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' INSTALLATION DE RTELECOMMANTE, TELESIGNALISATION ET TRANS-
MISSTOMS AMANLOGUES
On connait, les installations de télécommande compor- , tant, tant dant les postes émetteurs que dans les postes ré- cepteurs, des sélecteurs ou des dispositifs d'avance pas à pas actionnés en synchronisme et dans lesquels le synchro- nisme est assuré soit localement par des oscillateurs indé- pendants placés respectivement aux postes d'émission et de réception, soit par des signaux spéciaux véhiculés par les conducteurs servant à lA transmission des sinnaux de télé- commande ou par des conducteurs différents.
La présente invention, due à Mr Marcel TOULY, a pour objet une installation de télécommande, télésignali- sation, etc... comportant des sélecteurs ou des'dispositifs davance pas à pas actionnés en synchhonisme par l'intermé- diaire d'une seule ligne de transmission, caractérisée en ce que le synchronisme n'est pas assuré par. das siraux @
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spéciaux, mais par les signaux servant à transmettre les indications de télécommande, télésignalisation, etc...
L'invention comprend, en outre, un dispositif particulier provoquant l'avance des sélecteurs jusqu'à leur point de départ, au cas où les signaux viendraient à manquer et où, de ce fait, la télécommande ne serait pas assurée.
L'invention sera décrite ci-après, en référence aux dessins annexés, qui montrent un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple, ainsi que plusieurs variantes de détails.
La fig. 1 montre le schéma d'ensemble de l'ins- tallation de télécommande.
La fig. 2 représente une variante de détails employée, de préférence, dans le cas où une très grande distance sépare le poste d'émission du poste de réception.
La fig. 3 indiaue une variante utilisée lorsque la ligne de liaison est susceptible de véhiculer des cou- rants parasites pouvant troubler le fonctionnement de l'installation.
Sur la fig. 1 on n'a représenté, dans un.but de simplification, que les organes servant à maintenir et à contrôler le synchronisme au poste de commande I et au poste commande II reliés par une seule ligne à deux con- ducteurs 1 et 2. Les organes émetteurs, récepteurs et trans- metteurs des signaux de télécommande, télésignallsation ou autres, qui ont été omis, sont du même type que ceux fai- sant l'objet du brevet N P.V. 476.534 du 26-2-1943 et de ses additions ? P.V. 40.790 du 8-6-1943 et N P.V. 42.568 du 20-9-19A5.
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Le poste II qui émet les signas destinés à télésynchroniser l'avance des sélecteurs du poste I, comporte une bobine de @ 5 @ par une source 3 à travers une résistance à, et shuntée par un condensa- teur 6, de façon à réaliser un oscillateur pilote rudi- mentaire. Le mouvement de l'armature de ce relais commande l'ouverture ou la fermeture de quatre interrupteurs 7,8, 9, 10 dont le rôle sera expliqué au fur et à mesure de la description.
L'un d'eux, l'interrupteur 8 est intercalé dans le circuit d'alimentation de l'oscillateur pilote dont le fonctionnement est le suivant : tant que l'inter- rupteur 8 est fermé, la bobine 5 est parcourue par un courant jusqu'au moment où sa tension aux bornes est suf- fisante pour que le relais fonctionne et que l'armature soit attirée, entraînant avec elle l'ouverture de l'inter- rupteur 8 et du circuit d'alimentation. Ce circuit reste ouvert tant que la capacité 6 n'est passuffisamment déchargée, puis se referme lorsque l'armature du relais retombe. L'ensemble des interrupteurs 7,8, 9, 10 est donc soumis à des oscillations régulières et les diffé- rents circuits commandés par ces interrupteurs seront donc parcourue par un courant interrompu périodiquement, en synchronisme avec ces oscillations.
L'interrupteur 7 est intercalé dans le conduc- teur de ligne I, tandis que l'interrupteur 10 se trouve dans le circuit d'une bobine 13, alimentée également par la source 3 et dont le rôle est de commander le mécanisme d'avance pas à pas des sélecteurs du poste II : y a donc, ainsi, synchronisation entre la périodicité des im- pulsions d'avance des sélecteure et oelle deu slimenta- tiona et des coupures de la ligne de distribution.
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Le bobinage 13 est, également, sous la dépendance d'un interrupteur la commandé par l'armature d'un relais 15 alimenté par la source 3 à travers une résistance 16.
Deux dérivations sans résistance, l'une compre- nant un interrupteur 6, lié à l'armature du relais 5, et un redresseur 17, l'autre comprenant seulement un redres-, ,seur 18, sont reliées à une borne de la source 3, par l'in- termédiaire du contact 19, du sélecteur 20, du bras tour- nant de ce sélecteur et d'un interrupteur 21, commandé par un relais 22, permettant de mettre hors tension les relais 15 et 5 (oscillateur pilote) et par suite, le relais d'a- vance 13, lorsque l'interrupteur 21 est fermé.
Le relais 22, dit relais de démarrage parce que c'est de son fonctionnement que dépend la mise en route de l'oscillateur pilote et du mécanisme d'avance pas à pas au poste II, est relié : d'une part au conducteur 1 de la ligne de transmis- sion, par l'intermédiaire du contact 23, du bras mobile du sélecteur 24 et de l'interrupteur 7 commandé par le relais 5, d'autre part, au conducteur 2 de cette même ligne de transmission par l'intermédiaire d'une source d'alimentation 25 ,et d'un commutateur à deux positions 26, dont la commande s'effectue ainsi qu'il est décrit dans le brevet ? F.V.
67.534 et les additions P.V.40.790 et 42.568 déjà cités.
Le fonctionnement de ce dispositif est, dès lors, le suivant : si les interrupteurs 7,8, 9, 10 et 21 sont fermés, alons que l'interrupteur la est ouvert et que le commutateur 26 n'est pas sur la position correspondant à la mise en circuit de la source 25, les sélecteurs et l'os- cillateur pilote sont au repos. Lorsque le commutateur 26 se trouve manoeuvré et met en circuit la source 25, le
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relais 22 de démarrage est alimenté, l'interrupteur 21 s'ouvre, l'cscillateur pilote s'amorce et fonctionne ainsi que mentionné plus haut, 14 se ferme, le bobinage 13 est alimenté, ce qui entraine l'armement du ressort d'avance des sélecteurs, l'avance ne se produisant que lorsque l'interrupteur 10 s'ouvre.
Un dispositif analogue se trouve au poste de commande I comprenant :
Une source 33,
Un circuit oscillant composé d'une résistance 34, d'un interrupteur 38, d'un relais 35 et d'une capacité 36,
Un circuit d'avance des sélecteurs composé des deux interrupteurs 40 et 44 et d'un. bobinage 45,
Un circuit de commande composé d'nne résistance 46 et d'un relais 45,
Deux circuits sans résistance comprenant un interrup- teur 39, deux redresseurs 47 et 8, un interrupteur 51, un sélecteur 50 à bras mobile avec contact 49.
Enfin, un sélecteur 54 relié d'uh côté au conducteur de ligne I par l'interrupteur 37, et de l'autre au conduc- teur de ligne 2 par l'intermédiaire d'un relais 5, d'un commutateur 56 à deux positions, dont l'une met en circuit une source 55;
Le dispositif du poste I comp,rend, en outre, en série avec la bobine 35 une résistance 59 qui forme, avec cette bobine et le condensateur 36, un oscillateur de re- laxation, et dont le rôle sera expliqué plus loin.
Suivant le processus indiqué dans le brevet N P.V. 476.534 et ses additions ? P.V. 40.790 et 42.568, le bras mobile du banc 24 explore successivement les cir- cuits affectés aux différents disjoncteurs, dont, par simplification un seul D1 a été représenté sur le fig. 1
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comprenant le contact 60, l'invenssur 61 lié au disjonc- teur D1, les relais de préparation 62 et 63 et les sources correspondantes 64 et 65. Du fait que tous les contacts identiques à 60 sont sous tension., positive ou négative, sauf pendant le court instant où le bras mobile passe d'un contact à l'autre, la ligne est toujours sous ten- sion, cette tension étant découpée en fonction du temps p,ar l'interrupteur 7 lié au relais 5, La ligna 1, 2 trans- met donc en permanence la fréquence de l'oscillateur pi- lote 5.
Au poste de commande I les signaux sont orientés sur les boutons ou relais de commande et de signalisation par le bras mobile du banc 54. Ce banc ne comporte ici, par simplification, que le contact 66 appartenant à un circuit correspondant à celui du disjoncteur D, au poste commandé II et comprenant un commutateur symbole 67 que l'on manoveure à .la main et qui pessède d'autres contents de mise en route, suivant le brevet P.V.476.53A. et ses additions, une lampe de signalisation 68 et un bouton d' exécution 69. En réalité, il y a autant de ces organes que de disjoncteurs à commander et on se reportera pour plus de détails aux brevets ci-dessus mentionnés.
Le commutateur 67 est un'inverseur bipolaire.
L'un des pôles est connecté à travers les redresseurs 70 et 71 à un relais 74 à forte résistance, l'autre est relié à travers les redresseurs 72 et 73 à un relais 75 à faible résistance; en série avec un relais 76 à forte résistance.
Chacun de ces relais commandé par le mouvement de leur ar- mature (77, 78, 79) le fermeture ou l'ouverture de trois circuitâ disposés en parallèle et dont le rôle est de court- circuiter la résistance 59, en série avec le relais 35.
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Si la position du commutateur symbole 67 ne correspond plus à celle du commutateur déposition 61 du disjoncteur D et se trouve, par exemple, dans la position de la fig. 1, le relais 76 est alimenté. Le bras du banc
80 étant sur le contact 81 alors que le bras du banc 54 est sur le contact 66, et le circuit étant fermé par l'in- terrupteur 82 lié à l'armature du relais 76, la source 83 alimente la lampe de signalisation 68.
Si l'on pousse alors le bouton d'exécution 69, le bras mobile du banc 84 arrivant sur le contact 85 provoque le court-circuit du relais à grande résistance
76, le relais 75 restant toujours en circuit, ce qui en- . traîne le fonctionnement du relais de préparation 63.
Il y a toujours un des trois relais (le relais 76 ou le relais 75 si 76 est court-circuité, le relais 74)' qui se ferme synchroniquement avec le mouvement du relais pilote 5 et qui entraine le court-circuitage de la résis- tance 59; les variations très rapides du courant qui en résultent dans le relais 35 sont en synchronisme agec les battements du relais 5, et ceci avec autant moins de dé- phasage que les relais 74, 75,76 sont plus rapides.
Le montage du relais 35 en système de relaxation permet au système de commande de continuer à avancer au- tomatiquement jusqu'au plot de départ quand la ligne est coupée ou quand il n'y a plus transmission de signaux, mais, alors, dans ce cas, la synchronisation n'est plus assurée. Ceci n'a d'ailleurs aucune importance,, puisque l'exécution de la télécommande ne peut plus avoir lieu, comme il est indiqué dans le brevet P.V.476.534 déjà cité.
En résumé, lorsque les postes fonctionnent nor- malement, le poste de commande se synchronise sur le poste commandé. Si les signaux de synchrohisme manquent, chaque poste revient, de.lui-même, à la position de départ en uti- lisant des vitesses différentes.
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On peut, sans sortir de l'invention, dont la ca- ractéristique essentielle réside dans l'emploi simultané des mêmes signaux pour la télésynchronisation, la télécom- mande, la télésignalisatifun, etc... utiliser diverses va- riantes à l'installation décrite ci-dessus : c'est ainsi que, par exemple, les oscillateurs qui, en se synchroni- sant l'un sur l'autre, assurent le synchronisme de tous les sélecteurs peuvent être d'un type quelconque et comporter plusieurs relais ou être réalisés avec des systèmes oscil- lants mécaniques, électriques,avec lampes à vide ou à gaz, etc...
Les signaux peuvent être transmis indifféremment en courant alternatif ou en courant continu. Lorsque la distance entre poste commandé et poste de commande est très grande, la résistance de la ligne devient importante et les relais 74 et 76 doivent avoir une résistance de -valeur. très élevée, très difficile ou même impossible à réaliser. On remplacera, alors, chacun des relais à forte résistance par des amplificateurs avec lampe à vide ou à gaz, à cathode chaude ou froide. Ces amplificateurs agiront directement sur les lampes témoins ou indirectement par des relais mécaniques.
La fig. 2 indique,à titre d'exemple, l'utilisa- tion de deux lampes triodes agissant sur un relaie. Les deux redresseurs 70 et 71 (identiques à ceux de la fig.1) sont reliés à la ligne 2 par une très grande résistance 90.
Les grilles de deux lampes 91 et 92 sont connectées aux re- dresseurs 70-71, tandis que les cathodes sont reliées par exemple au relais 76 (identique à celui de la fig.l). Un transformateur 93, dont le primaire est branché sur une source auxiliaire indépendante, alimente les anodes de ces lampes et les cthodesdes redresseurs 95 et 95, de manière
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à ce qu'il circule dans le relais 76 des courants continus de sens contraires dont la valeurmoyenne est réglée par la tension de grille des lampes 91-92, donc pat la tension aux bornes de la résistance 90. Ce montage à contre-réac- tion totale permet d'avoir un courant dans le relais 76 quelles que soient les polarités agissant sur la résistance 90.
Un condensateur 96 réduira les oscillations de tension aux bornes du relais et évitera les vibrati.ons mécaniques de celui-ci. La valeur de la résistance 90 peut être aussi grande que cela est nécessaire, eu égard à la résistance de la ligne.
Bien entendu, si l'on utilise, dans un montage convenable des lampes suffisamment puissantes, à gaz par exemple, le relais intermédiaire 76 peut être supprimé, les lampes relais agissant alors directement sur la lampe témoin 68.
Enfin, lorsque la ligne de liaison est suscepti- ble de véhiculer des perturbations pouvant troubler le fonctionnement de l'installation, on utilisera une dispo- sition suivant fig. 3. Son but est d'empêcher un fonction- nement intempestif en bloquant lA relais d'exécution si des signaux parasites se manifestent'sur les contacts pré- cédent ou suivant le contact de contrôle du synchronisme.
Le relais de contrôle de synchronisme 101 (dont on trouvera la signification au brevet P.V.42.468 déjà cité) se ferme lorsque le synchronisme est convenable et permet l'exécution des signaux préparés. Ce relais, polarisé par l'action d'un redresseur 102; n'est donc sensible qu'à une seule polarité ou aux courants alternatifs. Mis, à l'instant convenable, dansle circuit des conducteurs de ligne 1 et 2 par le bras mobile du sélecteur 106, il ferme, par le mouve- ment de son armature reliée à l'interrupteur 107, le circuit d'exécution 108, 109. L'action de ce relais 101 peut être
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annulée par le fonctionnement d'un relais de blocage 110, relié, d'une part, au. conducteur 1 par des contacts 104 et 105, précédant et suivant le contact de synchronisme 103, d'autre. part au conducteur 2 par le redresseur 102.
Lorsque des signaux parasites se manifestent sur ces contacts 104 et 105, le relais 110 entre en action, et par le mouvement de l'interrupteur 111, lié à son armature coupe le circuit de préparation 108-109. En même temps, un circuit de ver- rouillage du relais 101, qui est alimenté par une source 112, se trouve coupé par le jeu de l'interrupteur 113, également lié à l'armature du relais 110. Cet interrupteur 113 vient alors s'appliquer sur les contacts 114 et fermer un circuit de verrouillage du relais 110.
De même, le relais 101 ; enfonctionnant, ferme un circuit d'auto-verrouillage par l'intermédiaire de l'in- terrupteur 115.
Grâce à ces circuits de verrouillage, le relais 101 ne peu't être' actionné et verrouillé que si le relais 106 n'est pas lui-même actionné, fermé et verrouillé. En résumé, l'exécution de la .télécommande ne s'effectue que si l'on reçoit seul le signal utile après avoir vérifié qu'il n'y a aucun signal parasite avant et après le signal utile.
Cette disposition peut, d'ailleurs, non seulement être appliquée dans les télécommandes à courant continu, mais également dans les télécommandes où les signaux sont spécialement des courants alternatifs.