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PROCEDE POUR LE REPORT D'IMAGES POUDREES SUR UN SUPPORT RECEPTEUR.
La présente invention concerne un procédé pour le report d'une image électrostatique poudrée d'une plaque sur un support récepteur.
Son but est de permettre ce report d'une plaque sur une feuille de papier ou un autre support approprié d'une manière commode, pratique et économique pour l'obtention rapide d'une reproduction plus parfai- te que celles qu'il a été possible d'obtenir jusqu'à présent.
L'invention est applicable dans tous les cas où il est souhai- table de reporter une image poudrée d'une surface sur une feuille formant support récepteur, et elle est plus particulièrement avanta- geuse pour les images poudrées utilisées au tirage de copies élec- trophotographiques pour lesquelles il a été proposé d'appliquer une charge électrostatique à une couche isolante photoconductrice d'an- thracène, de soufre ou d'une manière similaire appliquée sur une plaque conductrice, laquelle couche, lorsqu'elle est exposée à la lumière en contact avec un support conducteur, produit une ima- ge électrostatique par suite de l'évacuation de la charge dans les aires où la lumière atteint la plaque, tandis que la charge est retenue dans les noirs, où la lumière n'atteint pas la plaque,
les aires chargées ou déchargées correspondant en intensité aux blancs
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et aux noirs du sujet à reproduire, après quoi la plaque est sau- poudrée avec une poudre électrostatique en vue de l'obtention d'une image poudrée correspondant à l'image électrostatique latente. Le problème consiste à reporter cette image poudrée, ou une image poudrée formée d'une autre manière, de la plaque sur un support en papier ou une autre surface, sans qu'il en résulte un dérangement de l'image poudrée, et de telle manière qu'on obtienne une repro- duction parfaitement exacte du sujet.
1 cet effet, on a proposé de mouiller le papier tout en l'amenant en contact avec l'image poudrée, mais on a trouvé que ce procédé n'était pratiquement pas applicable et présentait des inconvénients pour le report de l'image poudrée parce qu'il est difficile de maintenir le papier au degré approprié d'humidité.
En effet, si le papier est trop humide, l'image poudrée "coule" et perd sa netteté, et si le papier n'est pas assez humide, il n'en- lève pas toute la poudre formant l'image et il en résulte une copie imparfaite.
Le degré d'humidité du papier doit donc être soigneusement contrôlé. Etant donné que ceci est pratiquement très difficile, un but de l'invention est de créer un procédé permettant de repor- ter une image poudrée sans qu'il soit nécessaire de mouiller le support récepteur, et ce par une opération maintenant les différen- tes parties à sec, et par laquelle il est possible de reporter une image poudrée complètement, exactement et avec un minimum de défor- mation de façon que, lorsque l'image poudrée est reportée sur le support récepteur, elle constitue une reproduction très exacte de l'image électrostatique et du sujet à reproduire.
Un but plus particulier de l'invention est de créer un pro- cédé pour le report d'une image poudrée d'une plaque faisant office de cliché sur une feuille formant le support récepteur, par des moyens électriques, pour éviter la nécessité de mouiller le papier ou d'exercer sur celui-ci une pression qui serait également trans- mise à l'image poudrée, le report de l'image de la plaque sur le
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support récepteur étant exclusivement effectué par un effet électri- que. Il en résulte un procédé plus pratique et plus efficace per- mettant une reproduction plus exacte du sujet qu'avec les procédés connus, et rendant les procédés électrophotographique s et les opé- rations de reproduction électrique plus pratiques pour les applica- tions industrielles.
A cet effet, l'invention consiste en un procédé représenté sur le dessin annexé, et dont les caractéristiques nouvelles seront indiquées dans la description ci-après.
La fig. 1 est une vue schématique montrant de quelle manière on reporte suivant l'invention une image poudrée d'une couche photo- conductrice sur un support récepteur à l'aide d'aiguilles de décharge
La fig. 2 est une vue similaire montrant l'application de l'invention pour le report d'une image poudrée d'une couche en ma- tière isolante, la couche photoconductrice et le dispositif d'ex- position photographique étant supposés supprimés,
La fig. 3 est une vue en perspective schématique montrant l'utilisation de fils métalliques remplaçant les aiguilles pour la charge du support récepteur.
Pour la mise en oeuvre de l'invention, par exemple avec une plaque électrophotographique, on utilise une feuille 1 constituant le support récepteur, généralement en papier, mais qui peut être fait en une autre matière appropriée, qu'on applique sur l'image poudrée 2 préalablement produite par saupoudrage d'une image élec- trostatique formée sur une couche photoconductrioe 3 que porte une plaque conductrice 4, celle-ci reposant sur une base appropriée, qui peut être une plaque dépolie ou non.
La plaque électrophotographique, placée sur sa base avec le support récepteur en contact avec l'image poudrée, est agencée par rapport à une source de potentiel électrique, par exemple un dis- positif de décharge électrique à effluves comportant une ou plu- sieurs aiguilles indiquées en 5, connectées à une source appropriée de haute tension indiquée en 6, et disposée par rapport au support récepteur de telle manière qu'une charge électrostatique soit
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appliquée à ce dernier. Mais cette charge électrostatique peut être appliquée au support récepteur par un mécanisme approprié quelconque.
Les aiguilles de charge et la plaque portant le support ré- cepteur peuvent éventuellement se déplacer les unes par rapport à l'autre, et on peut interposer une feuille isolante 7 entre les ai- guilles de décharge à effluves 5 et le support réoepteur 1, si on désire donner au papier ou support récepteur une force d'attraction supplémentaire lorsque ce support est un peu conducteur.
Le report d'une image poudrée d'une plaque faisant office de cliché et ne comportant pas de couche photoconductrice est représen- té sur la fig. 2, sur laquelle 8 désigne la plaque métallique ou conductrice, 9 la couche de l'image en matière isolante formée sur la plaque conductrice 8 et fixée à cette plaque d'une manière appropriée quelconque. 10 est l'image poudrée appliquée sur la couche isolante 9 de l'image. Cette plaque-cliché peut être utilisée d'une manière répétée pour la production de copies multiples. A cet effet, on char ge chaque fois la couche de l'image par voie électrostatique, on saupoudre cette couche, et on reporte 1)'image poudrée sur le support récepteur.
Ce report de l'image poudrée est effectué par le fait qu'on crée un champ électrique autour de l'image poudrée, et entremette image et le support récepteur, à l'aide d'aiguilles de décharge à effluves de la manière précédemment indiquée, ou par l'agencement d'une plaque métallique 12 sur le support récepteur pendant que celui ci est en contact avec l'image poudrée, une borne d'une source de haute tension étant ensuite connectée à la plaque métallique pendant une courte période. On peut également créer le champ électrique nécessaire en faisant passer un courant approprié dans une grille ou un réseau en fils métalliques posé sur' le support récepteur.
La fig. 3 montre l'utilisation de fils métalliques de décharge à effluves destinés à créer un champ électrique pour le report de l'image poudrée. Les fils 13 assurant la charge sont de préférence tendus parallèlement au plan de l'image poudrée 14 sur la plaque 15, avec l'espacement indiqué sur le dessin. Les fils de charge 13 peu-
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vent être tendus sur des supports conducteurs 16, dont l'un est connecté à une source de haute tension. Les supports conducteurs lo sont solidaires de colonnes isolantes 17 fixées d'une manière appropriée à la plaque conductrice 18,
Pendant l'opération du report, on déplace en va-et-vient la plaque 15, avec le support récepteur 19 reposant sur l'image poudrée 14, au-dessous des fils de charge 13 qui répartissent ainsi une charge sur le support récepteur.
Les colonnes 17 peuvent être reli- ées à la plaque 18 de façon qu'il soit possible de déplacer ces co- lonnes longitudinalement par rapport au support récepteur. Mais le mouvement relatif nécessaire entre les fils de charge et le support récepteur peut également être produit par d'autres moyens. D'autre part, il est possible d'étendre les fils de charge ou les aiguilles sur toute la surface du support récepteur.
Pour la décharge à effluves sur le support récepteur, les aiguilles ou fils métalliques sont de préférence uniformément espa- cés les uns des autres au-dessus du support récepteur et uniformément espacés de ce support, avec ou sans dispositif de déplacement relatif.
La tension de décharge entre les aiguilles de charge et le support récepteur peut varier entre 4500 et 8000 volts ou plus. On obtient des résultats satisfaisants avec une tension de charge de 6300 volts environ, les aiguilles étant alors espacées de la plaque d'une distance de 9,5 mm, et espacées entre xxx elles d'une distance de 8,0 mm. La distance entre les aiguilles et la plaque peut varier entre 6,25 mm pour une tension de charge de 4500 volts, et 7,5 mm pour une tension de charge de 8000 volts, tandis que l'espacement entre les aiguilles peut varier entre 4,0 mm pour 4500 volts et 8,Omm pour une tension de charge de 8000 volts.
On peut utiliser une source de haute tension appropriée quel- conque, à courant continu, alternatif, ou alternatif redressé* Le die positif électrique doit se présenter sous une forme appropriée pour appliquer au support récepteur une charge électrostatique à potentiel élevé. La tension sur les aiguilles ou au point de décharge est de préférence légèrement inférieure à celle qui peut provoquer la forma-
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tion d'un arc entre les aiguilles et la plaque électrophotographique.
L'intensité est très faible et atteint environ 1 milliampère ou moi-E
Lorsque la décharge à effluves/est appliquée au support récep- teur, celui-ci est attiré contre l'image poudrée et la plaque élec- trophotographique. Le support récepteur est ainsi fortement appli- qué par attraction électrique contre l'image poudrée, tandis que les particules de poudre sont attirées en direction du support récepteur, et retenues sur celui-ci. Si on désire exercer une pression supplé- mentaire sur le support récepteur pour l'appliquer plus fortement contre la plaque électrophotoraphique en vue de l'obtention d'un contact plus intime, on peut produire cette pression à l'aide d'un dispositif approprié quelconque, par exemple un rouleau presseur ou une plaque.
Après le report de l'image poudrée sur le support récepteur, on enlève celui-ci, on fixe l'image et on chauffe le papier pour faire fondre la poudre, mais on peut également effectuer le fixage par pulvérisation d'un solvant. La poudre électroscopique formant l'image est une combinaison de carb,one ou d'un autre pigment avec une résine appropriée qui fond à une température au-dessous du point de carbonisation du papier. Une température de 175 C produit des résultats satisfaisants. On peut placer le support récepteur avec son image sur un élément chauffant approprié commandé par un ther- mostat de façon à ne pas dépasser la température de 175 C Le pa- pier ou un autre support récepteur peut présenter une température de carbonisation plus élevée, ce qui permet alors d'utiliser une température de fusion également plus élevée.
Au lieu de faire fon- dre la poudre, on peut utiliser un papier thermoplastique qui fixe la poudre en fondant. Enfin, on peut utiliser une solution de fixa ge , par exemple un vernis de grande finesse, avec ou sans applica- tion de la chaleur.
On peut reporter une image poudrée de la manière décrite sur des supports en matières diverses telles que la cellophane , le papier dit "miméographe" (stencil), le papier collant, le pa- pier sans revêtement, les feuilles en matière plastique, le verre,
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les objets en matière céramique glacés ou non, les cartes de classeurs le papier pour reports lithographiques, le papier muni d'un revêtement ou tout autre support capable de retenir une charge électrique ou de donner le résultat désiré dans un champ électrique, et d'assurer un bon contact avec la couche de l'image de la plaque conductrice.
Suivant l'invention, on peut reporter une image poudrée depuis diverses plaques portant l'image, qui peuvent être produites de la manière précédemment décrite ou de toute autre. Par exemple, on peut utiliser une plaque métallique revêtue d'une solution composée de col- le convenable, de bichromate d'ammonium et d'eau, qu'on place dans un cadre de tirage après séchage du revêtement.
On applique un négatif photographique sur la plaque, et on ex- pose celle-ci à une lumière intense à travers le négatif. On dévelop- pe la plaque par lavage à l'eau qui élimine les parties non exposées du revêtement, et laisse subsister une image en matière isolante for- mée par les parties du revêtement qui ont été exposées à la lumière.
On sèche et on chauffe la plaque à une température de 315 C, environ.
On peut ensuite déberasser les parties métalliques à nu de tout oxyde en utilisant un dispositif de nettoyage approprié à cet effet. La plaque préparée de cette manière retient la charge sur l'image isolan- te. Sur cette image chargée électriquement, on peut former une image poudrée par saupoudrage.
On peut préparer une plaque de la manière précédemment décrite en utilisant comme revêtement une émulsion de gomme-laque et de bi- chromate d'ammonium. On peut développer une plaque de ce genre en la lavant à l'alcool. Le revêtement formant l'image restant après le développement peut être durci par cuisson à une température de 150 C. environ. La plaque peut être chargée électriquement et poudrée ensui- te pour retenir l'image poudrée.
Une plaque capable dé retenir la charge électrique dans la couche formant l'image peut être préparée par revêtement d'une plaque métallique avec une solution de gomme arabique et de bichromate d'am- monium dans l'eau. On sèche la plaque revêtue, on l'expose en contact avec une image positive transparente dans un cadre de tirage et on la développe par lavage à l'eau.. On applique une eau forte produisant
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une légère gravure chimique du métal. En ce point du procédé, l'ima- ge est formée par des aires métalliques à nu, tandis que les aires ne faisant pas partie de l'image sont encore revêtues de gomme ara- bique. On rince la plaque dans l'alcool, on la sèche et on la re- couvre d'un vernis dit à gravure profonde, qui peut être un vernis à base d'asphalte ou similaire.
Après le séchage de ce vernis, on lave la plaque à l'eau chaude qui dissout la gomme arabique sous le vernis dans les surfaces ne faisant pas partie de l'image, et enlève cette gomme en même temps que le vernis. L'image est alors formée par le vernis isolant restant sur le métal, et la plaque est prête au report d'une image poudrée.
On a également déjà proposé d'autres procédés pour la prépara- tion de plaques destinées à faire office de clichés. Par exemple, une plaque préparée par peinture ou dessin sur un métal, à l'aide d'une peinture isolante, donne des résultats satisfaisants. De même, on peut appliquer un vernis isolant sur une plaque conductrice, et enlever de cette plaque certaines parties du vernis, en écrivant, découpant ou gravant de façon à obtenir des dessins sur cette plaque.
D'une panière générale, tout procédé donnant une plaque formée par un support conducteur portant une image non conductrice peut convenir à la préparation de plaques destinées au report électrique d'images poudrées.
Quoique l'invention ait été décrite à 'aide d'un procédé dé- terminé, il est bien entendu qu'elle n'est pas limitée aux détails ni aux opérations indiquées. Sans s'écarter du principe, on pourra ima- giner des variantes et modifications.