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Pour : "Procédé et dispositif de réalisation de cavités filetées à l'intérieur de pièces de béton':
On sait que l'on a déjà propose, en particulier pour les traverses de chemins de fer, pour rattraper lo jeu d'un tire-fond dans une pièce de bois, d'utiliser une garniture métallique formée d'un ruban de métal de section en V enroulé en hélice, que l'on vient appliquer au fond du filet imprime dans ladite pièce de bois. une telle garniture est décrite dans le brevet belge n 409.230 en date du 29 Avril 1935.
Four mettre cette garniture en place dans un logement de tire-fond agrandi, on l'enroule au préalable sur un mandrin com- portant un filetage identique à celui du tire-fond, on visse ce mandrin garni dans le trou à revêtir, puis on l'en retire seul par dévissage si l'on a pris soin d'assurer une liaison détacha-
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ble ou susceptible de se'rompre, entre l'extrémité de la garni- ture et ledit mandrin. La garniture prend ainsi place dans le filet imprimé dans le bois, ce qui permet ensuite de réutiliser un tire-fond du type courant.
La mise en oeuvre de la garniture décrite dans ce brevet suppose l'existence préalable d'un trou fileté de dimen- sions excédentaires par rapport à la tige filetée qu'il est des- tiné à recevoir.
La présente invention, au contraire, a pour objet la création de cavités filetées dans une pièce de béton, cavi- tés destinées à recevoir des tiges filetées et en particulier des tire-fonds.
Le procédé, selon l'invention, s'applique en parti- culier aux traverses de chemins de fer en béton et plus généra- lement à des pièces en béton, de préférence précontraint, dans lesquelles il permet la réalisation de filetages pour des fins provisoires ou définitives.
Le procédé, selon l'invention, consiste à disposer, dans le coffrage ou le moule destiné à la coulée d'une pièce de béton, un noyau graissé ayant exactement la forme de la pièce destinée à être vissée dans la cavité qui sera obtenue après son enlèvement mais d'un diamètre toutefois légèrement inférieur, noyau sur le filetage duquel est disposé un ruban de métal malléable destiné à tapisser le fond des filets de ladite cavité lorsque ledit noyau aura été retiré.
Afin de permettre au béton qui avoisine la cavité de résister aux efforts développés lors du vissage et pendant le service de la pièce, il est bon de prévoir, concentriquement à ladite cavité, un frettage obtenu par exemple par des spires d'acier ou tout autre moyen de renforcement connu. Pour facili- ter la mise en place de ces frettes dans le coffrage ou le moule, il est avantageux de les rendre solidaires provisoirement du noyau ou du ruban de métal.
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Parmi les métaux malléables susceptibles d'être utilisés pour constituer le ruban métallique, on retiendra en particu- lier l'aluminium à cause de son prix et de sa résistance à l'oxydation, les métaux ferreux et les aciers extra doux pour leur bonne adhérence au béton et leur bonne tenue chimi- que vis à vis du béton.
On conçoit facilement que la mise en place d'une tige filetée dans une cavité ainsi revêtue présente, par rapport au vissage de la même tige dans une cavité sans revêtement, d'importants avantages : le frottement de vissage est réduit par la plasticité du métal, l'étanchéité de la liaison est améliorée, enfin le démontage reste toujours possible.
De plus, étant donné que le diamètre du logement ménagé dans la pièce est légèrement inférieur à celui de la tige filetée, cette der- nière est bloquée à force et la solidarisation après vissage est très sûre,
La description qui va suivre en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 est la coupe par un axe de tire-fond d'une tra- verse de chemin de fer en béton précontraint comportant un lo- gement de tire-fond réalisé selon l'invention.
La fige 2 est une coupe analogue à la fig. 1 sur laquelle le tire-fond et la garniture sont figurés en élévation.
Enfin, la fig. 3 montre en coupe un moule de traverse dans lequel est disposé un noyau destiné à fournir le logement d'un tire-fond.
La traverse 1 montrée sur la fig. 1 porte, de manière con- nue, un rail 2 par l'intermédiaire d'une selle métallique 3.
Le rail est maintenu sur la traverse par un tire-fond 4 ,de type usuel, dont le filetage 5 est engagé dans une garniture
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6 de métal malléable formée d'un ruban de section en V enroulé en hélice.
Autour du tire-fond et concentriquement à son axe X-X sont disposées des frettes 7a et 7b formées d'un fil rond enroulé en hélice.
La vue en élévation de la fig. 2 représentant le tire- fond 4 et la garniture 6 montre que cette dernière recouvre entiè- rement tout le filetage du tire-fond et se prolonge à la partie supérieure par une partie 6a recourbée et noyée dans la masse du béton.
La partie 6a se détache du tire-fond tangentiellement à celui-ci au point où se termine, près du collet, le filet 5. La garniture 6 peut aussi comporter à son autre extrémité un prolon- gement analogue à 6a venant également se noyer dans la masse du béton.
Ainsi, en utilisant un noyau constitué par un tire-fond de forme rigoureusement identique à celui qui est destiné à occu- per la cavité filetée, et de diamètre de préférence légèrement moindre, on ménage dans le béton un logement de dimension corres- pondant à celle du tire-fond dont les fonds de filets sont tapis- sés par la garniture 6.
A la différence du mode d'utilisation décrit par le brevet belge n 409.230, il n'est pas nécessaire de prévoir, à l'extrémité 4a du tire-fond-noyau, une solidarisation ou liaison mécanique entre la garniture et le tire-fond, car, après coulage du béton, l'adhé- rence de celui-ci à la garniture maintient celle-ci en place, tan- dis que le tire-fond-noyau, surtout si l'on a pris la précaution de le graisser, peut-être, sans difficulté, retiré du béton.
Sur la fig. 3 la tête du tire-fond-noyau 8 est maintenue dans le moule 9 de la traverse au moyen de pièces 10 fixées par exemple par des vis 11 contre la surface de ce moule.
Le tire-fond-noyau porte la garniture 6 ainsi que les frettes 7a et 7b qui sont accrochées ou soudées au prolongement 6a
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de la garniture. On pourrait également maintenir ces frettes par exemple en venant serrer leurs extrémités supérieures autour du collet 8b du noyau 8.
On sait par le brevet cité en référence que l'enroule- ment et le conformation du ruban de métal sur un mandrin fileté peuvent être obtenus avec un enrouleur ayant la forme d'une filiè- re usuelle. Cet outil peut être également utilisé dans la présente invention pour la réalisation à la main de tire-fonds-noyaux gar- nis. Toutefois en -usine il sera préférable d'utiliser des moyens mécaniques d'enroulement des rubans, par exemple sur un mandrin spécial, les garnitures ainsi conformées pouvant être ensuite re- portées sur les noyaux destinés à être incorporés dans les moules.
Pendant la coulée du béton, celui-ci enrobe les frettes et vient au contact du noyau et de la garniture. Il suffit finale- ment de dévisser ce noyau pour qu'il subsiste, dans la traverse, le logement fileté du tire-fond.
Il va de soi que des modifications peuvent être appor- tées aux procédé et dispositif qui viennent d'être décrits, notam- ment par la substitution de moyens techniques équivalents, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1. Un procédé de réalisation d'une cavité filetée dans une pièce de béton, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à disposer, dans le coffrage ou le moule destiné à la coulée de la- dite pièce, un noyau graissé de forme identique à celle de la ti- ge filetée destinée à occuper ladite cavité et de diamètre de pré- férence légèrement moindre, le filet de ce noyau étant revêtu d'un ruban de métal malléable enroulé en hélice et destiné à subsister au fond des filets de la cavité après enlèvement dudit noyau hors -de la pièce coulée.