.
Les tuyauteries aboutissant aux poinçons 14, au cylindre 12 de la presse et au cylindrehorizontal 9 pour l'introduction et le retrait des matrices passent par un tableau de distribution 21 qu i se trouve à portée de la main de l'ouvrier et qui porte quatre manettes de commande, I, II, III et IV que l'ouvrier peut tourner toutes dans des sens opposés et dont l'usage est expliqué ci-après en même temps qu'est décrit le fonctionnement de la ma- chine.
On remplit la matrice 1 en la munissant d'une rehausse qui peut avoir 1/3 Jusqu'à la moitié de sa hauteur, pour pouvoir contenir la terre désagrégée qui est ensuite comprimée pour en ramener le niveau à celui de la matrice dans sa partisupérieure.
La terre est Introduite dams la matrice à l'état natu- rel si sa qualité le permet, ou bien, si cela est nécessaire, elle est d'abord triturée et pulvérisée jusqu'à ce qu'elle passe à travers un tamis dont les mailles ont environ 5 mm. Au besoin on peut poser sur la terre une plaque de métal à quatre arrêts qui l'obligent à s'arrêter au niveau voulu. lour assurer complè- tement le fonctionnement continu de la machine décrite ci-dessus, il faut au mollis huit matrices. Gn supposera que deux matrices sont déjà mises en place entre les bras 3, conne le montre la fig. 2.
L'ouvrier, en tournant la manette 1, par exemple dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, fait arriver de l'eau sous pression derrière le piston 8 de droite, et il ouvre l'ouverture de vidange derrière le piston 8 de gauche; la créma.il-
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lère 6 de droite se déplace vers la droite et les deux matrices sont amenées sur la plateforme 10 de la presse.
En tournant ensuite la manette II dans le même sens que la manette I, l'ouvrier fait arriver l'eau sous pression dams le cylindre vertical 12 ; la plateforme 10 se soulève, pousse les deux matrices 1 qu'elle supporte vers la boite 13, et les poinçons 14 pénètrent dans la masse de matière contenue dans cette boite, en la traversant complètement jusqu'à engager dans des trous correspondants pratiqués dans la plateforme 10. Dans le cas représenté dans le dessin, on a supposé qu'il y a 16 poinçons en tout et par conséquent aussi 16 trous dans la platefor.ne, formant
8 trous dans le bloc de chacune des matrices.
Lorsque la plateforme 10 est arrivée à l'extrémité supérieure de sa course, et que les extrémités taillées en pointe des poinçons pénètrent dans les trous correspondants pratiqués dans cette plateforme, l'ouvrier tourne la manette III dans le même sens que les deux précédentes, ce qui arrête l'arrivée de l'eau dans le cylindre 12 de la presse, qui s'arrête.
Il tourne ensuite la manette IV,. toujours dans le mène sens, et il envoie ainsi l'eau sous pression dans les tuyaux de caoutchouc 26 des poinçons 14, qui se distendent et se gon- Ilent, en comprimant ensuite la matière dans laquelle ils sont ploies, tandis que la boite 13 ne peut pas se distendre, puis- qu'elle est bloquée sur son bord supérieur et sur son bord in- férieur.
Lorsque la pression voulue estatteinte dans les tuyaux de caoutchouc, l'ouvrier tourne la canette IV en sens inverse du précédent; les tuyaux se dégonflent et l'eau, qu'ils coate-
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il8.1entl retourne au réservoir de la pompe. ijn continuant l'opéra- tion de la it:ême manière, c'est à dire en tournant les manettes en sens inverse par rar, crt au précèdent, on obtient, par la ma- noeuvre do la ma,.ette TEl 1. déblocage du piston 11 et, par celle ::(; 13 "a!wttc L, là vC:8.:J.gc du cylindre 121 ce qui fait dtlj.h-
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la plateforme 10 avec la boite supérieure 13, qui la suit en même temps que les deux matrices contenant les blocs comprimés sur une hauteur d'environ 5 cm;
après quoi, lorsque la dite boite 13 atteint l'épanouissement supérieur 30 des baguettes verticales le, .elle s'ouvre sur la diagonale des angles l'i, ce qui dégage de la boite 13 les matrices avec les blocs qui descendent complè- tement et se posent sur les deux bras 5 qui se trouvent au-dessous.
La descente de la boite 13 est limitée par le renfle- ment inférieur cl des baguettes 18.
En manoeuvrant enfin la manette 1, on envoie l'eau sous pression dans le cylindre 9, derrière le piston 8 de gauche, qui se déplace en ramenant la crémaillère de droite à sa posi- tion initiale, ce qui ramène les deux matrices 1, à la position représentée à la fig. 2 et qui amène sur la plateforme 10 les deux matrices du coté gauche, qui sont déjà prêtes et chargées sur les bras correspondants.
11 convient de remarquer que, si les surfaces intérieu- res des matrices sont revêtues de deux ou plus de deux toiles métalliques à mailles appropriées disposées l'une sur l'autre et si sur ces toiles métalliques, est placée une toile végétale émisse et forte, on obtient ce résultat qu'au moment où la prec- sion est maxima, une bonne partie de l'eau contenue dans les blocs est expulsée, ce qui réduit notablement le laps de temps habi- tuellement nécessaire pour le séchage des blocs.
Si l'on désire des surfaces rugueuses, ou peut enduire les surfaces intérieures des matrices avec du charbon pulvérisé, qui,reste attaché à la surface des blocs et qui brûle pendant la cuisson en laissant son étreinte sous la forme de rugosités.
On remarquers enfin que si l'en introduit dans la matrice une mince lame métallique en gu@se de paroi médiane, on obtient similtanément dans chaque ..matrice, au lieu d'un seul bloc, deux blocs cont l'épaisseur est natureliement moindre.