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Lampe à incandescence électrique comportant une ampoule en verre sur laquelle sont scellés deux capots métalliques.
L'invention concerne une lampe à incandescence électrique comportant une ampoule en verre dans laquelle sont ménagées deux ouvertures fermées par deux capots scellés, et un filament fixé aux capots à l'aide de deux fils d'alimentation.
Une telle lampe est décrite dans le brevet américain n 2.191.346. Dans cette lampe, les deux fils d'alimentation sont fixés à l'intérieur des capots; cette fixation s'obtient de la manière suivante : on introduit l'ensemble constitué par un capot avec fil d'alimentation y fixé, le filament et un second fil d'alimentation, à travers l'une des ouvertures dans l'ampoule jusqu'à ce que l'extrémité du second fil d'alimentation,
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munie d'une certaine quantité de soudure parvienne dans l'autre capot qui ferme déjà la seconde ouverture de l'ampoule ;. on scelle ensuite la lampe et on soude le sedond fil d'alimenta- tion à l'autre capot.
Cette forme de construction présente cependant un inconvénient : elle ne se prête guère à la fabrication en série sur un carrousel.
L'invention obvie à cet inconvénient.
Suivant l'invention, au moins l'un des capots com- porte un renfoncement dirigé vers l'intérieur de la lampe, dans lequel est ménagée une ouverture que traverse un fil d'alimenta- tion,provenant de l'intérieur de la lampe, qui se soude au renfoncement.
L'invention concerne aussi un procédé de fabrication d'une telle lampe.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale de la lampe con- forme à l'invention.
Les figs. 2-5 sont des coupes longitudinales de cette lampe aux divers stades de fabrication.'
La fig. 6 est une coupe.d'un dispositif servant à sceller un capot sur une ouverture d'une ampoule en verre.
La fig. 7 est une coupe d'un dispositif servant au scellement de la lampe.
La lampe à incandescence montrée sur la fig.l est constituée par une ampoule de verre 1, ici tubulaire, dont les ouvertures sont fermées par des capots métalliques 2 et 3, scellés sur l'ampoule. Ces capots sont, de préférence, en fer argenté à basse teneur en carbone, à savoir 0,5% etils comportent
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des bords 4 qui s'agrippent autour de l'ampoule. Cette forme d'exécution préférée de l'invention offre les avantages suivants : le verre est soumis à pression, ce qui rend le scellement plus robuste, comparativement aux lampes de ce type connues, l'ampoule de verre est mieux protégée contre l'endommageaient sous l'effet de coups portés aux extrémités.
Cette ampoule est en verre à bas point de fusion'. La composition suivante se prête au but envisagé: SiO2 : 45% - PbO : 35% - Al2O3 : 2% - Na2O : 3% - K20 : 14% - Li20 : 1%.
On peut éventuellement utiliser une composition sans oxyde de lithium. Les fonds 5 des capots 2, 3 comportent des saillies annulaires 6 dont chacune présente au milieu un renfonce- ment 7 dirigé vers l'intérieur de la lampe., et affecte la forme d'un creux conique 8 (voir fig.2-5). Au milieu de ces renfoncements sont ménagées des ouvertures 9 que traversent les fils d'alimen- tation 10 et 11, éventuellement en fil de fer argenté, qui sont fixés aux capots 2, 3 par soudure. Les fils d'alimentation 10 et 11 se trouvent approximativement dans l'axe de l'ampoule 1 et sont pontés par un filament 14, en tungstène par exemple. Celui-ci est fixé à l'extrémité repliée 15 des fils d'alimentation.
Suivant le procédé de fabrication de cette lampe on ferme l'une des ouvertures ménagées dans l'ampoule de verre à l'aide d'un capotpercé d'une'ouverture dans laquelle un fil d'ali- mentation pénètre sur une longueur telle que ce fil sort par l'ou- verture non fermée de l'ampoule, on relie ensuite le fil, avec interposition d'un filament, à un second capot, on retire le premier fil d'alimentation avec les parties y attenantes et on le coupe hors du capot, après quoi on fixe le capot libre sur l'ouverture correspondante de l'ampoule, puis le fil d'alimentation libre dans le capot correspondant.
A cet effet, on constitue d'abord les parties représen- tées sur les figs. 2 et 3. La première partie 16 consiste en un @
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capot 2 et en un fil d'introduction 10, ce dernier comportant une extrémité plate 18 pour faciliter la soudure. Le fil peut cependant aussi être soudé à un capot non perforé.
L'autre partie 17 est constituée par l'ampoule de verre 1, recouverte du capot scellé 3. Le scellement s'effectue, de préférence, en introduisant le capot dans un support chauffé 19 (voir fig. 6) qui donne au verre un bord épaissi 20.
On place alors les deux parties dans un support qui peut faire partie d'un carrousel pour lampes à incandescence dans la position représentée sur la fig.4. Le fil d'introduction 21, qui peut se dérouler d'une bobine 22, dépasse l'extrémité non fermée de l'ampoule de verre jusqu'à une distance déterminée au-dessus du fil d'introduction 10 de la partie 16 de la lampe.
Des griffes de la machine non représentées sur le dessin main- tiennent alors les fils dont on incurve ensuite les extrémités 15 que l'on ponte par le filament 14 (fig.l6). Ce fil étant recou- vert d'un getter, constitué par exemple par du phosphore .rouge, oh glisse le filament et les parties y reliées dans l'ampoule et on coupe les fils 21, ce qui fournit l'ensemble représenté sur la fig.6. L'extrémité coupée 11 est alors supportée par le filament 14. On scelle ensuite les deux parties 16 et 17 en chauffant le support 19 à l'aide des flammes 23 d'un brûleur annu- laire 24. Le support 19 peut être en acier inoxydable.
Dans une forme d'exécution avantageuse de l'invention; l'ensemble ainsi obtenu est placé dans un moufle à sceller, à parois isolantes en matière réfractaire ; dans ce moufle s'effectue l'évacuation de la lampe, on introduit dans celle-ci le remplissage définitif et on scelle le fil d'alimentation libre au capot à l'aide d'un champ magnétique à haute fréquence.
Ce stade est représenté sur la fig.7. L'ensemble 25 de la lampe est prêt à l'évacuation et au rinçage au gaz pur; @
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ensuite, on le remplit d'un gaz spécial et enfin on le scelle.
Ces opérations peuvent s'effectuer en plaçant l'ensemble 25 dans un moufle 26 comportant des parois isolantes en matière ré- fractaire, par exemple du quartz et, de préférence, de manière que le capot et le fil d'alimentation libre soient dirigés vers le haut et que dans le renfoncement de ce capot se trouvent, à côté du fil, un ou plusieurs morceaux de soudure. Les morceaux de soudure restent facilement en place dans le renfoncement 8 du capot 3. La lampe est portée, par l'extrémité supérieure élar- gie 27 d'un tube de quartz 28. Ce tube est porté par une douille métallique 30 ; cette douille forme un ensemble avec la bride 31 qui est placée sur le fond 32 d'un pot 33, qui contient en outre, un joint en caoutchouc 34 et une bague de serrage 35.
Cette der- nière est poussée, par un bras de commande 36 que guide une rai- nure hélicoïdale 37 ménagée dans la paroi du pot 33, sur un roule- ment à billes qui transmet la pression à la bague de caoutchouc.
De cette manière, le moufle 26 est fermé hermétiquement par rap- port au pot 33. On pratique ensuite le vide dans le moufle et on chauffe ce dernier par les flammes 38 des brûleurs 39 de manière à accélérer le dégazage de la lampe. Le vide s'obtient à l'aide de la conduite 40 qui communique par les ouvertures 41 et 42 avec l'intérieur du moufle 26 et avec la lampe.
Après l'obtention d'un vide suffisant et le remplis- sage de la lampe par un gaz approprié, on écarte les brûleurs 39 et l'on dispose autour de la tête du moufle 26 une bobine d'induction 43 alimentée par un courant à haute fréquence. De ce fait, le capot 3 est amené au rouge incandescent et la soudure
29 fond. On peut alors sortir la lampe de la machine et si néces- saire, on parachève les endroits de soudure.
De préférence, les matières de soudure 12 et 29 ne com- pprtent pas de décapant car celui-ci pourrait provoquer un dégage- ment nuisible de gaz dans la lampe. Le point de fusion de la ma-
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tière utilisée pour la soudure 12 doit être plus bas que celui de la couche d'argent appliquée sur le capot 2, mais plus élevé que le point d'amollissement du verre. A cet effet, un alliage contenant 50% d'argent et 50% de cuivre donne entière satisfaction.
Le point de fusion de la matière utilisée pour la soudure 29 doit lui aussi, être plus bas que celui de la couche d'argent appliquée sur le capot 3, mais plus élevé que la température de régime de la lampe. A cet effet, on utilisera avantageusement un alliage contenant 15% d'argent, 80% de cuivre et 5% de phosphore. Ce dernier fait office non seulement de décapant mais aussi de "getter".