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"Procédé de pulvérisation fine d'un liquide"
On utilise pour divers usages, notamment en thérapeu- tique, en désinsectisation, etc... des produits liquides très finement pulvérisés dans un gaz support qui les véhicule jusqu'aux points d'utilisation.
Les particules liquides de ces très fines dispersions en milieu gazeux ou aérosols, doivent être de l'ordre du micron pour les traitements médicaux, afin de pouvoir traverser les tissus pulmonaires et passer dans le réseau sanguin.
Pour réaliser ces pulvérisations, on détend le liquide ou gaz liquéfié sous pression, contenu dans un récipient clos,
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à travers un orifice de très faible dimension.
On a déjà proposé de mettre à profit la grande solu- bilité de l'anhydride carbonique dans les solvants organiques (acétone, pétrole, alcools, etc..) pour réaliser des pulvérisa- tions à l'état d'aérosols.
Vis à vis de ce procédé connu, l'invention concerne un procédé de pulvérisation fine d'un liquide, caractérisé en ce qu'on détend un mélange homogène constitué par le liquide et de l'anhydride carbonique liquide sous pression élevée.
L'anhydride carbonique liquide est miscible en toutes proportions aux solvants organiques, tels que les carbures satu- rés ou non saturés, les dérivés halogènes, les cétones, le pétrole, l'anhydride sulfureux, etc... sous pression élevée pour donner un mélange liquide homogène
Le procédé conforme à l'invention consiste donc d'a- bord à réaliser un tel mélange que l'on conserve sous pression élevée dans un récipient clos. Au fur et à mesure des besoins, on détend ce mélange à travers un orifice de très faible section.
On obtient ainsi un brouillard qui est d'autant plus fin que la proportion d'anhydride carbonique dans le mélange est plus grande.
La tension de vapeur du mélange est toujours inférieure à celle de l'anhydride carbonique dans les mêmes conditions de température.
Exemple 1.
A un mélange en poids de 70% d'anhydride sulfureux et 30% d'anhydride carbonique correspondent les données suivantes:
EMI2.1
<tb> Pression <SEP> Kg/cm2. <SEP> Température <SEP> en <SEP> degré/centigrade.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
2 <SEP> 9
<tb>
<tb> 24 <SEP> 17
<tb>
<tb> 28 <SEP> 32
<tb>
<tb> 31 <SEP> 43
<tb>
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Exemple 2.
On réalise un mélange de 54% en poids d'anhydride sulfureux et 46 % en poids d'anhydride carbonique. Les données correspondantes sont indiquées ci-après :
EMI3.1
<tb> Pression <SEP> Kg/cm2 <SEP> Température <SEP> en <SEP> degré/centigrade.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
21 <SEP> 8
<tb>
<tb>
<tb> 26,5 <SEP> 20
<tb>
<tb>
<tb> '30,5 <SEP> 28
<tb>
<tb>
<tb> 38,5 <SEP> 42
<tb>
Exemple 3.
A 34% en poids d'anhydride carbonique, on ajoute 66 % en poids d'un mélange de plusieurs solvants organiques.
Les données sont les suivantes :
EMI3.2
<tb> Pression <SEP> Kg/cm2. <SEP> Température <SEP> en <SEP> degré/centigrade.
<tb>
<tb>
21 <SEP> 7
<tb> 26,5 <SEP> 20
<tb> 28,5 <SEP> 28
<tb> 34,5 <SEP> 42
<tb>
Si, dans un récipient clos, on prélève une quantité quelconque de la phase liquide des exemples précédents, la pression de la phase vapeur reste constante à température fixe et ce, pendant toute la durée du prélèvement.
Exemple 4.
Le mélange de solvants organiques employé dans l'exemple 3 est mélangé dans un récipient clos, muni d'un dis- positif approprié de prélèvement, avec de l'anhydride carbonique dans les proportions suivantes :
EMI3.3
<tb> CO2 <SEP> 17% <SEP> en <SEP> poids
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> mélange <SEP> 23% <SEP> )
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Durée <SEP> du <SEP> prélèvement <SEP> Pression <SEP> Kg/cm2 <SEP> Température <SEP> en <SEP> degré/centi
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> grade.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
1ère <SEP> minute <SEP> 16,2 <SEP> 15
<tb>
<tb>
<tb> 4ème <SEP> minute <SEP> 16 <SEP> 15
<tb>
<tb>
<tb> 6ème <SEP> minute <SEP> 15,7 <SEP> 15
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 7ème <SEP> minute <SEP> 15,7 <SEP> 15
<tb>
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On a mis 8 minutes pour épuiser la totalité de la phase liquide.
Si on évacue du récipient, par un dispositif approprié, une certaine quantité de la phase liquide, celle-ci se disperse instantanément en un brouillard d'autant plus fin que la propor- tion de CO2 dans la phase liquide est plus grande.
Pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'inven- tion,il faut utiliser des récipients à parois épaisses, pouvant résister à des pressions supérieures à 40 Kg/cm2 et comportant un dispositif d'évacuation approprié.
A titre d'exemple seulement, on peut utiliser un dis- positif de pulvérisation tel que celui qui est décrit dans la demande de brevet français déposée le 22 Janvier 1949 au nom du demandeur et intitulée "Dispositif de pulvérisation fine d'un liquide sous pression, notamment dans un gaz support".
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits.