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Lampe-éclair.
L'invention concerne un remplissage pour lampes-éclair, un procédé d'introduction de ce remplissage dans la lampe et des lampes -éclair munies d'un tel remplissage.
Comme on le sait, dans les lampes-éclair, on utilise en général un métal à réaction actinique, par exemple un alliage à base d'aluminium ou à base d'aluminium et de magnésium; pour assurer une combustion complète.et rapide, on tréfile cet alliage en un fil ténu, ou bien on découpe d'une feuille des rubans très étroits. Ces opérations présentent certains inconvénients. Bien qu'en général le tréfilage fournisse d'excellents résultats, pour certains alliages métalliques cette opératicn est assez coûteuse, entre autres par suite du très petit diamètre du fil final.
Le procédé de découpage des feuilles en rubans ou en bandes présente un autre inconvénient : est difficile d'obtenir des rubans de
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suffisamment petite section et de plus, le laminag7{:;"!ili+ en W ,....' ', ii';
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un métal à réaction actinique, tel qu'utilisé dans les lampes- éclair, constitue une opération très coûteuse et à laquelle ne se prêtent d'ailleurs qu'un nombre limité d'alliages métalliques.
Le remplissage pour lampes-éclair conforme à l'inven- tion ne présente pas ces inconvénients ou en tout cas à un degré beaucoup moindre.
L'invention concerne un remplissage pour lampes-éclair constitué par des feuilles, des rubans, des fils etc. d'un mélan- ge d'un métal à réaction actinique très finement divisé et d'un liant thermoplastique.
La matière du remplissage conforme à l'invention peut s'obtenir par exemple en travaillant le mélange précité en une feuille, par exemple par laminage et en découpant éventuellement cette feuille, par la suite, en fils ou en rognures. La divi- sion de la matière à réaction actinique dans le mélange assure une combustion rapide de la matière ce qui permet d'utiliser des feuilles et des fils assez épais, de sorte que dans le remplis- sage conforme à l'invention les inconvénients inhérents à l'em- ploi de feuilles et de fils métalliques sont moins marqués. En outre, on peut facilement rendre la matière moins dure et donc plus ouvrable en la chauffant.
En outre, à l'aide d'une presse à extruder on peut pres- ser en fils le mélange de matière à réaction actinique finement divisée et de liant thermoplastique, ce qui fournit d'une manière simple et peu coûteuse une matière appropriée au remplissage des lampes- éclair.
L'invention offre un autre avantage : elle permet l'em- ploi de substances à réaction actinique, par exemple des métaux ou des alliages métalliques, qu'il est difficile, voire impossi- ble d'obtenir sous forme de minces fils ou de feuilles et en ou- tre elle permet d'adapter l'effet actinique au temps de pause requis par la photo en agissant sur l'épaisseur de la feuille ou du fil utilisé ainsi que sur la nature de la matière à réaction
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actinique et sur sa teneur dans le mélange.
L'épaisseur la mieux appropriée de la feuille conforme à l'invention est d'environ 0,1 mm ; le fil, on choisit de préférence une section de 0,02 mm2, voire moins.
La Demanderesse a constaté que, comme liant thermoplas- tique on peut avantageusement utiliser du polyéthène et de la polyamide en une teneur comprise entre 5 % et 25 % de la matière du remplissage. Une faible teneur de 5 %, voire moins, rend la matière fragile ; si l'on emploie beaucoup de matière thermoplas- tique, par exemple plus de 25 %, la combustion produit une gran- de quantité de gaz et augmente donc le danger de bris de l'ampou- le de la lampe-éclair. En général, on obtient d'excellents résul- tats avec un mélange comportant en poids 10 % de liant thermo- plastique et 90 % de matière à réaction actinique, finement di- visée, de préférence de l'aluminium pulvérulent dont les parti- cules ont un diamètre inférieur à 0,05 mm.
Dans une forme d'exécution particulière de 1'invention, le mélange renferme un oxydant, par exemple du chlorate de so- dium, qui permet d'influencer sensiblement le temps de pause.
La substance de remplissage conforme à l'invention s'ob- tient en mélangeant dans les proportions voulues un liant ther- moplastique chauffé au point d'être très fluide et une matière à réaction actinique finement divisée et en laminant le mélange de manière à en obtenir des feuilles, ou en pressant des fils ou des baguettes dans une presse à extruder.
On peut aussi dissoudre le liant thermoplastique dans un solvant approprié, procéder au mélange dans les proportions voulues et ensuite évaporer le solvant. Dans ce dernier cas, on peut procéder à une évaporation partielle du solvant, ce qui permet de presser ou de laminer à froid, ou en tout cas à une température notablement plus basse.
Sans sortir du cadre de l'invention, on peut aussi com- / biner le pressage à l'aide d'une presse à extruder.' avec le rem-
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plissage de l'ampoule d'une lampe-éclair (voir fig. 1) en souf- flant, à l'aide d'air sous pression, le fil ou le ruban dans l'ampoule, procédé de remplissage qui est mentionné dans le brevet américain No. 2.115.423.
Dans le cas ou le pressage s'effectue à froid, où l'on a donc affaire à une pâte contenant un sclvant, il est désira- ble d'utiliser pour le remplissage de l'ampoule de l'air chaud de manière à favoriser l'évaporation du solvant restant. Ces deux derniers procédés offrent un grand avantage:le danger de bris du fil pendant le remplissage est très petit car immédiatement après le pressage le fil est très souple, et cette souplesse diminue dans le temps.
La description du dessin annexé, ainsi que quelques exemples donnés à titre non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
EXEMPLE I
1 gramme de polyéthène est dissous, à la température d'environ 100 C, dans 15 cm3 de toluène avec lequel il forme une solution visqueuse. On tamise, dans un tamis à 130 mailles d'une largeur de 0,004 cm par cm, 9 grammes d'aluminium pulvérulent, pulvérisé, broyé, émietté ou divisé finement d'une autre manière et on mélange d'une façon homogène cet aluminium et la solution précitée de polyéthène dans du toluène. Ensuite, on vaporise le toluène, tout en brassant de temps en temps le mélange pour ob- tenir une dispersion homogène du métal.
Le solvant étant vaporisé, on introduit le mélange obte- nu dans la presse à extruder indiquée par 10 sur la fig. l, pres- se qui comportera de préférence une installation de chauffage, par exemple le filament 12, qui permet de maintenir la tempéra- ture à 155-160 C.
Ensuite, on exerce sur le plongeur 14, dont le diamètre
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est d'environ 1 cm, une poussée d'environ 1000 kg et le remplis- sage sort par l'ouverture 16 dont le diamètre est d'environ 0,1 mm.
L'ampoule 18 peut être remplie en y introduisant le fil pressé de la manière décrite dans le brevet américain déjà ci- té No. 2.115.423.
La fig.l illustre la méthode dans laquelle de l'air chaud est soufflé dans les -canaux. 20 à travers lesquels le fil pressé 21 est soufflé dans l'ampoule 18 directement après sa sortie de l'ouverture 16. On dispose ensuite les n'oyons d'al- lumage dans l'ampoule et on scelle celle-ci de la manière usu- elle.
EXEMPLE Il
Le fil 21 contenu dans l'ampoule 18 (voir fig.l) s'ob- tient de la même manière que dans l'exemple 1, mais la matière pulvérulente est du fer pulvérulent d'un diamètre de 8 microns.
Ici aussi les meilleurs résultats s'obtiennent avec un mélange contenant 90 % de fer.
EXEMPLE III
1 gramme d'une polyamide telle que celle connue par exemple sous le nom de ylon No.F.M.lOl et décrite à la page
215 de "Modern Plastics Encyclopaedia", 1946 Plastics Catalogue, édité par la "Plastics Catalogue Corporation New York, est dissous dans 20 cm3 de butanol chauffé. A cette solution on mélange en- viron 9 grammes d'aluminium pulvérulent tamisé de la manière exposée dans l'exemple I. Le mélange obtenu après l'évaporation du butanol est introduit dans une presse à extruder et est pres- sé à une température d'environ 210 C. Le mélange est pressé à travers une ouverture de 0,1 mm de diamètre et le remplissage de
1'ampoule 18 peut s'effectuer de la manière décrite dans l'exem- ple 1.
Les meilleurs résultats s'obtiennent en exerçant sur le plongeur 14 une poussée d'environ 2000 kg.
La fig. 2 montre une lampe-éclair à remplissage telle,,que spécifiée dans l'exemple III, dont l'ampoule 18 renferme le fil 22.
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La matière introduite dans l'ampoule contient en poids 90 d'aluminium pulvérulent dispersé dans de la polyamide. La con- tenance de l'ampoule est d'environ 70 cm3 et le fil pèse environ 58 mg. La lampe contient une poudre d'amorçage 24, de composi- tion usuelle et les fils d'alimentation 26 sont fixés en 28 dans le pied de la lampe. La combustion de la poudre d'amorçage, obtenue en appliquant aux fils d'alimentation 26 une tension appropriée, provoque l'allumage du remplissage inflammable.
Les fils obtenus suivant le procédé spécifié ci-dessus ont une section approxiamtivement égale à la section de la fi- lière de la presse ; les exemples précités, le plus grand dia- mètre mesuré était d'environ 0,15 mm.