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Monte-charge actionné par fluide.
Cette invention se rapporte à un monte-charge ou appa- reil de levage actionné par fluide (c'est-à-dire à un monte-charge - ce terme étant employé dans un sens général - actionné par de l'air comprimé, de la vapeur ou une pression hydraulique), et elle constitue un perfectionnement ou une modification à celui décrit dans le Brevetprincipal ? 468.'779.
Le brevet principal décrit un monte-charge qui com- porte un cylindre, un piston actionné par la pression d'un flui- de pour recevoir un mouvement de va-et-vient dans une extrémité du cylindre et portant une tige de piston dont l'extrémité libre est guidée dans l'autre extrémité du cylindre et porte une pou- lie ou un jeu de poulies, une poulie fixe ou un jeu de poulies fixes à l'intérieur du cylindre, au-delà de l'extrémité de la course du piston, un câble de levage dont une extrémité est ancrée tandis que l'autre extrémité s'étend à traversune ouverture du
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cylindre après avoir passé autour des deux poulies ou des deux jeux de poulies., et un dispositif réglable pour amener le fluide moteur à l'extrémité du cylindre la plus éloignée de celle où la poulie mobile ou le jeu de poulies mobiles est guidé.
Le but principal de l'invention est de créer un monte- charge ou appareil de levage perfectionné de ce genre à l'aide duquel, on peut augmenter la vitesse de descente de la charge, si on le désire, ou réduire la vitesse du levage, particulière- ment dans le cas d'une charge légère.
Suivant l'invention, l'appareil de levage comprend des parties de cylindre coaxiales en substance similaires, dont les extrémités opposées sont fermées, séparées par une partie portant un jeu de poulies fixes, un jeu de poulies mobiles à l'intérieur d'une des parties de cylindre, un câble de levage passant autour des jeux de poulies, ancré à une extrémité et présentant une partie pendante, partant d'un point entre les parties de cylindre, des plongeurs actionnés par la pression d'un fluide, les jeux de poulies étant situés entre eux, suscepti- bles d'un mouvement de va-et-vient dans les parties de cylin- dre correspondantes et raccordés entre eux pour se déplacer à l'unisson, le jeu de poulies mobiles étant fixé au plongeur adjacent,
et un dispositif réglable pour envoyer sélectivement le fluide sous pression aux extrémités opposées des parties de cylindre et pour régler la décharge de fluide de ces extrémités opposées.
En outre, on peut placer soit sur une seule de ces extrémités opposées soit sur toutes les deux, soit encore sur le dispositif réglable, une soupape qui est normalement ouverte dans une faible mesure et est susceptible d'être fermée dans une mesure notable lorsqu'elle est soumise à une élévation impor- tante de la pression de façon à n'offrir d'issue à une fuite que
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lorsque le fluide exerce sa pression à l'extrémité correspondante pour en repousser le plongeur adjacent vers l'extérieur.
Dans les dessins annexés .
Fig. 1 est une vue en plan de l'appareil de levage, suivant l'invention,dont diverses parties sont représentées ar- rachées.
Fig. 2 et 3 sont des coupes transversales fragmentaires suivant les lignes 2-2 et 3-3, respectivement.
Fig. 4 est une vue à plus grande échelle de la soupape automatique représentée à l'extrémité de droite de la Fig. 1, et
Fig. 5 est urne vue en perspective de l'appareil dont certaines parties ont été arrachées.
Pour ne pas compliquer les dessins, le câble de levage a été omis sur les Figs. 1, 2 et 3.
L'appareil suivant l'invention comporte deux tronçons de cylindre A et B qui peuvent être constitués par un seul cylin- dre pourvu d'une ouverture centrale qui y est ménagée pour rece- voir un bloc 11 portant un jeu de poulies fixes ; ou bien, comme c'est représenté, les deux tronçons de cylindre peuvent être cons- titués de cylindres individuels 12, 13, dont les extrémités ad- jacentes portent sur le bloc 11. Les extrémités opposées des tron- çons de cylindre sont fermées par des plaques 15, 16 maintenues en place par des tirants 17, 17 et des écrous 18, 18, les tirants servant aussi à serrer les extrémités adjacentes des tronçons de cylindre contre le bloc 11.
Le jeu de poulies fixes comprend un nombre approprié de poulies 20, 20, montées chacune, par l'intermédiaire d'un roule- ment à billes 21,21 sur un arbre commun 22 porté par le bloc 11, auquel est fixé un boulon 23 pourvu d'un oeillet de support à l'aide duquel l'appareil de levage peut être suspendu dans une position sensiblement horizontale.
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D'une manière en substance similaire, le jeu de poulies mobiles comporte un certain nombre de poulies 25, 25 montées chacune, par l'intermédiaire de roulements à billes, sur un arbre commun 26 porté par un bloc 27 qui peut coulisser à l'intérieur du tronçon de cylindre B. L'extrémité de droite (Fig. 1)du bloc 27 sert de piston plongeur agissant sous la pression du fluide et, dans ce but, il est représenté comme étant pourvu d'un segment d'étanchéité flexible 28 agissant sur la paroi du tronçon de cy- lindre B d'une manière connue en soi.
La partie pendante 30 (Fig. 5) du câble de levage passe à travers une ouverture 31 du bloc fixe 11 et ensuite au-dessus de la poulie d'extrémité adjacente 20, pour aller de là à une poulie correspondante 25 du jeu mobile et revenir ensuite à la poulie suivante du jeu fixe, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on arrive finalement au point d'ancrage du câble. Si chaque jeu com- porte un même nombre de poulies, le câble peut être ancré à une broche 33 portée par le bloc fixe 11. S'il existe une poulie de plus dans le jeu fixe que dans le jeu mobile, le câble est de préférence ramené en avant au bloc mobile 27 pour y être ancré d'une manière correspondante.
Dans le tronçon de cylindre A se trouve un piston plon- geur 35 pourvu, également de la manière connue, d'un segment d'étanchéité 36.
Les deux pistons plongeurs sont raccordés rigidement entre eux pour se déplacer à l'unisson, au moyen de tiges de piston espacées 37, 37 qui passent à l'extérieur du jeu de poulies fixe à travers des ouvertures 38 ménagées dans ce but dans le bloc fixe 11, comme c'est indiqué sur la Fig. 2.
On comprendra que lorsque le fluide sous pression est admis à l'extrémité de gauche du tronçon de cylindre A, le plongeur 35 est repoussé vers la droite,, entraînant avec lui le
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jeu mobile et élevant ainsi l'extrémité pendante du câble de le- vage et toute charge qui y est fixée. Pendant cette opération, l'air du tronçon de cylindre B s'échappe par une soupape automa- tique 39 qui est représentée comme étant établie dans le fond ou paroi d'extrémité 16. Cette soupape automatique est rappelée dans une position (voir Fig. 4) où elle n'est ouverte qu'à un degré très faible au moyen d'un ressort 40.
Toutefois, dans le cas où le fluide sous pression est admis à l'extrémité de gauche du tronçon de cylindre A à un moment où aucune charge n'est appliquée au câble de levage, l'extrémité pendante de ce dernier tend à être soulevée très rapidement., et le but de'la soupape automatique 39 est d'empêcher qu'il ne puisse se produire des détériorations ou des chocs dans ces conditions.
Dans ce cas, l'élévation de pression dans le tronçon de cylindre B a pour effet d'actionner le disque de soupape 42 dans le sens de la fermeture, la différence des pressions qui s'y exercent la maintenant dans cette position. Toutefois, la soupape ne se ferme pas complètement, le disque 42 étant pourvu d'une rondelle 43 qui empêche le disque 42 d'assurer une fermeture complète, cette voie de fuite étant suffisante pour permettre le fonctionnement de l'appareil de levage dans le sens de la levée lorsqu'aucune charge n'est soulevée.
Bien que la manière dont le fluide sous pression peut être amené à l'une ou l'autre des extrémités opposées des tron- çons de cylindre A ou B, ne fasse pas partie de la présente invention, les dessins montrent deux conduites flexibles 45, 46, raccordant chaque extrémité à une valve à gâchette 47 (Fig. 5) à laquelle est relié un tuyau 48 pour l'admission de fluide sous pression. La valve à gâchette comporte deux organes de commande 49, 50. En poussant sur l'un de ces organes on admet le fluide comprimé à l'extrémité voulue du tronçon de cylindre choisi, et en poussant sur l'autre on met cette extrémité en communication
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avec l'échappement.
En admettant le fluide sous pression à l'extrémité de droite du tronçon de cylindre B, on peut accélérer la descente de l'extrémité pendante du câble de levage dans le cas où il n'y a pas de charge suspendue au câble, la brusque élévation de pres- sion dans le tronçon de cylindre B servant à fermer la soupape automatique 39, à l'exception du faible passage de fuite, de la manière ci-dessus décrite.
Dans certains cas aussi, il peut être désirable de munir le tronçon de cylindre A d'une soupape automatique, indiquée en 52, semblable sous tous rapports à la soupape 39. Lorsqu'on abaisse une charge par l'envoi de fluide sous pression dans le tronçon de cylindre B, la soupape automatique 52 se ferme, à l'exception de la fuite ci-dessus mentionnée si la descente était effectuée à une vitesse trop grande.
Naturellement, lorsqu'on soulève une charge le fluide sous pression amené au tronçon de cylindre A ferme la soupape automatique 52, de la manière décrite à propos de la soupape au- tomatique 39.