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"Machine à cylindre pour la préparation de couleurs léquées ou produits analogues".
Pour le traitement de couleurs laquées à l'huile, au vernis, à la nitrocellulose et à l'alcool, il existe des machines à cylindre munies d'un cylindre métallique en fonte coulée en coquille ou d'un barreau frotteur métallique en un alliage particulièrement dense, aussi pauvre que possible en carbone.- Il est, en outre, connu de faire coopérer une paire de cylindres métalliques, par exemple en fonte en coquille ou dure, avec un cylindre en pierre* Pour le traitement d'onguents,
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de crèmes ou matières analogues, pâteu.ses ou liquides, qui, autant que possible, ne doivent pas venir au contact de métaux, on a déjà proposé des machines à cylindres dans lesquelles, aussi bien le cylindre que le barreau frotteur sont en por- celaine dure, en stéatite, en céramiqu.e ou autre matière non métallique.
Les machines à cylindre' avec cylindres métalliques et barreaux frotteurs métalliques présentent l'inconvénient que le cylindre en fonte dure, du fait de sa dureté et de sa densité, ne présente qu'une faible adhérence, ce qui nuit à l'effet désiré, en particulier dans le cas de matière à moudre de faible adhérence. En outre, ces machines ne conviennent pas pour le traitement de masses avec liants ou autre matière qui ne doit pas venir au contact de métaux.
Les machines à cylindre dont le cylindre et le barreau frotteur sont en une matière non métallique donnent bien une bonne adhérence sur le cylindre et un rendement élevé, mais présentent, en particulier dans le cas de couleurs laquées à base de résine artificielle, sans huile, ainsi que de nitrolaques, etc, l'inconvénient que, en traitant les deux ensemble, même avec des organes de broyage refroidis directe- ment ou indirectement, ces masses sèchent ou s'allument rapi- dement et que, du fait de l'échauffement et de la formation d'étincelles, il y a danger d'explosion.
L'invention est relative à une machine à cylindre, en particulier pour l'industrie des laques et des couleurs, dans laquelle un cylindre non métallique coopère avec un ou plusieurs barreaux frotteurs. Grâce au. particulièrement bon pouvoir d'adhérence du cylindre non métallique et à l'adhérence remarquable qui en résulte, on obtient un rendement particuliè- rement élevé, même avec les couleurs laquées à la résine ar-
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tificielle, sans huile, à travailler, ou matières analogues, ainsi qu'avec des matières à broyer à faible adhérence, par exemple des masses de couleurs avec liants aqueux, car le frottement ou le broyage ne se fait que parce que le cylin- dre, du fait de son pouvoir d'adhérence, est en mesure de re- fouler la matière à broyer sous le barreau presseur serré plus ou moins sur le cylindre.
Grâce à la coopération d'un cylindre non métallique avec un barreau frotteur métallique, on obtient une plus grande sécurité de fonctionnement de la machine parce que l'on évite un échauffement des organes de broyage, ainsi que la formation d'étincelles et l'allu- mage de la matière sur le cylindre. On a encore l'avantage que, en utilisant cette combinaison, on peut traiter sans plus des masses qui doivent, autant que possible, ne pas venir au contact de métaux, ce qui augmente les possibilités d'emploi de la machine.
On a trouvé en outre que le rendement n'augmente pas lorsque l'on augmente la vitesse périphérique du cylin- dre comme cela est le cas dans les machines ordinaires avec cylindre en acier et barreau frotteur métallique et qu'au contraire, il diminue par rapport au rendement obtenu avec une vitesse fixe. Il est donc nécessaire d'avoir une vitesse de rotation déterminée, proportionnée au diamètre du cylindre et, en fait on utilise des vitesses périphériques de 1; à ,5 m/sec, suivant le diamètre du cylindre. La pratique montre qu'avec ces vitesses périphériques, en combinaison avec une fente d'entrée, entre le cylindre et la paroi avant de la trémie, dans laquelle on maintient une pression d'environ @ 8 à 20 kg/cm2; on obtient le rendement maximum avec une largeur de barreau de 8 à 20 mm.
Le maintien de la vitesse
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périphérique en combinaison avec la pression, présente non seulement l'avantage que l'on obtient de ce fait le rendement aussi élevé que possible dans la fabrication de toutes sortes de couleurs laquées en résine artifici.elle nitrée , sans huile, ainsi que de masses avec liants aqueux, mais que l'on réduit, avant tout, au minimum l'usure du cylindre et que l'on augmente ainsi au maximum la durée de la machine. En appliquant exactement l'idée de l'invention, on a encore l'avantage que le cylindre s'échauffe pratiquement à peine, même en service prolongé, de sorte que l'on évite les pertes par vaporisation et que, dans la plupart des cas, il n'est pas nécessaire de refroidir directement ou indirectement le cylindre ou le barreau ou la matière à, broyer.
En outre, on a constaté le fait stupéfiant qu'en maintenant la vitesse pé- riphérique indiquée ci-dessus, on a un. broyage fin qui ne peut être obtenu pratiquement, en utilisant une machine à broyer ordinaire avec un cylindre en fonte en coquille et barreau frotteur métallique, qu'en faisant passer la matière à broyer d'abord dans une machine à plusieurs cylindres et ensuite dans la machine à un seul cylindre en acier ou au moins deux ou trois fois dans une machine ordinaire à un seul cylindre avec cylindre en fonte dure et barreau métallique.
Il en résulte que le rendement de la machine à un cylindre selon l'invention est environ le double, avec un broyage fin plus élevé de façon correspondante, de celui des machine à un cylindre en fonte dure et barreau frotteur métallique , utilisées antérieurement de façon générale dans l'industrie des laques et des couleurs.
Le dessin représente, comme exemple de réalisation de l'invention, une machine à un cylindre, en coupe verticale perpendiculaire à l'axe du cylindre.
Le cylindre a de la machine à un cylindre est en
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porcelaine dure, en stéatite ou autre matière non métallique, aussi dure que possible et ayant un bon pouvoir d'adhérence.
La dureté du cylindre doit, autant que possible être un peu plus élevée que celle du barreau frotteur b ou être au moins égale à elle. Ce barreau est en métal dense, aussi pauvre que possible en carbone et a une largeur d'environ 8 à 20 mm.
On règle la pression d'application du barreau à l'aide de la vis de pression c. On donne à la hauteur* la largeur et la profondeur de la fente d'entrée d, comprise entre la paroi avant de la trémie et le cylindre, des dimensions telles que la matière arrive à la fente de frottement entre le cylindre et le barreau, sous une pression de.8 à 20 kg/cm2, suivant la vitesse périphérique du cylindre, ce qui agit favorablement sur le rendement.
Le cylindre a, qui malgré sa dureté élevée a un grand pouvoir d'adhérence et qui éventuellement refroidi par de l'eau, du fait de son adhérence particulière, traite, sous le barreau frotteur métallique même des masses difficiles à travailler, s'allumant facilement telles que,par exemple, des couleurs laquées, nitrées, des couleurs laquées à la ré- sine artificielle, sans huile, ainsi que des masses qui ont peu ou pas d' adhérence. Du fait de la large surface de frot- tement du barreau, qui est aussi éventuellement refroidi par l'eau, il se produit un broyage intime, plus long, une homo- généisation, ainsi qu'en même temps une purification et un tamisage des masses, avec un rendement plus élevé, sans qu'il y ait à craindre d'allumage de celles-ci ou de formation d'étincel- les.
On peut également traiter avantageusement, avec cette com- binaison d'organes de broyage, des masses sensibles à l'action des métaux. Au lieu de refroidir le cylindre, on peut dans certains cas, refroidir aussi de façon correspondante la par- tie inférieure et la partie supérieure de la trémie.