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"Procédé et machine pour le montage de chaussures et autres" ----------------- Conv. Int.:Priorité d'une demande de brevet d'invention n 20.297 déposée aux Etats-Unis d'mérique le le avril 1948 -----------
La présente invention est relative aux machines à monter les chaussures du type con@@@@
Dans la demande de brevet belge déposée ce jour par le même inventeur et ayant pour titre '.Procédé et appa- reil de montage de chaussures" est décrit un appareil congu pour saisir le bord de ltempeigne entre des galets actionnés mécaniquement tandis qu'un effort de relevage est appliqué, le bord étant rabattu intérieurement sur le dessous de la chaussure par des rabatteurs à mouvement alternatif, après qu'un adhésif a été appliqué sur la surface, intérieure du bord de montage,
à l'aide d'un dispositif de maintien fixe comportant une partie sur laquelle le bord de montage est recourbé par les rabatteurs
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et qui comporte un orifice de sortie de l'adhésif. L'ex- pression "bord de montage" utilisée ici doit être considérée comme comprenant la partie de l'empeigne d'une chaussure ordinaire qui est rabattue contre la semelle première, ou son équivalent, ainsi que le rabat ou recouvrement de plate-forme d'une chaussure type "Californie", à plate- forme ou montée à force sur une forme.
Bien que les rabatteurs à mouvements alternatifs décrits dans cette demande donnent-de bons résultats, la présente invention met en oeuvre des moyens grâce auxquels on peut obtenir des résultats encore meilleurs, en parti- culier,. en utilisant, en combinaison avec les galets de serrage ci-dessus et un dispositif d'alimentation en adhé- sif, un rabatteur tournant qui applique de façon ininter- rompue une force dirigée vers l'intérieur sur le bord de montage.
Bien qu'on obtienne des résultats très intéressants, en ce qui concerne le tirage vers le haut, en utilisant une paire de galets de serrage comme indiqué ci-dessus, il est possible d'obtenir des résultats aussi intéressants en utilisant seulement un rabatteur, en combinaison avec un élément de butée, l'effort de tirage vers le haut résultant du repliement du bord autour de la butée sous Inaction du rabatteur. La présente invention est encore relative à un appareil de montage utilisable dans le cas de chaussures collées, dans lequel le tirage vers le haut est obtenu, comme indiqué ci-dessus, par la combinaison d'un rabatteur et d'une butée, un dispositif étant prévu pour appliquer l'adhésif sur la surface intérieure du bord, à mesure que l'opération s'effectue.
L'invention concerne encore un appareil pour le montage sur forme par collage, dans lequel une butée se combine avec des
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moyens rabatteurs pour tirer l'empeigne vers le haut, et dans lequel l'adhésif est appliqué sur la surface interne du bord de montage, l'opération de rabattement étant continue et exécutée par un rabatteur tournant. Conformé- ment à l'invention, la butée fournit l'adhésif sur la surface intérieure du bord de montage et se combine avec un galet qui ient en contact avec la surface extérieure de ce bord pour faire avancer l'ouvrage, l'appareil com- portant un rabatteur hélicoïdal actionné mécaniquement pour produire l'effort de rabattement.
D'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront de la des- cription plus détaillée ci-dessous, faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels :
La fig. 1 est une vue schématique en plan, partiel- lement en coupe et certaines parties n'étant pas représen- tées, montrant le fonctionnement de l'appareil à monter Les chaussures selon l'invention, le bord de montage d'une chaussure collée étant tiré vers le haut par des galets de serrage et le bord étant rabattu sur un organe fournis- sant l'adhésif, à l'aide d'un rabatteur tournant.
La fig. 2 est une vue en élévation partielle observée dans le sens de la flèche A de la figure 1, montrant également une tuyère de chauffage du rabatteur, et permet- tant de suivre les phases de l'opération de montage et de voir la position relative des organes de montage par rapport au dessous de la chaussure qui est représentée en coupe verticale.
La fig. 3 est une vue en élévation partielle, en partie en coupe verticale, en principe par la ligne 3-3 de la figure 1, montrant le fonctionnement de l'organe de maintien.
La fig. 4 est une vus plus ou moins schématique, partiellement en coupe horizontale, représentant une
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autre forme de réalisation de l'invention et montrant le fonctionnement dans le cas du montage de la doublure d'une chaussure du type "Californie".
La fig. 5 est une vue en élévation de côté, partiel- lement en coupe verticale et partiellement avec arrachement, et à échelle un peu plus grande que la figure 4, représen- tant l'appareil de cette figure 4 avec les pièces dans la position qu'elles occupent pendant le rabattage.
La fig. 6 est une coupe verticale, à plus grande échelle, suivant la ligne 6-6 de la figure 4, représentant le galet de butée à plus grande échelle.
La fig. 7 est une vue analogue à la figure 6 repré- sentant une variante.
La fig. 8 est une vue en élévation du galet de butée de la figure 7.
La fig. 9 est une vue de côté partielle d'une machine à monter les chaussures, suivant une autre variante.
La fig. 10 est une vue de face partielle, à plus grande échelle que la figure 9, représentant la position relative des galets et du rabatteur de la figure 9.
La fig. 11 est une élévation schématique partielle représentant une variante.
La fig. 12 est une coupe verticale partielle repré- sentant une variante des galets de prise de l'empeigne, de l'appareil de la figure 9.
La fig. 13 est une vue en perspective du guide fixe représenté sur la figure 10.
La fig. 14 est une vue en perspective, à petite
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/du échelle, représentant le montage/d'une cna.ise. siège
Sur les figures 1, 2 et 3, on voit deux arbres parallèles 1 et 2, entraînes en sens contraire et portant des galets 3 et 4 respectivement, à leurs extrémités inférieures. Toutefois, et comme représenté sur la figure 2,
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les axes des arbres 1 et 2 sont inclinés vers le bas et vers l'avant, dans le sens de l'avance du travail. Comme on le voit sur la figure 2, les galets peuvent être pourvus de nervures hélicoïdales 5 destinées à saisir l'ouvrage, mais ces nervures ne sont pas essentielles au fonctionnement
Pour introduire commodément l'ouvrage entre les galets 3 et 4, l'arbre 2 peut être agencé de manière à pouvoir être écarté de l'arbre 1.
Sur la figure 3, on voit une empeigne
U montée sur une forme L avec une semelle premièree S.
L'empeigne U comporte un prolongement ou bord de montage M.
Comme on le voit sur les figures 1 et 2, le bord M est saisi entre les galets 3 et 4 et, lorsqu'il est ainsi saisi, il est soumis à un effort dirigé vers le haut, tirant l'empeigne U en l'appliquant sur la forme. Pour rabattre le bord M sur le dessous de la première S, il est prévu un rabatteur, tournant constamment, monté sur un arbre entraîna.6. Le rabatteur comprend un corps 7, de préférence, mais non nécessairement, conique, comme représenté sur la figure 1, de section transversale circulaire, et dont l'extrémité est fixée sur l'arbre 6 et coaxialement à cet arbre. Comme représenté, l'arbre 6 est fixé sur la petite extrémité du rabatteur. L'organe rabatteur hélicoïdal, constitué dans cet exemple par une nervure 8, est porté par le corps du rabatteur.
Lorsque ce dernier tourne dans le sens de la flèche (fig. 1), la nervure 8 qui vient en prise avec le bord de l'empeigne (laquelle est verti- cale ou en principe perpendiculaire à la face inférieure de la première S lorsqu'elle est saisie par les galets), pousse le bord M vers l'intérieur, par dessus le bord de la première, et l'applique fermement contre le dessous de celle-ci.
Comme représenté plus particulièrement sur les figures
1 et 3, il est prévu un dispositif de retenue entreLe
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point où le bord est saisi par les galets et le point de contact au rabatteur. Ce dispositif de retenue est porté par un support tubulaire normalement fixe 9 qui, peut être commodément porté par les mêmes pièces que celles qui portent les paliers de l'arbre 2. Le support 9 est muni, à son extrémité inférieure, d'un pied de biche 10 à sur- face inférieure plate sensiblement horizontale 11 (fig. 3) qui s'appuie sur la surface inférieure de la première S et qui limite ainsi le soulèvement de la chaussure sous l'action de la traction exercée par les galets 3 et 4.
La surface supérieure 12 du pied de biche 10 est inclinée et le bord de montage, comme on le voit sur les figures 1 et 3, est rabattu sur cette surface, sous l'action du rabatteur, le pied 10 allant en se rétrécissant de préfé- rence jusqu'à un bord 13 qui est sensiblement au niveau du bord extérieur de la première S pendant le fonctionne- ment. Le pied 10 comporte un conduit 14,qui communique avec l'alésage du support tubulaire 9 et qui se termine dans la surface inférieure 11 du pied de biche, en pré- sentant une branche 14a qui débouche sur la surface incli-
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ro- née 12.
Un adhésif fluide,l2Ôensnt d'une source appropriée, arrive, par gravité ou sous l'action d'une pompe, dans l'alésage du support 9, s'écoule par le conduit 14 et arrive sur le dessous de la première S et, également par l'orifice 14a, sur la surface intérieure du bord M. L'extré- mité de sortie du conduit 14 est de préférence à une certaine distance de l'extrémité 13 du pied de biche et l'orifice 14a est de même à une certaine distance de l'extrémité 13, de sorte que l'adhésif amené sur la première et sur le bord ne se répand pas juqu'au bord extérieur de la première, mais il est déposé sur celle-ci et sur la surface inférieure du bord M sous forme de rubans espacés.
Etant donné que l'application de chaleur accélère la prise
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de certains types de colles, il peut être prévu, une tuyère N (fig. 2) qui envoie un jet d'air chaud ou un jet de gaz enflammé contre le rabatteur 7 et, de préférence, de manière telle qu'une partie du fluide chaud frappe directement le bord de montage juste avant qu'il soit saisi par le rabatteur.
Pendant le fonctionnement de la machine, le bord M est saisi entre les galets 3 et 4, comme on le voit sur la figure 1, et la chaussure avance dans la direction de la flèche K, les galets serrant le bord entre eux et le main- tenant vertical, c'est-à-dire en principe perpendiculaire au dessous de la première S, tandis que les efforts de relevage tendent l'empeigne et son bord. Lorsque la chaussure avance, le bord qui sort des galets est poussé vers l'intérieur sous l'action du rabatteur hélicoïdal 8.
Ce rabatteur replie le bord M sur la surface supérieure inclinée 12 du pied de biche 10 et, lorsque l'adhésif sort par l'orifice 14a, une bande d'adhésif est appliquée sur la surface intérieure du bord et lorsque ce dernier glisse au delà du pied de biche 10, il est serré sur le dessous de la première S par le rabatteur et il adhère slidement à cette première. Pendant cette opération, la première est maintenue et ne peut se soulever du fait de son contact avec le dessous 11 du pied 10. Si on le désire, le galet 4 peut être pourvu, à son extrémité infé- rieure, d'un bouton de retenue vissé 23 venant en contact avec le dessous de la première S. L'opération ci-dessus peut se continuer tout autour de la chaussure ou sur la ou les parties désirées du pourtour de la chaussure.
Le rabat- teur fonctionne de façon continue et l'endroit où s'appli- que l'effort de rabattement est toujours à la même distance du point ou le bord est saisi entre les galets 3 et 4. Ce
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mécanisme exécute donc un relèvement du bord pour l'enduire d'adhésif et un rabattement, le tout en une seule opéra- tion, et en supprimant ainsi la nécessité d'appliquer 1'adhésif par une opération préalable et distincte. Etant donné que le rabatteur fonctionne ae façon continue, tous les points du bord dans le gens longitudinal subissent l'effort de rabattement et, en conséquence, ce bord est appliqué régulièrement et fermement sur le dessous de la chaussure.
Les fig. 4 à 8 représentent une variante du dispo- sitif ci-dessus. Dans cette variante, il n'y a pas d'action de préhension des galets 3 et 4 décrits ci-dessus et il suffit d'un galet unique 18 qui vient porter contre la surface intérieure du bord de montage, en combinaison avec l'action du rabatteur, pour produire l'effort de relèvement.
Comme on le voit sur les figures 4 et 5, la machine permet le montage du bord de montage du rabat, du prolongement ou recouvrement de plate-forme, d'une chaussure du type "Cali- fornie", à plate-forme ou montée à force, dont l'empeigne U est montée sur la forme L avec la semelle intérieure S' et la semelle de plate-forme ou coussin P, le rabat ou bord de montage W étant fixé sur l'empeigne proprement dite par couture. Le galet unique 18 est porté par un ar- bre 2a (fig. 5) monté dans un palier vertical 15. L'arbre 2a peut être muni d'une roue tangente 16 à son extrémité supérieure, ou d'un organe de commande équivalent. Cette roue tangente est représentée dans l'exemple envisagé comme comportant un manchon ou moyeu 16a qui s'adapte sur l'arbre 2a et qui peut y être fixé à l'aide d'une via de retenue 16b.
L'arbre 2a comporte un conduit axial 17 et le galet 18 est fixé à son extrémité inférieure par une vis de retenue 19 (fig. 6) ou organe équivalent. Comme
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représenté sur la figure 6, le gàlet 18 présente, sur son pourtour, un orifice 20 qui communique par une lumière 21 avec le conduit 17 de l'arbre 2a. L'extrémité inférieure du conduit de l'arbre est fermée par un bouchon vissé 22 qui fait partie d'un bouton 23 de maintien. Le palier 15 est porté par un bras 24 qui fait partie du bâti F de la machine et comporte un alésage longitudinal 25 communiquant avec l'intérieur d'un tuyau flexible 26 par lequel arrive l'adhésif. L'alésage 25 communique avec le conduit 17 de l'arbre 2a par des lumières 27.
Un galet de guidage G, réglable verticalement, est porté par une console B du bâti F de la machine. Comme représenté, le galet de guidage est placé de façon que sa surface latérale vienne toucher l'empeigne de la chaus- sure, juste en dessous de la couture qui la réunit au rabat W. De préférence, l'axe du galet G est dans le plan ver- tical de l'axe du galet 18 ou très près de ce plan, cet axe étant perpendiculaire au bord de la forme au point de travail. La machine comporte également un rabatteur tour- nant de façon constante sous l'action de l'arbre 6, le rabatteur étant analogue à celui qui a été décrit ci-dessus et comportant, de préférence, un corps conique 7 avec nervure hélicoidale 8, la petite extrémité du corps 7 étant fixée en alignement axial sur l'arbre 6.
Comme représenté sur la figure 5, le palier 15 comporte un trou taraudé pour recevoir une vis de retenue 28 à tête moletée. Si l'arbre 2a doit être mis en rotation, on desserre cette vis 28, mais si l'arbre 2a doit rester fixe, on serre la vis 28 de façon à le maintenir dans la position fixe désirée.
On peut utiliser ce dispositif de différentes façons.
Par exemple, la vis 28 étant desserrée et la roue 16 fixée
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sur l'arbre à l'aide de la vis de retenue 16b, on entraîne mécaniquement le roue 16 pour faire tourner l'arbre 2a de façon constante. En fonctionnement, l'opérateur place la chaussure montée sur sa forme en principe dans la position représentée sur la figure 4, de sorte que le galet-' de guidage G vient toucher le côté de l'empeigne et que le bouton de maintien 23 vient porter sur le dessus de la semelle plate-forme P avec le bord de montage ou rabat W relevé et au contact de la périphérie du galet 18.
L'opérateur déplace sans arrêt la chaussure dans la direc- tion de la. flèche K' (fig. 4), avec l'aide de la friction exercée par le galet tournant 18, ce qui amène constamment de nouvelles parties du bord de montage ou rabat au contact du galet 18. A mesure que la chaussure avance ainsi, le rabatteur, qui tourne constamment, appuie sur le bord de montage et tend à pousser ce dernier vers l'intérieur, perpendiculairement au bord de la forme.
Etant donné que le galet 18 tend à maintenir le bord en position relevée, c'est-à-dire sensiblement perpendiculaire au dessous de la chaussure et qu'il s'oppose ainsi au libre rabattement du bord vers l'intérieur, la poussée vers l'intérieur de l'hélice 8 contre le bord, en un point très voisin d'un côté du galet 18, replie nettement le bord sur la périphérie du galet et exerce ainsi un effort de relevage appréciable sur le bord de façon à le tirer étroitement sur le bord extérieur de la plate-forme P. Le bord de montage est ainsi poussé vers l'intérieur et sur le dessous de la plate-forme, le rabatteur serrant ce bord contre ce dessous.
Pendant que le galet 18 tourne, l'adhé- sif sort de l'orifice 20 et se dépose en des points espacés sur la surface intérieure du bord de montage et, lorsque ce bord est rabattu sous la plate-forme P, l'adhésif le
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réunit solidement à la plate-forme. Afin de déposer les points d'adhésif plus près les uns des autres, on peut substituer au galet 18 un galet tel que celui représenté sur les figures 7 et 8. Ce galet 18a comporte plusieurs orifices 20a répartis sur son pourtour. Avec cette dispo- sition, il est préférable de monter l'arbre 2a du galet tournant sur un arbre creux fixe R ayant le même axe (fig.
7), fermé a son extrémité inférieure et comportant un seul orifice F avec lequel les extrémités intérieures des ori- fices 20a coincident successivement, à mesure que le galet tourne. Lorsque ce dernier tourne, des points d'adhésif sont appliqués sur le bord de montage à intervalles très rapprochés, de telle sorte que ces points se raccordent sensiblement les uns aux autres et forment une couche con- tinue. De préférence, il est prévu une soupape automatique (non représentée), pour arrêter l'écoulement de l'adhésif sauf lorsqu'on opère sur une chaussure.
Au lieu de tourner, le galet 18 peut être rendu' fixe pour former ainsi une butée fixe qui se combine avec le rabatteur pour produire l'effort de relevage. Dans ce but, on peut desserrer la vis d'arrêt 16b (fig. 5) et faire tourner le galet 18 à la main jusqu'à ce que l'ori- fice 20 soit en position pour laisser l'adhésif arriver sur la surface intérieure du bord de montage à l'endroit où ce dernier est replié autour du galet. On bloque alors la vis d'arrêt 28 de manière à maintenir le galet 18 dans cette position. Avec cette disposition, l'adhésif s'écoule du galet 20 et forme une bande continue sur la surface intérieure du bord de montage à mesure que la chaussure avance.
Si les deux vis d'arrêt 16b et 28 étaient desser- rées, le galet 18 tournerait uniquement sous l'effet de la friction de la matière, lorsque l'opération fait avancer
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la chaussure.
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On a représenté une autre variante sur les figures 9 à 12. Le bâti porte un arbre horizontal 31 à l'extrémité arrière duquel est montée une poulie 32 entraînée par une courroie 33. Les arbres parallèles la et 2a avec leurs galets de serrage de l'ouvrage 3a et 4a, correspondent de façon générale aux arbres 1 et 2 et aux galets 3 et 4 décrits plus haut. L'arbre 2a est monté dans un coulisseau 8m et il peut se déplacer d'avant en arrière pour permettre d'écarter le galet 4a du galet 3a en vue de faciliter l'introduction de l'ouvrage entre eux. L'arbre 2a porte, à son extrémité supérieure, la roue tangente 16 (fig.12) qui engrène avec une vis sans fin (non représentée) portée par l'arbre 31.
Comme représenté sur les figures 9,10 et 12, les galets 3 et 4a ont la forme de troncs de cône, le galet antérieur 4a étant disposé avec sa petite base vers le haut et étant de plus petit diamètre que le galet postérieur 3a. Les arbres la et 2a sont inclinés vers l'avant et vers le bas dans le sens de l'avance de l'ou- vrage, comme les arbres 1 et 2 décrits ci-dessus. De préférence, les surfaces latérales des galets 3a et 4a présentent des canelures, des nervures, ou sont moletées de -manière à mieux saisir le bord de montage. Comme représenté sur la figure 12, l'arbre 2a est tubulaire et le galet 4a est creux et pourvu de plusieurs rangées d'orifices périphériques 34. L'arbre 2a est monté sur un arbre creux fixe R coaxial (comme dans la disposition de la figure 7).
Dans ce cas, l'arbre R comporte à son extré- mité inférieure, une partie épanouie R' qui s'adapte étroi- tement dans le galet creux 4a. L'épanouissement R' comporte des Orifices 'en des points opposés aux galets 3a, avec lesquels les orifices 34 du galet 4a coïncident successi-
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vement lorsque le galet tourne. La partie inférieure de l'arbre 2a tourne dans un palier externe 35. A son extré- mité supérieure, l'arbre R est relié à une conduite @ali- mentation flexible 37 par laquelle l'adhésif arrive à l'intérieur de cet arbre.
Sur le côté gauche du bâti de la machine, est disposé un coulisseau 39 réglable verticalement (fig. 9), de préférence rappelé élastiquement vers le bas et portant, son extrémité inférieure, un palier allongé 39 pour l'arbre 6, qui porte à son extrémité avant le rabatteur tournant formé du corps conique 7 et de la nervure hélicoi- dale périphérique 8, comme décrit plus haut. L'Arbre 6 est constamment entraîné et conduit par deux joints universels 40, 41 à partir d'un arbre 42 qui tourne dans des paliers 43 portés par le bâti de la machine et porte, à son extré- mité arrière, une poulie entrainée par une courroie 45.
Bien qu'il soit possible d'utiliser un galet de guidage tel que le galet G de la fig. 5, il est préférable, çomme montré à la fig. 10, d'utiliser un guide réglable G', normalement fixe (fig. 10 et 13) disposé just@@ au-dessous du plan de l'extrémité inférieure du galet 4a et présentant une surface G2 de contact avec l'ouvrage, étroite et s'élevant dans le sens vertical, située en dessous du plan de l'extrémité inférieure des galets.
Lorsqu'on fait fonctionner ce dispositif, on présente la chaussure, comme décrit plus haut, de façon que le bord de montage soit saisi entre les galets 3a et 4a et soit relevé par ceux-ci tandis que, en même temps, la chaussure avance. A mesure que le galet 4a tourne, l'adnésif amené par le conduit 37 sort par les orifices 34 et s'applique sous forme de points ou couches sur la surface intérieure du bord. La chaussure est guidée par contact avec le bord
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G2 de la pièce de guidage G' et, lorsque le bord de montage sort d'entre les galets 3a et 4a, il est attaqué par le rabatteur et rabattu sur le dessous de la chaussure.
On peut remarquer que dans les dispositifs des figurer 1 et 9, étant donné que le bord de montage est maintenu en position relevée par le galet intérieur 4, ou 4a, respec- tivement, et étant donné que le rabatteur agit sur ce bord en un point très voisin des galets, le rabatteur exerce une certaine action de relevage sur l'empeigne comme dans le dispositif des figures 4 et 5, quoique, lorsqu'on uti- lise deux galets de serrage, l'effort de relevage résulte surtout de l'action de ces galets.
Au lieu d'amener l'adhésif sur la surface intérieure du bord de montage à l'aide du dispositif représenté sur la figure 12, le galet intérieur 4x peut être plein, sans orifice de sortie d'adhésif et, comme représenté sur la fig.
11, il peut être combiné avec un support tubule.ire 46 por- tant à son extrémité inférieure une tuyère 47 qui projette un jet d'adhésif contre la surface intérieure'48 du bord W, juste avant que ce dernier soit rabattu par le rabat- teur, Ce support tubulaire 46 peut être porté par le cou- lisseau qui porte l'arbre 2b. portant lui-même le galet 4x, l'arbre 2b correspondant aux arbres 2 et 2a ci-dessus décrits et étant porté et actionné de la même fagon.
On peut noter que, dans chacun des dispositifs ci- dessus, dans lesquels un dispositif soumet le rabat, le bord de montage ou le prolongement de l'empeigne à un effort de relevage continu et à un effort de rabattement continu, il est également prévu des moyens pour amener l'adhésif sur la surface intérieure du bord dans l'inter- valle compris entre l'application des efforts de relevage et de rabattement. En conséquence, dans chacune des varian-
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tes représentées, des moyens sont prévus pour assurer un montage continu et un écoulement continu de l'adhésif, de sorte qu'on supprime la nécessité d'appliquer de la colle sur le rabat, sur le bord de montage ou le prolongement de l'empeigne, par une opération distincte, avant d'effec- tuer le montage.
Au lieu d'entraîner de façon positive le galet 18 ou, en fait, l'un quelconque des autres galets 3, 4, 3a, 4a et autres, les galets peuvent être montés pour tourner librement sous l'effet de la. friction exercée par la chaussure et, dans ce cas, l'avance de l'ouvrage dépend uniquement de l'opérateur et les résultats du montage dépendent de l'action du rabatteur en combinaison,avec le rôle de butée joué par le galet.
Sur la figure 14, on a représenté l'application de l'appareil de la figure 1 au montage d'un siège de chaise.
Ce siège 40, ordinairement fait d'une matière rigide telle que le bois, comporte un coussin d'un coté (sur la figure, le dessous) et le recouvrement 41 en cuir ou en tissu est tiré sur ce coussin et son bord 42 ("bord de montage") est relevé pour venir au delà du côté 43 du siège. Ce bord de montage est aaisi entre les galets 3 et 4, il est tiré vers le haut de manière à s'appliquer étroitement autour du coussin, après quoi, il est rabattu par le rabatteur tournant 7, de l'adhésif étant d'abord appliqué sur la surface intérieure du bord, de sorte que, lorsqu'il est rabattu contre la surface 43 du siège, il y adhère fortement, comme on le voit en 44. Le montage de sièges se fait ainsi à bien meilleur marché et bien plus rapi- dement que par les procédés antérieurs d'application du recouvrement à la main.
Bien qu'on ait représenté plusieurs variantes, il est bien entendu que l'invention comprend, de façon générale,
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toute autre variante conforme à son esprit. Il est bien entendu, en outre, que lorsqu'on utilise des expressions telles que le haut", "le bas", "dessous", "dessus", etc, elles sont prises dans un sens relatif, par rapport aux dessins et pour la commodité, et qu'elles ne doivent pas être entendues dans un sens limitatif en ce qui concerne le mode de fonctionnement de l'appareil.
Bien que le terme "montage" s'applique, en général, à la conformation d'une empeigne ou objet analogue sur une forme en bois rigide, et bien que l'appareil décrit s'ap- plique spécialement à la fabrication des chaussures, il est bien entendu que les expressions "forme" et "montage" utilisées dans ce qui précède, à moins qu'on en limite volontairement la portée, sont de nature plus large et s'appliquent à toute opération dans laquelle une matière flexible, plus ou moins extensible est conformée (montée) sur le contour d'une pièce sensiblement rigide (forme).
Par exemple, et comme décrit ci-dessus, l'appareil selon l'invention, avec ou sans modification, est applicable en tapisserie, spécialement pour appliquer le recouvrement, par exemple du cuir ou un tissu, de façon uniforme sur un siège (la "forme") et pour fixer le bord de ce recou- vrement sous le siège. Un autre exemple de ce mode opéra- toire est l'application de cuir ou de tissu sur le châssis en principe rigide, d'un sac de voyage ou lecouvrement de boites avec une matière flexible telle que du tissu, le châssis ou la boite constituant, dans ce cas, la "forme".